N° 0301

Les abrassons...


Il y a toujours une chanson douce
Qui pleure quand on la pousse
Elle frappe le cœur comme celui d’une feuille
Qui tombe à l’automne sans qu’on le veuille
Elle meurt de soif, elle meurt en couleurs
Du bleu, à l’orange, à l’or de son cœur
Elle perd une amie comme on perd une rose
Comme celle de l’automne et ses pétales roses
Tout chante en chœur dans cette saison
La musique naturelle chante sans raisons
Pour les meilleurs instruments crées : les arbrassons
Le hêtre où l’érable donnent les meilleurs sons
La douceur, l’aigu, où le grave c’est le violon
Sont charme, berce les âmes tendres
De la terre jusqu’au ciel il sait se faire entendre
Il pleure où il chante à toutes les saisons
Seuls ses silences font vibrer les passions.











N° 0302

Pensées...


Les pensées s’effondrent
Dans la nuit sombre
Le froid de l’infini
Leur tige ramollie
Le silence serein
Du coucher au matin
Implore le soleil
Aux rayons du ciel
Réveille leurs vies
D’un baiser épanoui
Résister au temps
Du gel innocent
Revivre le jour
Sous le soleil d’amour
Par les pétales colorées
Des plus belles pensées
C’est l’hiver, c’est le temps
De doux flocons blancs
Muettes pensées en fleurs
Gèlent au vent des cœurs
Au palais des nuits
Les pétales flétris
Leur destin se fige
Au de là de l’Adige.











N° 0303

Heureuses pensées...


Les pensées en rêves
Vers le futur s’élèvent
Les humains se subliment
Par une harmonie intime
Font tomber les chaînes
Rouillées par la haine
Lumière d’un nouveau jour
Pour un avenir d’amour
Abolissant la misère
Les hommes enfin frères
Leurs jalousies se taire
Font la paix, pas la guerre
Les cœurs unis du même soleil
Un grand dessein universel
Le chant d’amour des colombes
Sur toutes les Dombes
Inonde les pensées du monde.











N° 0304

Pages blanches...


Souvent, je regarde les pages blanches
Les pensées ailleurs, l’inspiration flanche
Des milliers de pensées chevauchent dans la tête
Toutes se bousculent, aucune ne fait la fête
Puis ce silence qui me regarde, mes yeux s’énervent
Tous les objets qui m’entourent, un à un m’observent
Immobiles et bizarres, que peuvent-ils bien penser ?
Je les admire, de pouvoir tenir la pose, sans broncher
De l’armoire au bureau, rien ne bouge vraiment
Pourtant, je les entend craquer sèchement
Les portraits me dévisagent avec insistance
Le fauteuil crapaud me tend les bras, une chance
Sur la table de nuit, le tic tac du réveil jalouse la montre
Signale à la lampe de chevet que sur le mur vit son ombre
Alors, j’éteins la lumière et dans le noir provisoire
La liberté de penser ne devient qu’illusoire
Mais elle existe et entreprend son voyage dans la nuit
Ce n’est plus de l’illusion, mais la réalité de la vie
Celle trouvée il y a tant d’années, tant d’infini
Seule l’aube viendra une fois encore, fermer ce paradis
Le jour se réveille, l’esprit revient de ce lointain
Où toutes les pensées ont rencontrées tant d’humains
L’histoire, c’est l’histoire chaque jour, chaque nuit
Elle se répète dans le noir, dans le jour sans fin
C’est l’histoire que l’on vit dans les jours et les nuits de son destin.











N° 0305

Balade dans la vallée...


Un souffle de la montagne dans le silence de la nuit
Etrange sensation, sous la lune qui luit
Son silence un peu frais, caresse les visages
A la manière un courant, venu du fond des âges
Pas un arbre ne bouge, figé dans son rôle
Le toit du ciel, s’appuie sur les épaules
Cette ambiance parle, sans un mot : seule sa présence
Présente partout, en brillance de son absence
Se rappelle à nos mains serrées
Nos regards l’un dans l’autre furtifs, illuminés
Font passer nos corps l’un dans l’autre à s’interroger
Mêmes nos pas dans les herbes souillées
Se posent mille questions tremblantes, sans s’arrêter
Une peur intérieure, fait battre nos cœurs
Chacun de nous écoutant l’autre, tel un acteur
Qui rentre en scène pétrifié par le trac
Toutes nos pensées vagabonde en vrac
Une peur, sans peur, celle qui donne la chair de poule
Nous sommes vraiment seuls, parmi ce fond de houle
Aucun son, de nos bouches ne peut nous rassurer
Sur cet étrange silence, dans cette nuit d’été
Il est minuit, nous n’avons pas rêvés
Mais nous sommes partis dans cet ailleurs qui vit dans la vallée.











