N° 0501

Quand...


Quand l'infini :Donne le baiser de la nuit
S'éclairent, une à une, les étoiles de la vie
Chacune choisit sa fleur, la belle de l'esprit
Celle dont le cœur s'ouvre à l'odeur des envies
Le charme de ses lèvres, dans la nuit s'épanouit
Dans l'ombre chaude de l'extase, où palpite le nid
Le nid pénétré de la sève sacré, frissonne et s'évanouit
Ce long baiser nocturne, sous les nuages bénis
Se colore du temps, à l'étoile qui sourit
Les astres lumineux gardent le silence : ravis
Le ciel noir s'enivre des parfums qu'il maudit
Pour avoir succombé aux lumières indéfinis
Celles dont le baiser conduit au paradis
Quand l'infini.











N° 0502

J'ai rêvé...


J'ai rêvé : j'ai rêvé du ciel bleu, et du soleil matin
J'ai rêvé : des oiseaux qui chantent des mélodies sans fin
J'ai rêvé : des poèmes de Sicard, mieux que les miens
J'ai rêvé : de liberté dans une roulotte au hasard des chemins
J'ai rêvé : de toutes les fleurs qui s'offrent bien vivantes
J'ai rêvé : du grand air qui rend amoureux comme la menthe
J'ai rêvé : de ce printemps pour que vive la nature
J'ai rêvé : d'être un ruisseau qui court à l'aventure
J'ai rêvé : d'être seul dans le bleu de la nuit
J'ai rêvé : entendre des voix qui cherchent la vie
J'ai rêvé : lire beaucoup de livres, où écrire des vers
J'ai rêvé : avec de très jolis mots, jamais pervers
J'ai rêvé : de pages blanches, où il n'y a rien à lire
J'ai rêvé : de rêves joyeux qui donnent le délire
J'ai rêvé : de ceux qui ne sont plus, leur soleil pas oublié
J'ai rêvé : à l'ennui démentiel qui prive de vérité
J'ai rêvé : de grands esprits, de sylphides, de fées
J'ai rêvé : à cet espace dans le palais du ciel bleu d'éternité
J'ai rêvé : de ce que la curiosité donne en liberté
J'ai rêvé : d'être dans ce firmament dans ce bleu étoilé
J'ai rêvé : de tout cet infini qui torture les âmes
J'ai rêvé : de l'amour perdu pour qui brûle ma flamme
J'ai rêvé : je continue de rêver, je rêverai encore
J'ai rêvé : à la vie, à toutes les couleurs, ce n'est pas pléthore.











N° 0503

J'entends...


J'entends le vent dans l'air
Son murmure file vers la mer
Il glisse par dessus les monts
S'amuse à contourner les vallons
Les nuages se déchirent et culbutent
Sur la montagne font une chute
D'autres se cachent dans la vallée
Une pause pour se faire oublier
Mais la bise cette maligne
Tourbillonne les déracine
Le ciel observe incrédule
La toison des nuées qui circule
Caressant au passage les dunes
Pâles sous la clarté de la lune
Jouant à cache cache au fond de l'horizon
Sur le souffle du vent en passion
Cet aquilon un ténor à la voix qui pleure
Fouette au hasard les demeures
Il monte et descend dans l'air
Ses vocalises font des vagues sur la mer
Il agite il s'agite sur les arbres, sur les branches
Il siffle comme le ferait une douce pervenche
J'entends le vent dans l'air
Il joue tous les grands airs.











N° 0504

Elle me regarde...


Elle me regarde et me surveille
Sans un mot, sur moi elle veille
La compagne le soir de mes nuits
Sa présence éclaire mes écrits
Je sens sur moi sa douce lumière
Même si je ne lui adresse pas de prières
Elle reste figée dans son coin
Pour lire aussi d'elle j'ai son besoin
Son silence, un réconfort apaisant
Même si je sens son regard pesant
Elle regarde par dessus mon épaule
Parfois danse sans musique créole
Sur le mur je vois son ombre
Car son dessin est bien plus sombre
Ecrire en sa compagnie : douceur
C'est la lampe bleu du bonheur
C'est ma première et fidèle lectrice
Elle se dit être mon admiratrice
De mes écrits je lui réserve la primeur
Moi, elle m'éclaire de son bonheur.











N° 0505

Une goutte d'eau...


Une goutte d'eau, perle dans ma main
Silencieuse et douce, cherche son chemin
Elle a perdu sa course à la source des bois
Tremblante dans ma main, en regardant mes doigts
Inconsciemment la voilà isolée au loin
Sans vouloir lui briser l'onde de son destin
La voilà qui pleure, mon cœur est triste
Elle tourne en rond, son doux regard insiste
A implorer mon aide, son œil fait silence
Elle caresse ma peau, d'une douceur immense
Tout son être frémi, d'une manière étrange
Livide, transparente, belle comme un ange
Cette goutte d'eau dans un creux se blottie
En implorant le ciel, de lui laisser la vie
Mon cœur bat la chamade, mon âme terrassée
Coule alors de mes yeux, des perles étoilés
Une à une, dessinent un tout petit ruisseau
Un éclair dans ses yeux, voilà ma goutte d'eau
Rejoindre frétillante, l'onde des vagues amies
En guise de remerciement, tendrement me sourie
Je sais depuis, qu'une larme, entend les cris
De toutes les gouttes d'eau qui pleurent pour la vie.











N° 0506

A la source...


A la source des étoiles
Mon âme lève le voile
Coule douce lumière
De sa clarté j'espère
A la source des étoiles
La douceur qui s'étale
Tout le noir perd sa trace
Dans le tain de sa glace
A la source des étoiles
L'esprit rebelle se dévoile
Sans l'ombre d'un doute
Signe la lumière qu'il déroute
A la source des étoiles
La blancheur de la voile
Dessine la voie lactée
Dans le ciel étoilé
A la source des étoiles
Des astres en cabale
Dans l'azur immobile du temps
Rayonnent les âmes du présent
A la source des étoiles
Tous les destins du monde
Brillent et s'inondent
Dans la lumière en noir
De la couleur d'espoir
Dans l'iris des yeux
Du plus beau diamant bleu
A la source des étoiles
Sur le chemin de la vie
Au plus lointain infini
Aux portes mal définis
S'ouvre la lumière du paradis.











N° 0507

Je me suis endormi...


La je me suis endormi cette nuit : fenêtre ouverte
Un air frais me réveille, et me tire : alerte
J'ouvre les yeux, voir les étoiles du soir
Resplendissantes dans ce ciel : un miroir
Elles scintillent à l'infini : charmantes
L'aquilon qui s'enfuit, emporte la tourmente
Ces astres éclatants, font des nuées de duvet
Tous me sourient aux yeux, de leur clarté
Je croyais voir mon âme au travers de ces perles
C'était comme une vague qui sur moi déferle
Il faisait nuit, très nuit, un noir présent en vain
Tout le ciel rayonnait d'un sourire divin
Une lueur argenté, là-haut sur la montagne blanche
Mettait un voile sur les cimes pour qu'elles se penchent
Des ombres debout sur tous ces escarpements
Contemplaient les étoiles, dans ce grand firmament
Comme les oiseaux célestes qui font des étincelles
Cette belle nuit immense, volait à tire d'ailes
Et moi dans ce beau rêve, je regardais briller
Toutes ces étoiles, vers qui mon cœur volait
Un ineffable amour emplissait mon esprit
De ces étoiles qui devenaient mes amies
Mon rêve, grâce à elles me conduisait au paradis
Avec tous ceux qui comme moi savoure la beauté de la nuit
Et aiment troubler leur âme au delà de minuit.











N° 0508

J'ai Laissé croire...


Je laisse croire au temps, avec ses bruits sublimes
Ce qui pénètre au cœur de ses parfums intimes
Toutes les fleurs de la terre, dans les flots les plus beaux
Montent d'un doux parfum, aux chansons des oiseaux
Pour que nos cœurs s'épanchent à la source éternelle
De toutes les mélodies, du chant des hirondelles
Dans le souffle céleste, qui descend en ce lieu
Germent les reflets, aux belles couleurs des cieux
Naîtrons alors les songes et toutes les chimères
Qui parlent au cœur des hommes, présent sur cette terre
L'arbre de lumière, sur les fleurs fécondées
Pose ses rayons ardents, aux jardins étoilés
Le ciel devient étoile, en même temps que les fleurs
C'est l'océan du temps où rayonne le bonheur
C'est l'heure du grand rêve, où dans ce temps suprême
Souffle l'éther calme, du ciel doré que l'on aime
Ainsi passe le temps dans les jardins de la vie
Sur les routes étoilés, par tous les cœurs ravis
Il n'y a plus rien à croire, sinon au chant du jour
Celui que les fleurs éclairent, du temps de leur amour.











N° 0509

Assis, les yeux fermés...


Assis, les yeux fermés, je cherche les ondes
Dans mon fort intérieur, des vérités profondes
Je regarde au loin, ce superbe horizon
Dont la couleur des fleurs, l'embaume sans un son
Je suis calme détendu, je ne vois point d'ombre
Venir sous les nuages qui règnent en nombre
Tout est calme dans la plaine et les monts argentés
Te cherche la raison où règne l'immensité
Sans être apaisé, le ciel me porte à croire
Qu'il peut briser des cœurs, sans vertu et sans gloire
Je ne confesse rien au seigneur, au dieu indulgent
Il ne faut jamais voir qu'un seul côté des choses
Sinon, on subit tout sans en savoir les causes
Il faut toujours voir à temps ce que mes yeux voient
Parce que toutes ces choses sont, ce qu'il faut qu'elles soient
La vie n'est que succession de pleurs et de chants
La nuit lui confirme, ce que sont les méchants
Le monde est immuable, jamais en harmonie
On s'y sent comme un atome dans une ombre infinie
Les jours, les mois, les années, sont des flots sur la mer
Qui passent sous le ciel bleu, avec des yeux amers
Je regarde au delà des moments de la vie
Du passé, du présent, l'œil garde ses envies
Rien ne le console à son âme résignée
Celle qui contemple l'ombre de son destin, dans cette immensité.











N° 0510

Je regarde...


Je regarde tes yeux
Le noir de tes cheveux
J'observe ton sourire
Je n'ai rien à dire
Croire à toute ta volonté
Pour te parer de volupté
Dégager autour de toi
Tout l'émoi d'un timbre de voix
Mais hélas voilà tu fermes
Oublie dans ce jour les cernes
Dommage le secret n'est pas dévoilé
Aurai-je souhaité dans ce jardin doré
Animer les matins de plaisirs enchantés?
Je répond : oui, mais hélas ne pas créer l'ambiance
Dans tes yeux, dans tes bras : une chance
Maintenir la paix dans ce jardin adoré
Pour un être de grande beauté
Je regarde tes yeux, le noir de tes cheveux
Garde ton sourire, et je peux te prédire
Que l'image de toiQui est gravée en moi
Suscitera toujours
Le meilleur de l'amour.











N° 0511

Ce soir, j'ai écouté...


Ce soir, j'écoute le silence
En brûlant quelques vers à mon esprit qui pense
Vous ne le verrez point brûler de belles flammes
Ce serait trop bruyant au bûcher de mon âme
Ni les voir danser dans l'âtre de mes yeux
Elles voleraient trop vite en retraite vers les cieux
Mon cœur tourmenté pleurerait de remords
De les avoir sacrifiés sans jamais avoir tort
Mais le poète zélé, laisse ramper ses pensées
Tapis dans son fauteuil aux antiques piétées
Son manuscrit s'entasse sur les pages de sa vie
Dont les reflets rayonnent des mots de ses soucis
La sérénité ne luit pas sur le front de Virgile
Il en oublie Homère, en admirant sa ville
Où les fumées de ses vers, sans joie, sans ignorance
Dessinent des reflets dont les flammes d'espérance
Pétillent dans l'océan du ciel, couvert de ses voiles
Tout en laissant passer, la lumière des étoiles
Sur un nouveau chemin, éclairé des vers du jour
Pour lire dans le silence, le destin d'une âme d'amour
Ce soir, j'ai écouté le silence.











N° 0512

Sur les marches...


Sur les marches du temps
Résonnent tous les moments
Dont nous parlent les pierres
Qui parlent dans des prières
Des contes passés de vies
Elles se racontent sans vie
Mais traduisent une expression
Touchent l'esprit de cette passion
Dans un silence de raison
L'oublie ne s'oublie pas
Il chante sous les pas
Des notes de vérités
Aux accents colorés
Des blanches et des grises
Sans qu'elles soient permises
Mais voilà la liberté
Savoir bien se raconter
De tout ce qui les a usées
Mais seul le témoignage
Les yeux gardent cette image
Celle d'un temps révolu
Qui s'expose à la vue
Je marche sur l'éternité
De ces marches animées
De ce temps du passé.











N° 0513

Aux yeux...


