N° 0001

La Vie...


La vie a des longueurs de malheurs,
La vie est courte dans ses bonheurs.
La vie peut être le rêve d’un dormeur endormi,
Le comble c’est de ne pas savoir qu’il se rêve ainsi.
L’ignorer ce n’est rien, mais le savoir c’est peu de choses.
La vie est une menteuse, elle ment sa vérité sans prose,
Elle est convaincu de sa sincérité.
C’est une menteuse spontanée,
Aucun être vivant n’atteindra son iniquité.








N° 0002

L'Homme...


L’homme se croit tout, mais il n’est rien,
Il est poussière sur son chemin,
Il est ce néant dans son immense infini,
Là où il cherche l’essence de sa vie,
La où il est né, la où il meurt,
Dans les arcanes de ses peurs.
Il pense que dieu le regarde,
Mais il est autant vivant dans lui, qu’il n’y prend garde.
Malgré cette présence a outrance,
Il ne voit pas la raison de son inconscience.
Dieu ne se trompe pas, il ne se prend pas pour lui,
Mais Il reste désespérément en lui.
Alors que l’homme se prend pour un dieu,
Victime du mystère des cieux.
Il a la grandeur de sa faiblesse,
Dans son cœur rien ne le blesse,
Car sa faiblesse le rend misérable,
Tout comme elle le rend vulnérable,
Autant vulnérable dans le défaut de ses pensées,
Que celle de son corps qui suit son esprit irradié.











N° 0003

Je meurs...


Je meurs chaque jour, chaque jour je renais,
Je ne suis plus, je vais être à jamais.
Je reste à savoir entre le jour et la nuit,
Je cache ce que mourir toujours à la vie.
Je prolonge les jours qui empêchent de mourir
Je deviens peu à peu ce sang qui va vieillir.
Je parais sans bonheur, sans le cacher dans l’éther.
Je suis simple dans mes lignes, la kabbale me sert.
Je commence la nuit, je la finie demain.
Je lui laisse le temps de forcer mon destin,
Je serais demain, ce que je fus hier.
Je ne vivrai que dans le sort de mes vers.
Je ne célébrerai pas la victoire des mots,
Je ne laisserai pas au temps la vérité des maux.











N° 0004

Vivre...


Il n’y a pas d’amour de vivre,
Sans désespoir de vivre.
L’amour c’est un désespoir à vivre,
Quand il n’y a plus d’espoir de le vivre.
Il est déjà amour avant de vivre,
C’est un bel espoir de vivre.
Mais le désespoir arrive toujours à vivre,
De l’amour de vivre.
Il n’y a pas d’amour de vivre,
Sans désespoir de vivre,
Il y a dans le désespoir de vivre,
L’amour de vivre











N° 0005

Désepérence...


Le désespoir est cruel,
Quand il partage la vie d’un être éternel.
La violence du silence,
Porte sa désespérance.
Le temps de la nuit éclate les sanglots,
C’est le silence de tous les maux,
Ceux des vingt ans, ceux des siècles d’oripeaux.
La vie pleure dans sa bulle d’azur,
D’un souffle discret d’un feu toujours pur.
C’est tout le chœur des voix intérieures,
Celles qui dépassent l’homme dans le temps de ses heures.
Tout homme rêve dans sa vie, faire de grandes choses,
Mais rien ne germe dans son onde, jamais il en dispose.
Mais l’invisible monde à l’horizon de la terre,
Brise tous les germes de ces beaux vœux pour cette ingrate terre.











N° 0006

Réfléchir...


Réfléchir, à qui, à quoi ?
Pour qui, pour quoi ?
Qui nous dicte cette loi
L’esprit parfois
L’avant, l’après d’autrefois
Le temps où non de la foi
L’âme exprime ses émois
Le cœur en est le roi
Pas toujours de bon aloi
Le jour, la nuit, des fois
Le silence du repli sur soi
Toujours en un lieu, un endroit
Où la symbolique croix
Laisse ce que l’on croit
Où ne crois pas
Pour qui sonne le glas
Porte ouverte où fermée
A la lumière et sa clarté
Juste un peu littéraire
Réflexions des voix chères
Le cœur pleure-t-il ?
Dans ses souvenirs vils
C’est là que sont les génies
Dans la réflexion de la vie
Tout s’agite autour de nous
Dans ce monde devenu fou
La bêtise s’endoctrine
La jeunesse y voit des signes
Se laisse fanatiser
Les innocents vont tuer
C’est le temps de la barbarie
Qui décapite des vies
On marche en silence
Pour condamner la sentence
Ca ne sert plus à rien
La bêtise n’a plus de fin
Réfléchir à qui, à quoi ?
Pour qui, pourquoi ?
Je réfléchi, et plus je réfléchi
Plus je vois l’horizon indéfini
De la vie : celle qui se vit
A l’infini de la vie
Là où se vit une autre vie
Je réfléchi, vous aussi ?











N° 0007

Hier, aujourd'hui, demain...


Demain c’était hier
Hier c’est aujourd’hui
Aujourd’hui sera demain
Quand demain sera hier
Ce sera après demain
Le lendemain d’hier
Hier sera le surlendemain
D’avant-hier
Avant-hier sera demain
En passant par hier
Hier, aujourd’hui, demain, après demain
Seront les mêmes au surlendemain
D’après demain
L’histoire se répète sans fin











N° 0008

Avoir et être...


Avoir veut être
Pour être
Etre ne veut pas avoir
Pour rester être
Qui a raison : avoir où être
Avoir, peut-il rester avoir, sans avoir
Avoir, peut-il être sans être, sans avoir ?
Être, peut il rester être sans être ?
Être, peut-il être sans avoir, sans être ?
Si avoir ne peut pas être sans être, peut-il rester avoir sans avoir ?
Si être ne veut pas d’avoir sans avoir, peut-il rester être sans être ?
Avoir qui n’a pas d’être, restera-il avoir sans avoir ?
Avoir qui ne peut pas avoir d’être peut-il rester avoir sans autre avoir d’être ?
Être qui n’a pas d’avoir, restera-il être sans être ?
Être qui ne veut pas d’avoir d’être peut-il rester être sans autre être d’avoir ?
Avoir, être, où ne pas avoir, c’est quand même avoir
Être, avoir, où ne pas être, c’est quand même être
Si avoir est être, être est avoir, à quoi sert être ?
Si être est avoir, avoir est être, à quoi sert avoir ?
Avoir peut être en restant avoir
Etre peut avoir en restant être
Avoir où être ce n’est qu’une histoire de verbe qui change avoir en être, pour que soit être où avoir
A voir
A être
AVOIR ET ÊTRE











N° 0009

Le Oui...


La réponse est : oui
Mais quelle était la question ?
Woody Allen l’a dit
Sans chercher la solution
Puisqu’il n’y avait pas de question
Pas besoin de dire oui
A moins que une obsession
Soit venue dans son esprit
Provoquer une réflexion
Sur le besoin de ce oui
Dans une résolution
Qui n’impose pas de oui
Dans ces conditions
Pas besoin de répondre oui
A moins que le oui soit un non
Auquel on peut répondre oui
Auriez vous répondu non
A la réponse de ce oui ?
Posez vous la question
Auriez vous dit non où oui ?
Si oui quelle en est la question ?
Sinon dites moi oui
A cette solution
OUI ?????











N° 0010

Pensée et penseur...


Victor Hugo l’a écrit dans quatre vingt treize :

« ÊTRE VAINQUEUR C’EST PEU , MAIS ÊTRE GRAND C’EST TOUT »
La victoire est banale, le conquérant s’en fou
Seul compte l’esclavage de la pensée humaine
Qui se sublime en brisant toutes ses chaînes
C’est la gloire de la pensée universelle
Au front de sa liberté elle fait des étincelles
Elle est l’espérance profonde
De cette liberté qui porte le monde
L’esclavage se fait libre dans les siècles qui passent
Les pensées sont amour, elles sont toujours à voix basse
Seul le bon penseur à la fraternité pure
Dans ses principes en idées, il connait mieux sa nature
Il est le fils de sa liberté, il est sa loi sans rien céder
Sur ses idées dont sa tête s’affranchie pour sauver sa liberté
Il est toujours sans pitié sur ses pensées sincères
Pour les défendre dans tous les siècles de misères
Le penseur est toujours vainqueur en lui-même
Il se nourrit des enseignements des êtres qu’il aime











N° 0011

Vouloir ou pas...


Il ne faut pas vouloir un autre esprit, que celui que l’on a
Mieux vaut tuer le sien, que celui de l’autre, même celui d’un fat
Mieux vaut ne pas se poser de question, celui qui s’en pose est idiot un instant
Chercher des solutions à ses problèmes : c’est son présent
Ne pas s’en poser c’est être idiot à vie sans passion
C’est celui que l’esprit n’atteint jamais en rêve
Seul il reste le maître pour prôner une trêve
Car il est hors du temps, pour mieux régler les choses
Celles qui donnent au cœur la raison sur laquelle tout repose.











N° 0012

La vérité...


L’ignorer ce n’est rien
Le sacré c’est bien
Se taire quand on lui cause
C’est vraiment peu de chose
Etrange situation
Pour un mot en passion
Être plusieurs à se taire
Mieux être seul sur l’affaire
Un seul peut se tromper
Plusieurs : penser ce n’est point vrai
Qui aura la responsabilité
Celui qui se trompe où le trompé ?
Pas facile ainsi imaginer
La philosophie considérée
L’ignorer c’est a désespérer
Se taire, c’est le penser
Le savoir où l’ignorer
Peut définir la vérité.











N° 0013

Ne pas être heureux...


Ne pas être heureux
C’est trouver le bonheur dans le silence de son malheur
On pleure sur son bonheur
Quand les larmes de ce bonheur sont un vrai malheur
On pleure aussi sur son malheur
Quand les larmes de ce malheur sont la faute du bonheur
Même heureux on pleure
Sur le malheur de ceux qui ne le sont pas











N° 0014

L'Homme...


l’homme dans la nature, c’est le néant au milieu de l’infini
Il est rien, et il est tout, au regard du néant dans sa vie
Il nait, il vit, il meurt, il souffre de ne pas se sentir vivre
Il ne se sent pas naître, il souffre de mourir, car il oublie de vivre
L’homme n’est que sa propre création
Il ne sait pas créer autre chose que sa propre vision
Il est le plus pauvre de l’infini
Car il y reste le plus faible par son esprit
Son esprit expose toute la faiblesse de sa théologie
Par l’exposition de son idéologie.











N° 0015

J'étais / Je suis...


J’étais, je suis, je ne suis plus, je vais être
On me retrouve dans mes vers sans être
Je ne me cache pas car je suis
Sur la ligne, la ligne de ma vie
C’est assez pour me connaître
Je ne mens pas, donc pas renaître
Je ne suis pas toujours de votre avis
Si je l’étais vous en seriez avertis
Mais je ne changerai ni mon aspect, ni mon caractère
Même si vos pensées m’amène à me déplaire
Vous seriez bien inspirés de ne pas me juger en mots sévères
Ne vous méprenez pas je ne suis pas un trouvère
J’étais, je suis, je reste pour être
Vous dire sans retenu si besoin est : allez paître.











N° 0016

Le ciel voit...


Le ciel voit nos maux, nos douleurs
Chaque jour il se baigne dans nos pleurs
Chaque jour l’aurore en porte les couleurs
Chaque jour la rosée inonde nos cœurs
Alors le jour des cieux allume la flamme
Alors l’azur s’éclaire de toutes les âmes
Alors le ciel devient bleu et clame
Sans un mot, sans un son mais un sourire
Sans un regard sur le destin que l’on désire
Sans une ombre sur l’univers en délire
C’est l’heure où les choses de la vie se complètent
C’est l’heure qui devient ombre et toujours prête
C’est l’heure où le sort de la vie ainsi faite
Le ciel éclaire nos pas dans ce désert immense
Le ciel est un puits où toujours la vie recommence
Le ciel un tombeau qui domine la sentence
Alors chaque jour le ciel à l’heure sans ombres
Voit nos maux, nos douleurs : c’est sombre.











N° 0017

Question ?...


Je me pose des questions
Je me sens moins idiot dans le temps
Mieux vaut l’être un court instant
Que de l’être dans une vie longtemps
Le temps ne se pose pas de question
Il égrène sont temps avec passion
Rien ne l’arrête pas même une rançon
Il a la constance d’un vrai démon
En mettant les humains sous ses voiles
Négligemment nous guide vers les étoiles.











N° 0018

Vivre (1)...


On vit de tout, on vit de rien, on vit son temps
On aime, on lutte, on oublie sublimé par le vent
Les courts sommeils peuplent le monde de l’âme
L’aube froide entraine le cœur palpitant en flammes
Les flammes de la vie claquent au lointain
Comme le son du clairon qui réveille le destin
Celui des jours, celui des nuits, invisible ennemi
Voir le traître horizon aux couleurs de la vie
Qui se souvient de tout rit et pleure toujours vivant
C’est le sort qui se masque derrière son paravent
Chaque âge qui défile fait ruisseler une certitude
Le cœur de l’espérance rêve en lassitude
D’une étoile merveilleuse qui illumine les yeux
En admirant ce qu’elle vient de voir du haut des cieux
Chercher et remettre l’éclat des roses et des baisers
Sur l’âme toute humble qui attend la lumière de la paix.











N° 0019

Vivre (2)...


C’est les jours et les nuits à exister sans vivre
Car nul ne se plaint de ce néant qui enivre
C’est le jour du destin dont le dessein s’estime
Car jour et nuit la lutte par le cœur se sublime
C’est toujours prosterné du fardeau sans savoir où l’on va
Car l’âme se perd à l’ombre du bruit de ses pas
C’est voir une figure qui n’a jamais de nom
Car tout accable cet être qui ne sait pas dire non
C’est avoir sans cesse les yeux ouverts nuit et jour
Car ils attendent toujours le retour de l’amour
C’est le murmure aux cris du cœur, les bruits
Car ils errent prés du port dans le silence de la nuit
C’est regarder avec respect : l’astre, la fleur et l’âme
Car ils sont cachés dans les repères des flammes
C’est l’espérance, sans être comme un apôtre
Car la vie qui est ailleurs ressemble à la votre
C’est un flot de soleil dans la nuit qui commence
Car tout s’évanoui dans cette splendeur immense
C’est être seul dans le jour, dans la nuit des astres
Car c’est graver son nom au panthéon des pilastres.