N° 0306

Je marche sur l'océan...


Je marche sur l’océan
Il se meurt de soif naturellement
Sous mes pas la profondeur
Elle crie en silence son déshonneur
Je n’entends plus le chant des sirènes
Les vagues cachent leurs larmes avec peine
Leurs chants désespérés à l’horizon des sanglots
Malgré tous leurs efforts ne peuvent les rendre beaux
Elles sont ; elles ne sont plus, elles seront peut être
Dans leurs esprits toujours, au lointain à renaître
Implacables humains qui jettent toutes les notes
Pèle mêle sur toutes les gammes et toujours la faute
Sans voir le regard mourant de l’éther
Qui se reflète jusqu’au ciel en regardant la mer
Puisse l’océan sous le soleil si beau
Retrouver la couleur de son toit qui flamboie d’oripeaux.











N° 0307

La maison du berger...


Là haut, au fond de la vallée
Se cache la douce chaumière du berger
Seul le souffle du fond de l’air
Rompt le silence de l’éther
Les graviers crissent sous mes pas
Il n’y a pas d’autres bruits ici bas
Je frissonne du regard des mélèzes
Ils insistent, me mettent mal à l’aise
A mes narines, plein d’odeurs légères
Me forcent à percer leur mystère
Dans ce vert paradis où il fait bon marcher
Les marmottes sifflent là haut sur les rochers
Mais je vois assis sur une pierre : le vieux berger et son chien
Tirant sur sa pipe des bouffardes sans fin
Son sourire, perles dans le regard de ses yeux
M’invite à rentrer et rallumer son feu
Alors il commence à parler de l’ancien temps
Ses yeux deviennent étoiles où les perles en brillant
Laissent passer les émotions que son cœur ressent
L’après midi se termine je n’ai pas vu passer le temps.











N° 0308

Que la sagesse vienne...


Victor Hugo L’a écrit :
C’est en perdant son corps, qu’on reprend sa figure
Combien de corps perdus, dans les guerres qui perdurent
Ont la figure en deuil par les armes connues
Tous ne sont pas sans têtes mais mérite la vue
Les luttes fanatiques prennent le mal pour cibles
Les flèches empoisonnées ne sont pas invisibles
Sur la terre tous les jours, les pleurs des innocents
Envoyés dans la tombe par des bombes larvées de sang
Surgira-t-il un jour l’éclair du commandeur
Pour arrêter la terre de rougir dans la peur
Cette peur fratricide dans sa barbarie
Qui envoi des hordes en exil pour la vie
On tue, on décapite, on frappe à l’aveugle
Difficile à se taire la douleur au cœur beugle
Oh ! Peuple des humains apprenez à respecter l’homme
François vous en appelle, écoutez la voix de Rome
Que les principes profonds soient conscience à vos âmes
Pour que le vent qui souffle ranime la flamme
Cette flamme porteuse de la lumière de la paix
Cette paix qui régnera enfin sur la terre ainsi éclair.











N° 0309

Pourquoi me réveiller...


Pourquoi me réveiller
Dans cette nuit d’été
Non ce n’est pas un supplice
A minuit, il faut que je vieillisse
Je suis seul sur le sentier en bordure de cette mer
Mon cœur s’enivre des vagues de cet éther
L’endroit est isolé, les embruns triomphants
Dans la tourmente de cet ombre du temps
Je marche droit vers l’abîme
Les yeux fermés vers ce grand but sublime
Je mesure le temps des siècles passés
Ceux des siècles vivants à mon âme troublée
Le silence ne fait pas attention à la douleur de l’homme
Dans ce calme apparent, il vient de loin en somme
La force de l’univers, à l’esprit, à l’âme
Souffle comme le vent qui attise les flammes
Les flammes ainsi vaincues par l’éther infini
Brillent dans cet éternité par la lumière de la nuit
Rêve où réalité ?
La réalité fait rêver.