Aux yeux brillants, aux yeux éteints
Bercés par le souffle du matin
Chantent les rires enfantins
De leurs voix douces de satin
L'aube porte les frissons du chagrin
De ses belles couleurs d'airain
Les roses du jour brillent sans fin
Des boutons au cœur carmin
Dansent sur des fils de lin
Les pétales de leur destin
Les anges éblouis et malins
Les enlacent au ciel divin
Le diable reste sur sa faim
Sur les aiguilles du sapin
Toutes ses flammes du lointain
Eclairent l'horizon sans tain
Le ciel brille à nouveau serein
Sous le soleil son voisin
Les yeux brillent soudain
Errant comme des paladins
Aux yeux brillants, aux yeux éteints.











N° 0514

Poète...


Ô poète, ton cœur est en tempête
De ta nature inquiète
Par tes mots qui s'émiettent
Au vent vole ta plume
Sur l'eau rase l'écume
Ta voix fond dans la brume
L'oiseau chante perdu
Ton cœur ne l'entend plus
Ton sang n'a pas tout bu
Il coule pèle mêle
Sans battre de l'aile
Dans la nuit éternelle
Son flot n'a pas tout dit
Sur l'onde se replie
Dans la vague de l'oubli
Elle caresse l'île
Pour la rendre fertile
Un instant elle brille
Sans un éclair, sans un tonnerre
Les nuages se resserrent
La lumière s'éclaire
S'éclaire sur l'onde
Ou le monde s'inonde
Dans l'aube profonde
Fini le clair obscur
De ce jour devenu pur
A la couleur du ciel d'azur.











N° 0515

Une balade...


Une balade dans la campagne
Rêver au pays de cocagne
Mais au détour d'un chemin
Une surprise à ma main
Les bourriques dans le pré
Sous ce beau soleil d'été
Pour moi elles ont prises la pose
Sauf deux qui étaient moroses
Elles ont rompus les rangs
L'espace d'un instant
Elles ce sont mises à manifester
D'avoir perdues leurs libertés
Ces deux seules c'étaient syndiquées
Pas la cgt..ptdr, mais chez les bourricots
Hi han nous en avons plein le dos
Elles n'étaient pas fonctionnaires
Depuis tant d'années pas titulaires
Elles m'ont remis une pétition
Plein de hi han leurs solutions
Surtout êtres mieux traitées
Les laisser vivre dans la paix
Demain il me faudra vérifier
Si leurs revendications sont réalisés
Je ne suis que le médiateur
Qui ne souhaite que leur bonheur.











N° 0516

Les pierres parlent...


Les pierres parlent
Les pierres parlent des voix lointaines
Des murmures silencieux de leurs peines
Qui changent la couleur de leurs veines
Les pierres parlent…
Les pierres parlent de tout ce temps
Du règne de leur charme d'antan
Qui voyait s'embrasser les amants
Les pierres parlent…
Des averses de vents et de pluies
De toutes les tempêtes qui les ont polies
Pour se sécher enfin des froides pierreries
De toutes ces nuits sous les étoiles en rêveries
Les pierres parlent…
De ces moments dans les lunes sacrées
Les caresses nocturnes de ces monts étoilés
Transmettre l'amour universel de cette mer éclairée
Dans le clair de lune ou minuit ne sonnait jamais
Les pierres parlent…
Des chagrins, des amours, que le temps amène
Celui aussi ou les cœurs enlacés s'éprennent
Celui aussi ou les amis s'en vont laissant dans les veines
Toutes les couleurs de la nuit dans ses peines
Les pierres parlent…
La cantharide vibre sur les diamants éternels
Le clairon de la vie monte jusqu'au ciel
Les astres scintillent sur leurs cœurs de vermeil
Ciselant les chairs du ciment enchaînés
En éclairant le temps des amours libérés
Les pierres parlent…
Elles continuent à vivre sans liberté
Mais garde dans leurs cœurs les plaisirs démodés
Pomponnent leurs vieillesses en cachant leurs années
Transmettent à nos yeux le plaisir à se faire caresser
Gardent cette noblesse qui cache sa fierté
En vivant dans la lumière de ce ciel étoilé
Les pierres parlent…











N° 0517

La musique et l'amour...


La musique et l'amour ne sont que poésies
Le chant et la danse suivent l'harmonie
Vivre de ces essences des notes de la vie
Celle de la musique berce nôtre esprit
Emporte bien ailleurs sur la portée de l'oubli
Les blanches sont des "mi" les noires sont des "si"
Mais l'amour généreux à l'étoile des envies
Brille de mille feux tant que les yeux sourient
Mais se ferment les paupières et le "fa" qui finit
Brise le cœur des amants désunis
Le chant aux vocalises donne le "la" qui entraîne aussi
Une belle tonalité qui donne le "do" à la gamme suivie
Mais la danse éternelle trace le "ré" qui poursuit
La chasse sur le "sol" des volutes infinies
Le chant et la danse bercent nôtre vie
La musique et l'amour ne sont que des poésies
La maladie m'a privée du plaisir d'en jouer
Mais mon cœur continu à l'écouter
Mon dieu que la musique est douce
Je retiens tout mon souffle
Je suce aussi mon pouce
Mon cœur ne fait que s'enivrer
Mais nul ne peut en ignorer
De la qualité de ses bienfaits
Vibrer avec les violons
Mon dieu que des émotions
Les doigts qui caressent la harpe
Me laissent muet comme une carpe
Dés que le tambour résonne
Tout mon corps frissonne
Avec le timbre du vibraphone
Pour mieux profiter de la fête
J'écoute les notes de la clarinette
On peut toujours monter plus haut
Avec les notes du piano
On peut aussi faire alto
En accordant le saxo
Je me sens tout bizarre
Quand retenti la guitare
L'histoire se répète
Dés que j'entends la trompette
Je ne peux plus sortir un son
Dés que résonne l'accordéon
Mon dieu que d'émotions
Mais voilà je chancelle
Au son du violoncelle
Je suis déjà au paradis
Hélas la musique est finie.











N° 0518

La coline du Golgotha...


Non ce n'est pas la colline du Golgotha
Mais l'attrait naturel qui à attiré mes pas
L'attrait de ces croix à mes yeux divines
Dominent la vallée à l'aspect sublime
Cette vallée verdoyante celle ou je suis né
Voilà maintenant de très nombreuses années
Une vallée aux bocages de verdure charmeurs
Du haut de cette colline s'enivrer des senteurs
Voir venir la lumière au delà des montagnes
Magiques y sont les rêves du pays de cocagne
Une vision unique, rarissime et belle
Plus prés des étoiles elle y est éternelle
Avoir sous ses pieds la tour de Bénévent
Celle qui à Lesdiguières lui résista longtemps
Aujourd'hui recouverte d'arbres et de mousses
En frappant de mes pas le sol ainsi se trémousse
J'entends résonner l'écho des souvenirs séraphiques
Dans ce lieu accueillant de ses accents bibliques
La légende veut que sous ces croix dorme un vaut d'or
Le pendule s'y emballe sur l'or de ce décor
Je ferme les yeux mon esprit termine son rêve
Il était temps la réalité ne connaît pas de trêve
Non ce n'est pas la colline du Golgotha
Mais la magie de la vie toujours guidera mes pas.











N° 0519

Contemplation...


Je suis là sur le balcon à contempler les roses
Les dernières semblent s'accoupler avec des boutons qui osent
La jeunesse à toujours des élans prosaïques
Ces jolis petits boutons aux pointes magnifiques
Frissonnent sous la bise par qui ils se trémoussent
S'élèvent majestueux comme de jeunes pousses
Le ciel à mis ses douces prunelles d'azur
Pour mieux inonder ces roses au coeur pur
Le soleil les taquine et voilà que des flammes
S'éclaire sur les pétales qui en perdent leur âme
Une abeille qui passe semble hypnotisée
Dans cet instant magique au parfum éthéré
L'ombre s'enfuit éclairée par ce ciel bénit
Ondulant avec grâce sous cette douce mélodie
Des oiseaux qui sur les branches chantent en harmonie
Toute la joie est dans cette lumière en dentelles d'argent
Les roses aux couleurs de soie, rayonnent au firmament
L'immensité joyeuse se pare de son bleu éternel
Je ferme les yeux pour voir descendre la lumière du ciel.











N° 0520

J'écris...


J'écris sur page blanche
Des mots bleus froissés
Des doux vers qui s'épanchent
Sur d'arabesques clartés
Les mains s'agitent et composent
Des bouquets de fleurs dorées
L'harmonie créant l'osmose
Par les parfums à m'enivrer
J'écris sur page blanche
Je rêve en même temps
C'est un plaisir immense
Sur des étoiles d'argent
Mes yeux au ciel se penchent
Sur des lettres qui parfois dansent
J'écris sur des fleurs belles
Un doux parfum pour la vie
Aux âmes éternelles
La couleur du paradis
J'écris sur page blanche.











N° 0521

Prophète...


Prophète arrête les chantres des lutrins venimeux
Annihile les mots, les écrits des serpents, de ces gueux
Prophète de ta main, sauve moi des impurs démons
Je me prosterne, emporté par un tourbillon
Chasse cette horrible essaim grâce à l'aquilon
Ces infidèles aux vitraux noirs meurent du souffle d'étincelles
Leurs coups ne battrons plus ma vie tu as coupé leurs ailes
Mais de vilaines syllabes continuent et m'arrivent encore
Dans les ténèbres sombres sonnent le cor
Fais fuir les pachas, le vizir tant affreux
Dissipe mes nuées chagrines aux aspect nébuleux
Pour essuyer enfin les larmes de mes yeux
J'ai écouté, j'ai entendu le chant des sirènes
Frissonner de leurs clarinettes au sang de mes veines
Des souvenirs d'amitiés germe dans mon âme échauffée
Sous l'arbre de ma vie j'ai hurlé des vers d'une voix étouffée
En pleurant, en riant, j'ai imploré ma fée
Elle m'a parlée, elle m'a vue, la tête penchée
A la sève de mon arbre, les perles ont coulées
L'arc-en-ciel de mon âme dans la nuit sous ce ciel noir
S'est mis à battre dans mon cœur il a repris espoir
Mon âme apaisé revient dans la vallée
Rayonnant de lumière dans cet automne d'été.











N° 0522

Je me suis endormi...


Je me suis endormi, dans une nuit de rêves
Un bruit imposteur m'a coupé cette trêve
Mes yeux grands ouverts, ont vus l'étoile du soir
Au loin resplendissante dans ce grand velours noir
La bise un peu folle joue le rôle de l'amante
Caressant les nuages d'une douceur charmante
La lune en perle jaune s'élève à l'horizon
En apaisant la nuit de sa vague possession
Le ciel tout pâle souriait comme un gamin
D'un sourire étoilé qui scintillait en vain
Quelques nuages plissaient l'ombre sans voile
J'ai cru entendre une voix qui venait d'une étoile
Dans cet océan céleste l'écho était magique
Il semblait s'envoler dans l'infini mirifique
Guidé par une douce et mystérieuse voie lactée
Qui l'illuminait d'une grande lueur argentée
Dans ce navire noir, ou la voile était blanche
Le ciel était heureux d'écouter l'avalanche
Avalanche de mots qui emplissaient les cieux
Des mots qui n'étaient que d'amour, car c'était des mots bleus.











N° 0523

J'entends je vent...


J'entends le vent dans l'air
Son murmure file vers la mer
Il glisse par dessus les monts
S'amuse à contourner les vallons
Les nuages se déchirent et culbutent
Sur la montagne font une chute
D'autres se cachent dans la vallée
Une pause, pour se faire oublier
Mais la bise cette maligne
Tourbillonne, les déracine
Le ciel observe incrédule
La toison des nuées qui circule
Caressant au passage les dunes
Pâles, sous la clarté de la lune
Jouant à cache cache au fond de l'horizon
Sur le souffle du vent en passion
Cet aquilon : un ténor à la voix qui pleure
Fouette au hasard les demeures
Il monte et descend dans l'air
Ses vocalises font des vagues sur la mer
Il agite, il s'agite sur les arbres, sur les branches
Il siffle comme le ferait une douce pervenche
J'entends le vent dans l'air
Il joue tous les grands airs.











N° 0524

J'ai vu pleurer...


J'ai vu pleurer la fleur
Ce n'était pas un rêve
A l'encre noire de son cœur
Il n'y avait point de trêve
J'ai vu monter la fièvre
Sur ses pétales de velours
Même en noir elles restent altières
Dans la lumière du jour
J'ai vu les perles briller
Dans un écrin d'amour
Comme un lac argenté
Où l'astre divin fait sa cour
J'ai vu ce bleu sombre des yeux
Dans l'ombre d'azur du soir
Sous la pluie et le vent des cieux
Porter les rayons de l'espoir
J'ai vu Orphée, oublier Eurydice
Comme un chevalier oubliant son serment
Le temps ne cache plus l'onde en maléfice
Séparer à vie le cœur de deux amants
J'ai vu pleurer la fleur
Mettre sur son cœur le voile
En gardant sur son sein la lueur
Des flots de son étoile
J'ai vu.











N° 0525

Ce soir, le lac...