N° 0020

La pitié...


La pitié naît du spectacle des yeux
L’homme ainsi pénétré monte jusqu’à Dieu
A ce moment là, c’est son cœur qui lui dit
Qu’il y a de beaux jardins au paradis
Mais ses yeux pencherons vers l’ombre de son esprit
Vers les secrets de tout ce qui est source de vie
Pour éclairer ses yeux d’une corolle inquiète
Avec le souffle céleste à l’homme et au poète
Chanter l’espérance d’amour et de prières
Pour faire germer en lui les bonnes choses de la terre
Naîtrons alors dans son âme des secrètes faveurs
Pour rendre simples et beautés ses battements de cœur
Qui seront pénétrés de tous les parfums intimes
Son esprit bien meilleur en deviendra sublime
C’est à ce moment là que d’un sort entre ses mains
Il tracera la voie du meilleur des chemins
En multipliant les plus humbles attitudes
Pour nourrir son prochain de toutes les sollicitudes
Il trouvera le temps des paroles du vent
En paroles d’amour au chant du luth vivant
Il sera la lumière aux rayons d’esprits meilleurs
Celui que l’astre divin éclairera de fleurs
Celles de la pitié qui sera spectacle dans ses yeux
Son cœur ainsi pénétré montera jusqu’aux cieux.











N° 0021

Plus le temps passe...


Plus le temps passe, et moins j'oublie
Nos balades bonheurs qui nous ont réunies
La douceur de ta main, dans ma main une folie
Nos silences d'amour, dans la chaleur de la nuit
Les silences tout court, au cœur de nos envies
Admirer les étoiles dans ces immenses nuits
Le temps était trop court à satisfaire nos vies
Plus le temps passe, et moins j'oublie
Comment la vie nous a désuni
Comment elle nous a séparé
Comment tu es partie
Tes yeux fermés par une cruelle maladie
La vérité à ton cœur n'a pas suffit
Je te l'ai dis, crié, hurlé, tu n'as pas compris
Les années ont passées, je suis toujours meurtri
Plus le temps passe, et moins j'oublie
Je sais que tu sais : je ne t'ai jamais menti
Aujourd'hui plus que jamais je suis las et te dis :
Je t'aime, je t'aimerai, je t'aimai ainsi
Je t'aimerai toujours ce n'est pas poésie
Je ne te vois plus, mon sacrifice pas délit
Chaque jour avec toi je parle la voix de mon esprit
Plus le temps passe et moins j'oublie
Nous séparer dieu n'a pas réussi
Tu es toujours dans mon cœur, dans ma vie
Ce ne sont pas que des mots, mais vérité aussi
Je n'ai pas envie de tricher, pour moi tant pis
Regarde moi, parle moi, je t'en prie
Ai-je mérité ce silence, ce mépris
Le temps passe et moins j'oublie
J'ai joué le silence et bien des thérapies
Malgré toute ma volonté cela n'a pas suffit
Rien ne m'a guéri mon cœur aujourd'hui te l'écris
Mes nuits sont martyres écoute moi et lis.
Je sais que tu me regarde, je me force, je te souri
Mais tu sais que dans mon cœur je pleure aussi
Je ne mérite pas plus que toi de vivre ainsi
Même si de ne plus me voir que de ton paradis
Je sais au fond de moi que tu souffres aussi
La vie pour toi, pour moi, a tout choisi
Aujourd'hui c'est moi le plus mal loti
Pour toi j'ai donné ma vie, dieu n'a pas voulu ainsi
Je n'ai plus envie de me battre alors je vie
Voilà je retourne dans les silences de ma vie
Plus le temps passe et moins j'oublie
A toi, pour toi, pour moi, je t'en prie…
J’entends ton cœur, écoute le mien aussi
Ils battent à l'unisson de nos nuits
C'est ta vie, c'est ma vie
Plus le temps passe et moins je l'oubli.











N° 0022

Ma volonté...


Ma volonté de vivre est passée par les fleurs
Je suis à la dernière pétale de mes couleurs
Une à une, le vent à décapité mes envies
Une seule aura connue un peu le paradis
Les autres sont à la terre décapitées de pleurs
Les rayons du soir ont perdus leurs couleurs
Perdus par le vertige et les forces du vent
Dans la noirceur des bois, aux fantômes présents
L'infortune se lit dans les nuits de ténèbres
Les ombres écoutent les pas des rumeurs célèbres
Elles ne parlent plus, mais vivent en secret
Sans bruits, dans le silence un peu éthéré
Sur les malheurs, les tortures sur les sillons voilés
Ma bouche n'a jamais vue passer les mensonges
Pour changer ses jours dans les lueurs de songes
Ce sont des pétales tristes, tristes effets, tristes causes
Elles n'ont pas connues de pitié, dans leur spectacle des choses
Les choses de la vie, de l'enfant, de l'homme, du poète
Pour ses pétales aux milles aspects de leurs corolles inquiètes
Elles se sont envolées, sans faire d'ombres, mais en s'écrasant
Brisées sans pitié, leurs cœurs délabrés en hurlant
L'espérance et l'amour, sourdes à toutes les prières
Ont contribuer à germer leurs maladies sur terre
Pour ses pétales perdues par tant de causes
La vie est sans pitié, au spectacle de toutes ces choses
La dernière pétale s'accroche au soleil de sa fleur
Pour qu'un peu des rayons fécondent son bonheur
Regarder encore un peu, éclore quelques roses
Contempler le cœur de son âme, faire un peu la pause
Dans un vague murmure, animer d'un air mystérieux
Voir à nouveau briller les perles dans ses yeux
Pour que vivent les pétales étoilées de la lumière des cieux.











N° 0023

Le jour se lève...


Le jour se lève, je suis toujours là,
Après une nuit sans sommeil à pourfendre l’au-delà.
Je suis toujours là sur la colline du Golgotha,
Elle me voit bien souvent y attire mes pas.
De la colline des trois croix, à Romette en passant par l’Italie,
Je voyage avec la croix qui domine Ganagobie,
J’y ai trouvé une famille mais aussi des amis
Un homme de fer, une femme qui apaise l’esprit.
Tout est à dire c’est peu de chose mais je les aime ainsi.
Le jour se lève, je suis toujours là,
Je pense au jour où sera mon trépas.
J’en perdrai mon corps, mais pas mon visage,
Mon âme y trouvera la beauté du sage.
Car dieu dans sa création s’est entouré de mystère,
Je sais depuis longtemps ce qui s’ignore sur cette terre.
La vérité éclaire et illumine tout ce qui fuit,
J’ai vu cette lumière et je la vois de nuit.
Ce n’est pas pour dormir que l’on meurt,
Mais pour faire plus haut, ce qu’ici nous fait peur.
Le jour se lève, je suis toujours là,
Je souille en marchant les forêts ici bas.
Elles me donnent la force de rester debout avec mes douleurs,
Car sur terre, dans mes jours il y a bien des pleurs.
C’est l’aube mon cœur s’accroche vers une rose de Californie.
Sa couleur orange un baume parfumé a mon âme en thérapie.
Je n’avais plus de famille un réconfort que je béni.
Personne ne fait attention, à la douleur de l’homme,
Seuls mes voisins voient ce mal qui m’assomme.
Le traumatisme de la vie a creusé ses sillons,
L’amour en silence a mis mon corps en haillons.
Le jour se lève, je suis toujours là,
Il n’y à point de regrets qui hantent mes pas.
Je continu de caresser avec les yeux les roses de ma vie,
Le soleil m’ébloui, met sur les roses une dorure qui jaunit.
Mon cœur s’apaise un instant je ressens la présence,
De mes roses sacrées qui bercent ma vie en toute innocence.
Je distingue dans l’ombre qui étire son voile,
La clarté lumineuse qui vient de mes étoiles.
Un jour sans crainte ce que j’aime et ce en quoi je crois,
Je franchirai le labyrinthe vague des ténèbres sans émois.
En attendant j’ai trouvé mon arbre de vie, il m’a ouvert ses bras,
Je tremble de tout mon corps et lui parle tout bas.
Je pleure en silence quand il nettoie mes veines au sang noir,
Ce sang qui me broie et me pousse au désespoir.
Les jours passent la lumière revient peu a peu dans le cœur de mes yeux,
Ma vie ne sera plus comme avant je redécouvre le bleu,
L’espoir, c’est ce qui a était mon désespoir hier encore,
Voir au petit matin les roses noires éclore,
Afin que règne dans mon cœur la magie de la rose,
Voir fleurir dans mes yeux la plus belle métamorphose,
Celle qui au petit matin inondera mon cœur de son odeur de rose











N° 0024

Histoire de Vie...


Il y 23 ans, j’ai vécu ma vie de maintenant
Depuis 23 ans je cours après le temps
Aller vers l’au-delà, et tout bascule sans raison
Vivre devient alors épreuves et réflexions
Pourquoi moi, tel est la question ?
Elle reste sans réponse et c’est bien là le drame
Me mettre dans la peine, et crucifier mon âme
Alors on se tait, et subit sans rien dire
C’est la pire des choses, et j’arrive à me maudire
Commence alors le chemin dans le désert
L’issue est incertaine, la vie devient l’enfer
Chercher, toujours chercher, essayer de comprendre
Les jours passent, le cœur se laisse prendre
De battre il a cessé, même avec volonté
Qui lui redonnera toute sa félicité
Oui, j’ai vécu ma vie après la mort
Ma toile en est l’illustration, ai-je tort ?
J’ai vécu ma vie de maintenant
Et tout ce qui m’arrive à présent
Je n’ai personne à qui en parler
Ne rien dire, se taire, voilà la vérité
Je n’ose pas le faire pas peur du ridicule
Suis un être anormal ? Voilà toute la question
Pas du tout, au contraire, alors quelle solution ?
Dévoiler au grand jour cette vie de trépas
Seul celui qui l’a vécu, peu franchir le pas
Me croire et m’aider sans perdre la foi
Partager ma souffrance et trouver la voie
Celle qui rend la lumière et calme mon âme
Voir la vie autrement, vivre dans le calme
Maitriser les essences d’une telle couleur
Du blanc au noir, ne plus avoir peur
Laisser vibrer son corps, activer par son cœur
La vie, ma vie, mérite elle le bonheur
Une seule personne connait la vérité
Un ami, mon meilleur ami, à qui j’en ai parlé
Mais je n’ose plus solliciter sa bonté
Même avec lui je commence à me sentir gêné
Je doute sur ce qu’il croit, sur ma sincérité
Pourtant entre lui et moi, une grande amitié
Je ne sais plus à quel saint me vouer
Je souffre bien au-delà et pour d’autres raisons
Je tourne en rond, quelle solution ?
De battre, mon cœur s’est arrêté
Trouverai-je un jour, un peu de félicité
Tous mes efforts à trouver acuité
Sont peine perdue, je me sens bien isolé
Le temps et le silence, sont mes seuls recours
Dans l’instant de ma vie qui péniblement suit son cours
Les sanglots longs des violons de ma vie
Résonnent à mon cœur, jamais au paradis











N° 0025

J'ai vécu...


J'ai enfin vécu une vingt cinquième heure
Ecouter dans le silence, des mélodies sincères
Je me réveille, j'ai terminé mon rêve
Tout à commencé ici c'est là qu'il s'achève
J'ai vu des ombres partout, marcher sur mes pas
Des sources de soutien, sanglotaient tout bas
Mon oreille très sensible, à tous les mots profonds
A écoutée les voix d'amours, par toutes les chansons
Les flots sacrés des fleurs, une lumière sur mon étoile
Mon cœur en a palpité en soulevant doucement ce voile
De tous les astres purs aux ombres les meilleures
Mon âme dit merci, souriante à l'aube de son heure
J'ai vécu une formidable vingt cinquième heure
Dans ce monde où l'onde n'est pas toujours la meilleure
J'ai dormi, marché, rêvé dans un sommeil transparent
Les yeux fermés, l'âme ouverte aux parfums enivrants
L'horloge du temps à retenti de son luth céleste
Ma tête s'est enivré de tous ces effets alpestre
C'était l'aube du soir, des jours mystérieux
Qui me traçait le chemin, vers le sillon des cieux
Mes yeux ce sont ouverts, sur le bleu de la lumière
La plus belle couleur d'espérance, d'amour, de prières
Pour retrouver dans sa prunelle ardente de velours
L'astre qui à illuminé mes yeux aux cœurs d'amours
J'ai laissé semer les fleurs, en ouvrant mes paupières
Arrosées par la mélodie du ruisseau sur les pierres
Il y avait beaucoup de fleurs, exhalant leurs odeurs
Elles m'ont données : la force au sang de mon cœur
Mon chemin s'est emplit à nouveau de voix lointaines
Toutes les étoiles de ma vie brillaient sur les fontaines
Versant dans mes yeux, les rayons les meilleurs
Pour faire battre mon cœur d'un immense bonheur
Je reviens ce jour, de ce beau jardin charmant
Pour y avoir vécu le temps bleu, comme celui du firmament
Jour après jour, goutte à goutte, mes atomes ont brillé à nouveau
Avec l'aide de l'éternel qui supervisait tout là haut
Pour faire revivre : ma lumière et ma poésie
Dans mon âme toujours humble dans sa douce mélodie
La nature m'a permis de faire mon traité d'ontologie











N° 0026

J'ai voulu...