N° 0310

Recontre d'âmes...


Mon âme, à d’autres âmes
Dans ses rêves jamais elle ne les blâme
Elle livre la vérité sans rien voir
En marchant sur le chemin du devoir
Elle ne prend pas modèle sur autrui
Mais marche droit sur le chemin de sa vie
Elle ne me quitte jamais
Parfois s’évanouie d’une grande clarté
Elle n’est pas toujours ce que je suis
Mais garde toujours son chemin infini
Celui qui mène par delà les cimes
Vers l’univers du juste et son âme sublime.











N° 0311

L'air du vent...


L’air du vent
Parle au temps
En mélopées souvent
Aux horizons changeant
Porte la parole des gens
Pas toujours à bon escient
Glisse sur les esprits présents
Pas toujours en termes galants
Il ne donne rien, mais prend
Sans régler les choses du présent
Sans gloire éclaire le firmament
De son souffle délirant
Se perd à l’infini naturellement
Le soir perd le jour en sang
Dans la nuit se colore vraiment
Des étoiles aux tons brillants
L’air du vent
Parle à tous les temps.











N° 0312

Le jour se lève...


Le jour se lève, le voile horizon, n’est pas plus pur que celui de mon cœur
Il a cette foi de vivre et de mourir, qui donne : la force d’un instant de bonheur
Il est chaque jour, pas tout à fait le même, pas tout à fait un autre
Le ciel est son toit, où se cachent : L’âme des apôtres
Seule son éternité dans un parfum de roses
Garde le secret du mystères des choses
Ces choses, qui dans l’océan bleu, pénètrent la clarté des étoiles
Ces étoiles éteintes une à une du plus beau de ses voiles
Le jour se lève, il ne suspend jamais son heure, dans son éternité, il ne change jamais
Au plus profond de sa lumière, jamais le même et toujours un autre, il étale sa sainte réalité.











N° 0313

Sous le vent...


Sous le vent amoureux de la nuit
Naissent les étoiles de fleurs à l’infini
Dans cette chaude nuit d’été
Vers le ciel grêle mes pensées
Au filigrane bleu de mon âme
Mon cœur au brasier ardent s’enflamme
C’est un cœur plein de roses blanches
Dans lequel tous mes rêves s’ épanchent
Dans ce bel azur phosphorescent
Vibre la cantharide dans la mer des étangs
Une mer aux vagues d’étoiles filantes
Dont les flots jouent la mélodie des amantes
Sous le vent amoureux de la nuit
Naissent les étoiles à l’infini.











N° 0314

L'âme...


Chaque âme à son secret
Chaque âme à son mystère
Mais une âme bien née
Ne fais jamais la guerre
L’âme erre sur terre, sur l’eau
Jamais ne sombre sur la mer des halos
Son jardin où fleurissent les roses
Sur les cœurs embaumés son amour y dépose
Pour que vive le temps des amours solitaires
Celui qui tombe des étoiles et inonde la terre
Ronsard pourra y voir sa rose mignonne
Lamartine y écoutera les heures qui sonnent
Malherbe lui répondra qu’elles ont vécues ce que vivent les roses
Ronsard sera toujours bien dans toutes choses
Les âmes des plus grands cueillerons les roses de la vie
Pour Victor Hugo s’il n’en reste qu’un il sera celui là : c’est lui qui l’a écrit
Moi je le dis aussi pour que vive la vie
De l’âme qui nous habite au-delà de l’infini.











N° 0315

On ne voit pas le néant...


On ne voit pas le néant, mais lui nous regarde
Noir où coloré, avec où sans lumière blafarde
Il frappe le cœur, il frappe l’esprit
C’est le mystère qui en fait un génie
L’œil le cherche dans le noir où tombe les étoiles
Seules les infidèles abandonnent sa toile
Avec lui, on pense à tout, sans penser à rien
Son éternité le change, il fige nos destins
Dans sa profonde nuit, peut-il mourir où vivre ?
Il garde le toit de son ciel celui qui nous enivre
On ne voit pas le néant, il est impénétrable
Même à monter bien haut, son silence est impitoyable.











N° 0316

Le poète écrit...


