N° 0401

Les automnes se suivent...


Les automnes se suivent et se ressemblent,
Un essaim de feuilles d’or tremblent,
Le temps une à une les enlace,
Leur éclat inonde l’espace,
Avant de quitter la terre,
Pour un voyage de lumière.
A la recherche du temps perdu,
Ecrasées sous des pieds inconnus.
Lorsque descend la nuit, de bien ’étranges choses,
Flottent vers l’horizon comme des pétales de roses
On croit voir des tâches de sang,
Couler sur les vagues de l’océan.
La terre et le ciel ensembles se désaltèrent,
Au suprême soleil qui se couche sur la terre.
La lampe du ciel déchire le voile,
Découvrant ainsi une chaîne d’or d’étoiles,
Elles vont errer dans la nuit au bal du ciel,
En se laissant bercer par les bras de l’éternel.











N° 0402

Oh ! Printemps...


Oh ! Printemps, comme tu est muet dans ton regard immense,
Avec la lumière du ciel, s’ouvrent des couleurs intenses,
Tu es la lampe de la terre,
Dans ton horizon solitaire.
Tu rayonnes sur les fleurs d’un sourire divin,
Sur les jonquilles étoilés d’or et les buissons d’airain.
Tu parades sur les champs de violettes,
Qui parfument la plaine au lampions de la fête.
Les bois immenses, en vert de frénésies,
Se caressent de branches en branches en couleurs fantaisies.
Les torrents grondent d’une voix joyeuse et profonde,
Le ciel y plonge pour en inonder le monde.
Dans cette espérance fraternelle d’amour et de liberté,
Printemps tu nous donne les rêves sans leur réalité.











N° 0403

La nuit...


Il est nuit, mais la nuit n’est pas close,
L’immensité est pleine d’ombres et l’on sent toute choses.
Cette ombre aux sérénités éternelles,
Gardienne des âmes les plus belles,
Guide les yeux dans ce noir étoilé,
La où se cache le divin sacré.
C’est un profond jardin rayonnant des étoiles,
Un jardin de rubis, de diamants sur sa toile.
On y voit la rose royale du ciel,
Eclairée d’un fil d’or, cadeau de l’éternel.
Il est nuit, mais la nuit rayonne de lumière,
Magnificence éclatante qui inonde la terre,
Sa flotte se déploie dans une pluie d’apparences,
Douce et fine, enchaînée à son âme d’espérance.











N° 0404

Le torrent...


Le torrent, dans sa transparence glacée,
Coule en silence, caressant les rochers.
Parfois tumultueux dans son écume éclatée,
Il déroule sa vie comme un inconnu, les yeux fermés.
A l’aveugle il inonde trompeur,
Avec son écume blanchâtre les truites qui ont peur.
La bouche ouverte, elles affrontent avec ardeur,
Ses courants sans vertus, pour un monde meilleur.
La souffrance et le froid dans cette onde suprême,
Eclaire leur vie dans leurs yeux clairs et blêmes.
Frissonnantes dans cette eau qui les traîne captives,
Un destin sans pitié pour ne plus qu’elles vivent,
L’onde piégeuse où guette le pêcheur,
Dans un silence transparent qui domptera ce cœur.
Alors épuisée, sans haine ni férocité,
Viendra la nuit cueillir le dernier souffle de liberté.











N° 0405

Oh ! Nature...


Oh sereine nature,
Ce matin des rayons ardents
Transpercent ton ombre obscure,
Par vent et soleil en doux frémissements.
Je jouis dans ton heure exquise,
Dans mon cœur par leurs caresses,
Des parfums perlés de la bise,
Un breuvage plein d’ivresses.
Partout flotte ce plaisir vermeil,
Nul ne vient troubler ce rayonnement,
Dans les yeux tournés vers le soleil,
Des massifs de roses au firmament,
Toutes les étoiles, facettes de beauté,
Déliant le nœud de l’âme,
Annoncent un printemps enchanté.
Ainsi toutes les fleurs en flammes,
Créeront un palais étincelant de vie,
Par la magie naissante venue du ciel,
Oh ! Nature de bonheur tu souries,
Parmi les fleurs soyeuses de l’éternel.











N° 0406

Estival...


A l’ombre du soleil,
Un doux vent de miel,
Colle la peau de l’esprit,
A pas lents et petits.
Les gouttes perlent au front,
Rêvent de glaçons,
Acides comme du citron.
C’est l’ombre au temps légère,
Dans sa pâleur douce et chère.
C’est dans l’été qu’il faut rêver,
Sous un doux feuillage adoré.











N° 0407

Ce soir, la bise...


Ce soir la bise s’est réveillée,
Par-dessus tous les clochers,
Telle la douceur d’un nouveau né,
Dispense des caresses aux tons frais.
Le soir n’est plus noir, il s’est auréolé,
Des vagues de l’espoir dans sa nuit étoilé,
Enivrantes fraîcheurs des pâleurs de Séléné,
Jaunissant l’horizon de cette belle nuit d’été,
Mais très en beauté de sa luminosité,
Qui charme l’iris des yeux ainsi hypnotisé.
C’est la nuit, c’est l’ivresse brillante de la voie lactée,
L’esprit s’auréole de ces jardins en roses d’éternité.











N° 0408

J'ai vu...


J’ai vu ce matin l’aube dans sa clarté blême,
Le jour qui vient lentement ressembler à lui-même,
Effaçant une à une la lueur des étoiles,
Rendre au ciel divin les couleurs de son voile.
Ce voile où peut se lire la fraîcheur de son âme,
Celle d’une belle fleur qui se pare de flammes,
S’épanouissant candide de nuances immortelles,
Pour enivrer le cœur des roses toujours plus belles.
Peu à peu, l’astre divin dessine ses rayons de lumière,
S’épanchant lumineux sur tous les êtres de la terre.
Partout il brille en perles et diamants sur l’herbe en rosée,
Faisant tressaillir le ruisseau qui court sur les pierres roulées.
La nature s’éveille dans les couleurs de ses bruits,
Le jour ne tousse plus, s’éclaire de sa douce nuit,
J’ai vu s’éclairer l’aube d’un beau matin,
Au fond de l’horizon se cachaient les anges du destin.











N° 0409

Les soirs...


Les soirs d’été, les soirs de nuit,
Ceux où la chaleur sévit,
J’écoute chanter une mélodie,
Celle impalpable qui me séduit,
Telle un amant étale son tempo en MI
Sans se poser de question, pas même un SI
La vallée toute entière de son aura elle défie,
Dénudée, sans voile dans une brume qui luit,
La nature souveraine, soutient la pause alanguie.
Le ciel et la terre dans une symbiose harmonie,
bercent mon esprit divin ainsi épris.
Une douce fraîcheur tombe comme un parfum de magie,
Mes yeux se ferment sous cette tendresse qui les conquis,
C’est l’été, c’est la nuit, c’est la vie.











N° 0410

L'aube...


L’aube noire,
S’étire de l’espoir,
Perd de sa nuit bleu,
S’éveille peu à peu.
Les étoiles s’endorment une à une,
Sur l’horizon décroit la lune.
Une lumière toute douce,
Lentement, la nuit, pousse,
En éclairant le lointain,
De tendres couleurs d’airain.
La prairie couverte de rosée,
Compte ses perles fécondées.
L’onde du jour scintille à l’infini,
Buvant les rêves de la nuit.
Les roses, belles dryades vénérées,
Ouvrent leurs cœurs séraphiques, étoilés.
Les montagnes effacent leurs tatouages,
Sous l’azur qui rayonne sans nuages.
Les marmottes restes muettes,
C’est le calme avant la tempête.
l’horizon lumineux chante sa prose,
Sa couleur ce matin, à la couleur des roses.











N° 0411

Naturellement...


La nature est un refuge,
La nuit en devient juge.
Si les buisons parlaient,
Les aubépines blanches et rosées,
Dans la nuit des inconnues,
Seule la pâleur serait à nu.
Mais au jour resplendissantes,
Parfum au cœur : enivrantes.
Maudites soient les abeilles,
Bourdonnantes par-dessus les treilles,
Tout l’essaim dans la ruche aux roses,
Butine les fleurs à peine écloses.
Le calme ne sera que dans le ciel noir,
Quand les étoiles brilleront d’espoir.
La nature est un refuge,
La nuit en devient juge.











N° 0412

L'aurore...


L’aurore s’allume,
Les pensées dans la brume,
S’éveillent sans bruit,
Dans la nuit qui s’enfuit.
Chaque chose retrouve son âme.
Dans l’horizon en flammes,
S’entend des voix lointaines,
Dire au cœur des je t’aime.
Aux nids chantent les oiseaux.
Par-dessus les toits de bardeaux,
On entend la plainte éternelle,
Des chiens errants, en douleurs éternelles.
Les volets claquent, grincent les portes,
Les pas écrasent les feuilles mortes.
La vie se disperse sous le vent,
L’aquilon caresse les herbes des champs.
Pèle mêle au frais matin,
Se mettent en marche les humains.











N° 0413

Un soir de lune...


Ce soir, jaune est la lune,
Sur les montagnes devient brune.
Au mois de avril devient rousse,
A faire geler les jeunes pousses.
Chaque mois elle devient pleine,
Eclaire les sorciers sans haine,
Admirative de leurs sabbats,
Jamais elle ne revient sur ses pas.
Elle accentue la pousse quand elle est montante,
La ralentie, quand elle est descendante.
La nuit lui permet de tout surveiller,
Même le sexe des nouveaux nés.
Si c’est la pleine lune, ce sera un garçon,
A la vieille lune ce sera une fille en conception.
Victor Hugo l’écrit si bien : La lune était sereine et jouait sur les flots,
Moi j’ajouterai : Mais à l’océan elle donne les grandes marées des matelots.
Très féminine cet astre : mystérieuse Séléné
Son cycle : celui de la femme dont elle est née.
Ce soir, jaune est la lune
Sur les montagnes elle devient brune.











N° 0414

L'air de printemps...


L’air est plein d’encens, quand le printemps s’éveille,
Il en devient tout bleu doré, de sa lumière éternelle.
Les moineaux, accrochés aux arbres,
Dans leur pose, ressemblent à de vrais candélabres.
Picorent en premiers les bourgeons,
Tout en chantant une douce passion.
Gomment l’âme triste de nos pensées,
Comme celui de l’amour qui fait frissonner les forêts.
Ces forêts que l’on sent frémir,
Jusque sur les mousses aux divins désirs.
Les jours ont enfin terminé leur errance,
La rallonge du temps, enchante leur présence.
Il a chaussé les bottes de sept lieux,
Pour ranimer la flamme des cieux.