J'ai voulu et osé me regarder en face
Là devant ce miroir, qui brille de glace
Me faire face avec tous les maux
Voir si l'homme que je suis est beau
Oh! non pas celui à la beauté physique
Sur ce point là je me moque de la musique
Au fur et à mesure j'avance mon visage
Petit à petit se tournent les page
De ma vie : les malheurs, mes bonheurs
La couleur du miroir transparence des pleurs
Le tain cache le blanc du bonheur
Petit à petit je prend la peur
Mon front transpire de sa sueur
Petit à petit j'entends des voix
Les êtres aimés qui ne sont plus avec moi
Les regarder les yeux dans les yeux
Je ne vois que des visages heureux
Heureux d'avoir tourné avec moi
Des pages de vies pleines d'émois
Je n'arrive plus à voir cette glace
Mes yeux ne voulaient plus me faire face
Je reprend pied sur cette terre
Reprendre le cours de mes misères
Ne plus voir ceux que j'aime
Les retrouver plus tard finira la peine
Voilà que le miroir s'éclaire à nouveau
Sur la glace: des amie(s) dans ce cadre beau
Il y a aussi tous ceux qui m'ont trahi
J'ai pardonné mon cœur est gentil
Je vois tous les visages amie(s)
Des gens d'une grande qualité
Savent faire vibrer l'amour de l'amitié
Non je ne suis pas un modèle parfait
Si j'ai pu faire du mal, me pardonner
Ma devise : pardonner c'est aimer
Dans mon cœur je pu le réaliser
Fierté toute ma vie sur chemin de l'intégrité
C'est la meilleure route vers la liberté
Chaque heure qui à sonné j'ai détesté les mensonges
Il n'y que la vérité pour ne pas que les âmes ils rongent
Mais pour finir ce face à face au miroir de ma vie
Il m'a renvoyé une grande image pâlie
Normal je continu le combat de ma vie











N° 0027

La Vie...


Sur les chemins de la vie
Tous les sentiers j'ai suivi
Noirs, bleus, blancs, pas uniques
Couverts d'oiseaux noirs sur des haies héraldiques
Partout des pas, parfois gais, parfois lourds, mais solennels
Clarté et obscurité de voyages pas éternels
Surfer sur les flots, aller sur les monts, où sur les bois visibles
Tous les horizons, pour tous immenses, terribles
Souvent il faisait noir, d'un silence profond
Cette terre: j'y voyais flotter la chair, et mon esprit au fond
Contempler chaque chose de l'éden disparu
Chaque fois que cette terre faisait mal à ma vue
Mon cœur ne pouvait pas être plus grand
De sa vie depuis déjà, il a écrit le roman
Une bible dans le tourbillon du passé qui s'en va
Je dois fuir cette ombre qui entraîne tous mes pas
Vers le ciel de ma vie, poursuivie par ses chaînes
Qui bruissent dans le chemin où le temps m'entraîne
Mon navire sous le vent a essuyé des tempêtes
Dur pour un cœur comme celui du poète
Son horizon de noir, attendre le bleu
Profiter du temps, vivre un peu heureux
Des amis qui le soutiennent, des voix qui répondent
Pas facile de connaître le bonheur en ce monde
L'espérance, apôtre de la vie
Elle respire la foi, grâce à ses amis
Ceux qui sont partis, de leurs voix sincères
Encouragent à vivre, et aimer cette terre
Car ce sont ceux qui vivent, aussi ceux là qui luttent
Ceux dont l'âme des destins à la cime de la butte
Gardent les yeux de nuit comme de jour
Des saints du labeur et de leurs grands amours
Ces yeux qui ce soir contemplent les étoiles
Tous ceux qu'ils aiment, sont là haut dans ce voile
Qui accueille, l'autre vie dans la voie lactée
Aussi, un autre bonheur dans cette immensité
Continuer à vivre n'est pas le plus facile
Robinson : un exemple dans son île
L'île de ma vie, perd peu à peu ses fleurs
Reste de belles roses aux couleurs de mon cœur
Je continue ma route, sur le chemin de ma vie
La nature qui m'entoure reste mon paradis
Un vrai jardin d'éden, où il n'y a pas d'oubli











N° 0028

Le chemin...


Le chemin de mes pas chaque jour est charmant
Dans les ronces de fleurs ouvertes au firmament
Cela me fait oublier mes chagrins qui existent
Les fleurs et les oiseaux dans leurs chants suivent ma piste
De temps en temps l'ombre fait l'amour idylle de la nature
Quoi de plus naturel là dans toute cette verdure
Les arbres son recouverts de mousses riantes
De branches en branches qui s'enlacent, jouent les amantes
Mais c'est avec les fleurs que mon cœur lui se donne
Oubliant ses souffles amers et un instant s'abandonne
La bise un peu jalouse dans un souffle qui passe
Emporte en un seul coup tous ces délices en face
Mais l'air calme ses grands flots, et le charme revient
Les vagues sont terminées jusqu'au petit matin
La nuit qui va tomber en fermant ce grand jour
Va laisser liberté à tous ces petits amours
Le chemin tout doucement perd de sa lumière
Il est temps que je rejoigne à présent ma chaumière











N° 0029

Le livre de mon cœur...


Le livre de mon cœur sur chaque page écrit
Tout ce que j'ai souffert, enduré et subit
J'ai perdu l'âge ou mon avant sourit
Je n'ai plus que des souvenirs en des actes gravés
Ou mes amours, mes deuils, ma jeunesse passée
Sont dans les plis de mon front, et creusent mes pensées
Je ne suis pas vieillard sans flammes dans les cheveux
Mais j'ai la lassitude à trouver la paix de mes yeux
Car il me faut cacher l'amour de mes douleurs
Dans un coin de ma scène où sont tous mes acteurs
Mon âme à vieillit de mille voix sans que je l'ignore
Par l'écho séraphique au ciel des cieux : sonore
Ma tête devient fournaise, mes yeux s'allument
Par le vent qui bouillonne dans mon air qui fume
Un souffle orageux annihile toutes mes défenses
Une feuille s'échappe sur l'arbre auquel je pense
Mon cœur s'imprègne de vous mes étoiles
Les perles de mon sang à vous aimer se voilent
Je suis plein de regrets, dormez, brillez mes étoiles
Mon cœur est mort, là où je vous ai veillées
L'aiguille de ma vie s'est arrêté de tourner
Oh! Femme, oh! Fille, oh !père, oh! Amis dans mes jours
Mon cœur flétri vous aimera toujours
Je sais d'où je viens, je sais où je vais aller
Dans ce vent d'azur de mon palais renversé
De cet impur destin en naissant condamné
Chacun en a sa part pour moi il est entier
De ce que mon âme a toujours détesté
Le poids des mots vivants et celui des mensonges
Fidèle à mon sang, à mes veines, à mes songes
Le livre de mon cœur sur chaque page écrit
Je vous direz peut être un jour que rien ne s'oublie.











N° 0030

Santé, il faut...


Mes pensées vagabondes à courir ou marcher
Mon esprit ne va que si mes jambes à s'agiter
Les vibrations sont transmises au cervelet
Qui les diluent et elles n'ont plus d'effets
Les sécrétions d'endorphines sont crées
La douleur disparaît jusqu'à vous faire planer
Le cœur voit ses battements s'accélérer
Produit plus de chaleur qu'il va transporter
Au cerveau les cellules plus oxygénées
Adrénaline accrue intellect développé
Système nerveux central siège des pensées
Vagabondes alors nos pensées en libertés
Montaigne je vais vous citer :
Mes pensées dorment si je les assois
Mon esprit ne va que si mes jambes s'agitent
Cela vaut bien un sacrifice : courir, ou marcher vite
Afin que nos pensées ne s'effritent
Pour vivre en toute sérénitéC'est déjà une liberté
A tous bonne santéJe fais quand je le peux des kms à pieds
Pour ma vie sans laquelle il n'y a pas de liberté
En espérant la conserver.











N° 0031

Regarde mes mains...


Regarde mes mains qui tremblent
Sur mon cœur elles rêvent ensembles
Ma lumière sépare et divise mon ombre
Mes yeux fouillent fixement la pénombre
Ces prunelles ardentes ingénues, étoilées
Laissent passer l'argent de cette âme troublée
Dans ce chant de luth, vibrant de parfums intimes
Dans le souffle céleste de mon esprit sublime
C'est la vie irréelle par les fleurs fécondée
Dont les rayons du soleil donnent la douceur sacrée
Au dieu qui connaît la fin du chemin de ma vie
Oh! Dieu tes ténèbres à mes yeux éblouis
Par cette voie lactée à l'aurore boréale
Donne des parfums d'orchidées à ces couleurs estivales
Embrase le silence dans des douceurs extrêmes
Les diamants éternels à mes yeux un peu blêmes
Brillent sur mon cœur d'or qui brille toujours pour elle
L'amour est dans ces yeux la lumière éternelle
Le soir est si profond qu'il éclaire ma vie
L'iris hypnotisant mon cœur au paradis
Le soleil sur tes cheveux tisse des fils d'or
Toujours à l'infini je t'aimerai encor
Je touche l'infini et toi l'éternité
Dans cette immensité continuons à nous aimer.











N° 0032

La pigeonnier...


Le pigeonnier que je vois tous les jours est charmant
Seul au fond des bois, seul sous le firmament
Plein d'écorces et de bois, c'est un sourire triste
Il me fait oublier que cette vie existe
Sans les bruits de la ville où vrombissent les moteurs
Je ne saurai plus là, que d'autres vives ailleurs
L'ombre des sous bois fait l'amour, idylle surnaturelle
Un écureuil qui rit, avec ses noisettes se querelle
Une petite mare est là, riante à sa surface
Prend des airs de flots quand une feuille y passe
Le crépuscule s'étend sur les arbres un peu gris
Avec des ailes de fantômes, telle une chauve-souris
Je n’entends plus au loin, à travers les taillis
Le moindre souffle de vent, ni celui d'une vie
Je m'appuie au grand frêne, rêve à l'infini
Sans voir les nuages que la vie à bénie
Je regarde le lever de la lune triomphale
L'ombre tremble et s'enfuit sous cette rafale
Dans l'obscur tremblement de tout cet horizon
La nature reste calme et rêve de ses saisons
Sur les arbres découpés comme des spectres hideux
Pas d'amour, seulement l'immensité des cieux
Au miroir de l'étang se mire en onde ouverte
L'eau en frissonne dans la nuit de cette découverte
Dans la sérénité des sombres astres en or
Qui saura aimer, sans fin aimer, aimer toujours encor
La paix une vertu, d'espérances éternelles
Ainsi je parle à haute voix d'une voix solennelle
Je me dis : je vis, suis béni, pauvre, ou maudit
Un jour je disparaîtrai au soleil de ma vie.











N° 0033

Quand le soleil...


Quand se lève le soleil
Dans ses flots d'or et d'argent
Le temps devient merveille
Et filtre notre présent
La douceur du temps qui passe
Pleure les brumes du matin
L'ombre glisse et se prélasse
Sur les forêts du lointain
La brise s'éclaire de la mouillée
Dans la plaine elle s'enfuit
Traîne sur les herbes rouillées
Sans que s'échappe le moindre bruit
L'ombre a éteint sa lampe
Sur la plaine et dans les monts
Déjà elle glisse sur la rampe
Le vent l'enroule en tourbillon
Elle a perdue toutes ses ailes
Son espace en devient vide
Sans le chant des hirondelles
Dans l'air des notes blanches livides
J'entends chanter les montagnes
Il n'y a plus d'ombres autour de moi
Un vent violent souffle sur la campagne
En tremblent les cloches du beffroi
Quand se lève le soleil
Ses flots tissent la grand voile
Où se baigne le lac des merveilles
Au grand matin de ses étoiles
La lampe du ciel éclaire la terre
Splendeur immense de l'infini
A la gloire du soleil sa lumière
Dans l'océan bleu du paradis
Ce matin mon soleil se lève.
Sur ses rayons s'éclaire mon cœur
Mon paradis au ciel m'emmène
Sur le chemin du bleu bonheur











N° 0034

Dans les jours...


Dans les jours que l'on vit, ce que j'aime le mieux
C'est la dernière minute
Irisée de la nuit, qui s'ouvre enfin et enchante les yeux
En fermant cette lutte
Seul le chant des flots divins fait entendre sa voix,
Et les oiseaux ravis
Murmurent dans la forêt, sur les branches feuillées des bois,
Leurs notes infinis
Un instant, mon esprit bercé de ses mélodies, vient à s'assoupir
Un nouvel oiseau vole
Tandis que dans mon cœur enflammé, le temps pose des
Soupirs en silence, sans paroles
Le souffle du vent, effleure à peine les notes du souvenir
Quelques larmes de peines coulent alors les perles du chagrin,
Pour tout le temps souffrir au sang bleu des veines
Ces veines, qui savent silencieuses, courir et porter les douleurs
Même les regrets moroses l'esprit, ne compose plus les bouquets
Par les plus belles des fleurs par pitié des roses
C'est le déclin du temps qui chancelle, à l'aube de la nuit
Le cœur flotte toujours
Personne ne le plaint, personne n'a de pitié pour sa vie
Il souffre toujours d'amour.











N° 0035

Demain...


Demain dés l'aube, je poserai mes roses
Sur ton front engourdi, celui qui tient la pose
Dans ton ombre parfumée, tu recevras mon âme
Epuisée, morne, par les veines au sang de ses larmes
Debout, mais incliné sur tes yeux du mystère
Je continue ma vie, sans ton bleu sur la terre
Je souffre, je travaille à l'esprit de mes pensées
Mais je ne veux pas que l'on rit, devant mes mains croisées
Croisées sur ton visage, à protéger ta nuit
Celle qui s'arrête à mon aube, celle où je n'ai pas dormi
Sur le jour qui se lève, je cacherai ma nuit
Sur le masque de mes yeux, qui restent encore en vie
Maintenant, mon regard ne s'ouvre pas entier
Pour ne pas tout voir les couleurs de mes plaies
Je vie, je parle, j'ai ton ciel dans mes yeux
Mon âme dans sa tempête, lorgne toujours les cieux
Je mêle mes pensées, à ma passion troublée
Je t'aime, on s'est aimés, sous ce ciel étoilé
Tu étais ce doux astre, tu étais ma douce fée
La passion de tes roses, sur tes yeux enchantés
Ceux qui de ma vie aussi seront dans l'éternité.