Le poète écrit d’abord, ne réfléchi qu’après
Il ne dit jamais mensonge, écrit toujours la vérité
Il rêve souvent, mais il ne sait pas qu’il rêve
Car il rêve sous le vent, par son âme il s’élève
Son âme à ses secrets, mais aussi ses mystères
Il est tel qu’en lui-même, comme l’éternité de la terre
Où il vit en homme libre, dans la foi de ses dogmes
Il règne sur la vérité des choses quand il s’agit de l’homme
Pieusement il souffre, il pleure, il faut que je vous le dise
Même si sur son cœur, le temps, n’à pas de prise
Il reste souvent seul, à vivre avec les roses
Pas celle de son cœur, hélas il n’en dispose
Il vit dans son souvenir en regardant les étoiles
C’est seulement la nuit qu’il peut vivre sans voile.











N° 0317

Souffler sur la terre...


Je souffle sur la terre, et je pars au lointain
Que sera le jour, quand sera-t-il demain
Marcher sur la terre, ou marcher sur la mer
Sur la corde tendu qui s’élève dans l’air
Je ne me prends point pour dieu, car dieu est partout
Mais conscience où raison, l’esprit mène à tout
Jusqu’à l’aurore éternelle des matins d’or
Celle pour le plaisir extrême d’un merveilleux décor
Alors seulement le souffle du vent emporte
En poussant sur l’arbre déraciné les feuilles mortes
C’est la fin d’une nuit que je voyais brune
Une nuit au voyage blanchâtre de la lune
J’ai soufflé sur la terre, dans un voyage sans fin
J’ai revu le jour, celui qui poursuit le destin
Il suffirait de quelque rien
Pour que la rose à vivre sans un chagrin.











N° 0318

Douleur du temps...


Le temps n’est ! Que la douleur de l’homme
L’inflexion n’est ! Que dans ses rêves en somme
L’homme sait cela depuis la nuit des temps
Son horloge sait cela depuis le commencement
Le temps c’est : le silence aux notes noires et blanches
Inlassablement inceste silencieux en avalanches
Un viol sans douleurs sur l’âme où il s’épanche
Sa jouissance dans l’oubli : rare chance
Il n’a pas d’âme, sa force : une constance
Le temps cueille toutes les roses de la vie
Dans ses siècles éternels, dans ses profondes nuits
Tous les cœurs en secrets battent pour lui
Il reste indifférent et rien ne le séduit
Les dieux sont complaisants devant vénus il fuit
Ses desseins sont impénétrables, chaque jour il accomplit
Le temps de toutes les vies.











N° 0319

Souvent...


Souvent je vais chercher dans la nuit des ténèbres
Avec mon âme qui découvre les roses célèbres
Ces jours étranges où les fleurs font des flammes
Leurs lumières sont si belles qu’elles ravissent mon âme
Dans cette obscurité où l’océan se voile
Un anneau d’or dans le champ des étoiles
Cache le secret du printemps de la vie
Dans ce ciel où depuis des siècles dort le noir de l’infini
C’est un univers impersonnel à l’éthique indéfinie
Mais l’amour lui reste fidèle et coïncide avec lui
Souvent je vais chercher dans la nuit des ténèbres
Cette lumière des âmes qui vit dans chaque être.











N° 0320

Le temps...


Si le malheur est en silence
Le bonheur n’est point heureux de la sentence
Pleurer, c’est penser
Le temps reste éveillé
Chaque pensée boit une larme
Le goutte à goutte en fait son vacarme
Alors on continue de vivre er écrire
Continuer d’écrire permet de vivre
On n’est pas heureux de ce bonheur
Car il est le silence qui écrit nos malheurs
On ne réveille pas le chagrin qui jamais ne dort
On reste toujours éveillé, les yeux s’ouvrent et se ferment sur le même décor
Le temps laisse son manteau sans perdre la force de sa vie
Il est toujours le même, plus que les roses il vit
Il a plus de souvenirs qui dépassent tous ces ans
Sur son horloge sinistre joue sa musique par tous les temps.











N° 0321

Balades...


Chaque soir, dans mes balades
Mon esprit fatigué s’évade
Il abandonne les bruits de la ville
Quand la première étoile scintille
Les yeux pleins de visions intérieures
Voient à l’horizon lointain la 25éme heure
C’est l’heure où l’esprit se libère
Des contraintes de sa vie sur terre
C’est l’instant en solitude à l’intérieur de soi-même
Instant de la présence de tous ceux que j’aime
Un frisson parcours mon cœur qui saigne
Je me vois tout pâle à l’horizon du jour
Les couleurs du soir emplissent mon cœur d’amour.