Ce soir le lac a pris un aspect biblique
Il affiche sa croix, elle flotte: mirifique
Au fond de cet azur immobile et froid
Passe dans ce ciel bleu, un silence d'émois
C'est une porte ouverte vers le grand fond sublime
Dans les entrailles glacées, de ses étoiles intimes
Le miroir de l'eau reflète son tain bleu
On croit y voir s'ouvrir, une porte des cieux
Les yeux se penchent sur cette lueur d'éden
Au silence profond des âmes qui restent zen
Dans cet archipel à la splendeur divine
Qui se colore en bleu, celui que le ciel dessine
Le bercement de l'eau, dans ce bleu éternel et serein
Monte au front des déesses, dans ce marbre romain
C'est une vision à l'onde : sans vitrail, sans fantômes
Mais le calme froid, tremble dans tout ce royaume
Tout se confond, tout se fond, dans ce bleu de mystère
L'immuable est un tout sur ce lac de la terre.











N° 0526

Le rêve en bleu...


J'ai fais un rêve en bleu
Dans les étoiles de tes yeux
La terre entière était en bleu
Le vent du ciel au souffle soyeux
Sur mon cœur coulait tout bleu
J'ai fais un rêve en bleu
La neige aux nuages des cieux
Tombait en grappes de flocons bleus
L'horizon était plein de frissons lumineux
On aurait dit une autre vie, autre temps, autre lieu
J'ai fais un rêve en bleu
Mon cœur s'embrasait de tes baisers capiteux
Ta bouche sur mes lèvres : orage chaleureux
Tempête de vagues au goût savoureux
L'écume palpitante surfait d'un élan délicieux
J'ai fais un rêve en bleu
Toute la nuit dans ton ombre heureux
Les étoiles du ciel scintillaient en bleu
Les lueurs, les rayons de lumière de tes yeux
Eclairaient l'horizon d'un éblouissant bleu
J'ai fais un rêve en bleu
Une nuit dans tes bras au ciel amoureux
J'embrassais toutes les roses bleues
Toutes ouvraient leurs cœurs pour le mien heureux
De battre s'en est arrêté inondé par le bleu
J'ai fais un rêve en bleu.











N° 0527

L'âme...


Mon âme est
Où je ne peux pas être
Complote avec mes pensées
Je n'en suis plus maître
S'enterre dans la nuit
Sans voir l'aube naître
Du bleu elle se nourrit
Dans tout ce ciel rupestre
S'exile sans mourir
Par delà les fenêtres
Brûle de ses désirs
Même dans les ténèbres
Ses pensées : l'aventure
Au palais des pilastres
Se calme par la nature
En admirant les astres
Tristesse sans peur
Sur le temps des désastres
Aux coups de sang du cœur
Un bruit sourd en traître
Bourdonne au fond de l'horizon
En frissonne tout mon être
La force de la passion
Qui vibre à l'esprit d'albâtre
La liberté sublime les pensées
Flotte la plainte éternelle blanchâtre
L'âme sort des douleurs passées
A renaître de l'ombre jaunâtre
Aime l'étoile, aime douleur
Je t'aime libre azur de lumière
Pour toi je laisse battre mon cœur
Au temple des ombres de la terre.











N° 0528

La lune...


La lune mystérieuse cache sa lumière
Se laisse contempler, tout là haut belle et altière
Elle se cache un jour, éclaire mieux le lendemain
Dans le silence de la nuit, guide de notre chemin
Je l'attends, voir monter : calme, sereine et pure
Dans son palais de la nuit, dans sa brume obscure
Elle se blanchit comme une âme solitaire
Cette lampe de la nuit, ici sur cette terre
De sa clarté, blanche et limpide, elle inonde
Toute la terre, et l'obscurité du monde
En croissant, en quart, en demi, où ronde allume le ciel
Eclaire de son fanal solitaire et de ses rayons providentiels
Dévoile pudique sa grossesse qui illumine et luit
Dans les plus beaux sombres azurs de la nuit
Elle monte au flot du ciel par les étoiles :éclairée
Pour que ces nuits divines en soient fécondées.











N° 0529

J'ai trouvé...


J'ai trouvé mon rythme de croisière
Allongé sous le chêne des prières
Je vous laisse sur la photo en juger
Avec mon chapeau sur le bout du nez
De ma rose mon cœur s'enivre
Le voilà un peu au calme à vivre
Dans le silence de la nature
Mes pensées vers vous perdure
Mon esprit ne sait rien oublier
Surtout pas ceux qu'il sait aimer
Même dans les instants de solitude
Pour retrouver le bleu de plénitude
Les vents de l'air font flotter mes pensées
Le bleu du ciel s'évertue à les éclairer
Sur le chemin je lève le voile
Pour voir à nouveau le ciel d'étoiles
Qui éclairent les sentiers divins
Où se trouve la lumière du destin.











N° 0530

Aimer...


Aimer
Aimer, toujours aimer sans fin, aimer encore
Dans la sérénité des plus beaux astres d'or
Dans l'immensité obscure des horizons lointains
Les frissons étoilés, des baisers de chagrins
Aimer…
Aux lèvres des baisers d'amour illimité
Trouver enfin la paix dans ce ciel étoilé
Dans la pluie de fruits divins au pouvoir de l'amour
Tressaillir du néant des fleurs noires toujours
Aimer…
La soif de retrouver son amour éternel
Désir croissant du cœur la couleur du vermeil
Ivresse du temps des aurores écloses
Sourire du sang mêlé pour que naissent les roses
Aimer…
Le rêve se poursuit pour que les fleurs j'encense
Eternité des cieux dans leur senteurs immenses
La vision du silence dans l'écume du temps
S'abime dans l'univers les couleurs du présent
Aimer…
Aimer, aimer toujours, aimer sans fin, aimer encore
Les astres de la vie ouvrent les couleurs du trésor
Le trou noir de la vie, aux roses du décor
Brûle le cœur d'amour des flammes toutes en or
Aimer…











N° 0531

L'univers...


L'univers dans sa source lumineuse
Enivre mes yeux de sa lueur charmeuse
C'est la lampe magicienne du ciel
Qui illumine mon cœur de son bleu éternel
Mon âme s'abandonne conquise dans cet immensité
Un bonheur de lumière d'une douceur toute bleuté
Je ne marche plus, je vole la fièvre dans le silence
Ce n'est que du bonheur, pour un bonheur immense
C'est une grêle d'or bleu, dans un ciel mouvant
Mon cœur est flagellé, il tourbillonne au vent
Il se laisse emporter dans cet immense amour
Son sang pleure dans ces lueurs du jour
Il se remplit d'étoiles de ce bleu qui flamboie
Tous les astres pasteurs en sont remplis d'émois
Dans ce palais immense, plein de flammes bleues
Un instant, une fois encore, le cœur heureux
Vibre de mon étoile, le soleil de mes yeux
Mon cœur chante au ciel toutes les louanges
De cette lumière bleu, la lumière des anges.











N° 0532

Les souvenirs...


L'amas des souvenirs se disperse au vent
De tout ce qui fut nous, de tout notre vivant
Existons nous toujours, existons nous encore ?
L'air joue sur le présent, de ce qui est pléthore
Que nous reste-t-il de nos joies, de nos flammes
Qui vainement s'enlisent, au cœur de toutes les âmes
Tous les échos parlent et disent à haute voix
Ce que ressent le cœur qui vibre parfois
En coulant de son sang, à la couleur sensible
Car il ne chante pas, le calme des jours paisibles
Mais il garde pour lui toutes les choses secrètes
Dans les bois, de ses errances couleurs de ses retraites
Mais je vois flotter l'ombre qui marche sur nos pas
Ceux qui vont à la source en sanglotant tout bas
Sur les ruines vertueuses et les désillusions
Par ces âmes atteintes, par le temps des visions
Car il est des visions, où seul l'amour et l'ombre sont les mêmes
Sur le chemin de l'oasis, la retraite suprême
La nuit qui arrive fait lever tout le voile
Par ce vent de l'oubli dont brillent les étoiles
L'âme sombre enfin, car le temps va finir
Celui qui sort de l'ombre sacrée des souvenirs.











N° 0533

Vivre...


Vivre dans le noir, sans s'éclairer
Mes yeux ne cherchent plus l'amour ni la clarté
La lumière de la nuit reste profonde
Eclaire l'esprit qui du noir s'inonde
Tout s'éclaire dans la nuit, vision de l'absolu
Les trous noirs sans amours emplissent l'étendue
L'aquilon qui s'enfuit, avec lui la tourmente
Arrive la blancheur infinie et charmante
Astre éclatant de duvet dans le noir
Resplendit dans le ciel : ce beau miroir
Il fait nuit le navire noir étincelle
L'océan lui ressemble et se mire dans elle
Brille sur moïse, moi je brille sur Dante
Ma poésie est noire, une poésie ardente
Esprits penseurs, montrez à la tour les sentinelles
Les yeux s'éclairent, éteignent les prunelles
L'étoile noire du soir arrive la première
Un archange de liberté géante est sa lumière
Le caillou de feu brûle de l'or noir
Je croyais voir mon âme dans l'étoile du soir.











N° 0534

J'ai vu...


J'ai vu : et je me suis baigné dans les poèmes
J'ai vu : la mer infusée d'astres d'azurs blêmes
J'ai vu : des peintures bleutées en délires
J'ai vu : le rythme des jours bercés par la lyre
J'ai vu : les couleurs amères de l'amour
J'ai vu : se colorer des couleurs pas glamours
J'ai vu : j'ai vu le soleil tâché par ses ombres
J'ai vu : des rayons se multiplier en nombres
J'ai vu : dans la nuit bleue les neiges éblouies
J'ai vu : descendre jusqu'à la mer les sèves bleuies
J'ai vu : l'aube exalter un vol de milliers de colombes
J'ai vu : dans les cieux les éclairs qui inondent le monde
J'ai vu : la houle dans son hystérie, inonder les récifs
J'ai vu : les nuées poussées par les vents furieux et poussifs
J'ai vu : dans les rêves divins les plus belles Florides
J'ai vu : composer dans les yeux des arcs-en-ciel hybrides
J'ai vu : les hommes orgueilleux emportés par leurs flammes
J'ai vu : filer vers les étoiles parfumées toutes les âmes
J'ai vu : les jacinthes en azur dans un écrin fameux
J'ai vu : offrir des jolis cœurs à tous les amoureux
J'ai vu : dans les vertes prairies des myosotis étoilés
J'ai vu : s'offrir avec les muguets de beaux bouquets fleuris.











N° 0535

La neige blanche...


Orchestre philharmonique, symphonie blanche
Silence des notes sans couleurs, s'épanchent
L'écume immaculée arrive de là haut : le sort
Immensité de neiges, comme des flots d'or
Sous le seuil de l'antre, inondé de blanc
Ciselé les flancs blancs, découpes des tourments
Frissonnent fourrures, ombres bleus et grises
Pas de souffleur, pas d'erreurs en notes permises
Féerique aristocratie des ouates colorées
Cordons de soie, gaze de velours éclairées
Bouquets de satin, ondes dérobées
Immense palais de voiles en robe des champs
Douceur d'étoiles fleuries du ciel bleu et blanc
Rêve intense, chante la blanche nature
Aux arbres immaculés de blanches chevelures
Le manteau de velours de ces blanches étoiles
Au cœur de leur silence se tisse les voiles
Tout l'orchestre joue sur des notes blanches
Les yeux du bonheur, symphonies d'avalanches
Palais d'hiver, sentiers de blanc immaculé
Les yeux se désaltère de cette blancheur éthérée
Des milliers d'étoiles scintillent sous les pieds
Crissent et geignent, s'écrase la félicité
Comme le vieil Homère, je rabâche parfois
C'est la blancheur scintillante à l'onde des bois.











N° 0536

Ma volonté...


Ma volonté de vivre est passée par les fleurs
Je suis à la dernière pétale de mes couleurs
Une à une, le vent à décapité mes envies
Une seule aura connue un peu le paradis
Les autres sont à la terre décapitées de pleurs
Les rayons du soir ont perdus leurs couleurs
Perdus par le vertige et les forces du vent
Dans la noirceur des bois, aux fantômes présents
L'infortune se lit dans les nuits de ténèbres
Les ombres écoutent les pas des rumeurs célèbres
Elles ne parlent plus, mais vivent en secret
Sans bruits, dans le silence un peu éthéré
Sur les malheurs, les tortures sur les sillons voilés
Ma bouche n'a jamais vue passer les mensonges
Pour changer ses jours dans les lueurs de songes
Ce sont des pétales tristes, tristes effets, tristes causes
Elles n'ont pas connues de pitié, dans leur spectacle des choses
Les choses de la vie, de l'enfant, de l'homme, du poète
Pour ses pétales aux milles aspects de leurs corolles inquiètes
Elles se sont envolées, sans faire d'ombres, mais en s'écrasant
Brisées sans pitié, leurs cœurs délabrés en hurlant
L'espérance et l'amour, sourdes à toutes les prières
Ont contribuer à germer leurs maladies sur terre
Pour ses pétales perdues par tant de causes
La vie est sans pitié, au spectacle de toutes ces choses
La dernière pétale s'accroche au soleil de sa fleur
Pour qu'un peu des rayons fécondent son bonheur
Regarder encore un peu, éclore quelques roses
Contempler le cœur de son âme, faire un peu la pause
Dans un vague murmure, animer d'un air mystérieux
Voir à nouveau briller les perles dans ses yeux
Pour que vivent les pétales étoilées de la lumière des cieux.