N° 0415

Rêve de printemps...


Rêver au printemps que j’aime,
L’heure des bourgeons, des violettes suprêmes,
Nature, mets ta belle robe de mariée,
Pour des noces royales, unions des fleurs sacrées.
Narcisses, jonquilles, les arbres japonais,
Jouent comme des écoliers, sous le soleil à les inonder.
La fraîche pâleur des herbes verdoyantes,
Ondulant sous le vent dans une danse charmante.
Du fond de l’horizon chantent des voix lointaines,
Le clapotis de leurs voix font vibrer les fontaines.
Le ciel plein de lettres de lumières
Lecture vivante des oiseaux de cette terre.
Les prés, les bois, les montagnes et les fleurs,
Prient tous ensembles de secrètes faveurs,
Celles du dieu soleil qui féconde la vie,
Au miroir du ciel, dans son tain ébloui.











N° 0416

Ode à la terre...


Notre belle terre,
Dans son hiver glaciaire,
Isole de blanc ses branches,
Décore les champs en silence,
Dans la candeur de l’innocence.
Son aube devient éblouissante,
Sous l’astre soleil ses cristaux chantent.
Toute la campagne léthargique,
Se transforme en monde magique.
Miroir d’un univers mystérieux,
Qui éclaire la pensée des yeux.
Des pensées : lumière de joie,
Frissonnent d’un tissu de soie,
Dans un écrin de soie naturelle,
Venue de la voûte éternelle,
Tel un doux joyau en dentelles d’argent,
Brillant comme la rose des temps.











N° 0417

Le jour s'évanouit...


Le jour s’évanouit d’une splendeur immense,
Le soleil qui s’éteint, dans la nuit qui s’avance,
Met l’horizon en feu dans l’âtre de ses flammes.
Les nuages s’enfuient, dans le sang de leur âme,
De pourpre et d’or en vagues au ciel mouvant,
Dans leur flots sans bruits, emportés par le vent.
Le jour se meurt, la nuit sa délivrance,
Attache une à une, les étoiles qui se balancent.
L’obscurité met sa robe, pour recouvrir le monde,
La lune qui monte, avec sa clarté blanche, l’inonde,
De ses rayons blafards, comme un fanal solitaire,
Fanatisant ainsi, la nuit au ciel de la terre.
La nuit vampirisme du jour, dans le soir du temps
Suce les nuages, en les vidant de leur sang.
Les âmes silencieuses commencent alors à souffrir,
Quand monte dans leurs cœurs, le souffle du désir.
A l’unisson, toutes les voix arrivent des étoiles,
L’oiseau céleste, à tire d’ailes, lève le voile,
De cette ombre, où le noir de la nuit règne en vain,
Pour illuminer le ciel d’un sourire divin.











N° 0418

Neptune et Poséidon...


Neptune et Poséidon,
Célèbrent leur passion.
L’océan en flots échevelés
Avec Eole en liberté,
Jettent l’ancre sur les rochers.
Les vagues se brisent en étincelles,
Emportées par leur fougue se flagellent
Se déchainent en écumes fleuries,
Dans la tempête de leur vie.
Elles se creusent dans une plainte éternelle,
En se brisant encore plus belles.
Les flux et les reflux, libre, mais meurtris,
Pleurent en s’épuisant, irréelle agonie.
Neptune et Poséidon, s’agitent avec frénésies,
Dans un spectacle Eolien plein de fantaisies.
Les goélands battent les voiles blanches,
Sur la mer démontée les mâts se penchent,
L’océan défie la puissance des dieux,
Sa fougueuse magnificence inonde les yeux.











N° 0419

Lumière du soir...


Un archipel de bleu, colore tous les espoirs
Quand se couche au vent de la lune, la lumière du soir
Je regarde ce ciel au travers de doux feuillages
Des milliers de rayons, se brisent sur son rivage
Ensevelis et sereins sous ses longs bancs de feu
Dans des formes inconnues, s’ouvre l’archipel des dieux
C’est un de ces soirs adorables où il n’y a pas d’éclairs
Pas un souffle de vent flamboyant dans les airs
Tout vogue comme un voilier d’or au centre de l’éther
Sur cette île des airs, je vois montant dans le ciel
Les marches d’escaliers sur le chemin de l’éternel
J’écoute la paix qui vole dans le feu du couchant sombre
Je me vois fuir dans ce vaisseau en marchant dans mon ombre
Aurais-je trouvé enfin la clé de tous les mystères
Avec cette croix du sud importée depuis la terre
J’entends une voix, comme celle d’en haut : j’écoute
Mon cœur se réveille, ce n’était qu’un songe, sans doute.











N° 0420

Le jour se lève...


Le jour se lève encore continuera-t-il longtemps
A se lever à l’aurore pour en chasser le temps
Le soleil qui se lève met la nuit en prison
Tandis que ses rayons s’abandonnent à l’horizon
Les rochers nus, lèvent leurs voiles sombres
Le souffle du vent, chassent les nuées en nombres
La plaine reprend espoir dans sa splendeur immense
Des vagues de flots mouvants sur les herbes s’avancent
Ces flots apaisent la terre tremblante de fraîcheur
Pendant que dans les arbres chantent les oiseaux du bonheur
Des éclairs passent dans leurs yeux aux lueurs étoilés
Les voilà palpitants par le baiser du jour de ses vertus sacrées
Le ciel rayonne au dessus du toit des montagnes géantes
L’herbe dort encore dans ses ombres aimantes
Le vent tremble en sifflant, pousse les fougères dans l’eau
Frémissantes polissonnes elles frisent leurs rameaux
De cette fraîcheur nuptiale la truite d’argent
Dans l’onde généreuse, chasse les mouches sur l’étang
Le jour se lève encore en continuant sa vie dans la nuit des temps.











N° 0421

Il neige...


Rien n’arrête la course des flocons dans le ciel
La brume n’est pas étanche de son aspect irréel
Ainsi, les tourbillons des pétales, arrachés
Aux nuages silencieux, viennent nous caresser
Avant de recouvrir : la terre, les monts, les bois
Puis de temps à autre, venir fondre dans les doigts
La terre est en sommeil sous une couette blanche
Parfois de la montagne, descend une avalanche
Les arbres sont habillés d’une douce soie et de lin
Qui scintille sous les rayons du matin
Les fils ont des colliers torsadés en or blanc
Innocente blancheur qui les rend tout tremblants
La nature immobile s’est arrêtée de vivre
Royale magnificence que le ciel lui délivre
Drapée d’un habit blanc éblouissant les yeux
Dont les rayons éclatent en inondant les cieux
Il neige.











N° 0422

Il pleut...


Il pleut,
Le soleil pleure sur les nuages
Leur chagrin gronde de rage
Le vent souffle en tempête
Créant d’étranges silhouettes,
Courbées sous les éclairs,
Qui déchirent l’éther.
Les flammes vont boire à la source
De l’eau tumultueuse dans sa course
Les feuilles des arbres gloussent
De jouir avant les mousses
Les fougères se lamentent
De ne plus jouer les amantes
Les ombres courent partout
Les arbres elles rendent fous
Seules pleurent les roses
En perles dont la beauté explose
Seules les pierres dures,
Ciselées par la nature,
Chantent sous la pluie
Leurs souvenirs de vie
Il pleut.











N° 0423

C'était l'automne...


L’horizon souriait en admirant la plaine
Tandis que tous les bois jaunissaient de leur peine
Leur sève absorbée par un beau ciel doré
Regardait partir les oiseaux au chant sacré
C’était l’automne,
Les bois gardaient le secret des retraites d’amour
Sans en oublier les passions des baisers de toujours
Dorénavant la fraîcheur matinale ferait frémir l’ombre
Cachée dans tous les coins des jours devenus sombres
Les feuilles gisant l’âme en peine, solitaires
Gémissaient sous tous les pas sans faire de prières
Le jour errait moins longtemps dans ses heures d’aventures
Caché par les brouillards qui à nouveau perdurent
Alors petit à petit, plus rien n’était vivant
Avec les feuilles, les souvenirs s’envolaient dans le vent
C’était l’automne.











N° 0424

Nature Gercée...


La nature est gercée de mélèzes tout roux
Le ciel bleu les observe, pâle, l’air doux
L’astre du jour réchauffe un peu leurs épines dorsales
Mais demain, peu à peu ces épines en cavale
Mettrons à nu, la solitude de toutes leurs toisons
Au lointain le froid usera l’horizon
Demain sera le jour de nouvelles aubes grises
Les brouillards incestueux sans soucis de la bise
Régneront à nouveau sur les forêts conquises
Le fond des bois, là où règne la nuit les fantômes
Ceux que les grands corbeaux noirs ignorent en somme
Afin de se fondre dans les douceurs de la brume
Le fond des bois et ses candides fraîcheurs
lorgneront tout là haut les sommets en blancheurs
C’est la haute magie de la peinture en cimes
Celle qui éclaire la montagne sublime
En scintillant de belles croix d’étoiles
Sous la douceur de l’aurore lèveront le voile
Pour briller toujours plus immaculées d’or
Quand l’astre du matin nagera dans leur décor.











N° 0425

Ciel de loup...


J’ai vu un ciel de loup
Le feu était partout
Un feu plein de mystère
Du ciel jusqu’à la terre
Les yeux s’enivre de l’onde
Les flammes fondent
Dans la mer profonde
L’océan cache la brume
Partout caresse l’écume
L’horizon dans ses lumières
Blanchit la côte entière
Le goéland effleure l’abime
Où se cache l’ombre sublime
L’alcyon chante, trouble l’eau
Le phare lointain résiste à ses assauts
Ce n’est plus le temps des pirates
Résistant aux vagues scélérates
La tempête s’est déchainée
Dans l’horizon de la nuit damnée
J’ai vu un ciel de loup
Le feu était partout.











N° 0426

Les saisons...


Déjà bien loin septembre
Avec ses douces couleurs tendres
Sous la chaleur d’octobre
L’hiver donne ses ordres
Les arbres sans pudeur
Perdent leurs couleurs
C’est le temps des chrysanthèmes
Celles que la toussaint aime
C’est le temps où la nature s’endort
Celle où les arbres font les morts
Le soleil les réchauffe un peu
Maintien la sève aux plus vieux
Certains ne résisteront pas
Dans les nuits froides leurs trépas
Bientôt le blanc viendra en silence
Caustique rigueur les paillettes en présence
Des matins blancs de novembre
N’invitent pas à quitter sitôt la chambre
Les nuits s’allongent vers décembre
Dans les brouillards couleur de cendres
Les années passent avec l’hiver
En attendant d’autres printemps verts
Ainsi va le cycle permanent de la vie
Dans les saisons au temps bien défini.