N° 0036

Oh ! Bel arbre...


Oh! Bel arbre de montagne tu connais bien mon âme
Tu fais des envieux, ceux qui passent te blâme
Seul sur cette hauteur, tu me regardes en rêvant
Mais tu me reconnais, car tu me vois souvent
Tu sais cette grosse pierre, où je m'assois en été
Ta sève, une humble goutte en étoile y est tombé
Les nuages t'admirent, parfois te cachent le jour
Cette contemplation emplit ton cœur d'amour
Tu me vois souvent dans cette vallée de verdure
Je te dis tous les mots de mon esprit nature
Je pose des questions à tes rameaux palpitants
Mon regard te poursuit et t'admire en même temps
Attentif à tes bruits qui me parlent un peu
Oh ! Bel arbre, tu vois fuir l'homme qui vient chercher dieu
Tes feuilles qui tressaillent à la pointe des branches
Couvent un seul nid qui sème ses plumes blanches
Oh ! Bel arbre gris où vert, parfois sombre, parfois doux
Tu sais que je suis de tout mon cœur présent avec vous
Comme au ciel, avec ton cœur, ton culte à dieu s'élance
Je rêve de l'oubli, comme vous dans le silence
Seules sur quelques ravins s'entendent des sources vives
Sur tes branches les petits oiseaux, jouent aux convives
Quand je suis avec, et prés de toi, arbre de grands bois
Tu m'entoure, me cache, me parle et me donne ta foi
Avec toi dans la solitude, je rentre sur moi même
Je sens quelqu'un de grand, qui m'écoute et qui m'aime
J'ai découvert ton aura, tu ne peux l'ignorer
Mes yeux se ferment, et avec toi je peux rêver
Sous ton auguste branchage solitaire
Ton ombre, ta verdure, partagent mon mystère
Celui que la vie m'a obligée à vivre, un jour d'été
Découvrir ma vie, dans toute cette immensité.











N° 0037

Paroles...


On vit, on parle, aussi la grosse tête
Ciel, nuages, soleil, ambiance de fête
On écrit, on lit les livres des grands sages
Dans la tête se forge : plein d'images
La nuit, le jour, le bleu, le noir
La lune, les étoiles, brille l'espoir
On roule en voiture, visiter des lieux charmants
On va, on vient, on vit joyeusement
Le regard d'une femme se pose et vous agite
On va à l'auberge, où on rentre à son gîte
On écoute chanter les oiseaux dans les bois
On aime, on est aimé, on garde la foi
On déjeune, en lisant le journal du jour
On mélange les pensées, esprit, travail, amour
La vie se déroule avec ses passions troublées
Puis l'on rencontre celle que l'on va aimer
On a envie de tout, et de son sort content
Faible où fort, on rouspète tout le temps
On marche dans la foule, le cœur en tempête
La vie va et vient, on est en deuil, on est en fête
On se sent fort, on se sent faible, petit, grand
Et puis le but que l'on a atteint, la vie le reprend
Puis arrive le coup du sort, qui n'arrive pas qu'aux autres
L'accident et l'horreur, la maladie, qui brise les apôtres
On lutte pour être heureux avec beaucoup d'efforts
Puis arrive le chagrin, le silence et la mort
La malheur c'est la vie c'est le bonheur aussi
On regarde vers l'avant, même sans grande envie
Triste où pas faut garder les pieds sur terre
Chacun au fond de soi, garde son mystère
On s'accroche à l'espoir, menaces sur la vie
Le silence des cieux, la terre où paradis
On porte son chaînon, et sa chaîne éternelle.
Cachés au fond de son cœur et la vie n'est plus belle
On écoute la chanson de la vie, ode mystique
On écoute l'hymne de la vie ode séraphique.











N° 0038

Dans le jour...


Dans le jour de mes nuits, je pars en solitaire
Je ferme les yeux, et je quitte la terre
Il n'y a plus de nuages, dans le bleu d'horizon
Je me sens transporté, par les astres profonds
Dans un silence, où nul bruit, même celui du vent
Ne retentit pas dans l'écho de ce temps
Le soir appelle les vagues de l'océan des cieux
Je sens un monde étrange, au pouvoir mystérieux
Je vois comme une douce arrivée de l'aurore
Je regarde, j'écoute, tout rayonne : comment ? J'ignore
Sous ce ciel éblouissant, je suis un être ébloui
De l'azur, de l'ombre, de la lumière qui fuit
Une brume cotonneuse à l'univers des yeux
C'est un royaume, c'est l'univers des cieux
Je m'aperçois au fond d'un rêve qui me poursuit
Comme un tourbillon, dans l'ombre de la nuit
Dans les rayons du soir, la procession, d'ombres en voile blancs
Je me vois sortir du portail, sans mes pas, lentement
Dans cette innocente blancheur de véritables neiges
Qui me brûle les yeux, de ces étoiles d'arpèges
Je plonge dans la nuit, en voyage solitaire
J'ouvre les yeux, je ne vois plus la terre.











N° 0039

On m'a volé...


On m’a volé ma vie
Mon bonheur, mes amours, mes amis
Ce n’est pas moi qui ai vécu
Tous les autres m’ont vaincu
On m’a volé ma vie
Mon ombre a suivi
Je me suis perdu tout seul
En récurant les écueils
On m’a volé ma vie
En m’inondant de soucis
Je me suis volé moi-même
Mon cœur a toujours dit : aime
On m’a volé ma vie
Maintenant j’ai vieilli
Trop tard pour changer
Que vaut la liberté
On m’a volé ma vie
Le chagrin m’initie
Cacher ce qui m’a perdu
Depuis des lustres je ne suis plus
On m’a volé ma vie
L’amour m’a tout pris
Le chagrin m’a détruit
Je n’ai plus d’envie
On m’a volé ma vie
Mon étoile est partie
Je n’ai plus de vie
On m’a volé ma vie
De moi on a vécu
Je n’ai plus de salut
On continue ma vie
On a volé ma vie.











N° 0040

Vivre avec les étoiles


Je regarde vivre les étoiles,
Une apparaît, une disparaît sur la toile.
Le noir intense de la nuit,
Déchire l’âme et l’esprit.
Dans cette nuit mon cœur croit en la lumière,
Instant magique quand je quitte la terre.
Je deviens plus, je deviens tout,
Une étoile vient se poser sur ma joue.
Un filament pétrifie une rose,
Son parfum sacré sur mon cœur se dépose.
Pas le temps de rêver
Aime mon cœur ainsi étoilé.
Il lit la géométrie sacrée,
L’infini lui cache la vérité,
Il reviendra demain,
Chercher à nouveau son destin.
C’est ainsi chaque nuit, chaque jour,
Depuis qu’il cache mon amour.
Je regarde vivre les étoiles.











N° 0041

Une étoile est née...


Il y a des jours, il y a des années,
Une nouvelle étoile est née.
Je ne vous dirais point son âge: ne pas l'offenser,
Mais si de cinq à sept vous savez compter,
Votre esprit lui l'aura trouvé.
Son porte bonheur un 13 éthéré,
C'est le jour de lui dire en anglais:
Happy birthday.
Elle va et vient, parfois disparait,
Vous pouvez continuer à la chercher,
Elle se cache dans sa voie lactée,
Il n'y a qu'elle qui peut vous l'expliquer.
Et puis la voilà qui un beau jour réapparaît,
Elle ne sait pas qu'elle vous a fait pleurer,
Elle ne sait pas non plus que vous continuez à l'aimer.
Voilà le 13 avril à nouveau une étoile est née,
Corine: bon anniversaire étoilé .











N° 0042

Pâques 2020......


Cette année les fêtes de pâques sont en dehors du temps,
On ne sait plus .si on existe vraiment,
En expiant les rêves du néant.
On ne voit pus la même lumière au firmament,
Dans les yeux l’onde d’un océan,
Celui qui se colore de roses de sang.
Nous donne le baiser d’or de l’absent.
L’infini frissonne comme une feuille au vent,
Seuls les diamants résistent en tremblant.
Les étoiles gardent des airs brillants,
Les roses perdent leurs pétales en délirant.
Les miennes pleurent désespérément,
Pour se perdre à l’infini naturellement.
Sa lumière immaculée me berce doucement.
Les fêtes de pâques sont en dehors du temps,
Il faut les vivre dans un silence troublant.











N° 0043

Il y a des jours, il y a des nuits...


Le temps s’est arrêté dans ma tête,
Le langage des fleurs à mon cœur chose muette.
Continue sans fin le brasier des rêves,
L’esprit s’égare il ne connaît pas de trêve.
Je m’arrache au temps et à la nuit,
En pensant sans arrêt à l’homme que je suis.
L’ombre du ciel cache mes larmes,
Mon regard plonge dans l’absent sans âme.
Au cœur des yeux, dans le voile du temps,
se grave et s’incruste les douleurs du vivant.
Je quitte la terre sans pudeur,
Pour donner un peu des vacances à mon cœur.
Mon malheur continue dans le silence,
Le bonheur lui brille de son absence.
Bien des lumières de mon cœur se sont éteintes a jamais
Les roses de mes amours une a une dans mes bras dénudés,
Ont laissés mon cœur en sang de battre a chaque fois s’est arrêté.
Bien des fois j’ai imploré l’éternel, il ne voit pas ma foi.
La foi ne sauve pas mon âme en désarroi,
Même en la gardant sur l’étoile en laquelle je crois.
Demain au petit matin la vie reprend ses droits
Dans le silence de mon cœur retentira encore le beffroi.
Le temps s’est arrêté dans ma tête, et me désole,
Dans le miroir je me regarde son tain ne me console.
Mes amis a tour de rôle me prennent la main,
Ils connaissent ma détresse les causes de mes chagrins,
Tout ce qu’ils ont partagés avec moi un fil d’or dans ma vie
Leurs mots sur mes maux donnent l’amour de l’oubli.
Mes larmes ne sont pas sèches, mais je préfère mourir seul.
J’ai vécu ; j’ai usé mes pas à cacher mon deuil,
Ma générosité, ma fidélité aux parents,
Font que le jeune homme beau est devenu vieillard : grand.
La race vivante de moi est morte à vingt ans,
Un jour sur l’autoroute, mon cœur est mort vivant.
Je n’ai plus de fille, plus de femme, plus d’amant,
Chaque jour, chaque nuit, je dors parmi les miens, les morts comme les vivants.
Je me suis crée une tour, un masque, dans ma citadelle,
Afin que des clairons ne puissent s’approcher d’elle.
Mais je ne suis pas solitaire, le soir de nuit mes yeux, des flèches vers mes étoiles,
Alors dans ce temps mes amours déchirent le voile.
Pour me montrer où habiter au jardin de mon ciel,
Afin de continuer d’aimer tous ceux que j’aimerai dans mon repos éternel.
Je serai vivant à nouveau dans les indifférences,
Mais heureux de ce bonheur avec les étoiles de ma délivrance











N° 0044

Vieillir et partir seul...


Le cœur des yeux ne voit pas venir ce temps,
Pourtant tôt où tard beaucoup vivrons ce présent.
Tout au long de la vie on y pense a la sauvette,
L’espace d’un instant l’esprit oubli cet être.
Etrange instant au royaume d’une illusion,
Seul le vent réaliste y pousse en procession.
Le moment est amer de ne plus voir personne
Bien des fois on entend des voix dans son cœur y résonnent.
Et puis vient la question : qu’est ce que j’ai fait ?
Ton regard puissant très court me fait frissonner,
Je ne vois plus personne, coulent alors les larmes,
Dans les yeux de ce cœur trucidé par les flammes.
Les flammes de la vie qui s’en va, il a tant donné,
Je regarde incrédule, je réponds un peu sonné
Ne te reproche rien, tu as fait de toi un don inné.
Mais ton amour aussi grand soit il n’a pas la récompense,
Par ces êtres dont le retour serait pour toi une délivrance.
Ils reviendront trop tard tu ne les reconnaîtras plus,
L’ingratitude est la richesse de ceux qui sont a toi des inconnus.
C’est la fête de la toussaint, la fête de tous les saints,
Honneur à toi, respect pour toi, ton espoir est vain.
De là haut regarde, depuis ton grand départ rien n’a changé,
Leur oubli reste, ton jardin de fleurs attend en secret,
en fleurira il quelques unes pour toi sur cette terre ?
Pour toi mon cœur souffre, se serre et pleure dans l’éther,
Peu importe sous le vent je t’envoi les fleurs de ton amour,
Celui que tu m’as donné et qui pour toi sera toujours,
Le plus grand des flots au bal de ton ciel,
En te serrant dans mes bras je te vole a l’éternel,
Il est plus fort que moi car tu restes sa plus belle étoile,
La mienne aussi mais déjà mes yeux son pris dans son voile,
Je ne suis pas jaloux je sais qu’un jour se rerouvera dans sa cathédrale.











N° 0045

Le jour se lève...