N° 0537

Plus le temps passe...


Plus le temps passe, et moins j'oublie
Nos balades bonheurs qui nous ont réunies
La douceur de ta main, dans ma main une folie
Nos silences d'amour, dans la chaleur de la nuit
Les silences tout court, au cœur de nos envies
Admirer les étoiles dans ces immenses nuits
Le temps était trop court à satisfaire nos vies
Plus le temps passe, et moins j'oublie
Comment la vie nous a désunis
Comment elle nous a séparé, comment tu es partie
Tes yeux fermés par une cruelle maladie
La vérité à ton cœur n'a pas suffit
Je te l'ai dis, crié, hurlé, tu n'as pas compris
Les années ont passées, je suis toujours meurtri
Plus le temps passe, et moins j'oublie
Car je sais que tu sais : je ne t'ai jamais menti
Aujourd'hui plus que jamais je suis las et te dis :
Je t'aime, je t'aimerai, je t'aimai ainsi
Je t'aimerai toujours ce n'est pas poésie
Je ne te vois plus, mon sacrifice pas délit
Chaque jour avec toi je parle la voix de mon esprit
Plus le temps passe et moins j'oublie
Nous séparer dieu n'a pas réussi
Tu es toujours dans mon cœur, dans ma vie
Ce ne sont pas que des mots, mais vérité aussi
Je n'ai pas envie de tricher, pour moi tant pis
Regarde moi, parle moi, je t'en prie
Ai-je mérité ce silence, ce mépris
Plus le temps passe et moins j'oublie
J'ai joué le silence et bien des thérapies
Malgré toute ma volonté cela n'a pas suffit
Rien ne m'a guéri mon cœur aujourd'hui te l'écris
Mes nuits sont martyres écoute moi et lis
Je sais que tu me regarde, je me force, je te souri
Mais tu sais que dans mon cœur je pleure aussi
Je ne mérite pas plus que toi de vivre ainsi
Même si de ne plus me voir que de ton paradis
Je sais au fond de moi que tu souffres aussi
La vie pour toi, pour moi, a tout choisi
Aujourd'hui c'est moi le plus mal loti
Pour toi j'ai donné ma vie, dieu n'a pas voulu ainsi
Je n'ai plus envie de me battre alors je vie
Voilà je retourne dans les silences de ma vie
Plus le temps passe et moins j'oublie
A toi, pour toi, pour moi, je t'en prie…
J’entends ton cœur, écoute le mien aussi
Ils battent à l'unisson de nos nuits
C'est ta vie, c'est ma vie
Plus le temps passe et moins je l'oubli.











N° 0538

J'ai voulu...


J'ai voulu et osé me regarder en face
Là devant ce miroir, qui brille de glace
Me faire face avec tous les maux
Voir si l'homme que je suis est beau
Oh! non pas celui à la beauté physique
Sur ce point là je me moque de la musique
Au fur et à mesure j'avance mon visage
Petit à petit se tournent les pages
De ma vie : les malheurs, mes bonheurs
La couleur du miroir transparence des pleurs
Le tain cache le blanc du bonheur
Petit à petit je prend la peur
Mon front transpire de sa sueur
Petit à petit j'entends des voix
Les êtres aimés qui ne sont plus avec moi
Les regarder les yeux dans les yeux
Je ne vois que des visages heureux
Heureux d'avoir tourné avec moi
Des pages de vies pleines d'émois
Je n'arrive plus à voir cette glace
Mes yeux ne voulaient plus me faire face
Je reprend pied sur cette terre
Reprendre le cours de mes misères
Ne plus voir ceux que j'aime
Les retrouver plus tard finira la peine
Voilà que le miroir s'éclaire à nouveau
Sur la glace: des amie(s) dans ce cadre beau
Il y a aussi tous ceux qui m'ont trahi
J'ai pardonné mon cœur est gentil
Je vois tous les visages amie(s)
Des gens d'une grande qualité
Savent faire vibrer l'amour de l'amitié
Non je ne suis pas un modèle parfait
Si j'ai pu faire du mal, me pardonner
Ma devise : pardonner c'est aimer
Dans mon cœur je pu le réaliser
Fierté toute ma vie sur chemin de l'intégrité
C'est la meilleure route vers la liberté
Chaque heure qui à sonné j'ai détesté les mensonges
Il n'y que la vérité pour ne pas que les âmes ils rongent
Mais pour finir ce face à face au miroir de ma vie
Il m'a renvoyé une grande image pâlie
Normal je continu le combat de ma vie.











N° 0539

Je me parle...


Je me parle : je parle seul
Je me parle : en monologue, pas un recueil
Je me parle : à l'intérieur de moi même
Je me parle : en colère, je me fais une scène
Je me parle : je me fais même de la peine
Je me parle : parfois aussi je m'aime
Je me parle : me parler me fait du bien
Je me parle : même pour des petits rien
Je me parle : le jour et la nuit
Je me parle : de l'immense infini
Je me parle : à ceux du paradis
Je me parle : pour moi aussi
Je me parle : me faisant une prière
Je me parle : pour mon bien, pour mon frère
Je me parle : à voix basse sans arrêt
Je me parle : pourtant extérieurement, je me tais
Je me parle : la nuit je parle les yeux fermés
Je me parle : et je sais m'écouter
Je me parle : en silence
Je me parle : dire ce que je pense
Je me parle : en me voyant
Je me parle : les yeux fermés par moments
Je me parle : en me regardant en face
Je me parle : paupières baissées, devant la glace
Je me parle : de ma sacré vie
Je me parle : je vois tout ce que je me dis
Je me parle : je m'écoute
Je me parle : souvent, j'ai des doutes
Je me parle : sur tous les tons
Je me parle : je me réponds
Je me parle : je n'entends aucun son
Je me parle : je comprends tout
Je me parle : les petits rien je m'en fou
Je me parle : de mes amie(s), mes ennuis
Je me parle : même de ceux qui m'ont trahis
Je me parle : et je me dis : pas soucis
Je me parle : en écoutant mon cœur qui vit
Je me parle : à ceux qui ont du cœur
Je me parle : pour tous souhaits de bonheur
Je me parle : en laissant ma porte ouverte
Je me parle : ma main toujours prête
Je me parle : garder la volonté
Je me parle : tous vous retrouver
Je me parle : et je rêve
Je me parle : en dormant pas de trêve
Je me parle : maintenant
Je me parle : tout le temps.











N° 0540

Le chemin


Le chemin de mes pas chaque jour est charmant
Dans les ronces de fleurs ouvertes au firmament
Cela me fait oublier mes chagrins qui existent
Les fleurs et les oiseaux dans leurs chants suivent ma piste
De temps en temps l'ombre fait l'amour idylle de la nature
Quoi de plus naturel là dans toute cette verdure
Les arbres son recouverts de mousses riantes
De branches en branches qui s'enlacent, jouent les amantes
Mais c'est avec les fleurs que mon cœur lui se donne
Oubliant ses souffles amers et un instant s'abandonne
La bise un peu jalouse dans un souffle qui passe
Emporte en un seul coup tous ces délices en face
Mais l'air calme ses grands flots, et le charme revient
Les vagues sont terminées jusqu'au petit matin
La nuit qui va tomber en fermant ce grand jour
Va laisser liberté à tous ces petits amours
Le chemin tout doucement perd de sa lumière
Il est temps que je rejoigne à présent ma chaumière.











N° 0541

Le livre de mon cœur...


Le livre de mon cœur sur chaque page écrit
Tout ce que j'ai souffert, enduré et subit
J'ai perdu l'âge ou mon avant sourit
Je n'ai plus que des souvenirs en des actes gravés
Ou mes amours, mes deuils, ma jeunesse passée
Sont dans les plis de mon front, et creusent mes pensées
Je ne suis pas vieillard sans flammes dans les cheveux
Mais j'ai la lassitude à trouver la paix de mes yeux
Car il me faut cacher l'amour de mes douleurs
Dans un coin de ma scène où sont tous mes acteurs
Mon âme à vieillit de mille voix sans que je l'ignore
Par l'écho séraphique au ciel des cieux : sonore
Ma tête devient fournaise, mes yeux s'allument
Par le vent qui bouillonne dans mon air qui fume
Un souffle orageux annihile toutes mes défenses
Une feuille s'échappe sur l'arbre auquel je pense
Mon cœur s'imprègne de vous mes étoiles
Les perles de mon sang à vous aimer se voilent
Je suis plein de regrets, dormez, brillez mes étoiles
Mon cœur est mort, là où je vous ai veillées
L'aiguille de ma vie s'est arrêté de tourner
Oh! Femme, oh! Fille, oh !père, oh! Amis dans mes jours
Mon cœur flétri vous aimera toujours
Je sais d'où je viens, je sais où je vais aller
Dans ce vent d'azur de mon palais renversé
De cet impur destin en naissant condamné
Chacun en a sa part pour moi il est entier
De ce que mon âme a toujours détesté
Le poids des mots vivants et celui des mensonges
Fidèle à mon sang, à mes veines, à mes songes
Le livre de mon cœur sur chaque page écrit
Je vous direz peut être un jour que rien ne s'oublie.











N° 0542

Santé, il faut..


Mes pensées vagabondes à courir ou marcher
Mon esprit ne va que si mes jambes à s'agiter
Les vibrations sont transmises au cervelet
Qui les diluent et elles n'ont plus d'effets
Les sécrétions d'endorphines sont crées
La douleur disparaît jusqu'à vous faire planer
Le cœur voit ses battements s'accélérer
Produit plus de chaleur qu'il va transporter
Au cerveau les cellules plus oxygénées
Adrénaline accrue intellect développé
Système nerveux central siège des pensées
Vagabondes alors nos pensées en libertés
Montaigne je vais vous citer :
Mes pensées dorment si je les assois
Mon esprit ne va que si mes jambes s'agitent
Cela vaut bien un sacrifice : courir, ou marcher vite
Afin que nos pensées ne s'effritent
Pour vivre en toute sérénité
C'est déjà une liberté
A tous bonne santé
Je fais quand je le peux des kms à pieds
Pour ma vie sans laquelle il n'y a pas de liberté
En espérant la conserver.











N° 0543

Regarde mes mains...


Regarde mes mains qui tremblent
Sur mon cœur elles rêvent ensembles
Ma lumière sépare et divise mon ombre
Mes yeux fouillent fixement la pénombre
Ces prunelles ardentes ingénues, étoilées
Laissent passer l'argent de cette âme troublée
Dans ce chant de luth, vibrant de parfums intimes
Dans le souffle céleste de mon esprit sublime
C'est la vie irréelle par les fleurs fécondée
Dont les rayons du soleil donnent la douceur sacrée
Au dieu qui connaît la fin du chemin de ma vie
Oh! Dieu tes ténèbres à mes yeux éblouis
Par cette voie lactée à l'aurore boréale
Donne des parfums d'orchidées à ces couleurs estivales
Embrase le silence dans des douceurs extrêmes
Les diamants éternels à mes yeux un peu blêmes
Brillent sur mon cœur d'or qui brille toujours pour elle
L'amour est dans ces yeux la lumière éternelle
Le soir est si profond qu'il éclaire ma vie
L'iris hypnotisant mon cœur au paradis
Le soleil sur tes cheveux tisse des fils d'or
Toujours à l'infini je t'aimerai encor
Je touche l'infini et toi l'éternité
Dans cette immensité continuons à nous aimer.











N° 0544

Le pigeonnier...


Le pigeonnier que je vois tous les jours est charmant
Seul au fond des bois, seul sous le firmament
Plein d'écorces et de bois, c'est un sourire triste
Il me fait oublier que cette vie existe
Sans les bruits de la ville où vrombissent les moteurs
Je ne saurai plus là, que d'autres vives ailleurs
L'ombre des sous bois fait l'amour, idylle surnaturelle
Un écureuil qui rit, avec ses noisettes se querelle
Une petite mare est là, riante à sa surface
Prend des airs de flots quand une feuille y passe
Le crépuscule s'étend sur les arbres un peu gris
Avec des ailes de fantômes, telle une chauve-souris
Je n’entends plus au loin, à travers les taillis
Le moindre souffle de vent, ni celui d'une vie
Je m'appuie au grand frêne, rêve à l'infini
Sans voir les nuages que la vie à bénie
Je regarde le lever de la lune triomphale
L'ombre tremble et s'enfuit sous cette rafale
Dans l'obscur tremblement de tout cet horizon
La nature reste calme et rêve de ses saisons
Sur les arbres découpés comme des spectres hideux
Pas d'amour, seulement l'immensité des cieux
Au miroir de l'étang se mire en onde ouverte
L'eau en frissonne dans la nuit de cette découverte
Dans la sérénité des sombres astres en or
Qui saura aimer, sans fin aimer, aimer toujours encor
La paix une vertu, d'espérances éternelles
Ainsi je parle à haute voix d'une voix solennelle
Je me dis : je vis, suis béni, pauvre, ou maudit
Un jour je disparaîtrai au soleil de ma vie.