N° 0427

Mélodie automnale...


Le chat tout en boule, ronronne
A la pendule, midi résonne
Dehors le soleil à son apogée
Brûle les feuilles en tons mordorés
C’est l’automne au ciel turquoise
Comme l’océan : la mer d’Iroise
La bise fait valser les feuilles
Même celles qui restent veules
Les sentiers se couvrent de veuves
Elles pleurent leur saison neuve
L’écureuil ne prend pas la peine
De leur jeter un regard obscène
Il porte ses amours sur les glands
En jouant comme le font les enfants
Déjà quelques arbres frissonnent
Dans leur nudité polissonne
Le torrent leur lave les pieds
Dans le tumulte de ses pensées
En ajoutant sa note à ce décor de théâtre
La montagne dessine ses cimes d’albâtre
Le tableau naturellement dessiné
Nous offre un panorama parfait.











N° 0428

Septembre...


Septembre
Ombres tendres
Têtes de bois
Couleurs flamboient
Ciel bleu turquoise
La mer d’Iroise
Océan pacifique
Chœur mirifique
Août exilé
De son passé
Temps des rosées
Douces nuées
Septembre
Doux et tendre
Adieu hirondelles
Filent à tire-d’aile
Feuilles d’automne
Chute monotone
Sanglots longs
Des violons
Nuits sans lune
Triste infortune
Monts en brouillard
Grisaille en fard
Septembre
Ombres tendres.











N° 0429

Les arbres pleurent...


Les arbres pleurent
Dans le silence des heures
Rare pitié on leur accorde
Devant nos yeux se tordent
Ne critiquent jamais personne
Toujours dévoués comme des nonnes
Malgré leurs chants désespérés
Restent toujours prêts à nous aider
Leurs bras tendus, ne sont pas des rêves
Des asiles surs, aux cœurs : la trêve
Les enlacer, leur aura en nous s’épanche
Bien souvent dans nos rencontres sèche mes larmes
C’est le confident qui toujours ranime la flamme
Instants divins, l’oiseau sur l’arbre saisit sa chance
L’arbre ne pleure plus, la cloche du ciel tinte
L’oiseau sur l’arbre ne chante plus sa plainte
Le ciel son toit, devient bleu et calme
L’arbre par ce toit, berce la sève de son âme
Thérapeute silencieux mais oh ! Combien généreux
Il reste impassible sous la voûte des cieux.











N° 0430

La nuit tombe...


La nuit tombe, un étrange océan vêtu de noir
Rassemble une à une les étoiles du soir
Un frais parfum descend du ciel vers la terre
Emporté par la brise dans ses vagues légères
Le ciel dans son obscure clarté reste le roi
Son immense silence fait frissonner les bois
Chaque arbre devient un veuf inconsolé
La musique de ses branches chante l’amour blessé
Dans les jardins, pleure le cœur des roses
Qui enfante un bouton un parfum en osmose
Il enivre le temps de cette nuit étoilé
L’univers tout entier rêve au charme de l’été.











N° 0431

J'écoute le vent...


J’écoute pleurer le vent
Au souffle de son sang
Il pleure dans son cœur
En sanglots longs sans bonheur
Il tente de vivre
De ses assauts s’enivre
Il ne se connait pas
Contre l’air il se bat
Il souffre de toutes les voix
Celles qu’il entend gémir des toits
Boit aux vagues de la mer
Ravage le désert
Invisible dans le ciel
Il brûle au soleil
Personne ne peut le consoler
Il est trop vieux dans son éternité.











N° 0432

Naturellement...


Le vent pousse l’ombre sur la plaine
Elle s’étale grisante souveraine
La nature enfin respire un peu de fraîcheur
Les mélèzes baissent leurs bras en sueur
Une douce soirée où murmurent les eaux
Charmant les nénuphars couvés par les roseaux
Les sources frémissent à peine, les mousses se désaltèrent
Le ciel s’endort sur l’océan de la terre
Au lointain infini la nuit éclaire ses lumières
C’est une belle nuit d’été pleine de promesses
Quand le vent de la nuit diffuse ses caresses
Embrasse toute la terre et les roses d’un ineffable amour
Prend dans ses bras les lumières les plus belles
Le ciel s’endort dans son azur aux étoiles éternelles.











N° 0433

Souviens toi soleil...


Souviens toi soleil
Toi l’astre que j’aime
L’horizon sans pareil
Couleurs jamais les mêmes
La rosée te bénie
De perles frémissantes
Venues de l’infini
En lumière rasante
Elle atteint la grève
Là bas au fond de la plaine
Furtive de son regard en trêve
Elle réchauffe sans peine
Souviens toi soleil
Toi l’astre que j’aime
Tes rayons dans le ciel
Une braise sans flegme
Ton océan est hydre
De féconder la terre
Il est toujours libre
De ses vagues de lumière
Ton feu roi brunit l’épi
Dans l’été de sa vie.











N° 0434

Printemps des poètes...


Chaque haie, chaque buisson
Parfume académiquement son renom
Chaque odeur nous en arrive si vite
Le plaisir d’abord, la pensée ensuite
Le poète naturellement
Jouit de l’instant charmant
C’est le printemps des poètes
Tous les cœurs charmés en fête
L’âme des fleurs embaume les jardins
Toutes les odeurs d’étranges festins
L’air en devient si doux
Le ciel tout bleu s’en colore jaloux
L’horizon devient fleur
Flambe de bonheur
Le soir devient tout frileux
Le temps en tombe amoureux.











N° 0435

Jour et nuit...


Cieux étoilés
Montagne vénérée
Innocente blancheur
Pétrie de bonheur
Se dresse nue
Dans un ravin inconnu
La nuit vient toujours
Chasser les flots du jour
Les rayons du soir
Couleurs d’espoir
Sur l’horizon
Qui perd sa raisonv Ainsi rêve la toile
Eclairée par l’étoile
A la lumière de vie
Dans son lointain infini.











N° 0436

Oh ! Nature...


Le jour moissonne tes silences
Une plaque de neige désaltère mes mains : une chance
Prés de la source qui chante ses louanges
Je sens passer le souffle des anges
Les arbres impassibles cherchent leur ombre
Chaque branche se querelle sous la bise qui gronde
Le toit : mon ciel dans un si calme bleu
Eclaire la vallée de la fraîcheur des cieux
Aucunes herbes ne poussent dans les prés dénudés
Seules quelques mousses brillent sous l’anxiété
Aucuns oiseaux sur les branches pour chanter la complainte
Celle qui ranime les cœurs quand le printemps se pointe
Pour que les jours de lumière comme celle de mon cœur
Laisse arriver le temps aux rayons d’or du bonheur.











N° 0437

Quand les oiseaux...


Quand les oiseaux chantent en chœur
S’éclaire la toile du bonheur
Le cœur vibre : s’enivre et jouit
De leurs douces mélodies
L’instant de vie devient sublime
Grâce à cette création intime
Instant douceur, charme les paupières
Assis, les yeux fermés, seul sur une pierre
J’admire le cœur des fleurs, celui de leurs âmes
L’iris des yeux laisse échapper quelques larmes
Le ciel est beau dans le soleil du soir
C’est un beau soir d’été dans ses flambeaux de l’espoir.











N° 0438

Naturellement...


Fleurs des près, fleurs des champs
L’azur féconde notre temps
Vos parfums soufflent du ciel
Enivrent les ruches de leur miel
Pendant que volent les abeilles
Qui puissent le nectar aux cœurs des treilles
La plaine chante, les blés dessinent des sillons
En grandes vagues vertes de tous les tons
La terre exhale ses plus tendres senteurs
Les fleurs lui chuchotent les plus belles couleurs
couleurs parfumées qui charment l’heure
Celle que vit son âme dans sa vision intérieure.











N° 0439

J'ai écouté...


J’ai écouté le vent
Passer de plaine en plaine
Butter un court instant
Sur la montagne souveraine
Pas un bruit, pas un gémissement
Même silence dans son haleine
S’ouvre tout grand le couchant
Où se lève la lune souveraine
Son teint d’albâtre vieillit par le temps
Filtre une faible lumière avec peine
La douce Séléné gonfle ses joues au vent
Celui qu’elle écoute au son nonchalant
J’ai écouté le vent
Passer de plaine en plaine.











N° 0440

Une nuit


Une nuit en pleine nature
Loin des bruits qui en ville perdurent
Ecouter le bruit du silence
Celui que souffle sa présence
Une vallée bordée de montagnes
Une réalité du pays de cocagne
Ecrasée par le poids de l’air en solitude
Oppression pesante comme en altitude
Mystère, d’où vient le bruit qui n’est pas
Du toit du ciel, du toit de l’au-delà
Les étoiles plus nettes se rapprochent de moi
Scintillent dans l’immensité où elles se noient
Car la nuit n’est point noire sans ombres
Seuls les arbres aux squelettes sombres
Protègent les buissons aux piques hérissées
Dans une douce lumière, venue du ciel étoilé.











N° 0441

Il pleut...


Le ciel pleure sur le monde
La nature il inonde
La montagne s’écroule
Les pierres roulent
L’eau partout ruisselle
Sous les clapotis de la grêle
Qui trucide les fleurs
A l’intérieur de leurs cœurs
Le vent souffle en rafale
Chasse les nuages qui cavalent
Le calme revient peu à peu
Le ciel bénit les dieux
Le soleil rallume le feu
La nature respire à nouveau
La vie s’éclaire : c’est beau.











N° 0442

Je ferme les yeux...


Je ferme les yeux, une nuit pleine d’étoiles
Dans les cieux immenses, l’océan sans voiles
Attire mon regard bien au-delà du monde
Par le flots des mers dont mes yeux s’inondent
Je m’interroge de loin dans ce confus murmure
Le vide irréel où brille les feux de toute nature
Les étoiles d’or aux diamants d’harmonies
Parlent à voix basse au fond bleu infini
Rien ne les arrête dans leur dialogue de feu
Pas même la couronne sur la tête de dieu
D’où tombe une pluie de lumières divines
Qui recouvre les yeux dont l’iris s’illumine
Une pluie d’étoiles dessine l’arc-en-ciel bleu
Un flot immense de lumière à l’horizon des cieux
Infuse tout l’univers d’un décor phosphorescent
La magie de la nuit fait vibrer la cantharide du firmament
Dans le silence suprême qui règne au-delà de l’infini
C’est la puissance du néant, celui qui éclaire l’esprit.