Le jour se lève, je suis toujours là,
Après une nuit sans sommeil à pourfendre l’au-delà.
Je suis toujours là sur la colline du Golgotha,
Elle me voit bien souvent y attire mes pas.
De la colline des trois croix, à Romette en passant par l’Italie,
Je voyage avec la croix qui domine Ganagobie,
J’y ai trouvé une famille mais aussi des amis
Un homme de fer, une femme qui apaise l’esprit.
Tout est à dire c’est peu de chose mais je les aime ainsi.
Le jour se lève, je suis toujours là,
Je pense au jour où sera mon trépas.
J’en perdrai mon corps, mais pas mon visage,
Mon âme y trouvera la beauté du sage.
Car dieu dans sa création s’est entouré de mystère,
Je sais depuis longtemps ce qui s’ignore sur cette terre.
La vérité éclaire et illumine tout ce qui fuit,
J’ai vu cette lumière et je la vois de nuit.
Ce n’est pas pour dormir que l’on meurt,
Mais pour faire plus haut, ce qu’ici nous fait peur.
Le jour se lève, je suis toujours là,
Je souille en marchant les forêts ici bas.
Elles me donnent la force de rester debout avec mes douleurs,
Car sur terre, dans mes jours il y a bien des pleurs.
C’est l’aube mon cœur s’accroche vers une rose de Californie.
Sa couleur orange un baume parfumé a mon âme en thérapie.
Je n’avais plus de famille un réconfort que je béni.
Personne ne fait attention, à la douleur de l’homme,
Seuls mes voisins voient ce mal qui m’assomme.
Le traumatisme de la vie a creusé ses sillons,
L’amour en silence a mis mon corps en haillons.
Le jour se lève, je suis toujours là,
Il n’y à point de regrets qui hantent mes pas.
Je continu de caresser avec les yeux les roses de ma vie,
Le soleil m’ébloui, met sur les roses une dorure qui jaunit.
Mon cœur s’apaise un instant je ressens la présence,
De mes roses sacrées qui bercent ma vie en toute innocence.
Je distingue dans l’ombre qui étire son voile,
La clarté lumineuse qui vient de mes étoiles.
Un jour sans crainte ce que j’aime et ce en quoi je crois,
Je franchirai le labyrinthe vague des ténèbres sans émois.
En attendant j’ai trouvé mon arbre de vie, il m’a ouvert ses bras,
Je tremble de tout mon corps et lui parle tout bas.
Je pleure en silence quand il nettoie mes veines au sang noir,
Ce sang qui me broie et me pousse au désespoir.
Les jours passent la lumière revient peu a peu dans le cœur de mes yeux,
Ma vie ne sera plus comme avant je redécouvre le bleu,
L’espoir, c’est ce qui a était mon désespoir hier encore,
Voir au petit matin les roses noires éclore,
Afin que règne dans mon cœur la magie de la rose,
Voir fleurir dans mes yeux la plus belle métamorphose,
Celle qui au petit matin inondera mon cœur de son odeur de rose











N° 0046

Il faut vivre...


Il faut vivre, rien ne vous en délivre,
La vie inflexible tourne les pages de son livre.
Il n’y a pas de pages blanches,
Les pensées défilent en avalanche.
Chaque page est déjà écrite par avance,
On les tourne une a une est ce vraiment une chance ?
On passe du blanc au noir
Des soupirs des désespoirs.
Où se cache le joli bleu ?
Celui qui donne du bonheur aux yeux,
On lit et médite en même temps,
On s’interroge sur le présent.
Car rien ne change vraiment,
Et si tout s’arrêté sur l’instant ?
On essaye de tourner la page,
La suivante est encore écrite j’enrage.
Alors j’ai tenté de fermer le livre
Le silence de la solitude m’enivre,
Méditer, prier, marcher, s’abandonner,
Dans le silence des jours et des nuits a rêver,
Rêver est ce bien le mot sur les maux ?
Tous sont gravés difficile les prendre en défaut.
La gravure ne s’efface pas elle use,
Tout le mal s’en échappe, pleine en est l’étuve.
Il faut vivre avec ce traumatisme en déchirure,
Il faut le soudoyer vivre en sinécure.
La rééducation un combat perpétuel,
Orthodoxe où religieux on en appelle a l’éternel.
Alors il faut s’affranchir et s’abandonner,
Oublier les liens de tous ceux aimés qui vous ont oublié,
Effacer enfin ces liens qui ont nom : passé.
On ne veut plus les voir revenir ils vous ont abusés.
Aimer c’est pardonner, je pardonne mais je n’oublie pas,
Je réapprends à marcher, avec le cœur sur d’autres pas.
Avec le temps qu’il me reste je veux vivre en paix,
Il me reste mes roses qui seront toujours à mes côtés.
Je vais vivre sans chanter avec mon passé et mon avenir
Les oiseaux se cachent pour mourir.











N° 0047

Lumières du destin...


Se battre contre soi même,
Exorciser la douleur de sa peine,
Ouvrir le temps de sa nuit,
Pour libérer sa vie.
Ce soir cette nuit est en flammes,
Le feu brûlant des millions d’âmes,
La mienne souffre et reste sans voix,
Même dans la douleur elle a gardée sa foi.
La nuit devient pesante dans ses nuées de noir,
La fumée s’échappe en silence vers le ciel de l’espoir.
Le silence est bien sombre, qu’en sera il demain ?
Il faudra bien reprendre le chemin du destin,
Aussi cruel soit il il faudra bien renaître,
Pas ce soir ni demain, au joli mois de mai peut être.
Vaincre l’absolu n’est pas une mince affaire,
Ce n’est pas divin de le réaliser sur terre.
Dans le silence de la solitude l’esprit libéré se révolte,
La puissance du néant au caractère désinvolte,
Ouvre le chemin de lumière invisible en plein jour
Le cœur dans ses souffrances n’en voyait plus l’amour.
L’amour se reconstruit dans le jardin des fleurs,
Ne plus en voir grave l’essence des douleurs.
Les yeux fermés, la corne du temps par sa lumière s’intensifie,
Est ce le rayonnement de l’âme en oubli ?
La violence du silence quand il cherche la vie,
Efface la désespérance qui trucide l’esprit.
Parfois des larmes s’échappent de mes pensées,
Elles emportent la prison pour la faire se refermer.
Un étrange royaume est entrain de naître,
Il flotte en toutes choses qui enlisent mon être.
Je crois voir des tâches de sang,
Dans la lumière du soir qui descend,
Mais ce ne sont que des pétales de roses,
Il n’y a rien d’étrange, le temps créant l’osmose.
J’ai perdu mes trois plus belles roses,
La douleur de mon coeur a moi toujours s’impose
Dehors tout est calme, le firmament serein étire son voile,
Pour laisser scintiller des croix d’étoiles.
Le ciel jusqu’au fond de l’horizon,
Laisse éclore serein une rose en vision.
Les yeux de l’âme vaincue, s’ouvrent sous la douceur de l’aurore,
Ils renaissent à la vie aujourd’hui et demain,
Pour vivre la liberté d’un autre destin.
Je n’ai point oublié la lumière de la nuit,
Elle reste dans les yeux de mon cœur encore en vie.
Renaître au printemps : un bien grand mot,
A son intérieur restent ancrés : bien des maux,
Ce soir je me sens proche de Rémi d’Hector Malo,
je ne suis pas sans famille, mais mes voisins mes amis
Sont devenus cette famille qui a partagée et partage mes ennuis.
Mais depuis peu le silence au son musical me reconstruit,
Par le son du violon qui pleure une douce mélodie,
Cette mélodie pousse des notes en demis,
Des demis tons qui enchaînent une nouvelle vie,
Demain, rien ne sera plus jamais pareil,
Avec d’autres lumières céleste de l’éternel,
Ces lumières ouvrent et tracent le dernier chemin
Pour le temps qui me reste, ce sera celui de demain.
Demain sera ce temps qui me délivre,
Où je poserai mes limites en retrouvant la joie de vivre.











N° 0048

Ma dernière rose...


Ma dernière rose,
Sont cœur a décidé a tout jamais de faire la pause
Il a ouvert au ciel son voile
Pour rejoindre le palais des étoiles
Le palais où son cœur brillera toujours
je vais y regarder briller les lumières de son amour











N° 0049

Ils sont les oubliés...


Ils sont ces oubliés, dans les jours, les années,
Les parents, grands parents ceux qui ont tout donnés,
Ils sont ces oubliés maintenant qu’ils se sont usés.
A faire vivre des vies au parfum de l’oubli les voilà a pleurer
Ils sont ces oubliés, la chaleur de leurs baisers
Qu’ils donnaient en tremblant d’un amour insensé
Ils sont ces oubliés, maintenant vieux et fanés,
ceux qui ont besoin d’amour dans leur cœur martyrisé
Ils sont ces oubliés, qui ne savent plus pleurer, d’avoir trop pleuré
De ne plus voir ceux pour qui leur sang s’est sacrifié
Ils sont ces oubliés, aux chants désespérés,
Que le temps de leurs années va enlever,
Ils sont ces oubliés qui me feront toujours pleurer,
Demain ceux qui les ont oubliés le seront a leur tour ce sera mérité











N° 0050

La volonté du cœur...


Je ramasse tout ce que mon cœur peut prendre
Dans les flots tumultueux des méandres,
Ceux du jour et de la nuit toujours en cendres,
Mon esprit jamais à se détendre,
Sur son sang continue à se répandre,
Toutes les larmes dures et tendres.
Au cloître de la vie le silence peut s’entendre,
Les yeux parlent l’iris ne peut comprendre,
Pourquoi lui obliger les blessures le fendre,
La fracture de la vie sur l’âme à s’étendre,
Eteint la flamme qui ne fait plus de cendres.











N° 0051

Le temps s'est arrêté...


Le temps s’est arrêté dans ma tête,
Le langage des fleurs à mon cœur chose muette.
Continue sans fin le brasier des rêves,
L’esprit s’égare il ne connaît pas de trêve.
Je m’arrache au temps et à la nuit,
En pensant sans arrêt à l’homme que je suis.
L’ombre du ciel cache mes larmes,
Mon regard plonge dans l’absent sans âme.
Au cœur des yeux, dans le voile du temps,
Se grave et s’incruste les douleurs du vivant.
Je quitte la terre sans pudeur,
Pour donner un peu des vacances à mon cœur.
Mon malheur continue dans le silence,
Le bonheur lui brille de son absence.
Pour une rose se poursuit le chemin de croix,
En implorant l’éternel, il ne voit pas ma foi.
La foi ne sauve pas mon âme en désarroi,
Même en la gardant sur l’étoile en laquelle je crois.
Demain au petit matin la vie reprend ses droits
Dans le silence de mon cœur retentira encore le beffroi.
Le temps s’est arrêté dans ma tête, et me désole,
Dans le miroir je me regarde son tain ne me console.











N° 0052

Mon cœur pleure...


Mon cœur pleure,
Mon corps ne sèche plus ses larmes qui se meurent,
Mon cœur pleure,
Mon impuissance règne dans sa demeure,
Mon cœur pleure
Il ne vit plus que du silence des heures,
Mon cœur pleure
Supporte les mots qui crient le mal gageure
Mon cœur pleure
Son palais flétri lui fait peur,
Mon cœur pleure
Il n’entend plus le chant des fleurs,
Mon cœur pleure
Les épines alimentent sa douleur,
Mon cœur pleure
Il ne vit plus, il vit ailleurs
Mon cœur pleure
Sur le destin de l’homme dans ses malheurs
Mon cœur pleure
Il dépasse ses voix intérieures
Mon cœur pleure
Ses nuits : l’île des veilleurs
Mon cœur pleure
Il devient par son sang cabaleur
Mon cœur pleure
Il est son propre fossoyeur
Mon cœur pleure
Il supporte toutes les humeurs
Mon cœur pleure
De battre il s’arrêtera en vainqueur
Mon cœur pleure.











N° 0053

Le golgotha de la vie...


La chaleur du printemps ne sèche plus les pleurs,
Elle ne sèche pas les douleurs de l’intérieur,
C’est ainsi que va la vie, qui doucement se meurt.
Mon sourire est mort, je n’ai plus envie de rire,
Mais la rose avec ses épines oblige à vivre.
Les gens vous croisent avec un regard heureux,
Ils ne voient point l’iris qui est malheureux
Celui qui chaque jour un peu plus s’éteint,
Décoloré par les larmes de son destin.
L’esprit bouleversé devient soliloque,
Sous son chapeau où sous sa toque,
Il se pardonne sa flagellation,
Car son cœur par son sang conduit la procession
Cette fois c’est une rose qui lui impose le chemin de croix,
Même en implorant l’éternel qui ne voit pas sa foi.
Cette foi conduit sa tête nuit et jour,
Dans la douleur de son amour.
La foi ne sauve pas son âme de son désarroi,
Même si elle garde en son coeur l’étoile en laquelle il croit
Demain au petit matin il remettra son masque à l’endroit,
Dans le silence de ses pas,
Il continuera à vivre son Golgotha.











N° 0054

La vie est une rose décolorée...


La vie est une rose décolorée,
On rêve, elle nous poursuit, comment ne pas nous égarer ?
On court, on tourne la tête, on regarde en arrière,
Comme dans un tourbillon qui sort d’une clairière,
On glisse, on se perd, on coule dans une mer,
On se croit au printemps, passe l’été, déjà l’hiver,
Parfois on s’évade, mais l’automne sans bruit,
Dans ses douces couleurs on ne voit pas venir la nuit.
Le vent au lointain souffle la déraison,
Sur les pétales meurtries par les épines en sillons,
Le temps à son horizon laisse voir les cicatrices,
Elles pleurent sur la fatalité des flots qui en frémissent,
Elles pleurent sur les aléas incontrôlés de la vie,
Elles pleurent sur les combats imposés au cœur de l’âme assouvie.
Les brouillards tremblent, déchirent leurs rideaux,
Après chaque orage, chaque éclair aux yeux des perles d’eau.
Les vents par-dessus les jours passent silencieux,
La vie bourdonne, frémit, rugie, dans le galop des cieux,
Le cœur bat, sourd, fort et vite, son horizon s’allume,
Des flammes, des étincelles dans l’âme y fument.
C’est la folie dans l’âtre d’une vie,
Comme dans la forge où Satan s’active à tapisser nos vies,
Il y brode ses plaisirs, pendant que dieu l’on prie,
De balayer nos enfers et jeter au précipice,
Toutes les flèches empoisonnées de leurs maléfices.
On finit par ne plus vivre, marqués de tous les chemins,
On finit par oublier ce que l’on est un humain.
La rose décolorée ne vit plus que par l’homme,
Une espèce qui fuit dans tous ses âges en somme.
Celui qui vit s’enferme au milieu des vivants évadés,
Dans beaucoup de pétales ainsi décolorées.
Sa marche n’a plus d’accents, elle n’est plus sûre,
Elle a franchie tous les hasards et toutes les fissures,
Il neige sur la rose aux reflets veloutés,
La vie n’est pas la rose, elle sera toujours décolorée.