N° 0545

Quand le soleil...


Quand se lève le soleil
Dans ses flots d'or et d'argent
Le temps devient merveille
Et filtre notre présent
La douceur du temps qui passe
Pleure les brumes du matin
L'ombre glisse et se prélasse
Sur les forêts du lointain
La brise s'éclaire de la mouillée
Dans la plaine elle s'enfuit
Traîne sur les herbes rouillées
Sans que s'échappe le moindre bruit
L'ombre a éteint sa lampe
Sur la plaine et dans les monts
Déjà elle glisse sur la rampe
Le vent l'enroule en tourbillon
Elle a perdue toutes ses ailes
Son espace en devient vide
Sans le chant des hirondelles
Dans l'air des notes blanches livides
J'entends chanter les montagnes
Il n'y a plus d'ombres autour de moi
Un vent violent souffle sur la campagne
En tremblent les cloches du beffroi
Quand se lève le soleil
Ses flots tissent la grand voile
Où se baigne le lac des merveilles
Au grand matin de ses étoiles
La lampe du ciel éclaire la terre
Splendeur immense de l'infini
A la gloire du soleil sa lumière
Dans l'océan bleu du paradis
Ce matin mon soleil se lève
Sur ses rayons s'éclaire mon cœur
Mon paradis au ciel m'emmène
Sur le chemin du bleu bonheur.











N° 0546

Dans les jours...


Dans les jours que l'on vit, ce que j'aime le mieux
C'est la dernière minute
Irisée de la nuit, qui s'ouvre enfin et enchante les yeux
En fermant cette lutte
Seul le chant des flots divins fait entendre sa voix,
Et les oiseaux ravis
Murmurent dans la forêt, sur les branches feuillées des bois,
Leurs notes infinis
Un instant, mon esprit bercé de ses mélodies, vient à s'assoupir
Un nouvel oiseau vole
Tandis que dans mon cœur enflammé, le temps pose des
Soupirs en silence, sans paroles
Le souffle du vent, effleure à peine les notes du souvenir
Quelques larmes de peines coulent alors les perles du chagrin,
Pour tout le temps souffrir au sang bleu des veines
Ces veines, qui savent silencieuses, courir et porter les douleurs
Même les regrets moroses l'esprit, ne compose plus les bouquets
Par les plus belles des fleurs par pitié des roses
C'est le déclin du temps qui chancelle, à l'aube de la nuit
Le cœur flotte toujours
Personne ne le plaint, personne n'a de pitié pour sa vie
Il souffre toujours d'amour.











N° 0547

Demain...


Demain dés l'aube, je poserai mes roses
Sur ton front engourdi, celui qui tient la pose
Dans ton ombre parfumée, tu recevras mon âme
Epuisée, morne, par les veines au sang de ses larmes
Debout, mais incliné sur tes yeux du mystère
Je continue ma vie, sans ton bleu sur la terre
Je souffre, je travaille à l'esprit des mes pensées
Mais je ne veux pas que l'on rit, devant mes mains croisées
Croisées sur ton visage, à protéger ta nuit
Celle qui s'arrête à mon aube, celle où je n'ai pas dormi
Sur le jour qui se lève, je cacherai ma nuit
Sur le masque de mes yeux, qui restent encore en vie
Maintenant, mon regard ne s'ouvre pas entier
Pour ne pas tout voir les couleurs de mes plaies
Je vie, je parle, j'ai ton ciel dans mes yeux
Mon âme dans sa tempête, lorgne toujours les cieux
Je mêle mes pensées, à ma passion troublée
Je t'aime, on s'est aimés, sous ce ciel étoilé
Tu étais ce doux astre, tu étais ma douce fée
La passion de tes roses, sur tes yeux enchantés
Ceux qui de ma vie aussi seront dans l'éternité.











N° 0548

Oh ! Bel arbre...


Oh! Bel arbre de montagne tu connais bien mon âme
Tu fais des envieux, ceux qui passent te blâme
Seul sur cette hauteur, tu me regarde en rêvant
Mais tu me reconnais, car tu me vois souvent
Tu sais cette grosse pierre, où je m'assois en été
Ta sève, une humble goutte en étoile y est tombé
Les nuages t'admirent, parfois te cachent le jour
Cette contemplation emplit ton cœur d'amour
Tu me vois souvent dans cette vallée de verdure
Je te dis tous les mots de mon esprit nature
Je pose des questions à tes rameaux palpitants
Mon regard te poursuit et t'admire en même temps
Attentif à tes bruits qui me parlent un peu
Oh ! Bel arbre, tu vois fuir l'homme qui vient chercher dieu
Tes feuilles qui tressaillent à la pointe des branches
Couvent un seul nid qui sème ses plumes blanches
Oh ! Bel arbre gris où vert, parfois sombre, parfois doux
Tu sais que je suis de tout mon cœur présent avec vous
Comme au ciel, avec ton cœur, ton culte à dieu s'élance
Je rêve de l'oubli, comme vous dans le silence
Seules sur quelques ravins s'entendent des sources vives
Sur tes branches les petits oiseaux, jouent aux convives
Quand je suis avec, et prés de toi, arbre de grands bois
Tu m'entoure, me cache, me parle et me donne ta foi
Avec toi dans la solitude, je rentre sur moi même
Je sens quelqu'un de grand, qui m'écoute et qui m'aime
J'ai découvert ton aura, tu ne peux l'ignorer
Mes yeux se ferment, et avec toi je peux rêver
Sous ton auguste branchage solitaire
Ton ombre, ta verdure, partagent mon mystère
Celui que la vie m'a obligée à vivre, un jour d'été
Découvrir ma vie, dans toute cette immensité
Cachés au fond de son cœur et la vie n'est plus belle
On écoute la chanson de la vie, ode mystique
On écoute l'hymne de la vie ode séraphique











N° 0549

Dans le jour...


Dans le jour de mes nuits, je pars en solitaire
Je ferme les yeux, et je quitte la terre
Il n'y a plus de nuages, dans le bleu d'horizon
Je me sens transporté, par les astres profonds
Dans un silence, où nul bruit, même celui du vent
Ne retentit pas dans l'écho de ce temps
Le soir appelle les vagues de l'océan des cieux
Je sens un monde étrange, au pouvoir mystérieux
Je vois comme une douce arrivée de l'aurore
Je regarde, j'écoute, tout rayonne : comment ?
J'ignoreSous ce ciel éblouissant, je suis un être ébloui
De l'azur, de l'ombre, de la lumière qui fuit
Une brume cotonneuse à l'univers des yeux
C'est un royaume, c'est l'univers des cieux
Je m'aperçois au fond d'un rêve qui me poursuit
Comme un tourbillon, dans l'ombre de la nuit
Dans les rayons du soir, la procession, d'ombres en voile blancs
Je me vois sortir du portail, sans mes pas, lentement
Dans cette innocente blancheur de véritables neiges
Qui me brûle les yeux, de ces étoiles d'arpèges
Je plonge dans la nuit, en voyage solitaire
J'ouvre les yeux, je ne vois plus la terre.











N° 0550

On m'a volé...


On m’a volé ma vie
Mon bonheur, mes amours, ms amis
Ce n’est pas moi qui ai vécu
Tous les autres m’ont vaincu
On m’a volé ma vie
Mon ombre a suivi
Je me suis perdu tout seul
En récurant les écueils
On m’a volé ma vie
En m’inondant de soucis
Je me suis volé moi-même
Mon cœur a toujours dit : aime
On m’a volé ma vie
Maintenant j’ai vieilli
Trop tard pour changer
Que vaut la liberté
On m’a volé ma vie
Le chagrin m’initie
Cacher ce qui m’a perdu
Depuis des lustres je ne suis plus
On m’a volé ma vie
L’amour m’a tout pris
Le chagrin m’a détruit
Je n’ai plus d’envie
On m’a volé ma vie
Mon étoile est partie
Je n’ai plus de vie
On m’a volé ma vie
De moi on a vécu
Je n’ai plus de salut
On continue ma vie
On a volé ma vie.











N° 0551

Lorsque...


Lorsque le jour s'évanouit
Dans l'ombre de la nuit
La forêt vient s'assoupir
Laisse flotter ses désirs
Un oiseau esseulé vole
Dans son chant de paroles
Au firmament, l'étoile du soir
Eclaire en douceur son miroir
Le noir jouit du plaisir de renaître
Les étoiles étincellent pour tous les êtres
L'astre de feu éclaire les pilastres
Dans les cendres noires errent les astres
Dans le vent soufflent: les elfes, les fées
Comme un indivisible essaim de démons délivrés
La lune à l'horizon perce les monts et les plaines
Par sa douce lumière à la pâleur souveraine
Venue du limpide océan, dans le miroir des étoiles
Dans cette grande mer, les nuages étirent le voile
La nuit se couche en chaussant toutes ses lumières
Dont tous les diamants viennent éclairer la terre.











N° 0552

Je ferme les yeux...


Je ferme les yeux et voyage dans le temps,
Je suis seul et je rêve souvent,
Mon esprit s’enfonce dans la rose de coeur,
Je succombe au parfum du bonheur,
Son charme agit et sèche mes larmes,
Je contemple alors le palais des âmes,
Une voûte immense couverte de roses,
Les étoiles une à une sur les coeurs se posent,
Un silence odorant caresse mon visage,
Instant magique je sens la présence d’un ange,
Mon coeur un instant a quitté la terre,
Mon ange a entendu mes prières,
Il sait que je ne peux pas vivre sans fleurs,
Surtout sans la rose de coeur.











N° 0553

Il fait sombre...


Il fait sombre, il fait gris
l'âme triste d'une après midi
seule la rose chasse l'ennui
de son cœur le mien en est épris
en écoutant la musique je vis
je ferme les yeux une envie
voler en silence vers l'infini
le rêve arrive mon esprit fuit
il a trouvé l'étoile de l'oubli
c'est un instant pris sur la vie.











N° 0554

Les roses oranges...


Où sont les anges ?
Dans le coeur des roses oranges,
C’est le temps des vendanges
De ce parfum au doux mélange,
Celui qui fait chanter les mésanges,
Le printemps aromal chasse les nuages,
Le ciel fiévreux joue avec les reflets des marécages,
Emportés par l’amour les nénuphars enragent,
Les anges surpris en oublient leurs âges,
Hypnotisés par les fragrances des rose oranges,
En chœur ils en chantent les louanges
Où sont les anges ?











N° 0555

Oh ! Treize Avril...


Ce matin comme chaque jour,
J’admire mes amours.
Ce matin deux bouquets,
Un de cinq un de huit étoilé,
Une nouvelle rose ce matin est née,
Dans les roses de mon coeur,
S’augmente mon bonheur,
Parfois aussi y ajoute des pleurs,
Dure est devenue la forge de mon coeur,
Elle s’est affranchie dans la douleur,
Mais elle n’oublie rien,
Le passé,le présent de ses liens,
La vie le veut ainsi,
Ce sera le destin de ma vie.











N° 0556

Le printemps...


Le ciel change sa couleur,
La terre distille d’autres odeurs.
Ici et là pointe une herbe verte,
La taupe fait ses petits tas de terre offerte.
Les branches couvrent leurs seins nus,
Cachent leurs petits bouts pointus.
Le vent du sud réchauffe l’atmosphère,
Efface la grisaille de l’hiver austère.
Les perces neige agitent leurs clochettes,
Les jonquilles se parent de jaune en fête,
Accrochent à leurs pieds des bouquets de violettes.
Les oiseaux excellent en vocalises,
Résonne le printemps au clocher de l’église.
C’est l’explosion florale d’un autre temps,
C’est le sacre du printemps.











N° 0557

Quand mon cœur...


Quand mon cœur quitte l’aube,
Au bout du chemin ton parfum se dérobe.
Le temps chasse la lueur,
Jusque au fond de mon cœur
Je garde le silence et je ferme les yeux,
Sous le poids de ton absence je me sens devenir vieux.
Le temps jamais ne se presse ,
Mais je garde le velours de ta tendresse.
Je ne cesse pas de vivre,
De cet amour qui nous enivre.
Je sais qu’un jour viendra où parmi les étoiles,
La douceur de tes mains déchirerons ce voile,
Qui te cache à mon cœur qui souffre et se déchire,
Vivre enfin dans cet au-delà qui porte mes délires.
Le temps s’arrête là ou commence la vie,
Et je découvre enfin les fleurs du paradis.











N° 0558

Je te contemple...


Je te contemple chaque jour,
Tu es le lien vers mes amours.
Le temps passe rien ne s’oublie,
Alors coulent les larmes de la vie.
Le soleil se noie dans ce sang qui se fige,
C’est le destin de l’homme:amour oblige.
Mon coeur est un palais flétri,
Trop de douleurs l’ont envahi.
Son ciel n’est pas serein seul son horizon,
S’apaise un peu devant les roses de sa passion.
Il ne chante plus quand vient l’aurore,
Même si a l’infini les roses il voit éclore.
Le jour noir sonne la liberté de lumière,
L’ombre de la nuit s’étend sur lui en cette terre.
Les étoiles son une grêle d’or dans son ciel,
C’est le seul cadeau que lui fait l’éternel,
Insuffisant pour la paix de ses jours
Alors il contemple le coeur des rose ses amours.