N° 0443

Voile et brouillard...


Un voile de brume couvre l’horizon
Le clair obscur colore sa passion
Le brouillard dépose des perles sur les branches
Des milliers de diamants brillent en avalanches
Les oiseaux chantent même sur leur nid froid
Ils attendent le ciel bleu en gardant la foi
La source qui jaillit dans le pré en couleur vert d’eau
Coule humble et douce en frémissants en petits flots
Elle s’enfonce dans les bois agités par le vent
Sans écouter les branches des arbres gémir en jouissant
Des caresses de l’aquilon qui souffle et glisse
Sur les feuilles jalouses papotent et s’épuisent
A chuchoter dans de doux ébats
Que le vent provoque en passant ici bas
A l’ombre de beaucoup d’arbres parlent les lierres liés
Dans le nid des oiseaux palpite la vie en gaité
Les nuages s’étirent dans le ciel de pourpre et de cuivre
Mes yeux enivrés de ce temps en sont ivres











N° 0444

Décembre en givre...


La source chantonne pour se réchauffer
Ses flancs de claire nuit sont ainsi gelés
Les herbes prisonnières continuent de grelotter
Les tiges les plus hardies s’élèvent toutes gelées
L’infini frissonne comme la plume au vent
Le froid glace la terre qui craque avec les sarments
Le torrent roule sous la glace et pleure
Garde dans son lit la truite étoilé en demeure
Chacun attend les premiers rayons d’or
Pour fondre de plaisir dans un nouveau décor
Etrange royaume d’un naturel d’illusion
Le murmure des eaux consacre les émotions
De ce langage muet fécondé par l’astre soleil
Quand tout revit et palpite des rayons éternels
Ainsi sont les froids matins de décembre
Quand les flocons de neige scintillent de perles en nombre.











N° 0445

L'été : Le jour...


L’été le jour s’enfuit
Dans le triomphe de la nuit
Ses odeurs au parfum enivrant
S’illuminent d’un voile transparent
L’immensité s’éclaire d’une ombre pure
Seule dans la nuit qui perdure
L’aube erre douce et tendre
Attend son heure pour entendre
Les voix profondes du ciel
Réveiller les rêves éternels
Scintillent des croix d’étoiles
De leurs diamants sans voiles
Le bal du ciel s’achève
Les flots du jour se lèvent
Eclairent vaguement
Un doux firmament
La vague du jour teint la nuit
Qui se prolonge sur l’infini
Comme un miroir d’albâtre
Les lumières montent de l’âtre
Celles du jour au front de la terre
Embrasse l’horizon de lumières
Le silence dort sur ce velours coloré
Dessine des vagues à l’écume de l’été.











N° 0446

L'automne...


Ma route le matin
Est bordée d’or et d’airain
Les feuilles m’accompagnent
Comme une fidèle compagne
La nuit à crée pour elles
Les parures les plus belles
Frissonnantes sous le vent
Charmeuses couleur de sang
De leurs bleus l’iris de mes yeux succombe
Sous les beautés du nombre
Elles me cachent le ciel
Du bleu pur éternel
C’est la magie de l’automne
Qui à mon cœur résonne
De battre mon cœur s’est arrêté
Son sang chavire pour l’éternité.











N° 0447

Le jour tombe...


Le jour tombe de fièvre noire
La nuit s’habille aux couleurs de sa gloire
L’horizon brûle de son âtre d’airain
Pour éclairer les cieux divins
La lampe du ciel éteint la terre
Laisse les montagnes en prières
La nuit paisible étend son voile
Ouvrant sa porte aux étoiles
Le vent devenu sage soupire
Perd son souffle qui expire
La nuit peut vraiment commencer
son idylle avec le ciel d’éternité.











N° 0448

Le pin...


Le vent joue de la harpe à travers les branches de pin
Les aiguilles vengeresses se dressent sur son chemin
Pour protéger les pignes qui naissent en ce matin
Les plus anciennes tombent et pleurent de chagrin
Le cycle de la nature impose son destin
Frêles et délicates les pousses aux aspects félins
A la source du bois par le soleil inondées
Chuchotent une douce musique dans ce joli mois de mai
Chant naturel et divin d’une belle harmonie
Le pin en frissonne gonfle la sève de sa vie
Cette vibrante nature brise l’ivresse de son paradis.











N° 0449

Oh ! lac...


Oh! Lac Oh! Mon beau lac, Oh ! Magique montagne
Tu as conquis mon cœur, tu as conquis mon âme
Niché au pied des pics, au pied des névés
Tu resplendis dans ton immense beauté
Dans ce ciel merveilleux que nous offre l’été
Ce ciel pêche dans tes eaux toute sa volupté
Pour te recouvrir de cette belle couleur bleuté
Tu es l’iacchus mythique de ce lieu
Ton panoramique inonde tous les yeux
La grande Pythie n’aurait pas fait mieux
Tu es tout dans la balade de ton tour merveilleux
Mon dieu que le montagne est belle
Sa beauté resplendit car elle est éternelle
Mon cœur inondé se fond dans le bleu de ton cœur
Sa cantharide vibre dans ton palais bonheur.











N° 0450

Dans la nature...


Dehors les oiseaux cherchent un abri, frileux
Leurs ailes s’engourdissent sous la fraîcheur des cieux
Là haut dans la montagne à la suite brumeuse
Laisse trainer les plis de sa robe neigeuse
Des oiseaux sourient, d’autres pleurent, touchant
D’autres plus heureux chantent en grelotant
Ils tressaillent souvent, gardant leurs cœurs d’or
A l’aube matinale chante encore et encore
Ils ont déjà oubliés la nuit sombre et dure
Je les écoute, pensif, avec leurs chants et murmures
Sans doute à rêver d’un nid de plumes : chaleur
pour les petits plus de froid et dormir sans peur
Par la fenêtre au loin je vois le ciel tout gris
La nature reste endormie sous les nuages et la pluie
Les notes de l’hiver vont devenir pénibles
Pour ces petits oiseaux mon cœur reste sensible
Le vague de leurs regards vers moi se pose
Je voudrais ouvrir pour tous le paradis tout rose.











N° 0451

Lorsque...


Lorsque le jour s'évanouit
Dans l'ombre de la nuit
La forêt vient s'assoupir
Laisse flotter ses désirs
Un oiseau esseulé vole
Dans son chant de paroles
Au firmament, l'étoile du soir
Eclaire en douceur son miroir
Le noir jouit du plaisir de renaître
Les étoiles étincellent pour tous les êtres
L'astre de feu éclaire les pilastres
Dans les cendres noires errent les astres
Dans le vent soufflent: les elfes, les fées
Comme un indivisible essaim de démons délivrés
La lune à l'horizon perce les monts et les plaines
Par sa douce lumière à la pâleur souveraine
Venue du limpide océan, dans le miroir des étoiles
Dans cette grande mer, les nuages étirent le voile
La nuit se couche en chaussant toutes ses lumières
Dont tous les diamants viennent éclairer la terre.











N° 0452

Ecoutez...


Ecoutez, écoutez le joli chant de l’eau
Il glisse sur les cailloux avec le même flot
Il passe en courant, bouillonne et glisse
Doucement dans les branches sa chanson se lisse
Le petit bois est ravi, ainsi tout émoustillé
De temps à autre, lui donne de blancs souliers
Mais il danse comme la fée mélusine
En virevoltant comme sur des perles fines
Ici et là, les fouines, les putois, les mulots écoutent
Loin des sentiers, des chemins, où bien des routes
Le bruit de l’eau aux murmures câlins
Comme la roue qui tourne à côté du moulin
Cette eau qui tremble, se prend d’un accès de toux
Toute essoufflée d’avoir sauté tant de cailloux.











N° 0453

Je marche...


Je marche, et sur mes yeux se fixent mes pensées
Je vois pourtant les arbres aux branches entremêlées
Sans rien voir, sans rien entendre, sans rien sentir
Même pas la lumière du jour, entrain de s'enfuir
Je ne vois pas l'or noir du soir qui tombe
La forêt me regarde, avec tous ces yeux en nombres
C'est pourtant la saison, au parfum de violettes
C'est le temps du printemps, celui des fleurs en fête
Des arbres encore nus, aux branches quelques bourgeons
C'est l'idylle naturelle, dans la nature en sa passion
Qui fait sourire le ciel, car s'y caressent les nuages
Qui jouent aux tumultueux enfants en bas âges
Le souffle de la bise ne m'a point arrêté
J'ai continué à remplir mon âme de bienfaits
Respirer le grand air pur, fouler l'herbe verte
Fatiguer mes jambes, pour le plaisir de découverte
Découvrir les nouvelles odeurs printanières de douces fleurs
Qui chantent des vocalises colorées, au jardin de mon cœur
La nature reste ce lieu magique qui invente le bonheur
Sur les arbres du temps qui sont entrain d'éclore
S'est chargé mon cœur de toutes les aurores.











N° 0454

Le jour...


Le jour prépare le lit de la nuit
Tire ses couvertures aux couleurs de rubis
Pose sur les montagnes de petites fleurs d’or
Pendant que les cendres grises tamisent le décor
Les silences divins se courbent vers la terre
Comme pour s’accrocher à la barbe des lierres
En jouant un à un sur la harpe et la lyre
En notes colorées dont l’horizon s’enivre
Les nuages ridées s’étirent vulnérables
Se fondent dans la nuit dans les dunes de sable
Mais la rose des vents, belle et coquette
Dessine des bouquets aux couleurs de la fête
Heureux horizon qui s’éclaire de fleurs
Dont les cœurs s’illuminent de divines couleurs
Créant des flambeaux de rayons éblouissants
Dans le ciel qui jouit dans le soir triomphant
Ce ciel où dieu se cache dans son astre mystérieux
Sur le chemin des étoiles, au plus profond des cieux.











N° 0455

Fin de l'automne...