N° 0322

Evasion...


Mes pensées s’évadent au loin par la fenêtre
Elles vont là, où mon âme voudrait être
Dans ce ciel où le bleu de la nuit revient sans fin
En éclairant les étoiles des astres divins
Je vois cette clarté qui dans le ciel déferle
Ondulante et ouatée à la douceur d’une toile
Caressant au passage le chemin des étoiles
Je sens venir à moi un ineffable amour
Venu de cet océan, celui qui porte mes rêves toujours
Ce rêve qui chaque jour part depuis la terre
Vers ce géant de liberté, dans cet infini de lumière
Ce qui charme l’esprit de mes yeux
Dans ce froid univers au silence mystérieux.











N° 0323

La nuit chasse le jour...


La nuit chasse le jour
Le cœur sans amour
Tristesse à son âme
Eteint ses flammes
L’esprit ne joue plus de l’orgue
Dans le chœur de ses vagues
L’orgue au concert solitaire
S’épuise en vain sur terre
Seuls quelques soupirs
Sur la clé viennent s’assoupir

La nuit chasse le jour
Le cœur sans amour
S’évanouit dans l’ombre
Sous cette voûte sombre
L’heure endort la nature
Sonnant son ombre obscure
Dans cette immensité sombre
S’écoute les voix en nombre
L’heure courte se replie
De l’ombre qu’elle délie

La nuit chasse le jour
Le cœur sans amour
Plonge ses yeux dans son onde
En perles d’eau profonde
Coule alors goutte à goutte
Les perles ignorées dans la voûte
Où restent des regrets moroses
Seul reste la pitié des roses
L’âme garde ses douleurs
Dans la couronne de ses fleurs

La nuit chasse le jour
Les cœurs sans amour.











N° 0324

Ouvrir la nuit...


J’ouvre la nuit, j’éteins la lumière
Le noir de la chambre n’est pas à me déplaire
Par la fenêtre grande ouverte, danse devant mes yeux,
La gaité de la nuit sous un ciel merveilleux
Le panthéon univers brille en apothéose
La voie lactée trace le voile en osmose
Au seuil sacré de la nuit le poète en vision
Regarde les lumineuses étoiles à l’horizon
L’œil en fuite, l’esprit en liberté pudique
Ivresse innocente vécue d’un temps biblique
Dans le ciel constellé d’astres triomphants
J’écoute monter la sereine nuit des temps
Ce sont de doux moments de rêves en liberté
Qui se vivent dans une cette auguste paix
L’amour du rêveur que rien ne peut distraire
Pas même la vision de l’ombre sur la terre
Savoure cet azur de fantômes noir
Dans l’obscur tremblement de cet horizon du soir.











N° 0325

Le temps du vent...


Le vent souffle dans la plaine
Dans les branches sont à la peine
Les arbres parlent entre eux
De leurs squelettes hideux
Les haies ne sont pas en reste
Râlent toutes comme des pestes
Au sol sont tombés toutes les veuves
Les plus téméraires résistent comme des neuves
Une feuille parmi toutes danse le ballet
Par la musique du vent accompagnée
De ses entrechats, mes yeux émerveillés
Admirant cette scène comme celle d’un oiseau blessé
Dans un roulement de tambour la voilà foudroyée
Sur la paume de main vient se réfugier
Je sentais battre son cœur, le mien en émotion
Se mit à la caresser dans une douce passion
Je l’écoutais gémir, lutter de ses veines meurtries
Par cette halte je voyais mieux le combat pour sa vie
Le temps du vent est sans pitié, sans merci
Dans une violente rafale, son bourreau l’emportait
Dans mes yeux, l’orage à flots coulait
Une fois encore mon cœur se sentait orphelin
Impuissant devant la force du destin.











N° 0326

Le monde est...