N° 0055

La vie tout simplement...


Je vis ce qui s’appelle vivre dans la douleur,
Les jours se ressemblent, je ne vis que par les fleurs,
Quelques amis aussi, ceux qui me secourent,
Je parais avec peine sans la montrer à ceux qui m’entourent.
J’assiste impuissant à faire vivre l’amour,
Les heures passent tristes de nuit comme de jour,
Mon âme perd l’espoir, je me sens vaincu,
Dans mon esprit brouillon, mes pensées sont perdues,
Sans me plaindre des crevasses sur mes mains,
Triste, épuisé, je n’ai plus rien d’un être humain,
Je me lève avant l’aube, même si je n’ai pas dormi,
Je porte mes chaînes tant que le peut ma vie.
Je puise mes forces sur les pétales de mes roses,
Mon cœur est mort, mais jamais il ne se repose,
C’est le bagne infernal vécu sur cette terre,
Celui d’un homme seul qui cache sa misère.
Je pense aussi à ceux que l’existence afflige,
Les étoiles du soir bien souvent se figent.
Aujourd’hui je me sens faible, là, devant la rose mère,
Je me fais violence, mes douleurs sont amères,
Je crie en mon fort intérieur, je souffre,
Les jours, les nuits sont longues noires comme un gouffre,
Mon cœur saigne, comme moi il ne l’à pas voulu,
Ce n’est pas juste, difficile de résister à cet absolu ;
La vie est une rose décolorée,
Elle ne vit que de son éternité.











N° 0056

Je meurs un peu plus...


Je meurs un peu plus chaque jour,
Je revis au matin par amour.
L’étoile du berger, celle de l’aurore,
Ranime la lumière qui brille encore.
Les pétales de rose volent au vent,
La rosée de la nuit oracle d’un vivant.
Un chant désespéré d’une âme qui se noie,
Ses sanglots restent sans voix.
Le désespoir du silence est cruel,
Quand il partage la vie désespérance du réel.
Voir flotter les pétales de roses
Telles des tâches en bien étranges choses,
Elles dépassent l’homme dans le temps de ses heures,
Lui frappent le cœur dans ses voix intérieures.
Plus grand que la vie il y a l’amour,
Le ciel éponge ses larmes du jour,
Le temps s’enlace de fleurs au cœur pieds nus,
De l’autre côté du bonheur la lumière perdue,
Dans l’âtre des yeux diffuse la tendresse,
Tandis que le cœur de la rose parfume ses caresses.











N° 0057

La vie est dictature...


La vie est une dictature,
On ne peut s’en évader,
Même si elle dure
Un esclavage forcé,
Contraire d’une sinécure,
Nous sommes ses prisonniers.
Je suis prisonnier de ma vie,
Je pleure pour moi, je pleure pour elle,
Pour un temps indéfini,
Rend mon âme éternelle.
Je vois le temps qu’il me reste,
Dans des journées pas sereines,
Non je ne suis pas Oreste,
Un désespoir dans mes veines.
Le sang brûle dans mes nuits,
Je ne souffre plus force silence,
Il domine mon esprit,
Rien ne change la sentence,
Elle trucide ma vie.











N° 0058

La Vie...


Je souffre dans mon corps, dans mon âme,
L’esprit lutte pour ranimer la flamme,
J’écris sous le vent,
En oubliant un peu le temps.
Le sort est dur dans un ciel noir et sombre,
Qui saura que mon cœur a des chimères d’ombres ?
Les soucis et les douleurs du temps,
Qui coulent tout le temps.
L’hymne de la lyre dans mon âme cachée,
Torture le chant des pleurs sur ma voix épanché.
Je ne bois plus l’espérance d’amour,
Je n’en ai pas bu souvent dans l’heure de mes jours.
Il n’y a plus de lumière dans le miroir de mon univers,
Mais je vis, sans cueillir les roses blanches de l’éther.
Il reste des gouttes qui tombent chaque jour,
Se fondent sur mon cœur qui se meurt d’amour.
Les jours passent et reviennent, fondent sur les pierres,
Transforment mon âme songeuse sous l’œil de mes paupières
L’esprit s’altère, sous les douleurs succombe
Mais il ne voit jamais le calme dans le noir qui tombe.
L’aube s’éclaire de ses couleurs célestes,
Oubliant le temps des jours qui lui reste,
Je ne rêve plus, je ne songe plus ? je ne suis pas ORESTE.











N° 0059

J'ai cessé de vivre...


J’ai cessé de vivre
Je ne peux plus vivre
Les jours, les nuits m’enivrent,
Impuissant à leur délires,
Le sang de mon cœur chavire,
Chaque instants survient le pire
Subir et ne rien dire,
D’autres me médire,
Comment se conduire,
Je ne peux plus écrire,
Mon cœur a perdu sa lyre,
Mes yeux leur sourire,
Corps et âme usés peu dire,
L’esprit se maudire,
L’œuvre du temps détruire,
Comme une vouivre,
Transforme ainsi en cuivre,
Le présent, le passé sans réduire,
Le vert de gris à nuire,
J’ai cessé de vivre,
Je ne peux plus vivre.











N° 0060

Avec le temps


Quarante deux ans que tu es partie,
Plus le temps passe, moins je t’oublie,
Mon cœur rayonne de toi à l’ infini,
Il vit pour toi, grâce à toi pour la vie.
Tes grands yeux noirs, ma lumière des jours,
Je te regarde avec les yeux de l’amour.
Les perles inondent mes yeux sans cesse,
Mon cœur se mêle à leur détresse.
Les roses gardent ta place sur terre,
Mon âme reste avec elles en solitaire.
Alors dans cette nuit d’automne,
Le silence des sanglots monotones,
Avec les roses de novembre,
Laisse toujours mon cœur en cendres











N° 0061

Au jardin du Diable...


Au jardin du diable
Des flammes indésirables
Si la terre était en or
Dans un âtre en décor
Les hommes mourraient de cendres
Dans un brasier devenu tendre
Royaume étrange d’illusion
Coule la source des monts
Au milieu des flots noirs
L’âme se désaltère en désespoir
Brisant la chaîne de son mantra
Pleurant dans l’ombre de ses pas
L’ombre du ciel en larmes victimes
De son esprit en mentisme
Frémit à peine devant son miroir
Craquelé de désespoir
De cette niche couleur d’albâtre
Le dieu d’airain cherche le pâtre
Sur les vagues qui roulent dans le noir
Dans l’infini mer de l’espoir.











N° 0062

Être heureux......


Etre heureux
C’est avoir tout dépensé le sang de son cœur
C’est frissonner dans l’ombre d’une sereine lueur
C’est aller devant soi pour aller en tous lieux
C’est méditer d’écrire ce que son âme écrit le mieux
C’est l’idée que ce que l’on fait et ce que l’on aime
C’est être bon partout en fleurissant ce que l’on aime
C’est regarder ce qui vit dans les rêves de son esprit
C’est voir l’horizon de son aube qui s’éclaire et qui prie
C’est toujours voir la lumière qui nous ramène à la vie
C’est le but de la vie, celle qui est humaine
C’est toujours chaque jour rester soi même
C’est voir la grandeur sans efforts suprêmes
C’est frissonner de cette vie qui éclaire la flamme
C’est dans l’infini que se précipite l’âme
Etre heureux
C’est aimer, toujours aimer, pour aimer d’amour au panthéon de l’être
C’est aimer, pour être aimer d’amour et aimer à son tour.











N° 0063

Donner...


Donner où recevoir c’est faire vivre l’âme
Pour que sa bonté brûle comme une flamme
Etre bon c’est vivre en supportant les drames
Sans accuser le ciel de ses éclairs infâmes
Mais la bonté se cherche en choisissant un chemin
Pour donner un sens au livre de son destin
Dire : c’est à moi qui écrit le parchemin
De donner la lumière à celui qui n’à rien
Dieu bénit l’homme qui a prouvé que le petit est brave
Que le ciel est toujours bleu même si on le voit grave
On peut réfléchir et avoir mille choses à dire
Point besoin d’être instruit, fier, mais de lire
Appuyer son regard, écouter et parler de tout
Même le silence exprime : le parlons nous
Celui qui est bon sait vivre dans la vérité
Pour que son âme garde le ton de sa bonté
Sa conjugaison n’aura pas de passé, mais seul le temps
Fera vivre au don de cet humain tout son présent
L’heureux homme donnera sans esprit chagrin
La part de son âme qui en recevra son destin.











N° 0064

Je meurs...


Je meurs chaque nuit et je ne vois plus mon être
Dans le silence de la nuit, je perds l’âme de mon être
L’aube me délivre, je me regarde naître
Le ciel s’éclaire, sourit à renaître
De sa clarté naissante : blême
Toujours fidèle aux couleurs de lui-même
Celles qui illuminent son neuf firmament
Je m’interroge, je suis un survivant
En regardant la page du jour blanche de temps
Celui qui me reste à mourir longtemps
Je meurs chaque nuit et je ne sens rien
C’est toujours le sommeil de mon destin.











N° 0065

Je pense, donc je suis...


Je pense donc je suis
Je pense ce que je suis
Je suis ce que je pense
Je pense ce que j’écris
Ce n’est pas moi qui pense, mais mon esprit
Il a toujours sur moi une longueur d’avance
Rapide comme l’éclair, il lâche sa différence
Il nargue sans arrêt toutes mes pensées
Perdues dans le silence des fils entremêlées
Point de repos, les sous bois son inquiet
Du regard évasif par l’iris insatisfait
Je pense ce que je suis
L’âme est plus grande que l’esprit
Eternelle vivante de l’être qui survit
Son fil d’argent conduit seul à l’éternité
La rupture de la vie détache l’équité
Brille alors l’âme sur l’esprit
La lumière s’éteint à la porte de la vie
Je suis ce que je pense
Mais arrivent les sorcières véritables sangsues
Celles qui s’acharnent à perdre leurs vertus
Un grand coup e balai pour les chasser
Pas de complexe pour avoir la paix
Je pense ce que je dis
Je ne suis pas une cendrillon
Pour me piquer à un aiguillon
D’une bestiole sans pitié
Seule ma vie mérite d’être protégé
Je pense ce que j’écris
J’ai toujours résisté au chant des sirènes
Même si leurs mélodies se croyaient souveraines
Je déteste les attitudes pleines d’immixtions
Mieux se consacrer à d’autres passions
Je pense ce que je suis
Je repars serein sur mon étoile
Je tire doucement la grand voile
Enfin dans le calme de la voie lactée
Une pluie d’étoile lumière de la vérité
Je pense ce que je suis
Je suis ce que je pense
Je pense ce que je dis
Je pense ce que j’écris











N° 0066

Le Poète...


Le poète, le peintre, le philosophe, esquisse esthétique
Transcendent la vie en poésie où en sublime pathétique
Expressions gratuites de l’existence de l’esprit
Souffrance bouleversante du mal fait à autrui
Perversion de la liberté s’en exclue l’immoralité
Valeurs morale d’une éthique personnalité
Esprit de liberté résorbe les aliénations
L’autonomie de l’homme dans ses imperfections
Liberté d’indifférence et de contradictions
La liberté n’est pas ce que nous sommes
L’intimité inspire la pudeur qui clone
Etres mêlés de sang et de lumière
Au regard de la vie privauté des prières
Rythme fondamental, la possession dégrade les êtres
La vocation : épanouissement de sa richesse
Intimité, pudeur, délicatesse
Le poète, le peintre, le philosophe
L’immoralité s’exclue, valeur d’apostrophe.











N° 0067

L'Homme...


L’homme est un corps, au même titre qu’il est esprit
Tout entier corps, tout entier esprit
L’homme est un être naturel
N’est-il qu’un être naturel ?
Où un jouet de la nature
Dans laquelle il perdure
L’homme est un être naturel par son corps
Dans la nature partout où il est, il a son corps
La misère l’accable autant que l’abondance
Cerné par l’une où l’autre, il pense
Il ne peut pas penser, sans être
Ni sans son corps d’être
Il s’expose pour lui et par lui
Et lui-même s’expose à autrui
Il s’échappe par la solitude de pensée
Et ce n’est que pensée de sa pensée
Une vertu trop élaborée dégoute de la vertu
L’intention de séduire désenchante l’amour vertu
Le convertir hérisse l’infidèle au modèle
Et devient pour l’homme poison mortel.











N° 0068

La vérité...


La vérité des mots
Engendre tous les maux
Le mal n’est pas un mot
Mais à la vérité
Celle qui est clarté
Pour l’être d’intégrité
La vérité se dit même à un ami
Encore plus à lui
Ce n’est pas calomnie
Mais richesse d’esprit
D’une valeur humaine
Essence souveraine
La vérité est juste
Chez un homme auguste
Jamais elle ne fuit
Les responsabilités de vie
Conserve sa valeur
Pour un homme d’honneur
Avec une âme parfaite
Du plus beau chant céleste
La vérité sublime l’être humain
L’individu prophétise son destin.











N° 0069

Il y a toujours du bruit...


Il y a toujours du bruit dans le silence
Même seul, l’esprit fait du bruit de ce qu’il pense
Penser, c’est déjà rompre le silence
Dés que l’on croit au silence, les oreilles en dispense
Le souffle de la vie ne fait jamais silence
Les bruits du silence ne sont jamais en errance
Errer dans la nature c’est croire à son silence
Pourtant là moins qu’ailleurs : les bruits font présence
Puisqu’il n’existe pas de silence, acceptons la sentence
Puisqu’il y a toujours un bruit pour rompre ce silence
Que celui qui le trouve, le garde : une chance
A condition qu’il garde le silence
Pour cela seul son cœur peut lui donner ce silence
Mais il n’y a et il n’y aura pas de silence, sans silence.