La nature ferme les portes de l’automne
Une à une ses feuilles l’abandonnent
Les belles couleurs d’une chaleur monotone
tremblent sous le vent qui les chasse en personne
Les pauvres arbres commencent à avoir froid
Raides et noircit ils frissonnent dans le bois
Les oiseaux malheureux sur les branches gazouillent
Avec leurs petites pattes doucement se gratouillent
La neige ce matin à blanchie toutes les cimes
Voilà que sur la toile l’hiver se dessine
Glisse sur le sentier les doux coussins de feuilles
Se chahute dans la crisse, de celles qui veulent
Pour d’autres déjà l’humidité de fin
Mais ne pleurent pas sur leur triste destin
Les volets mi-clos des couleurs de l’automne
Bercent mon cœur d’une langueur monotone
Le noir s’éclaire dans la nuit sans délire
La nature s’endort pour mieux vouloir revivre.











N° 0456

L'automne ne veut pas...


L’automne ne veut pas mourir
Les feuilles résistent à rougir de plaisir
Toutes les collines sont recouvertes de rouille
Dont les arbres téméraires refuse la dépouille
Amoureuses du soleil, les herbes encore alertes
Avec obstination poussent dans la pelouse verte
La rosée de la nuit, à peine blanchie les prés
Où l’on peut admirer les nouveaux champs de blés
Ici et là, les moineaux se querellent
Mais bien vite laissent entendre leurs douces ritournelles
Le ciel en bleu d’azur rayonne souverain
Pour peindre la nature des plus beaux tons d’airain.











N° 0457

Les oiseaux...


Les oiseaux réveillent l’amour
Par leurs chants et leurs discours
Ils chantent des notes sacrées
Sous un immense ciel doré
Ils volent des bois vers la plaine
En chantent toutes les notes sans peine
Les branches des arbres frissonnent toujours
Grâce à leurs ailes qui palpitent d’amour
Toute la nature se met à frissonner
De ce désir sans fin : avoir envie d’aimer
C’est l’heure où le soleil va aller dans son ombre
Faire vivre la rosée dans tous les coins sombres
Mais le temps n’arrête pas son heure
Seul le ruisseau coule son eau qui pleure
Le vent continue à caresser les rochers sombres
En essuyant la brume au coin de sa pénombre
Même l’horizon dans son azur se met à trembler
Pour s’endormir en palpitant sous les baisers
Des baisers venus du ciel immense avec ses flots étoilés.











N° 0458

Matin blanc...


Le premier matin blanc
A mis des perles sur les branches
Brillantes de diamants bleus pervenche
Le vent souffle et prend son temps
A chasser le brouillard enveloppant les bois
Tandis que fument les cheminées sur les toits
L’étang s’agite avec ses saules chevelus
Pendant que le ruisseau déborde sur le talus
Les arbres y baignent leurs feuillages givrés
Les champs de luzerne scintillent tout gelés
Partout des cristaux blancs clignotent sous le soleil
C’est la fin de l’été à l’automne éternel
Le premier matin blanc .











N° 0459

L'automne...


C’est l’automne, le ciel s’éclaire d’un azur de turquoise
De son bleu le plus pur, comme la mer d’Iroise
Le brouillard du matin à mis son écharpe autour de la colline
Mais la bise souveraine impose son autorité divine
C’est la gloire silencieuse qui exerce sa passion
Réveiller la colline et caresser les monts
Les feuilles tourbillonnent, emportées par le vent
Comme des grêles d’or au fond du ciel mouvant
C’est leur dernier voyage sous pavillon du soleil
arborant fièrement des belles couleurs vermeil
La lampe du ciel fait miroiter leurs lumières
Pour inonder de couleurs les ocres de la terre.











N° 0460

Sur l'arbre du temps


Sur l’arbre du temps les ans viennent d’éclore
tout dans ce bel éden semble combler l’aurore
Du désert jusqu’aux bois s’ouvre un vaste rivage
Les arbres dans les champs sont des bêtes sauvages
Les rochers sur la montagne forment de vilains cachots
On voit l’immensité se dévoiler sur les arbres bien hauts
Le vent fait le silence cesse un instant sa clameur
Le soleil regarde le paysage sans peur
Dieu regarde tous ces monts beaux avec leurs ombres
Dans les jours qui passent peu importe le nombre
Je palpite vaguement devant autant de candeur
Dans la sérénité mes yeux gardent le bonheur
Le jour quoi s’en va vaut le jour qui commence
Je me vois vieux penseur dans cet azur immense
Mon âme maintenant est pleine de son passé
La nature gaiement y joue la flute enchantée
L’arbre solennel dans son espoir me murmure
Que la belle création tout est dans cette nature
Tous les astres d’or se parent de ce ciel bleu
Grand où petit ils sont la volonté de dieu.











N° 0461

Quand le soleil...


Quand le soleil disparaît triomphant, dôme doré
Se reposer en exil, comme un monstre sacré
Couronne de couleurs au front de son ombre
Sur la terre envoutée en empire des ombres
Pas de sceptre ni d’épée, mais un manteau de nuées
Endormir la clarté sous un voile muet
Les cimes, les pointes des sommets hautains
Deviennent livides dans la vallée qui s’éteint
Au firmament du ciel à la couleur d’airain
Illumine alors la nuit, comme un vrai souverain
Plus de rayons providentiel de l’astre solitaire
Aux sombres azurs de la nuit, à la lampe de la terre
De noirs événements s’éclairent dans la nuit
Les corbeaux qui passent lentement s’enfuient
Comme le froid du matin, d’un jour mystérieux
Arrive la nuit qui imprègne tous les yeux
Ainsi s’évanouie une splendeur immense
Par le soleil qui se couche, dans la nuit qui commence
En se levant toute grande ouvre ses voiles
Tremblantes au firmament naissent les étoiles.











N° 0462

Le soir...


Le soir les chemins sont pleins de voix lointaines
Par ci par là, coule à flots les fontaines
Mes pensées germent comme les épis
Formant l’onde des sillons des champs réunis
Les prés devant les bois, ondulent sur mon esprit du soir
Qui se colore du temps, gardant un peu d’espoir
Mais erre aveugle dans le choc des passions
Celles qui sont vraies comme celles du mystère de Sion
Je lutte contre le monde, je lutte contre moi-même
Des livres qui me touchent, une passion extrême
Tous les bruits autour de moi ont un sens mystérieux
Les murmures, les échos, tous des vagues au son sérieux
Mais mon âme reste humble, la nature elle a choisie
Pour être une lumière dans ma simple poésie
Elle crie dans le jardin de sa vie, ce qui peut être charmant
Elle est libre est heureuse sous ce beau firmament
Comme une fleur rayonnante, une fleur épanouie
Dans le ciel au couleurs des flammes de sa vie.











N° 0463

Début de nuit...


Le jour s’éteint des couleurs de la nuit
Mais l’ombre colorée tient le jour qui s’enfuit
Dans ce clair obscur la bagarre est immense
Le ciel impassible prépare la sentence
Instant divins de l’horizon qui s’expose
Les nuages où la nuit, le plus fort en dispose
Mais l’image rougit de ce chaud firmament
Intense et gothique à l’aspect flamboyant
J’aime la nuit noire imparfaite qui passe
Son tapis de feu, rien ne va plus, trépasse
Le croupier de la terre s’est bloqué sur le noir
Les nuages chassés, le ciel reprend espoir
Une à une les étoile éclairent leurs diamants
La nuit devient bleu partout où le noir est présent
Cache son échec sans damiers noirs où blancsv Ce n’était qu’un jeu, un coup de poker gagnant
La nuit s’éclaire, le jour attend à présent.











N° 0464

La fin de l'automne...


La nature ferme les portes de l’automne
Une à une ses feuilles l’abandonne
Les belles couleurs d’une chaleur monotone
Tremblent sous le vent qui les chasse en personne
Les pauvres arbres commencent à avoir froid
Raides, noircit, frissonnent dans les bois
Les oiseaux malheureux sur les branches gazouillent
De leurs petites pattes doucement se gratouillent
La neige ce matin à blanchie toutes les cimes
Voilà que sur la toile l’hiver se dessine
Glisse sur le sentier les doux coussins de feuilles
Se chahutent dans la crisse, de celles qui veulent
Pour d’autres déjà l’humidité de fin
Mais elles ne pleurent pas sur leur triste destin
les volets mi-clos des couleurs de l’automne
Bercent mon cœur d’une langueur monotone
Le noir s’éclaire dans la nuit sans délires
La nature s’endort pour mieux vouloir revivre.











N° 0465

La nuit termine son sommeil...


La nuit termine son sommeil
L’aube se lève sans le son du réveil
Son calme et son silence ouvre les yeux
La douceur de l’aurore au front merveilleux
Le pastel mélodieux étale sa couleur
Sur le front de rosée qui chante le bonheur
Rien ne bouge, la nature éternelle s’étire
Paisible pâleur sur la brume qui délire
Un délire gracile pour un merveilleux rêve
Celui de la nuit qui termine sa trêve
L’aube ouvre sa lumière, attire le soleil
Qui au lit de la nuit rayonne de vermeil
Dessine dans le ciel tout l’horizon du jour
Odorant de fraîcheur, il porte son amour
Celui du diamant bleu, palais du firmament
Brillant de mille feux, la lumière du temps
Le cœur de la nuit bat du sang de sa toile
Le jour se lève, pour que vivent les étoiles.











N° 0466

La nature...


La nature palpite, vague verte et fleurie
Les oiseaux chantent au bord de leurs nids
Ici et là se mêle l'argent et l'or
Le ciel bleu un fond de toile au décor
Les montagnes s'éclairent de lumière en blanc
La terre se colore, s'irrigue d'eau pure au présent
Les papillons volent, errent comme dans les rêves
Les champs dans les couleurs montrent leurs fièvres
Les abeilles d'or continuent à butiner et chante
Ces buveuses de nectar en va et vient vers leurs ruches déchantent
Les branches dans leurs ébats continuent à vivre
Les arbres gonflés de lumière et de vie s'enivrent
Des bourdons audacieux aux fleurs proposent
Des ébats amoureux dont lui seul dispose
Toutes ces belles vies emplissent mon cœur d'amour
Le soleil brille rayonnant dans ses plus beaux jours
Cet appel de la vie au doux chant de lumière
Par l'éclat de diamant de ce bel astre solitaire
Parfums, couleurs, ombres des flots d'odeurs
Parfums, chaleur, lumière des flots de bonheur.











N° 0467

Réflexion automnale...