N° 0559

Maman...


Maman, je ne savais pas que : au paradis, il y avait un téléphone,
Maintenant, chaque jour, au moindre bruit j’attends que mon cœur sonne.
Je me souviens de tout, je n’oublie rien,
De toutes tes douleurs et de tous tes chagrins,
De toutes tes joies et de toutes tes peines,
Celles qui ont troublées le sang de tes veines.
Ton amour pour ceux trop tôt disparus,
Ceux qui t’on abandonné et que tu n’as plus vu
Ceux revenus trop tard tu ne les reconnaissais plus.
Tu es la plus belle rose de mon cœur,
Ton amour m’inondera toujours de bonheur
Déjà deux ans que tes yeux se sont éteints sur terre,
Vers toi aujourd’hui monte mes prières.
Sois heureuse là haut sur ton étoile
Je t’aime maman, des roses tu es la plus belle.
Je sais qu’un jour, de mes roses j’aurai le plus beau des bouquets,
Car je serai alors avec vous toutes pour l’éternité,
Ce sera le temps d’une autre vie pour toujours vous admirer
Mon cœur t’embrasse maman.











N° 0560

Silence dans la vie


Dans le silence de la vie,
Mon coeur multiplie les bruits.
Il aime, il a aimé, il aimera toujours.
Malgré le rouge intense de ses douleurs d’amour.
Souffrir de cette croix que l’on enterre en profondeur,
Par les flots tumultueux nourris de tant et tant de sueurs,
Rien ne l’arrête, il y a si peu de bonheur,
Qu’il ne voit pas l’écume blanche pâle et sans saveur.
Il y a le bruit que rythme le tambour,
Dans ce fort intérieur où se cache le socle du labour.
Les sillons ainsi creusés , labourent le vivant,
La charrue s’aiguise de tous les souffles du vent.
Ce vent ne sait pas trouver le calme des tempêtes,
Un profond désir, voir créer le silence qui se connecte.
Cette création cherche le jour de demain,
Pour que le meilleur se profile sur le chemin du destin.
La spirale s’éclaire sans se voiler la face,
L’hypocrisie s’invite fournie par les trois grâces.
Chacune à oublier ceux qui le chérissaient,
Mais chez qui la souffrance consume le verbe : aimer.
Ils en oublient trop vite l’amour qu’ils ont détruit.
C’est ainsi que l’on trucide les aïeux,
En laissant coucher le soleil sans eux.
J’ai suivi leur route en atténuant la pénombre,
Le sacrifice d’une vie ne guérit pas, alors il gronde,
L’oubli n’existe pas tant qu’il y a un souffle de vie,
La douleur vécu s’emporte vers l’infini,
Dans le silence qui règne sur la terre,
La profondeur du calme fait silence à la misère.











N° 0561

Vacances du cœur...


J’ai donné un peu des vacances à mon coeur,
Je suis partie dans la nuit du bonheur.
C’était la nuit des roses,
Dans les étoiles ont pris la pose.
Pour une fois l’univers n’était pas noir,
Il avait la belle couleur bleue de l’espoir.
Les roses brillaient de mille feux,
En éclairant le palais des cieux.
Une pleine lune en pétales d’or,
Mon coeur en frissonne encore.
Un doux parfum caressait mes joues,
De battre mon coeur vibrait comme un fou.
Dans son silence s’échappaient des notes de velours,
C’était celles des roses mes amours.











N° 0562

Rêves de nuit...


Les roses s’ennuient,
Dans le noir de leur nuit.
Leur coeur s’active,
D’une lumière vive.
De tendres fragrances,
Dans les airs se balancent.
De multiples odeurs,
Charment le sang des cœurs.
La magie de l’instant,
Chante sous le vent,
Caresse les clochers,
Qui font silence de sonner.
Les étoiles scintillent,
Tout l’univers brille.
Les roses s’ennuient,
Dans le noir de leur vie.











N° 0563

Dis-moi pourquoi ?...


Dieu dis moi pourquoi , petit à petit tu m’as tout pris ?
Dieu dis moi pourquoi tu m’obliges et je subis ?
Dieu dis moi pourquoi je reste seul et suis sans vie ?
Dieu dis moi pourquoi a tes yeux je suis maudit ?
Dieu dis moi pourquoi tu accables mon esprit ?
Dieu dis moi pourquoi dans le silence tu viens la nuit ?
Dieu dis moi pourquoi il faut que je reste ainsi ?
Dieu dis moi pourquoi petit à petit tu m’as tout pris
Dieu dis moi pourquoi toutes mes roses sont au paradis ?
Dieu dis moi pourquoi a genoux mon coeur te le demande aussi ?
Dieu regarde moi , dis moi pourquoi ?











N° 0564

La fin de l'automne...


La nature ferme les portes de l’automne
Une à une ses feuilles l’abandonne
Les belles couleurs d’une chaleur monotone
Tremblent sous le vent qui les chasse en personne
Les pauvres arbres commencent à avoir froid
Raides, noircit, frissonnent dans les bois
Les oiseaux malheureux sur les branches gazouillent
De leurs petites pattes doucement se gratouillent
La neige ce matin à blanchie toutes les cimes
Voilà que sur la toile l’hiver se dessine
Glisse sur le sentier les doux coussins de feuilles
Se chahutent dans la crisse, de celles qui veulent
Pour d’autres déjà l’humidité de fin
Mais elles ne pleurent pas sur leur triste destin
les volets mi-clos des couleurs de l’automne
Bercent mon cœur d’une langueur monotone
Le noir s’éclaire dans la nuit sans délires
La nature s’endort pour mieux vouloir revivre.











N° 0565

La nuit termine son sommeil...


La nuit termine son sommeil
L’aube se lève sans le son du réveil
Son calme et son silence ouvre les yeux
La douceur de l’aurore au front merveilleux
Le pastel mélodieux étale sa couleur
Sur le front de rosée qui chante le bonheur
Rien ne bouge, la nature éternelle s’étire
Paisible pâleur sur la brume qui délire
Un délire gracile pour un merveilleux rêve
Celui de la nuit qui termine sa trêve
L’aube ouvre sa lumière, attire le soleil
Qui au lit de la nuit rayonne de vermeil
Dessine dans le ciel tout l’horizon du jour
Odorant de fraîcheur, il porte son amour
Celui du diamant bleu, palais du firmament
Brillant de mille feux, la lumière du temps
Le cœur de la nuit bat du sang de sa toile
Le jour se lève, pour que vivent les étoiles.











N° 0566

La nature...


La nature palpite, vague verte et fleurie
Les oiseaux chantent au bord de leurs nids
Ici et là se mêle l'argent et l'or
Le ciel bleu un fond de toile au décor
Les montagnes s'éclairent de lumière en blanc
La terre se colore, s'irrigue d'eau pure au présent
Les papillons volent, errent comme dans les rêves
Les champs dans les couleurs montrent leurs fièvres
Les abeilles d'or continuent à butiner et chante
Ces buveuses de nectar en va et vient vers leurs ruches déchantent
Les branches dans leurs ébats continuent à vivre
Les arbres gonflés de lumière et de vie s'enivrent
Des bourdons audacieux aux fleurs proposent
Des ébats amoureux dont lui seul dispose
Toutes ces belles vies emplissent mon cœur d'amour
Le soleil brille rayonnant dans ses plus beaux jours
Cet appel de la vie au doux chant de lumière
Par l'éclat de diamant de ce bel astre solitaire
Parfums, couleurs, ombres des flots d'odeurs
Parfums, chaleur, lumière des flots de bonheur.











N° 0567

Réflexion automnale...


C'est l'automne , l'heure ou finit la verdure
L'heure du sommeil qui gagne la nature
Toujours moins de clarté , toujours moins de jour
L'heure ou les grandes herbes se balancent d'amour
Protègent les dernières fleurs des assauts de la bise
Qui frappe sans détours , au hasard , triste et indécise
Mais qui court lentement sur les pierres de brume
Créant des reflets aux broussailles qui sèchent une à une
Les marronniers tout bruns brillent au clair de lune
Dans ces moments là les voix du ciel font silence
Les yeux incrédules écoute cette absence
Les rayons du soir jouent de couleurs nostalgiques
L'air tremble pour sa vie d'un arc-en-ciel magnifique
Une douce clarté monotone se brise sur la forêt
C'est l'onde du soir qui tremble sur la mer enchanté
Cette mer qui s'endort sous la houle du temps
Bercée de mille pleurs d'écumes aux vagues de son amant.











N° 0568

La St Jean : Les Brandons...


C’est l’été du saint jean
Chaque année je redeviens enfant
Celui qui attendait avec passion
La soirée nocturne des brandons
Dans les journées qui précédaient la fête
Cueillir les bois de la bousillée : chouette
Le cœur dans mes pensées battait très fort
En récoltant toutes les branches de bois mort
Les aînés sur la colline là haut s’activaient
A composer un grand bucher de bois séché
Pour obtenir de belles flammes dans le brasier
Brasier autour duquel nous faisions la ronde en chantant
Puis le bucher dans un grand fracas en s’écroulant
Laissait ses braises dans un grand vacarme claquer
Tous dans la joie et délire ensembles à hurler
Une nuit de pleine lune où se brûlaient tous les visages
Cette incandescente lumière nous rendait très volages
Traverser le bucher en courant : pas sages
Pour une nuit, pour un autre temps
C’était permis pour l’été du saint jean.











N° 0569

Césame... Ouvre toi...


Spectacle éblouissant, je suis ébloui
Un décor de théâtre, sur la scène je suis
Dans un décor lunaire avec ses pointes rocheuses
La rouille s’étale sur les roches ténébreuses
Aux éperons rocheux les magnifiques glorieuses
Se dressent royales et conquérantes vers le ciel
Qui domine la grandeur de ces monts éternels
Savourant azur dans son palais silencieux
Dans son fond immobile bien au-delà des cieux
Spectacle visionnaire de création du monde
Un silence rayonnant aux couleurs d’outre tombe
J’admire ce panorama sous le vent enflammé
De ces pics centenaires par tant d’éternité.











N° 0570

Le soleil en rêve...


Le soleil astre de rêve, de tendresse et de vie
De son amour brûlant la terre en est ravie
Il répond à l’appel de cette nature vivante
Cette terre aux arbres muets, berçant l’oiseau qui chante
Cette terre berce aussi l’homme avec ces océans bleus
Comme elle aime les animaux, qui aiment aussi leur dieu
L’homme qui aime les roses, et fait croitre les blés
Se laisse bercer de tous les bois dorés
Cette immense splendeur : la richesse de cette nature
Dans laquelle tout chante, et où les fleuves murmures
Des chants de bonheur qui monte dans le jour
C’est le chant de la vie aussi le chant d’amour
Celui des plantes, des arbres arides qui soupirent la nuit
Tous des esprits rêveurs qui ne font pas de bruit
Seul, reste le poète au rayon de ses étoiles
Dans l’immensité du ciel qui peu à peu se voile
C’est l’infini mystère qui éclaire les yeux
Ce n’était qu’un rêve, il était merveilleux.











N° 0571

Mes yeux...


Mes yeux dans la vallée, ont des visions belles
Sur la forêt de mélèzes s’étirant à tire d’ailes
Magnifiques arbustes qui au soleil couchant
Colorent leurs épines d’un orange flamboyant
Les mélèzes aussi beaux qu’un vitrail gothique
Dominent fièrement la vallée, styles atypiques
Le pan de la montagne, d’un côté s’effondre
Pendant que l’autre s’éclaire dans la pénombre
Plus d’ombres dans le cœur, plus de soucis amers
Au plus profond de l’âme, ces arbres sont fiers
Le soleil qui décline, le soir rapide à le suivre
Les mélèzes pensifs, n’ont plus de temps à vivre
Leur trépas de couleur, s’arrête au couchant
L’horizon qui s’éteint brunira de leurs sangs
Le nuage et la brume, voile sans bruit
Le tourbillon de l’onde qui engendre la nuit.











N° 0572

L'automne s'aventure...


L’automne s’aventure doucement
Le bleu du ciel a changé son présent
Les meules du regain s’enroulent
Toutes cylindriques, même moule
L’odeur qui monte de la terre
Devient chaude aux narines entières
Camaïeu des foins coupés avec la terre
Odeur marron, vert, grège rien n’altère
L’harmonie du ciel et de la terre
Le calme qui tombe sur la nature
Plombe les senteurs qui perdurent
L’orange amère de la terre délavée
Noisettes de citronnelle des herbes séchées
L’amandine de l’air aux rayons du soleil
Douceur liquide d’un mélange de miel
Je ferme les yeux pour mieux goûter l’ivresse
Me saouler des odeurs avec délicatesse
Pigmentation de ces mélanges osés
Je foule cette terre fatiguée, épuisée
L’automne pousse vers la fin le bel été.











N° 0573

Le miroir de la montagne...