N° 0070

In Mémorian...


In mémorian symbole sur la pierre
Observer incrédule sans comprendre
Cette face rien de mieux à m’apprendre
Sculpture me surprendre
Beaucoup de sens à s’y méprendre
Humanité, humanisme surprendre
In mémorian symbole sur la pierre
Graver la mémoire : une manière
Expression de la vie, témoignage austère
A l’épreuve du temps, pas misère
Bloc d’esprit exposé sur la pierre
Patience d’une œuvre pas tarière
Message humain de caractère
Contempler, réfléchir, lumière
Interrogation : pourquoi en cette clairière
Visages de paix entre ombres et lumières.











N° 0071

Je ne sais pas...


Je ne sais pas d’où je viens, mais je sais où je vais
Dur le temps des jours pour une vie dans sa réalité
Dur la nuit d’un autre temps, savoir y résister
Dans le noir où la lumière cherche sa clarté
Les heures brutales tristesse de folles journées
Le cœur saigne de ses aiguilles affolées
Vivre toujours la nuit sans lumière étoilé
Le temps des heures sur les chemins détournés
Fouler les cailloux et les sables mouvants s’enfermer
Sécher avec où sans soleil sur le sentier sans été
Dans la fraîcheur de l’ombre solitude désirée
Pour que l’esprit et le corps vers un mieux souhaiter
Renforcer l’âme sous la chaleur de la paix
Imposer les mains au cœur maltraité
Tant et tant de douleurs de sang à pleurer
Sur l’océan des vagues un temps à se poser
Je ne sais pas d’où je viens, mais je sais où je vais.











N° 0072

Les secrets du bonheur...


Les secrets du bonheur
C’est ce dont rêve le cœur
C’est ce que l’esprit pense
Il n’en aura jamais présence
Car il n’atteindra jamais
Cette douce félicité
Les secrets du bonheur
C’est le volume du cœur
C’est la misère de l’innocence
Sur le chemin d’espérance
Son amour devient un don
Dans le baiser du pardon
Les secrets du bonheur
C’est la tolérance du cœur
D’une âme sans haine
Libérée de ses chaînes
A retrouver la foi
Dans le bonheur son droit
Les secrets du bonheur
C’est les anges et les fleurs
Un vrai don de dieu
Venu du fond des cieux
Du bleu de lumière
Sur l’esprit de la terre
Les secrets du bonheur
C’est le cri du cœur
C’est celui de l’amour
Qui parfume les jours
Ne jamais met son voile
Sur la lumière des étoiles
Les secrets du bonheur.











N° 0073

Parfait ou Imparfait...


Qui est parfait : l’absent
Qui est parfait : le présent
Qui est imparfait : le présent
Qui est imparfait : l’absent
Qui est plus que parfait : le présent où l’absent
Qui est plus que parfait : l’absent où le présent
Qui est moins que parfait : le présent de l’absent
Qui est moins que parfait : l’absent du présent
Qui est plus imparfait : le présent absent
Qui est plus imparfait : l’absent à présent
Mais alors parfait où imparfait : l’absent où le présent
Sont les plus parfaits de l’imparfait : du présent de l’absent
Mais le moins parfait de l’imparfait : l’absent du présent
Parfait où imparfait : je suis les deux en toute sincérité
Et vous ?
Mais je parle aux absents
Pour garder le présent
Des absents du présent.











N° 0074

Miserere...


Miserere
Ce n'est pas la colline du Golgotha
Mais se trouve à côté, un cimetière où vont mes pas
C'est dans la vallée où je suis né, en ce lieu des" trois croix"
La lumière inonde mes yeux, je vois
Toute la vallée attiser les émois
Croire où ne pas croire, je crois
Un cœur , une âme, la foi
Penseur, pensées, une voie
Chemin , lumière , un choix
Je ne crois pas, où je crois
Le jour où il est mort sur la croix
La cène au menu du repas
Le sacrifice est né le jour de son trépas
Iscariote, fils de Simon : Juda
Le paraclet nouveau viendra
Aux disciples ils s'imposera
Miserere
Miserere
Croire où ne pas croire
Celui de cette création
Œuvre où provocation
Qui a vu cet œuvre ?
Peut-on parler d'une œuvre
Forcément elle choque
Forcément elle provoque
Elle ne laisse pas indifférent
Vue de prés bouleverse le sang
Le cœur en bat très vite, le corps frissonne
Les yeux piquent, les oreilles bourdonnent
La gorge sèche, intensément serrée
Choc profond, émotion accélérée
Le choc de la vie pour celui qui n'est plus
Contempler ainsi le corps de jésus
L'enfer en cette église, à perdre ses repères
Sacrifier l'amour éternel ici sur cette terre
Un aiguillon de sang remonte dans le coeur
La lumière diffuse une musique en douceur
Faire mourir le christ sur une chaise électrique
Sanction divine, où sanction d'éthique Chacun sait que jésus mort sur la croix
Le voir assis, là, dans son trépas : émois
A l'ombre dans l'église que la froideur accable
Dans cette abside à côté du retable
Je me sens, depuis l'entrée mal à l'aise
Mon regard reste attaché à cette chaise
Besoin de parler, mais aussi de rester
Mon corps entier complètement glacé
Les jours les mois depuis cette vision, ce sont écoulés
Cette vision dans mon esprit impossible l'effacer
La cathédrale a retrouvée son calme
Mon cœur lui à gardé son état d'âme
Elle touche au vivant en regardant la mort
Sachant que dieu est le maître de son sort
Il y a 20 ans j'ai trouvé sa lumière et la paix
Puisse la main de dieu donner à tous l'éternité
Miserere.











N° 0075

Le droit...


Le droit n'est pas le droit ici sur cette terre
La liberté superbe n'est que dans le ciel bleu
Parfois on sent passer les flèches de la misère
L'humanité sombre comme tous les fils de dieu
Les apôtres ont donnés leurs vies pour nobles causes
La vérité suit la lumière , et nous suivons la nuit
L'univers nous observe , ne donne aucune clause
Tous les êtres sont bornés , la terre nous bénie
Aux luttes du devoir , faire mieux pour faire bien
Mais nos yeux tout là haut lorgnent vers l'infini
Nous n'avons que le but le ciel à ses moyens
Le droit , la vérité , la vertu , le devoir
Le progrès , la raison , la science et sa lumière
La richesse morbide se répète dans l'histoire
Les buts rêvés par tous une vérité première
Le mensonge y est roi et souvent délétère
Le droit n'est pas le droit ici sur cette terre.











N° 0076

La Vie...


La vie n’appartient à personne
Chaque jour, à chaque heure, à une tête sonne
L’avenir, quel avenir, quel mystère ?
Pour tous et toutes choses sur la terre
Gloire où fortune, misère où pauvreté
La victoire de ses ailes embrassées
Aux ambitions de chacun jamais réalisées
Sur nous ne se sont jamais posées
Comme les oiseaux sur les branches où sur les toits
Rien n’y fera, même pas les couronnes de roi
Non la vie n’appartient à personne
Même si à chaque cœur elle sonne
Si puissant que l’on soit, et avec ceux qui pleurent
Nul ne pourra parler avant que ne soit son heure
Ce spectre toujours masqué qui nous suit à côté
Le fantôme de son ombre jamais ne sera ôté
Demain l’avenir sur l’éclair d’un voile
Demain sera le nuage sur l’étoile
La vie n’appartient à personne mon dieu
L’avenir n’est à personne sauf ce qu’il est à Dieu.











N° 0077

La lumière...


Chercher la lumière
Quelle lumière
La lumière est partout
Les yeux voient tout
La lumière du soleil
La couleur de l’éveil
La lumière du jour
Celle qui suit son cours
La lumière du soir
Celle de l’espoir
La lumière de la nuit
Celle sans ennuis
La lumière du ciel
Celle de l’éternel
La lumière des étoiles
Celle sans voile
La lumière de l’infini
Celle qui donne la vie
La lumière de Dieu
Croire toujours mieux
La lumière de l’esprit
Croire à une autre vie
La lumière de l’âme
Croire en sa flamme
La lumière du temps
Croire au présent.











N° 0078

L'odeur des yeux...


L’odeur de mes yeux par des nymphes blanchies
Se posent dans le silence au secret de la vie
Volonté de l’iris, regard vague vers l’infini
La source du lointain où coule la passion
N’altère pas les sens fourbus et moribonds
L’âme généreuse, cache l’onde du pardon
Aimer c’est pardonner, essence de l’esprit
Du bonheur sans vertu au dogme indéfini Survivre à la lumière, l’ombre intérieure
Rien n’échappe à l’aurore, boréale nature
Le sang rouge du destin poursuit l’aventure
Souverain, le regard dû aux êtres impurs
Que la vérité blesse, sauf ceux au cœur pur
Ces yeux qui tressaillent, vaincus par la douleur
Garde la nuit étoilée, simulacre de bonheur
La neige tombe au voile blanc de l’oubli
Le firmament du temps sera-t-il paradis ?











N° 0079

Le temps...


Faute de temps
Le temps où celui qui s’en va
Ne pas voir quand il est là
Ne pas avoir le temps de retenir
Celui que l’on ne voit pas revenir
Faute de temps
Le temps de celui qui est parti
Celui que l’on a plus envie
Pour aller vite tout le temps
On manque toujours de temps
Faute de temps
Le temps on le regarde toujours
Car dans nos yeux il court
On court plus vite que lui
A satisfaire toutes nos envies
Faute de temps
On n’a pas le temps d’attendre
Il faut vite entreprendre
A oublier le temps
Qui n’est plus présent
Faute de temps
Il faut chercher le temps
Pour ne pas perdre le temps
De l’avenir lointain
Qui devient incertain
Faute de temps
On ne voit plus le temps
Car il est déjà absent
Dans l’esprit du temps
Qui n’est plus présent
Faute de temps
S’écoule le temps
Pas toujours à temps
De rêver longtemps
Faute de temps
Faute de temps











N° 0080

L'âme du poète


L’âme est chaude de ses mystères
L’esprit lui rend la vie austère
Sombre l’éclair de sa lumière
Foudroyant nuages des misères
Insensible à toutes les prières
Comme les rayons de feu du diamant s’éteindre
L’esprit s’évanoui dans l’ombre des cendres
Tristes lambeaux de cette âme sans haine
Elle ne fait aucun mal, mais elle à de la peine
L’impartial soleil éclaire l’espérance
Demain ne mûrit point il a la préférence
L’océan d’esprit éternelle fatigue
Prendre le repos, marcher sur la digue
Suivre le chemin où l’esprit s’apaise
Ne rien oublier du haut de la falaise
L’âme abandonne l’esprit dans les nuées
Rester dans l’ombre neigeuse de la paix
En levant le voile des illusions
Le poète toujours sage de décisions
Il met un terme à une passion
Ce n’est pas l’âge de raison
Pour lui toujours une solution
Il a atteint la barrière du temps
La où se situe son présent











N° 0081

L'esprit...


L'esprit à son histoire c'est son action
Il n'est que ce qu'il fait, il est sa passion
Il le fait de soi même tant qu'il reste esprit
Il est l'objet de sa conscience en étant compris
Il s'exprime car il conçoit sa conception
Qui revient en soit même une aliénation
Pour lui permettre vers d'autres une transition
Par rapport à ce qu'il est dans son élaboration
S'il est perfectible il trouvera une éducation
Il retrouvera le genre humain dans son action
Celle qui le poussera à s'élever pour rester son être
En concevant ce qu'il est pour la loi de son bien être











N° 0082

Miserere......


La fleur à vieillie : mais le houx épineux hélas pas assagi
Le parfum des épines ne touche plus son cœur
Elle ne fuit pas, ne recule pas, elle n’à pas peur
La bise venu de l’est s’acharne et la poursuit
Mais le noir de son ombre ne trouble pas sa nuit
La fleur à vieillie : j’entends les branches de ses bruits
Je vois et j’écoute son rêve qui la poursuit
Elle regarde et lit sur ces mots de vagues oraison
Même leur profondeur hasardeuse ne change pas l’horizon
Sa croyance à ses mots ne lui donne pas raison
La fleur à vieillie : mais ne se voit point de nouvel ennemi
Elle regarde vers l’est là où se trouve un voile sur sa vie
Mais un chevalier ne laisse jamais échapper sa proie
A la pointe de son épée il signe toujours sa foi
En respectant l’honneur aux pétales de sa foi
La fleur à vieillie : c’est l’heure où tant de voix profonds disent miséréré
Des ombres où des voiles se déchirent désespérés
Dans l’ombre s’élève vers les cieux le chant de la prière
C’est l’heure où tout arrive avec le temps sur la terre
Dans les rayons du soir arrive toujours la lumière
La fleur à vieillie : elle continue d’écrire en justicier de ses nuits
Mais si bien écrit pour ne pas être contredit
Je ne tombe plus dans le piège illuminé
C’est l’ange de la liberté qui s’aliène sa lâcheté
Je suis celui qui renaît de ce qu’il a détruit
Miséréré la fleur à vieillie.











N° 0083

Si on sait...


Si on sait observer, reconnaître, méditer
Rêver, mais ne pas être le maître du rêver
Ne jamais être sceptique ni destructeur
Penser, sans jamais être un penseur
Si on sait être brave, mais pas imprudent
Ne jamais être moral, ni pédant
Perdre d’un coup l’ouvrage de sa vie
Si on sait conserver son courage et sa tête
Ne jamais accepter de l’autre, la défaite
Ne pas être menteur, savoir faire front
Quand beaucoup à mentir, la tête perdront
Si on sait être un dur pour ne jamais être en rage
C’est savoir être bon, mais aussi être sage
Savoir supporter les mauvaises paroles
Supporter et entendre mentir les bouches folles
Si tous les dieux me donnent la victoire
Ce sera pour mon être un jour de gloire.