C'est l'automne , l'heure ou finit la verdure
L'heure du sommeil qui gagne la nature
Toujours moins de clarté , toujours moins de jour
L'heure ou les grandes herbes se balancent d'amour
Protègent les dernières fleurs des assauts de la bise
Qui frappe sans détours , au hasard , triste et indécise
Mais qui court lentement sur les pierres de brume
Créant des reflets aux broussailles qui sèchent une à une
Les marronniers tout bruns brillent au clair de lune
Dans ces moments là les voix du ciel font silence
Les yeux incrédules écoute cette absence
Les rayons du soir jouent de couleurs nostalgiques
L'air tremble pour sa vie d'un arc-en-ciel magnifique
Une douce clarté monotone se brise sur la forêt
C'est l'onde du soir qui tremble sur la mer enchanté
Cette mer qui s'endort sous la houle du temps
Bercée de mille pleurs d'écumes aux vagues de son amant.











N° 0468

La St Jean : Les Brandons...


C’est l’été du saint jean
Chaque année je redeviens enfant
Celui qui attendait avec passion
La soirée nocturne des brandons
Dans les journées qui précédaient la fête
Cueillir les bois de la bousillée : chouette
Le cœur dans mes pensées battait très fort
En récoltant toutes les branches de bois mort
Les aînés sur la colline là haut s’activaient
A composer un grand bucher de bois séché
Pour obtenir de belles flammes dans le brasier
Brasier autour duquel nous faisions la ronde en chantant
Puis le bucher dans un grand fracas en s’écroulant
Laissait ses braises dans un grand vacarme claquer
Tous dans la joie et délire ensembles à hurler
Une nuit de pleine lune où se brûlaient tous les visages
Cette incandescente lumière nous rendait très volages
Traverser le bucher en courant : pas sages
Pour une nuit, pour un autre temps
C’était permis pour l’été du saint jean.











N° 0469

Césame... Ouvre toi...


Spectacle éblouissant, je suis ébloui
Un décor de théâtre, sur la scène je suis
Dans un décor lunaire avec ses pointes rocheuses
La rouille s’étale sur les roches ténébreuses
Aux éperons rocheux les magnifiques glorieuses
Se dressent royales et conquérantes vers le ciel
Qui domine la grandeur de ces monts éternels
Savourant azur dans son palais silencieux
Dans son fond immobile bien au-delà des cieux
Spectacle visionnaire de création du monde
Un silence rayonnant aux couleurs d’outre tombe
J’admire ce panorama sous le vent enflammé
De ces pics centenaires par tant d’éternité.











N° 0470

Le soleil en rêve...


Le soleil astre de rêve, de tendresse et de vie
De son amour brûlant la terre en est ravie
Il répond à l’appel de cette nature vivante
Cette terre aux arbres muets, berçant l’oiseau qui chante
Cette terre berce aussi l’homme avec ces océans bleus
Comme elle aime les animaux, qui aiment aussi leur dieu
L’homme qui aime les roses, et fait croitre les blés
Se laisse bercer de tous les bois dorés
Cette immense splendeur : la richesse de cette nature
Dans laquelle tout chante, et où les fleuves murmures
Des chants de bonheur qui monte dans le jour
C’est le chant de la vie aussi le chant d’amour
Celui des plantes, des arbres arides qui soupirent la nuit
Tous des esprits rêveurs qui ne font pas de bruit
Seul, reste le poète au rayon de ses étoiles
Dans l’immensité du ciel qui peu à peu se voile
C’est l’infini mystère qui éclaire les yeux
Ce n’était qu’un rêve, il était merveilleux.











N° 0471

Mes yeux...


Mes yeux dans la vallée, ont des visions belles
Sur la forêt de mélèzes s’étirant à tire d’ailes
Magnifiques arbustes qui au soleil couchant
Colorent leurs épines d’un orange flamboyant
Les mélèzes aussi beaux qu’un vitrail gothique
Dominent fièrement la vallée, styles atypiques
Le pan de la montagne, d’un côté s’effondre
Pendant que l’autre s’éclaire dans la pénombre
Plus d’ombres dans le cœur, plus de soucis amers
Au plus profond de l’âme, ces arbres sont fiers
Le soleil qui décline, le soir rapide à le suivre
Les mélèzes pensifs, n’ont plus de temps à vivre
Leur trépas de couleur, s’arrête au couchant
L’horizon qui s’éteint brunira de leurs sangs
Le nuage et la brume, voile sans bruit
Le tourbillon de l’onde qui engendre la nuit.











N° 0472

L'automne s'aventure...


L’automne s’aventure doucement
Le bleu du ciel a changé son présent
Les meules du regain s’enroulent
Toutes cylindriques, même moule
L’odeur qui monte de la terre
Devient chaude aux narines entières
Camaïeu des foins coupés avec la terre
Odeur marron, vert, grège rien n’altère
L’harmonie du ciel et de la terre
Le calme qui tombe sur la nature
Plombe les senteurs qui perdurent
L’orange amère de la terre délavée
Noisettes de citronnelle des herbes séchées
L’amandine de l’air aux rayons du soleil
Douceur liquide d’un mélange de miel
Je ferme les yeux pour mieux goûter l’ivresse
Me saouler des odeurs avec délicatesse
Pigmentation de ces mélanges osés
Je foule cette terre fatiguée, épuisée
L’automne pousse vers la fin le bel été.











N° 0473

Le miroir de la montagne...


Le miroir de la montagne s’enfonce dans la nuit
Les ondes maléfiques tâche sont tain gris
Les neiges éternelles jouent le miroir à deux faces
Brillent sur le côté où se trouve la glace
Mais le ciel qui encadre cette immense nature
Retouche les couleurs, adoucit les plus dures
Mais la lune ce soir ne voit pas son miroir
Reste sous la terre qui augmente le noir
La nuit s’installe et gèle toute la vie
Plus rien n’éclaire le miroir de la nuit
Les sapins frissonnent, les aiguilles givrées
Le vent qui les caresse souffle la liberté
Glisse sur le miroir qui reflète la nuit
La montagne impassible prend son bain de minuit.











N° 0474

Couleur d'automne...


La nature est une grande dame merveilleuse
Elle use de ses charmes et se montre amoureuse
Ses sentiments peuvent aussi la faire rougir
Pour nous irradier du plus grand des plaisirs
Le coup de foudre existe , nôtre cœur bat la chamade
Devant une telle beauté , nos yeux en cavalcade
Jouissent de cette grande symphonie
Tout en finesse dans le silence , le rouge est mis
Les gammes chromatique des couleurs à présent
Domine nôtre âme qui folâtre maintenant
Nous voilà en extase là devant cette princesse
Qui à trouvée le point sensible de nos faiblesses
Le chant est si beau que le ciel ébloui
Illumine nôtre vie d'un merveilleux paradis
Les feuilles d'automne bercent le violon de mon cœur
Leurs douces mélodies glissent sur les cordes du bonheur.











N° 0475

Bal en bleu...


Dans un grand bal de bleu
Mon cœur toujours en feu
Flâner en cette vallée de montagne
Rêver sous mon chapeau du pays de cocagne
Dans ce bel océan au bleu phosphorescent
Règne l'apesanteur dans ce beau firmament
Sous un suprême soleil la montagne flamboie
Cette lumière sacrée m'inflige bien des émois
De ce filigrane bleu mon âme se couvre d'or
Comme celui du soleil qui illumine ce décor
Cette lampe du ciel dans cette montagne de lumière
Fait battre mon cœur au clair de cette terre
Dans cet archipel de splendeurs divines
Le soleil s'est noyé dans cette montagne sublime
Ma cantharide vibre à mon cœur amoureux
Dans ce palais de la terre qui est si prés de dieu
Dans ce grand bal de bleu
Mon cœur toujours en feu.











N° 0476

La montagne flambe...


Sur la montagne, le ciel s'est embrasé
Avec l'aide du soleil, de ses rayons éthérés
L'instant divin charme les yeux dans la vallée
Les nuages heureux, déchirent le voile de volupté
La lampe du ciel, sur l'horizon lointain ,vient éclairer
L'océan phosphorescent ,que l'astre du jour à abandonné
Dans une immense ascension de l'infini, à la couleur bleuté
Une lueur d'éden ,dans ce silence, profondément noyé et éclairé
Par ce palais de la terre si prés de dieu ou règne un ciel du soir illuminé
Les parfums, les sons, de toutes ces couleurs, sont divinement constellés
Emportés par l'amour de la terre et du ciel, qui composent leur éternité
L'horizon heureux s'éclaire d'une grêle d'or, aux nuages flagellés
Pour faire pleurer les yeux, d'une belle apesanteur colorée
La gloire du soleil, dieu divin, du soir sur le mont de piété
Le cœur chavire, silencieux par ce panthéon flambé
Les entrailles du soir s'ouvrent sur cette immensité
Elles vont vers l'infini tendresse du ciel coloré
Qui habille les yeux de tous ces flots étoilés
Vibre la cantharide au cœur du dieu zélé.











N° 0477

Le froid, la neige, les pensées...


Dans le froid qui sévit, mon cœur bat fantoche
Je tremble dans mon corps, les frissons me reprochent
La bise qui s'agite en arabesques folles
Pique, comme un démon, ce corps qui carambole
La face vague et blanche, l'œil fixe en ce lieu
Brûle d'un dernier rayon, comme l'oiseau de feu
Je suis glaçon dans un bal pas joyeux
Rêve des amis, autour de moi, au coin du feu
Mon regard reflète les frissons de mon âme
Comme si mon esprit avait éteint sa flamme
Et soudain, s'en allant comme l'oiseau qui passe
Abandonne son nid comme de guerre lasse
Dans ce froid qui sévit mon cœur joue de la lyre
Je ne pense plus à rien, pas même écouter l'eau vivre
Plus de lettres, plus de sons, à sortir de ma bouche
Des refrains de chanson aux amours peu farouches
Tremble mon corps de ses frissons pas mystères
Le froid m'a transformé en être solitaire
La clarté du dehors emplie toute mon âme
Des fantômes givrés s'amusent, je les blâme
La flamme qui crépite emplit mon cœur d'amour
La chaleur qui me berce a la douceur du velours
Velours qui miroite de belles couleurs du bleu
Celui que je vois avec le cœur, dans les cieux.











N° 0478

Le lac...