Le miroir de la montagne s’enfonce dans la nuit
Les ondes maléfiques tâche sont tain gris
Les neiges éternelles jouent le miroir à deux faces
Brillent sur le côté où se trouve la glace
Mais le ciel qui encadre cette immense nature
Retouche les couleurs, adoucit les plus dures
Mais la lune ce soir ne voit pas son miroir
Reste sous la terre qui augmente le noir
La nuit s’installe et gèle toute la vie
Plus rien n’éclaire le miroir de la nuit
Les sapins frissonnent, les aiguilles givrées
Le vent qui les caresse souffle la liberté
Glisse sur le miroir qui reflète la nuit
La montagne impassible prend son bain de minuit.











N° 0574

Couleur d'automne...


La nature est une grande dame merveilleuse
Elle use de ses charmes et se montre amoureuse
Ses sentiments peuvent aussi la faire rougir
Pour nous irradier du plus grand des plaisirs
Le coup de foudre existe , nôtre cœur bat la chamade
Devant une telle beauté , nos yeux en cavalcade
Jouissent de cette grande symphonie
Tout en finesse dans le silence , le rouge est mis
Les gammes chromatique des couleurs à présent
Domine nôtre âme qui folâtre maintenant
Nous voilà en extase là devant cette princesse
Qui à trouvée le point sensible de nos faiblesses
Le chant est si beau que le ciel ébloui
Illumine nôtre vie d'un merveilleux paradis
Les feuilles d'automne bercent le violon de mon cœur
Leurs douces mélodies glissent sur les cordes du bonheur.











N° 0575

Bal en bleu...


Dans un grand bal de bleu
Mon cœur toujours en feu
Flâner en cette vallée de montagne
Rêver sous mon chapeau du pays de cocagne
Dans ce bel océan au bleu phosphorescent
Règne l'apesanteur dans ce beau firmament
Sous un suprême soleil la montagne flamboie
Cette lumière sacrée m'inflige bien des émois
De ce filigrane bleu mon âme se couvre d'or
Comme celui du soleil qui illumine ce décor
Cette lampe du ciel dans cette montagne de lumière
Fait battre mon cœur au clair de cette terre
Dans cet archipel de splendeurs divines
Le soleil s'est noyé dans cette montagne sublime
Ma cantharide vibre à mon cœur amoureux
Dans ce palais de la terre qui est si prés de dieu
Dans ce grand bal de bleu
Mon cœur toujours en feu.











N° 0576

La montagne flambe...


Sur la montagne, le ciel s'est embrasé
Avec l'aide du soleil, de ses rayons éthérés
L'instant divin charme les yeux dans la vallée
Les nuages heureux, déchirent le voile de volupté
La lampe du ciel, sur l'horizon lointain ,vient éclairer
L'océan phosphorescent ,que l'astre du jour à abandonné
Dans une immense ascension de l'infini, à la couleur bleuté
Une lueur d'éden ,dans ce silence, profondément noyé et éclairé
Par ce palais de la terre si prés de dieu ou règne un ciel du soir illuminé
Les parfums, les sons, de toutes ces couleurs, sont divinement constellés
Emportés par l'amour de la terre et du ciel, qui composent leur éternité
L'horizon heureux s'éclaire d'une grêle d'or, aux nuages flagellés
Pour faire pleurer les yeux, d'une belle apesanteur colorée
La gloire du soleil, dieu divin, du soir sur le mont de piété
Le cœur chavire, silencieux par ce panthéon flambé
Les entrailles du soir s'ouvrent sur cette immensité
Elles vont vers l'infini tendresse du ciel coloré
Qui habille les yeux de tous ces flots étoilés
Vibre la cantharide au cœur du dieu zélé.











N° 0577

Le froid, la neige, les pensées...


Dans le froid qui sévit, mon cœur bat fantoche
Je tremble dans mon corps, les frissons me reprochent
La bise qui s'agite en arabesques folles
Pique, comme un démon, ce corps qui carambole
La face vague et blanche, l'œil fixe en ce lieu
Brûle d'un dernier rayon, comme l'oiseau de feu
Je suis glaçon dans un bal pas joyeux
Rêve des amis, autour de moi, au coin du feu
Mon regard reflète les frissons de mon âme
Comme si mon esprit avait éteint sa flamme
Et soudain, s'en allant comme l'oiseau qui passe
Abandonne son nid comme de guerre lasse
Dans ce froid qui sévit mon cœur joue de la lyre
Je ne pense plus à rien, pas même écouter l'eau vivre
Plus de lettres, plus de sons, à sortir de ma bouche
Des refrains de chanson aux amours peu farouches
Tremble mon corps de ses frissons pas mystères
Le froid m'a transformé en être solitaire
La clarté du dehors emplie toute mon âme
Des fantômes givrés s'amusent, je les blâme
La flamme qui crépite emplit mon cœur d'amour
La chaleur qui me berce a la douceur du velours
Velours qui miroite de belles couleurs du bleu
Celui que je vois avec le cœur, dans les cieux.











N° 0578

Le lac...


Le temps s'est arrêté sur le lac endormi
Pas un souffle, sur l'onde de sa vie
Les arbres incrédules font entre eux silence
Rien ne vient troubler le chant de cette absence
Le voile de ce temps à décoloré le bleu du ciel
Sans savoir si le dieu du moment est éternel
Il pleure en blanches nuées au palais des cieux
Les montagnes soucieuses de leur teint laiteux
Se concertent avec un calme glacial de douceur
Chacune y va de son petit mot de crainte et de peur
Le lac plonge au plus profond de ses couleurs
Pour éclairer ses voisines à retrouver les saveurs
De ce temps qui a disparu sans l'avoir annoncé
Pour faire prendre conscience qu'il faut un peu méditer
Sur le chant des notes qui composent la vie
Réaliser un véritable ensemble naturel d'harmonie
Le temps ne s'arrêtera jamais avec tendresse
Son horloge immortelle n'a aucune faiblesse.











N° 0579

Le lac pensant...


En ce jour de soleil calme et silencieux

J'ai regardé le lac en présence des cieux
J'ai observé les ondes dans cette immensité
Beauté, calme et silence j'ai écouté
J'ai entendu et vu ce que l'on voit en rêve
Mes pensées sont tombées sur la grève
Chacune avec une musique à la sonorité sans pareille
Cela arrivait de partout, et charmait mes oreilles
D'abord un bruit immense de vagues confuses
Plus vague était le vent dans les branches touffus
Des accords magnifiques aux suaves murmures
Chacun son style propre mais la note très pure
Là bas vers le fond un flux va se perdre dans l'ombre
Sur tout cet espace se cache malgré tout une pénombre
Qui va inonder la terre victime de sa vague immense
Rien ne se calme, les arbres ne font pas silence
Leurs souffles voguent dans l'air comme une harmonie
L'ensemble créant l'effet d'une belle symphonie
La terre et le lac s'épanchent jusqu'au ciel
Et les chants communs deviennent universel
J'ai médité alors, mon esprit s'est abîmé dans les flots
C'est l'heure de rentrer, mon cœur reste sur un îlot.











N° 0580

Le jour nait


Le jour naît de la nuit
L'aube pâle sans bruit
Le brouillard monte et fume
Dans l'aurore toute en brume
Une douce couleur d'airain
Empourpre le petit matin
La nuit enfin se couche
La rosée prend sa douche
Dans la clarté du ciel
S'annoncent les flots du soleil
Au loin le chant du coq en délire
Les oiseaux s'activent de leur lyre
L'horizon se berce des alcyons
Oubliant déjà les constellations
Les parfums montent des fleurs
Qui nous donnent le baiser du bonheur
Le jour enfin s'éveille
Sur nature, l'amie éternelle.











N° 0581

Le jour s'en va...


Le jour s’en va, la vision depuis ma chambre
Le chevalet en œuvre, tourné vers l’ambre
Tout blanc, tout rose, tout gris, tout noir
La nature qui s’endort ranime l’espoir
Le chevalet trépide et craque de son bois
Mes yeux fixés sur le ciel qui flamboie
Mes mains aux noirs pinceaux, fouilles les couleurs
S’activent fébriles, savourent le bonheur
Des lumières scintillent ici et là sur l’image
Mes mains, les yeux, assurent la mise en page
Rien ne vient troubler cet éden merveilleux
Aurore des couleurs qui montent vers les cieux
L’éternel a crée ce paysage superbe
La neige ouatée, le met en exergue
La nuit qui voile toute la ville
Laisse deviner des cimes en îles
Plein les yeux, plein la tête
Mon esprit amoureux est épris
Jouit de visionner un petit paradis
La nature : un spectacle filmé en couleur
Pellicule développée vers le bonheur
La gravure couleur sur cette toile
S’éclaire de la lumière des étoiles.











N° 0582

La nature souffre...


La nature souffre, le soleil à détruire
Les rayons brûlent sa verdure
Silence pesant s’installe en cette nature
Le repos qui commence en cette nuit d’été
Sera sans nul doute pour tous bien mérité
Pour nous remercier de notre bienveillance
Dispense ça et là toute sa présence
Choisissons les odeurs, multiplions les fleurs
Qu’à cela ne tienne, sans arrêt elles reviennent
Aussitôt dispensées, à nouveau relancées
Ce plaisir perpétuel ne trouvera son terme
Que si la lune vient :pâle et terne
Mais la bise s’est mise à souffler
Dame nature enfin à respirer
Retrouve peu à peu toute sa dignité
La voilà qui s’agite ici et là
Ne lorgnant pas vers l’au-delà
D’un côté : gamine se balance
De l’autre dessine une danse
Accroche quelques boutons de fleurs
Ce brin de fraîcheur lui redonne saveur
Pour se parer de sa beauté de la nuit
Redevient alors un véritable paradis.











N° 0583

Le brouillard...


Le brouillard blanc où noir prend d’austères plaisirs
Etouffer les montagnes et cacher leurs désirs
D’afficher les sommets des neiges éternelles
Qui scintillent sous le soleil aux diamants des plus belles
Le brouillard blanc et gris glisse doucement à dessin
Sur les cols, les arbres, les pins, et tous les sapins
Ce doux flocon cache le crépuscule de brume
Comme un long fantôme au flots des écumes
Le brouillard sur les monts est toujours soucieux
De rouler sur les arbustes en leur cachant les cieux
Accablés par la bise qui chasse ce manteau
découvrir la plaine et ses villages de bardeaux
Le brouillard joue des ombres aux rayons du soleil
Pour annoncer l’automne aux feuilles en sommeil
Tout s’endort sous la couette des couleurs vivantes
De la terre jusqu’au ciel au bleu vert de la menthe.











N° 0584

L'automne de septembre...


L'automne de septembre avec ses sanglots longs
Bien qu'ils soient monotones, glissent par dessus les ponts
La rosée du matin dessine des perles sur les feuillées
Les roses des jardins de leurs seins humectés
Se décolorent au jour des caresses mouillées
Les feuilles vertes de rage d'y être associées
S'abandonnent tristement sur leur jaune naissant
Se recroquevillent pour protéger leur sang
La vieillesse d'octobre trucide ce drôle de temps
De voir venir les longues nuits à grelotter de froid
Pleurer sous les brouillards à en perdre la foi
Sécher les larmes aux mouchoirs de couleurs
Se décorer de soleil en camaïeu des fleurs
Tomber avec désinvolture , grâce et abandon
Pour se faire écraser par de simples talons
Sans un mot, mais des cris, sans une larme
Perdre dans le silence la beauté de leurs âmes
Combien ne connaîtrons pas la rigueur de novembre
Qui ne va pas tarder à vouloir les surprendre
Les plus résistantes périrons dans le froid
Laissant leurs géniteurs en squelettes de bois
Ne cacheront rien de leurs intimes nudités
Les pauvres arbres tristes ainsi abandonnés
Mais voilà décembre et sa blanche neige étoilée
Dans d'immenses nuits autour du feu de cheminée
La nature en silence sous la couette ouatée
Repose le temps de ses nuits en rêvant à l'été.











N° 0585

Le bal de l'automne...


L'automne est un couturier créateur
Créateur de beautés en couleurs
Tous les tissus sont représentés
Du plus soyeux au plus lumineux
J'aime les camaïeux de bleus
Les mannequins sont tous superbes
Toutes les couleurs et toutes les races
Représentation faite avec allure et grâce
Du plus mince au plus grassouillet
Tous sont richement habillés
Le défilé élégant et multicolore
Chaque modèle me surprend encore
Une douce musique donne l'ambiance
Chaque mannequin son charme , son élégance
Les robes de la plus belle à la plus sophistiquée
Jusqu'à la robe majestueuse et étoilée
Sans doute la plus belle celle de la mariée
J'ai retenu pour mon amour une belle bleuté
Les yeux ce sont mis de suite à rêver.











N° 0586

La neige...