N° 0084

Le secret...


Le secret des fleurs, où la roue du temps
La lumière du fleuve des vérités cachées à temps
La croix des assassins, une couronne d’épée
Le feu de la glace, la rivière et son secret
La symphonie des siècles dans l’œil du monde
Les lances de feu révélation qui gronde
Les pouvoirs du silence au triangle secret
La reine de l’oracle, les feux du ciel d’été
L’héritage du sang de l’homme à l’envers
Mort où presque, le petit prince du désert
Délivrez nous du mal, la cloche de détresse pieuse
Etincelles, le cantique de l’apocalypse joyeuse
Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tus
Le secret du dixième tombeau, pas salut
Mais l’effluve de lumière où passe la voie lactée
Les étoiles du jour ne pourrons y rester
Le soleil est l’encens étoilé qui s’abîme
Dans la mer du ciel, où l’éternel sublime.











N° 0085

Le courage...


Le courage est vertu formelle pour soi
Un acte de liberté, abstrait, sans loi
C’est une attitude positive de la vie
C’est une abnégation dans des mobilités : un permis
Un accomplissement sans nature spirituelle
C’est une disposition intérieure sans motif de querelle
Un sentiment existant pour l’autre, pas pour soi
La résultante réelle d’une volonté de sa loi
Par présence intense d’un esprit de décision
Une conduite personnelle exposer sa vie sans passion
Le but obtenu donne au courage toute sa signification
C’est une forme de devoir moral sans résolution











N° 0086

L'Art...


L’art est une gloire qui se voit
Dans le désastre il flamboie
L’art c’est l’esprit en flammes
Celui qui éclaire les âmes
L’art un don de dieu
Il illumine les yeux
L’art exprime sa mélodie
Il plait où créait des soucis
L’art l’ouverture du sésame
Il parle la voix de l’âme
L’art délie les chaînes
Celles de l’âme humaine
L’art c’est l’esprit grand
Il est pauvre où conquérant
L’art c’est un homme une femme
Les deux voix de belles âmes
L’art chant expressif de liberté
Celle de l’humain dans son intégrité.











N° 0087

La volonté...


La volonté est une liberté existante en son infinie
La volonté est objet sans limite pour soi même dans sa vie
La volonté libre se conçoit jusqu’à l’infini
La volonté c’est l’infini négatif de l’infini
La volonté n’est qu’idée de liberté pour une vie
La volonté n’est que si elle à existence dans la vie
La volonté est universelle sans limitation de vie
La volonté est l’expression d’une autre volonté de la vie.











N° 0088

Si les chevaux...


Si les chevaux étaient des hommes
Si les hommes étaient des chevaux
Réflexion pour les animaux
Pensées pour les hommes
Je ne voudrais pas frapper un homme
Soyons plus doux avec les animaux
Les animaux sont intelligents
Les hommes croient en leur supériorité
Les animaux obéissent aux hommes
Les hommes dressent les animaux
l’animal peut il se passer de l’homme
l’homme peut il vivre sans animal
l’animal est à l’écoute de l’homme
l’homme ne sait pas écouter l’animal
l’un et l’autre sont des animaux humains
Ils conduisent chacun vers leurs chemins
Vivre le meilleur des destins.











N° 0089

Enigme...


La poussière du temps c’est le jour des otages
Dans le jardin des secrets le cœur d’encre nage
Le huitième prophète cherche l’orage
Le chaos dans le calme le chasseur d’âmes rage
Dans la vallée des rubis le chemin des âmes perd la mémoire
La princesse rebelle au piège de l’empereur : noire
La vierge de pierre danse comme un vrai fantôme
La mémoire des murs étrangère à la balade en dôme
La terre des promesses où la douleur de l’absence
Théorème des enchantements pour une nouvelle chance
Les secrets de la forêt au mystère du grain de blé
La vie et son pain noir pour une blanche rosée
La vengeance des dieux pour le pacte des princes
La lune de glace dans l’écho de la nuit grince
La terre des promesses où l’amour et son contraire
Aux douze coups de minuit le temps de la poussière
A l’encre violette la couleur de la neige
La roue du temps étincelles d’arpèges
L’œil du monde et le vaisseau magique
Ouvre aux yeux émeraudes la magie mirifique
Ce que le jour doit à la nuit témoin muet de la vie
Le miroir se brisa pour ultime secret du paradis.











N° 0090

Contrainte...


L'homme peut être contraint en temps qu'être vivant
Son côté extérieur peut être soumis à autrui
Mais la volonté libre ne peut le contraindre dans le temps
La volonté pour soi et en soi n'est que si elle omet
De se retirer de son extériorité en représentation de sa vie
Peut être forcé qui veut se laisser contraindre en son idée
Mais la volonté n'est idée où liberté que si elle est existence
Que cette existence où elle s'incarne est dans l'être de liberté
Sinon sa violence et sa contrainte se détruisent c'est la sentence
Expression de volonté qui supprime l'existence même de cette volonté
La violence et la contrainte sont ainsi abstraites et injustices
Parce que le droit abstrait est droit de contrainte s'il fait violence à la liberté
L'homme peut il accepter la contrainte sans vices
La violation de son droit par la contrainte est toujours négative
Car elle est action extérieure avec où sans violence qui en supprime une autre.











N° 0091

La philosophie...


La vie est philosophie, car elle à sa raison
Elle est le fil du temps car il a un nom
Ce nom se résume à un simple mot : pensée
Les pensées sont dans ce temps illimitées
Mais chacune des théories peuvent en dépasser les limites
Le monde est alors existant , son opinion sera en fuite
Si ce monde n’est que dans les pensées, il sera empreinte
L’empreinte peut se concrétiser où pas sans contrainte
Ce sera la raison de l’esprit conscient de sa réalité
Mais la raison comme la réalité seront liberté
Cette liberté sera forme et raison en essence substantielle
Cette essence substantielle sera réalité de sa morale naturelle.











N° 0092

Entendre...


Entendre mais ne pas voir
C’est écouter venir l’espoir
Découvrir dans le noir
Les lumières du soir
Entendre mais ne pas voir
Toujours devant un miroir
Chercher à voir dans le désespoir
Tout ce qui n’est pas noir
Entendre mais ne pas voir
Le tain du désespoir
Qui arrive à décevoir
L’être qui est dans le noir
Entendre mais ne pas voir
Ce qu’il vaut mieux ne pas savoir
Ce qui se cache dans le noir
Pour éviter le désespoir
Entendre mais ne pas voir











N° 0093

Dieu garde le temps...


Dieu garde le temps,
Nous laisse voir l’espace,
Il ne promet rien, rien en grâce,
Mais il nous laisse voir le ciel ;
On ne prendra jamais demain à l’éternel.
Dieu garde le temps,
L’éden lui appartient,
Chaque heure qui sonne c’est déjà demain,
L’avenir garde ses mystères,
Ainsi que toutes choses de la terre.
Dieu garde le temps,
Son spectre toujours invisible nous suit,
Il est muet, il est ombre, il est notre vie,
Il met des nuages sur les étoiles,
Chaque jour mûrit son voile.
Dieu garde le temps,
Chaque heure porte un avenir suprême,
Notre sort nous regarde, pour tous n’est pas le même,
Dieu a ce pouvoir étrange sur tous les humains,
De tracer dés le départ toutes les lignes de nos mains.
Dieu garde le temps,
Existe-t-il vraiment ?
Depuis la nuit des temps,
Celui de notre présent,
Le jour, la nuit, du levant au couchant
Dieu garde le temps.











N° 0094

Marche tristesse...


Je suis triste, je marche courbé,
Des songes profonds envahissent mes pensées.
C’est un tourbillon d’ombres dans les voix du passé,
Je vois finir les heures dans les jours inachevés,
Sans entendre la plainte du cœur parfois brisé.
Pourtant, les arbres se penchent avec leurs branches enlacées,
Chuchotant entre eux du présent, du passé,
Gardent l’espoir serein de pouvoir désormais,
Adoucir l’ombre où le poète veut toujours se reposer,
Pour écouter le vent qui ondule sur l’herbe des prés,
Afin de mieux saisir le doux parfum des roses éclatées,
Celui qui embaume son cœur quand il peut se reposer.
Il ne résistera plus à toutes ces fleurs à l’horizon éclairé,
Par l’amour et la douce passion venue de ce ciel éthéré.
Miserere.











N° 0095

D'ou vient le vent...


De l’infini du temps,
Parfois cyclone, parfois ouragan,
Surfe avec force sur l’océan,
Se transcende au levant,
S’éteint au couchant.
Dans ses embruns caressant,
Frémir les joues en l’instant.
D’où vient le vent
De l’infini du temps,
Celui qui porte l’esprit rêvant.
Porte les mystères des temps
Son palais sans auvent,
Garde les secrets captivants.
Sur l’univers des vents.
Rien ne les arrête vraiment
D’où vient le vent.











N° 0096

Tous les parfums...


Tous les parfums aux doux arômes,
Fleurissent dans mes pensées,
Quand mon cœur s’abandonne,
Sous le vent de l’amour, au parfum de l’automne.
Je pleure en silence, mais je ne suis qu’un homme,
Pas de honte à le dire, triste réalité,
Dieu l’a voulu ainsi, c’est bien le dogme.
Seul l’esprit pur peu sortir d’un rêve d’enfer,
Envouté comme il l’est, par ce parfum de soie,
Il en oublie le temps, emporté par cet éther,
Celui qui fait surfer l’onde des voix,
N’ayant point d’odeur, en restant hors du temps.
Elles sont bercées par ces fragrances de l’horizon perdu,
C’est le temps de la liberté qui ne dure que l’instant,
S’accordant à toutes, mêmes celles inconnues,
C’est un parfum d’amour à l’éternité infinie,
C’est la chanson du cœur, celui de la rose de sang,
La rose buveuse de rosée à mon cœur pour la vie.











N° 0097

Sous le vent...


Naître la rose sous le vent,
Mon cœur bat pour elle tout le temps,
Lui donne des baisers à chaque instant.
Mon sang applaudit avec la soif d’un cœur vaillant,
En recevant ce breuvage d’amour pieusement.
La cueillette des roses de la vie rouge sang,
Eclaire mon ciel d’une douce nuit, c’est charmant.
Toutes les étoiles scintillent au firmament,
Seule la rose m’enlace, nous voilà, amants.
C’est un jour pur de septembre vraiment,
Celui qui effeuille les pétales tendres d’antan.
J’ai soif de vie et de mourir au jardin du printemps.
Le soleil prolonge toutes choses pour la rose de son vivant,
C’est un double plaisir de voir naître la rose des vents.











N° 0098

Une corde s'est brisée...


Une corde s’est brisée,
Elle n’a pas résistée
A tous les baisers,
De mon cœur déposé.
Le violon continue de jouer,
Il pleure entouré d’oiseaux,
Ses notes montent très haut,
Les oiseaux pleurent en chœur,
La mélodie de leurs cœurs.
Une corde s’est brisée,
Le violon continue de jouer,
Le vent caresse ses plaintes,
Les emporte sur l’olympe,
Au fronton des saintes,
De boulinette à Valsaintes,
A l’équinoxe de l’hiver,
La lumière de l’éther,
Illumine le dieu de la terre.
Une corde s’est brisée,
Le violon continue de jouer,
De saint Geniez à Dromon,
Une chapelle sur le mont,
Garde dardanus en son nom,
Dans la crypte aux dévotions.
Une corde s’est brisée,
Le violon continue de jouer,
Sur le chemin de l’amour,
Le vent soufflera toujours,
Dans le silence des jours,
Pour les nuits au noir velours,
Par le temps qui court,
Egrène le compte à rebours,
Une corde s’est brisée ……











N° 0099

A l'horloge du temps...


A l’horloge du temps, le cœur en bois des heures,
Regarde dans mon âme les souvenirs qui pleurent.
Dehors le temps est gris, mais son balancier brille,
Les yeux perdus dans son infini se vrillent.
De droite à gauche il revient toujours,
Par son empreinte invisible : les secondes des jours,
S’égrènent inexorables en éternel retour.
Jamais son bois ne tremble, pourtant il chante l’amour,
Celui qui dans l’été se dore des blés d’or,
Celui qui chauffe les grappes des raisins qu’il dévore.
Une à une déclenche l’ire au demi où à l’heure,
Chaque coup une aubade avec ou sans bonheur.
A l’horloge du temps le vernis du bois protège du néant,
De ces vingt cinquième heures qui berce l’océan,
Celui qui avec sa houle écume sous le vent,
Les heures de l’aiguille qui n’arrête jamais le temps











N° 0100

Il est des nuits


Il est des nuits de grande lune
Où les syllabes une à une,
Dans mon esprit guident ma plume,
Par mon âme grise de sa brume.
J’écris sous cette lumière sans réfléchir,
Les pages blanches aux noirs désirs.
Toute la vie pèle mêle,
Chante à mon cœur sa ritournelle.
J’entends le violon monotone,
Pleurer ses notes des automnes.
Ses dièses fussent dans les airs.
Sans se noircir des blancs hivers.
Le printemps n’est jamais à temps,
Occupé dans son hiver trop longtemps.
Mars qui rit malgré les averses,
Dans mon esprit parfois s’inverse.
Mai fleuri un peu en douceur,
Sur les roses de mon cœur.
L’été trop chaud brûle mon âme,
Rougissante de ses maux plein de flammes.
Il est des nuits de grande lune,
Où mon cœur crie son infortune
Le vent des sables sur les dunes,
Carde le cœur en tempête nocturne.
Dans cet univers qui fume,
Etoiles d’or et d’argent qui s’allument,
Jouent sur mes tempes entre le marteau et l’enclume.
Les étoiles une à une,
Piquent l’âme dans ses lacunes.
Il n’y a plus de temps tout est noir
Vagues pensées caressent l’espoir,
Que l’aube se lève en roses d’espoir.
Il est des nuits de grande lune,
Où la vie prend le temps de faire la une.
IL EST DES NUITS ...