Le temps s'est arrêté sur le lac endormi
Pas un souffle, sur l'onde de sa vie
Les arbres incrédules font entre eux silence
Rien ne vient troubler le chant de cette absence
Le voile de ce temps à décoloré le bleu du ciel
Sans savoir si le dieu du moment est éternel
Il pleure en blanches nuées au palais des cieux
Les montagnes soucieuses de leur teint laiteux
Se concertent avec un calme glacial de douceur
Chacune y va de son petit mot de crainte et de peur
Le lac plonge au plus profond de ses couleurs
Pour éclairer ses voisines à retrouver les saveurs
De ce temps qui a disparu sans l'avoir annoncé
Pour faire prendre conscience qu'il faut un peu méditer
Sur le chant des notes qui composent la vie
Réaliser un véritable ensemble naturel d'harmonie
Le temps ne s'arrêtera jamais avec tendresse
Son horloge immortelle n'a aucune faiblesse.











N° 0479

Le lac pensant...


En ce jour de soleil calme et silencieux

J'ai regardé le lac en présence des cieux
J'ai observé les ondes dans cette immensité
Beauté, calme et silence j'ai écouté
J'ai entendu et vu ce que l'on voit en rêve
Mes pensées sont tombées sur la grève
Chacune avec une musique à la sonorité sans pareille
Cela arrivait de partout, et charmait mes oreilles
D'abord un bruit immense de vagues confuses
Plus vague était le vent dans les branches touffus
Des accords magnifiques aux suaves murmures
Chacun son style propre mais la note très pure
Là bas vers le fond un flux va se perdre dans l'ombre
Sur tout cet espace se cache malgré tout une pénombre
Qui va inonder la terre victime de sa vague immense
Rien ne se calme, les arbres ne font pas silence
Leurs souffles voguent dans l'air comme une harmonie
L'ensemble créant l'effet d'une belle symphonie
La terre et le lac s'épanchent jusqu'au ciel
Et les chants communs deviennent universel
J'ai médité alors, mon esprit s'est abîmé dans les flots
C'est l'heure de rentrer, mon cœur reste sur un îlot.











N° 0480

Le jour nait


Le jour naît de la nuit
L'aube pâle sans bruit
Le brouillard monte et fume
Dans l'aurore toute en brume
Une douce couleur d'airain
Empourpre le petit matin
La nuit enfin se couche
La rosée prend sa douche
Dans la clarté du ciel
S'annoncent les flots du soleil
Au loin le chant du coq en délire
Les oiseaux s'activent de leur lyre
L'horizon se berce des alcyons
Oubliant déjà les constellations
Les parfums montent des fleurs
Qui nous donnent le baiser du bonheur
Le jour enfin s'éveille
Sur nature, l'amie éternelle.











N° 0481

Le jour s'en va...


Le jour s’en va, la vision depuis ma chambre
Le chevalet en œuvre, tourné vers l’ambre
Tout blanc, tout rose, tout gris, tout noir
La nature qui s’endort ranime l’espoir
Le chevalet trépide et craque de son bois
Mes yeux fixés sur le ciel qui flamboie
Mes mains aux noirs pinceaux, fouilles les couleurs
S’activent fébriles, savourent le bonheur
Des lumières scintillent ici et là sur l’image
Mes mains, les yeux, assurent la mise en page
Rien ne vient troubler cet éden merveilleux
Aurore des couleurs qui montent vers les cieux
L’éternel a crée ce paysage superbe
La neige ouatée, le met en exergue
La nuit qui voile toute la ville
Laisse deviner des cimes en îles
Plein les yeux, plein la tête
Mon esprit amoureux est épris
Jouit de visionner un petit paradis
La nature : un spectacle filmé en couleur
Pellicule développée vers le bonheur
La gravure couleur sur cette toile
S’éclaire de la lumière des étoiles.











N° 0482

La nature souffre...


La nature souffre, le soleil à détruire
Les rayons brûlent sa verdure
Silence pesant s’installe en cette nature
Le repos qui commence en cette nuit d’été
Sera sans nul doute pour tous bien mérité
Pour nous remercier de notre bienveillance
Dispense ça et là toute sa présence
Choisissons les odeurs, multiplions les fleurs
Qu’à cela ne tienne, sans arrêt elles reviennent
Aussitôt dispensées, à nouveau relancées
Ce plaisir perpétuel ne trouvera son terme
Que si la lune vient :pâle et terne
Mais la bise s’est mise à souffler
Dame nature enfin à respirer
Retrouve peu à peu toute sa dignité
La voilà qui s’agite ici et là
Ne lorgnant pas vers l’au-delà
D’un côté : gamine se balance
De l’autre dessine une danse
Accroche quelques boutons de fleurs
Ce brin de fraîcheur lui redonne saveur
Pour se parer de sa beauté de la nuit
Redevient alors un véritable paradis.











N° 0483

Le brouillard...


Le brouillard blanc où noir prend d’austères plaisirs
Etouffer les montagnes et cacher leurs désirs
D’afficher les sommets des neiges éternelles
Qui scintillent sous le soleil aux diamants des plus belles
Le brouillard blanc et gris glisse doucement à dessin
Sur les cols, les arbres, les pins, et tous les sapins
Ce doux flocon cache le crépuscule de brume
Comme un long fantôme au flots des écumes
Le brouillard sur les monts est toujours soucieux
De rouler sur les arbustes en leur cachant les cieux
Accablés par la bise qui chasse ce manteau
découvrir la plaine et ses villages de bardeaux
Le brouillard joue des ombres aux rayons du soleil
Pour annoncer l’automne aux feuilles en sommeil
Tout s’endort sous la couette des couleurs vivantes
De la terre jusqu’au ciel au bleu vert de la menthe.











N° 0484

L'automne de septembre...


L'automne de septembre avec ses sanglots longs
Bien qu'ils soient monotones, glissent par dessus les ponts
La rosée du matin dessine des perles sur les feuillées
Les roses des jardins de leurs seins humectés
Se décolorent au jour des caresses mouillées
Les feuilles vertes de rage d'y être associées
S'abandonnent tristement sur leur jaune naissant
Se recroquevillent pour protéger leur sang
La vieillesse d'octobre trucide ce drôle de temps
De voir venir les longues nuits à grelotter de froid
Pleurer sous les brouillards à en perdre la foi
Sécher les larmes aux mouchoirs de couleurs
Se décorer de soleil en camaïeu des fleurs
Tomber avec désinvolture , grâce et abandon
Pour se faire écraser par de simples talons
Sans un mot, mais des cris, sans une larme
Perdre dans le silence la beauté de leurs âmes
Combien ne connaîtrons pas la rigueur de novembre
Qui ne va pas tarder à vouloir les surprendre
Les plus résistantes périrons dans le froid
Laissant leurs géniteurs en squelettes de bois
Ne cacheront rien de leurs intimes nudités
Les pauvres arbres tristes ainsi abandonnés
Mais voilà décembre et sa blanche neige étoilée
Dans d'immenses nuits autour du feu de cheminée
La nature en silence sous la couette ouatée
Repose le temps de ses nuits en rêvant à l'été.











N° 0485

Le bal de l'automne...


L'automne est un couturier créateur
Créateur de beautés en couleurs
Tous les tissus sont représentés
Du plus soyeux au plus lumineux
J'aime les camaïeux de bleus
Les mannequins sont tous superbes
Toutes les couleurs et toutes les races
Représentation faite avec allure et grâce
Du plus mince au plus grassouillet
Tous sont richement habillés
Le défilé élégant et multicolore
Chaque modèle me surprend encore
Une douce musique donne l'ambiance
Chaque mannequin son charme , son élégance
Les robes de la plus belle à la plus sophistiquée
Jusqu'à la robe majestueuse et étoilée
Sans doute la plus belle celle de la mariée
J'ai retenu pour mon amour une belle bleuté
Les yeux ce sont mis de suite à rêver.











N° 0486

La neige...


Il a neigé dans ma tête et dans mes yeux
La nature dans sa blancheur du merveilleux
L'automne éclatant s'est pris pour l'hiver
Son dernier jour en est devenu pervers
Mes yeux ont joués aux flocons de neige
A scintiller pour mieux créer des arpèges
Les chanter en fin cristaux d'allégresse
Voler sous le vent de blanches tendresses
Charmer les nuages d'ombres grisantes
Priver le grand astre du jour son rôle d'amante
Mon cœur est rempli d'étoiles qui flamboient
Les yeux sans arrêt sur le qui vive brillent d'émois
Me voilà un flocon volant dans des flots d'or
Qui sont attirés au loin vers l'horizon en décor
Dans cet archipel où s'est noyé le soleil sublime
Dans ce palais de la terre où se cachent les cimes
Des montagnes sacrées en blanc en formes divines
Consacrées par le dieu éternel dans ce grand lac des cygnes
La nature ce soir est recouverte de tous ces diamants
Mes yeux continuent à jouir de ce spectacle enivrant
Cette immensité consacre une vie pour un autre jour
Je me laisse emporter par ses paillettes de l'amour.











N° 0487

Piège...


Le soleil s'est fait piégé
Par la pieuvre d'araignée
Ses rayons sont prisonniers
Dans des tentacules survoltées
La lumière dans sa sombre journée
Souffre de se retrouver ainsi étouffée
Seule compensation son horizon bleuté
Lutte intense provoque une lumière éthérée
Le roi des astres se bat avec sa force sa volonté
La puissance du dieu de ciel se retrouve maîtrisée
Le temps lui parait long comme celui qui régit l'éternité
Mais le maître de l'univers fait feu de toute sa luminosité
Pas de flammes d'enfer mais la chaleur de l'éternelle flambée
Celle qui à sa surface fait briller le firmament de sa lumière étoilée
La lampe du ciel d'un coup de baguette magique vient enfin illuminer
Sa grande amie la terre pour lui faire retrouver sa divine couleur bleuté.











N° 0488

Magique nature...


La lampe du ciel à la montagne de lumière
Fait battre mon cœur, au clair de cette terre
Le soleil s'est noyé sur la montagne sublime
Cette lumière sacrée sur la neige en intime
Vibre la cantharide à mon cœur amoureux
Une grêle de roses est descendue des cieux
La montagne jouit de ce brasier de flammes
Le rose du soleil a inondé toutes les âmes
Par ce langage de fleurs les roses de la vie
Eclairent le soir dans le jour qui s'enfuit
Dans cet océan pastel de rose phosphorescent
Règne le silence d'or de ce beau firmament
Sous ce superbe voile la montagne flamboie
La fraîcheur du soir provoque tous les émois
L'aquilon du sang à mon cœur qui remonte
Multiplie à ce cœur des vagues qui l'emporte
Dans ce palais de la terre qui est si prés de dieu
Par des flots de velours qui colorent les cieux
Mes paupières deviennent des roses à l'iris de leur vie
Tandis que le ciel explose des couleurs divines du paradis.