Il a neigé dans ma tête et dans mes yeux
La nature dans sa blancheur du merveilleux
L'automne éclatant s'est pris pour l'hiver
Son dernier jour en est devenu pervers
Mes yeux ont joués aux flocons de neige
A scintiller pour mieux créer des arpèges
Les chanter en fin cristaux d'allégresse
Voler sous le vent de blanches tendresses
Charmer les nuages d'ombres grisantes
Priver le grand astre du jour son rôle d'amante
Mon cœur est rempli d'étoiles qui flamboient
Les yeux sans arrêt sur le qui vive brillent d'émois
Me voilà un flocon volant dans des flots d'or
Qui sont attirés au loin vers l'horizon en décor
Dans cet archipel où s'est noyé le soleil sublime
Dans ce palais de la terre où se cachent les cimes
Des montagnes sacrées en blanc en formes divines
Consacrées par le dieu éternel dans ce grand lac des cygnes
La nature ce soir est recouverte de tous ces diamants
Mes yeux continuent à jouir de ce spectacle enivrant
Cette immensité consacre une vie pour un autre jour
Je me laisse emporter par ses paillettes de l'amour.











N° 0587

Piège...


Le soleil s'est fait piégé
Par la pieuvre d'araignée
Ses rayons sont prisonniers
Dans des tentacules survoltées
La lumière dans sa sombre journée
Souffre de se retrouver ainsi étouffée
Seule compensation son horizon bleuté
Lutte intense provoque une lumière éthérée
Le roi des astres se bat avec sa force sa volonté
La puissance du dieu de ciel se retrouve maîtrisée
Le temps lui parait long comme celui qui régit l'éternité
Mais le maître de l'univers fait feu de toute sa luminosité
Pas de flammes d'enfer mais la chaleur de l'éternelle flambée
Celle qui à sa surface fait briller le firmament de sa lumière étoilée
La lampe du ciel d'un coup de baguette magique vient enfin illuminer
Sa grande amie la terre pour lui faire retrouver sa divine couleur bleuté.











N° 0588

Magique nature...


La lampe du ciel à la montagne de lumière
Fait battre mon cœur, au clair de cette terre
Le soleil s'est noyé sur la montagne sublime
Cette lumière sacrée sur la neige en intime
Vibre la cantharide à mon cœur amoureux
Une grêle de roses est descendue des cieux
La montagne jouit de ce brasier de flammes
Le rose du soleil a inondé toutes les âmes
Par ce langage de fleurs les roses de la vie
Eclairent le soir dans le jour qui s'enfuit
Dans cet océan pastel de rose phosphorescent
Règne le silence d'or de ce beau firmament
Sous ce superbe voile la montagne flamboie
La fraîcheur du soir provoque tous les émois
L'aquilon du sang à mon cœur qui remonte
Multiplie à ce cœur des vagues qui l'emporte
Dans ce palais de la terre qui est si prés de dieu
Par des flots de velours qui colorent les cieux
Mes paupières deviennent des roses à l'iris de leur vie
Tandis que le ciel explose des couleurs divines du paradis.











N° 0589

Le brouillard...


Le brouillard erre d'un langoureux ennui
Entre les grands sapins verts, il flotte et s'extasie
Il fait frémir ces arbres, dans leurs grandes silhouettes vertes
Se tortille comme une couleuvre, dans le sable qu'il déserte
Parfois il perd pied, et glisse sur la colline en pente
L'aquilon son allié, le pousse comme une plante grimpante
Il plane , immense et libre , avec calme et volupté
Caresse les sapins, pour mieux les faire rêver
La nature l'enivre, il cherche je ne sais quoi
A étaler son gîte, comme un fantôme dans ses bois
Inanimé, il dort de ce sommeil en blanche solitude
Comme celui d'un roi, qui glisse dans ses turpitudes
Il plane immense dans sa nuée de pleine liberté
L'eau du torrent n'est pas épargnée de son aurore baignée
Les mousses ravis, gloussent sans se faire piéger
Le brouillard s'étire sans bruits, il s'est engourdi
Le voilà qu'il s'évanoui, les arbres retrouvent le soleil paradis.











N° 0590

Aller...


Aller à l'infini de sensations sublimes
Au panthéon de l'extase, pour un silence intime
L'ascension des rochers, victoire sur l'éternité
Atteindre le nirvana d'un bonheur illimité
S'ouvre aux yeux l'éden du divin océan
Dominer la montagne, mais pas le firmament
Une splendeur immense, silence de la vision
Savourer la gloire , du dieu de la passion
L'écho répond de ses ondes séraphiques
A la voix d'apesanteur, d'un cristal magnifique
Le rêve vaincu sur l'entrailles des rochers
Lever les bras au ciel, dans ce palais étoilé
De battre, le cœur s'arrête, dans cet instant sacré
L'astre devient ciel, la montagne devient soleil
Toucher son plafond sans dominer le ciel
Toutes les cloches sonnent à célébrer l'hymen
Sentir le cœur se fondre, le chœur chante amen
'homme se domine, le feu du divin l'enflamme
Il est seul dans ce divin archipel, seul avec son âme
II est joie, il est amour, il est félicité
Lui un instant le maître, le dieu sur le rocher.











N° 0591

La lune mystérieuse...


La lune mystérieuse cache sa lumière
Se laisse contempler tout là haut altière
Elles se cache aujourd’hui, éclairera demain
Dans le silence de la nuit guide notre chemin
Je l’attendrai monter, calme, sereine et pure
Dans son palais de nuit, derrière la brume obscure
Elle blanchit les âmes solitaires
Une lampe de la nuit ici sur cette terre
De sa clarté blanche, limpide, elle inonde
Toute la terre et l’obscurité du monde
Croissant, quart, demi, ronde, ne s’allume qu’au ciel
Eclaire de son fanal solitaire en rayons providentiels
Dévoile sa grossesse qui illumine la luit
Des plus beaux sombres azurs de la nuit.











N° 0592

Le jour...


Le jour quitte les cieux, laisse un transparent voile
Pas à pas au hasard pointe une étoile
La nuit colore son trône obscur du soir
Le crépuscule grisâtre meurt sur les montagnes en noir
Un coin du ciel reste bleu où rose sombre
Déjà le combat des couleurs du rouge dans l’ombre
Là-bas sur la ville les lumières étoilés
Brillent sur la cathédrale aux flèches dentelées
La ville et ses milliers de toits découpent l’horizon
Tout brille de blanc et de noir vu depuis mon balcon
Blanchâtres fumées au bout des cheminées
S’élèvent sur le front des maisons blasonnées
Des centaines de clartés à naître, luire tour à tour
Serpentent ici et là à tous les carrefours
La ville devant mes yeux s’allonge sur sa couche
S’étire, des soupirs s’échappent de sa bouche
Comme si très fatiguée je l’entendais gémir
Je la vois géante, devant mes yeux à s’endormir.











N° 0593

Le ciel se voile...


Le ciel se voile, le vent s’affole
La nature brûlée par le soleil rigole
Les drapeaux claquent au vent
La couleur de l’ombre assure le temps
Nostalgiques les nuées montent dans la vallée
Jouissent de la grisaille qui cache la vérité
Mais les yeux des oracles noirs
Clament l’orage sans autre espoir
Entre ciel et terre ce sera la guerre
Entendre le son du canon qui résonnait naguère
Les feux de la rampe l’horizon
Le noir lui va si bien qu’il protège son fond
Les éclairs eux au moins ne sont pas bruyants
Illuminent le ciel qui se déchire du néant
Le temps passe, la colère trépasse
La nature frissonne met de l’ordre sur place
Les nuages se dissipent en étirant leurs voiles
La lune nous rend visite en se couvrant d’étoiles
Tout doucement, tout redevient bleu et gris
Il est temps de refermer le parapluie
La nuit s’affirme enfin
Il est temps d’écrire le mot fin.











N° 0594

Les arbres...


Les arbres sont plus sages que les hommes
Ils bercent leur calme sous l'aquilon qui sonne
Du sapin au chêne entre eux jamais de haine
Debout , branches entremêles ils connaissent nos peines
Ils sont un royaume vivant des forêts éternelles
Se parlent entre eux sans se chercher querelles
Font silence au jour du chant des tourterelles
Les feuilles frissonnent à voir courir le torrent
Qui se presse volontaire en écumant son temps
Ces arbres de douceur aiment qu'on les caresse
Transmettent à nos mains toutes les tendresses
Ils cachent et protègent les oiseaux enchanteurs
Sous leurs feuillages résonnent les mélodies du bonheur
Etre sous l'ombre de ces bois un temps silencieux
J'aime tous ces arbres même s'ils me cachent les cieux.
Miserere.











N° 0595

La nature blanche...


Orchestre philharmonique, symphonie blanche
Silence des notes sans couleurs s’épanchent
L’écume immaculée arrive du nord
Immensité de neiges comme des flots d’or
Sous le seuil de l’antre, inondée de blanc
Ciselé les flancs blancs, découpes des tourments
Frissonnent fourrures, les ombres blanches et grises
Pas de souffleur, pas d’erreurs de notes permises
Féerique aristocratie des ouates colorées
Cordons de soie, gazes de velours éclairées
Bouquets de satin, ondes dérobées
Immense palais de voiles en robes des champs
Douceur fleurie d’étoiles du ciel blanc
Rêve intense, chante la blancheur nature
Aux arbres immaculés de grandes chevelures
Le manteau de velours de blanches étoiles
Au cœur du silence qui tisse les voiles
Tout l’orchestre joue sur des notes blanches
Les yeux du bonheur symphonies d’avalanches.











N° 0596

Tous les parfums...


Tous les parfums aux doux arômes,
Fleurissent dans mes pensées,
Quand mon cœur s’abandonne,
Sous le vent de l’amour, au parfum de l’automne.
Je pleure en silence, mais je ne suis qu’un homme,
Pas de honte à le dire, triste réalité,
Dieu l’a voulu ainsi, c’est bien le dogme.
Seul l’esprit pur peu sortir d’un rêve d’enfer,
Envouté comme il l’est, par ce parfum de soie,
Il en oublie le temps, emporté par cet éther,
Celui qui fait surfer l’onde des voix,
N’ayant point d’odeur, en restant hors du temps.
Elles sont bercées par ces fragrances de l’horizon perdu,
C’est le temps de la liberté qui ne dure que l’instant,
S’accordant à toutes, mêmes celles inconnues,
C’est un parfum d’amour à l’éternité infinie,
C’est la chanson du cœur, celui de la rose de sang,
La rose buveuse de rosée à mon cœur pour la vie.











N° 0597

Sous le vent...


Naître la rose sous le vent,
Mon cœur bat pour elle tout le temps,
Lui donne des baisers à chaque instant.
Mon sang applaudit avec la soif d’un cœur vaillant,
En recevant ce breuvage d’amour pieusement.
La cueillette des roses de la vie rouge sang,
Eclaire mon ciel d’une douce nuit, c’est charmant.
Toutes les étoiles scintillent au firmament,
Seule la rose m’enlace, nous voilà, amants.
C’est un jour pur de septembre vraiment,
Celui qui effeuille les pétales tendres d’antan.
J’ai soif de vie et de mourir au jardin du printemps.
Le soleil prolonge toutes choses pour la rose de son vivant,
C’est un double plaisir de voir naître la rose des vents.











N° 0598

Les Lys...


La nature est immense en âme de fleurs mêlées
Un paradis sur la terre de ces étoiles déployées
Le bel lys orangé s’élève majestueux
Eclaire de ces étoiles le jardin radieux
Une couronne d’or colore ces déesses
Les flots aux yeux de douces caresses
Poète prend ta lyre, étoile lève toi
Que ta divinité dicte un peu sa loi
Une douceur exquise enivrante beauté
Traîne vers toi le monde de mes pensées
Oh ! Beau lys ouvre ton cœur battant vers les cieux
Le soleil de tes flammes va en séduire dieu.











N° 0599

Les Pivoines...


Les pivoines sont de belles roses majestueuses
Blanches, roses, où pourpres : couleurs joyeuses
Valse leurs robes de belles crinolines
Dansent nos yeux devant leurs charmes intimes
Par le soleil qui joue à éclairer leurs flammes
La douceur de leurs ailes couve ces jeunes âmes
Elles sourient de l’éclat dont le ciel les décore
Sous les rayons du soleil qui luisent depuis l’aurore
Ces pivoines, des veuves sultanes sublimes
Au sérail des couleurs elles se pâment intimes
Reine de beautés dans la journée des étoiles
Seule la nuit les caresse en étalant son voile.











N° 0600

Printemps bleu


Gris, blanc, noir, marron le fond de la toile
Se colore du vert qui étale son voile
Le soleil égalise les nuances et les tons
Qui montent verdoyants partout sur les monts
Les montagnes jalouses se lavent de leur blanc
La neige amoureuse fond sous le soleil son amant
La vallée s’illumine, accroche ses lampions
Aux bourgeons des arbres, par million
Impatientes les jonquilles jaunissent de plaisir
Composant les bordures des jardins de loisirs
Les pelouses s’égayent de violettes impériales
Dont le chant des couleurs n’à pas de rivales
La mélodie du printemps joue ses notes joyeuses
Qui laisse entendre ses gammes amoureuses
La nature s’éveille sous ce bel arc en ciel
Festival de la vie orchestre du roi soleil
Ce soleil qui éclaire ces fleurs de la vie
Fait flotter les odeurs qui nous emportent au paradis.