N° 0489

Le brouillard...


Le brouillard erre d'un langoureux ennui
Entre les grands sapins verts, il flotte et s'extasie
Il fait frémir ces arbres, dans leurs grandes silhouettes vertes
Se tortille comme une couleuvre, dans le sable qu'il déserte
Parfois il perd pied, et glisse sur la colline en pente
L'aquilon son allié, le pousse comme une plante grimpante
Il plane , immense et libre , avec calme et volupté
Caresse les sapins, pour mieux les faire rêver
La nature l'enivre, il cherche je ne sais quoi
A étaler son gîte, comme un fantôme dans ses bois
Inanimé, il dort de ce sommeil en blanche solitude
Comme celui d'un roi, qui glisse dans ses turpitudes
Il plane immense dans sa nuée de pleine liberté
L'eau du torrent n'est pas épargnée de son aurore baignée
Les mousses ravis, gloussent sans se faire piéger
Le brouillard s'étire sans bruits, il s'est engourdi
Le voilà qu'il s'évanoui, les arbres retrouvent le soleil paradis.











N° 0490

Aller...


Aller à l'infini de sensations sublimes
Au panthéon de l'extase, pour un silence intime
L'ascension des rochers, victoire sur l'éternité
Atteindre le nirvana d'un bonheur illimité
S'ouvre aux yeux l'éden du divin océan
Dominer la montagne, mais pas le firmament
Une splendeur immense, silence de la vision
Savourer la gloire , du dieu de la passion
L'écho répond de ses ondes séraphiques
A la voix d'apesanteur, d'un cristal magnifique
Le rêve vaincu sur l'entrailles des rochers
Lever les bras au ciel, dans ce palais étoilé
De battre, le cœur s'arrête, dans cet instant sacré
L'astre devient ciel, la montagne devient soleil
Toucher son plafond sans dominer le ciel
Toutes les cloches sonnent à célébrer l'hymen
Sentir le cœur se fondre, le chœur chante amen
'homme se domine, le feu du divin l'enflamme
Il est seul dans ce divin archipel, seul avec son âme
II est joie, il est amour, il est félicité
Lui un instant le maître, le dieu sur le rocher.











N° 0491

La lune mystérieuse...


La lune mystérieuse cache sa lumière
Se laisse contempler tout là haut altière
Elles se cache aujourd’hui, éclairera demain
Dans le silence de la nuit guide notre chemin
Je l’attendrai monter, calme, sereine et pure
Dans son palais de nuit, derrière la brume obscure
Elle blanchit les âmes solitaires
Une lampe de la nuit ici sur cette terre
De sa clarté blanche, limpide, elle inonde
Toute la terre et l’obscurité du monde
Croissant, quart, demi, ronde, ne s’allume qu’au ciel
Eclaire de son fanal solitaire en rayons providentiels
Dévoile sa grossesse qui illumine la luit
Des plus beaux sombres azurs de la nuit.











N° 0492

Le jour...


Le jour quitte les cieux, laisse un transparent voile
Pas à pas au hasard pointe une étoile
La nuit colore son trône obscur du soir
Le crépuscule grisâtre meurt sur les montagnes en noir
Un coin du ciel reste bleu où rose sombre
Déjà le combat des couleurs du rouge dans l’ombre
Là-bas sur la ville les lumières étoilés
Brillent sur la cathédrale aux flèches dentelées
La ville et ses milliers de toits découpent l’horizon
Tout brille de blanc et de noir vu depuis mon balcon
Blanchâtres fumées au bout des cheminées
S’élèvent sur le front des maisons blasonnées
Des centaines de clartés à naître, luire tour à tour
Serpentent ici et là à tous les carrefours
La ville devant mes yeux s’allonge sur sa couche
S’étire, des soupirs s’échappent de sa bouche
Comme si très fatiguée je l’entendais gémir
Je la vois géante, devant mes yeux à s’endormir.











N° 0493

Le ciel se voile...


Le ciel se voile, le vent s’affole
La nature brûlée par le soleil rigole
Les drapeaux claquent au vent
La couleur de l’ombre assure le temps
Nostalgiques les nuées montent dans la vallée
Jouissent de la grisaille qui cache la vérité
Mais les yeux des oracles noirs
Clament l’orage sans autre espoir
Entre ciel et terre ce sera la guerre
Entendre le son du canon qui résonnait naguère
Les feux de la rampe l’horizon
Le noir lui va si bien qu’il protège son fond
Les éclairs eux au moins ne sont pas bruyants
Illuminent le ciel qui se déchire du néant
Le temps passe, la colère trépasse
La nature frissonne met de l’ordre sur place
Les nuages se dissipent en étirant leurs voiles
La lune nous rend visite en se couvrant d’étoiles
Tout doucement, tout redevient bleu et gris
Il est temps de refermer le parapluie
La nuit s’affirme enfin
Il est temps d’écrire le mot fin.











N° 0494

Les arbres...


Les arbres sont plus sages que les hommes
Ils bercent leur calme sous l'aquilon qui sonne
Du sapin au chêne entre eux jamais de haine
Debout , branches entremêles ils connaissent nos peines
Ils sont un royaume vivant des forêts éternelles
Se parlent entre eux sans se chercher querelles
Font silence au jour du chant des tourterelles
Les feuilles frissonnent à voir courir le torrent
Qui se presse volontaire en écumant son temps
Ces arbres de douceur aiment qu'on les caresse
Transmettent à nos mains toutes les tendresses
Ils cachent et protègent les oiseaux enchanteurs
Sous leurs feuillages résonnent les mélodies du bonheur
Etre sous l'ombre de ces bois un temps silencieux
J'aime tous ces arbres même s'ils me cachent les cieux.
Miserere.











N° 0495

La nature blanche...


Orchestre philharmonique, symphonie blanche
Silence des notes sans couleurs s’épanchent
L’écume immaculée arrive du nord
Immensité de neiges comme des flots d’or
Sous le seuil de l’antre, inondée de blanc
Ciselé les flancs blancs, découpes des tourments
Frissonnent fourrures, les ombres blanches et grises
Pas de souffleur, pas d’erreurs de notes permises
Féerique aristocratie des ouates colorées
Cordons de soie, gazes de velours éclairées
Bouquets de satin, ondes dérobées
Immense palais de voiles en robes des champs
Douceur fleurie d’étoiles du ciel blanc
Rêve intense, chante la blancheur nature
Aux arbres immaculés de grandes chevelures
Le manteau de velours de blanches étoiles
Au cœur du silence qui tisse les voiles
Tout l’orchestre joue sur des notes blanches
Les yeux du bonheur symphonies d’avalanches.











N° 0496

Tous les parfums...


Tous les parfums aux doux arômes,
Fleurissent dans mes pensées,
Quand mon cœur s’abandonne,
Sous le vent de l’amour, au parfum de l’automne.
Je pleure en silence, mais je ne suis qu’un homme,
Pas de honte à le dire, triste réalité,
Dieu l’a voulu ainsi, c’est bien le dogme.
Seul l’esprit pur peu sortir d’un rêve d’enfer,
Envouté comme il l’est, par ce parfum de soie,
Il en oublie le temps, emporté par cet éther,
Celui qui fait surfer l’onde des voix,
N’ayant point d’odeur, en restant hors du temps.
Elles sont bercées par ces fragrances de l’horizon perdu,
C’est le temps de la liberté qui ne dure que l’instant,
S’accordant à toutes, mêmes celles inconnues,
C’est un parfum d’amour à l’éternité infinie,
C’est la chanson du cœur, celui de la rose de sang,
La rose buveuse de rosée à mon cœur pour la vie.











N° 0497

Sous le vent...


Naître la rose sous le vent,
Mon cœur bat pour elle tout le temps,
Lui donne des baisers à chaque instant.
Mon sang applaudit avec la soif d’un cœur vaillant,
En recevant ce breuvage d’amour pieusement.
La cueillette des roses de la vie rouge sang,
Eclaire mon ciel d’une douce nuit, c’est charmant.
Toutes les étoiles scintillent au firmament,
Seule la rose m’enlace, nous voilà, amants.
C’est un jour pur de septembre vraiment,
Celui qui effeuille les pétales tendres d’antan.
J’ai soif de vie et de mourir au jardin du printemps.
Le soleil prolonge toutes choses pour la rose de son vivant,
C’est un double plaisir de voir naître la rose des vents.











N° 0498

Les Lys...


La nature est immense en âme de fleurs mêlées
Un paradis sur la terre de ces étoiles déployées
Le bel lys orangé s’élève majestueux
Eclaire de ces étoiles le jardin radieux
Une couronne d’or colore ces déesses
Les flots aux yeux de douces caresses
Poète prend ta lyre, étoile lève toi
Que ta divinité dicte un peu sa loi
Une douceur exquise enivrante beauté
Traîne vers toi le monde de mes pensées
Oh ! Beau lys ouvre ton cœur battant vers les cieux
Le soleil de tes flammes va en séduire dieu.











N° 0499

Les Pivoines...


Les pivoines sont de belles roses majestueuses
Blanches, roses, où pourpres : couleurs joyeuses
Valse leurs robes de belles crinolines
Dansent nos yeux devant leurs charmes intimes
Par le soleil qui joue à éclairer leurs flammes
La douceur de leurs ailes couve ces jeunes âmes
Elles sourient de l’éclat dont le ciel les décore
Sous les rayons du soleil qui luisent depuis l’aurore
Ces pivoines, des veuves sultanes sublimes
Au sérail des couleurs elles se pâment intimes
Reine de beautés dans la journée des étoiles
Seule la nuit les caresse en étalant son voile.











N° 0500

Printemps bleu


Gris, blanc, noir, marron le fond de la toile
Se colore du vert qui étale son voile
Le soleil égalise les nuances et les tons
Qui montent verdoyants partout sur les monts
Les montagnes jalouses se lavent de leur blanc
La neige amoureuse fond sous le soleil son amant
La vallée s’illumine, accroche ses lampions
Aux bourgeons des arbres, par million
Impatientes les jonquilles jaunissent de plaisir
Composant les bordures des jardins de loisirs
Les pelouses s’égayent de violettes impériales
Dont le chant des couleurs n’à pas de rivales
La mélodie du printemps joue ses notes joyeuses
Qui laisse entendre ses gammes amoureuses
La nature s’éveille sous ce bel arc en ciel
Festival de la vie orchestre du roi soleil
Ce soleil qui éclaire ces fleurs de la vie
Fait flotter les odeurs qui nous emportent au paradis.