Le monde est sombre, couleurs de pleurs, couleurs de chants
Souvent la nuit des bons, la nuit des méchants
Ces choses sont, et les yeux qui les voient
Vieillissent sans soutient, tremblant et plein d’effrois
Chacun vit son propre sort et il faut bien se dire
Que l’être indifférent possède ce qu’il retire
Les yeux qui pleurent ne voient plus le ciel bleu
Ne sentent plus la fleur au doux parfum de dieu
Pas de miracle, le destin , un manuscrit pour tous
Dieu qui nous regarde sans nous plaindre tous
Sa création ne cesse de se mouvoir et écraser le vous
De celui qui laisse tomber les fruits du vent qui secoue
Je sais qu’il y a toujours beaucoup de choses à faire
La douleur de l’homme porte la plus triste colère
Par son âme frappée il se plaint sans joie
Son cœur pleure et s’aveugle à perdre la foi
Portée par une douleur généreuse et amère
Car il n’est pas un faible, il aime , il sait se taire
L’homme c’est aussi cela, sa raison persiste
A voir ce qui s’en va et qui le rend bien triste
Mais il y a toujours quelques froides pierres
Pour faire de ses pleurs, couler sur les paupières
Le soir, la nuit, il ouvre son âme qui reste
Inclinée dans le noir à son iris céleste.











N° 0327

Dans un grand vent...


Dans un grand vent de fleurs
A la source du temps
Se désaltère l’âme du cœur
Dans un vague océan
En pétale d’azur
Pour mieux s’abandonner
A l’univers du futur
Dans sa voûte étoilé
Pour le palais des roses
Celui au cœur de sang
Une couleur d’osmose
Dans un doux firmament
Dans un grand vent de fleurs
Le parfum de la nuit
Enivre de bonheur
Au jardin du paradis.











N° 0328

Toutes les passions...


Toutes les passions, ne s’en vont pas avec l’âge
S’entend l’essaim bourdonnant des pensées en voyage
Quittant leur oasis sur la route de Carthage
L’ombre de l’amour pleure là haut sur son nuage
L’alcyon dans son souffle ne le dissout point sage
Il cache dans les fleurs, les doux amants du Tage
En effaçant leur trace au jardin des ombrages
Seul le chant des oiseaux, fait vibrer les feuillages
Les âmes se replient dans leur esprit volage
Finissant les rêves en cours pour les cœurs en cage
Sans troubler les flots sacrés dans leur profond voilage
L’amas des souvenirs se disperse au vent des âges
L’écho s’enfonce à l’infini troublé des marécages
En frissonne le chêne, comme la rose dont le cœur se soulage
Par le parfum dont le sang des pétales fait des ravages
Le flot de leurs vies tourne toutes les pages
L’éther de ce parfum, n’a plus rien de sauvage
Sa vie aux mille aspects, n’est qu’un doux héritage
Pour ne jamais tomber sur le chemin de l’esclavage
Mais illuminer l’âme au deux visages
Ceux d’austères plaisir au sable des rivages
Toutes les passions ne s’en vont pas avec l’âge
S’entend l’essaim bourdonnant sur les pensées en otage.











N° 0329

Nuit...


Nuit
Longue nuit
Le temps dérive et s’enfuit
La vague passe sans oublis
Le ciel n’à pas un coin d’azur, il se délie
La nuit, maître du monde sans bruits
Brille dans son silence vers les étoiles nous convie
Opulente retraite des âmes encore en vies
Bercés par les douze coups de minuit
Les gardiens du sommeil aux nuages des lits
Aspirent à la lumière sombre des ennuis
Là où les silences de velours dorment sans élégies
L’esprit à déserté sa méditation, souffle la bougie
Il éteint le tableau de ses rêves sur son cœur étourdi
Il éteint l’extase de ses fièvres dans l’ombre de la nuit
Le temps dérive et s’enfuit
Longue nuit
Nuit.











N° 0330

Le chant d'amour...


Le chant d’amour éteint la lumière du soir
Berce les pensées des yeux fermés dans le noir
Ils sont fermés mais regardent sous les paupières
Le silence de la nuit qui n’éteint pas les misères
Le sort du temps qui passe, malade de ses jours
A taire dans le cœur ce silence d’amour
N’y a-t-il que le temps qui jamais ne s’efface

A le voir pleurer sans arrêt devant sa glace
Pour n’avoir aucune âme qui reste dans son cœur
Et ainsi posséder l’arme des douleurs
Pour forcer l’innocent à subir sans partage
La nuit au chant d’amour, mélodie sans lumière
Qui résonne aux cœurs des êtres de la terre.











N° 0331

Le ciel s'embrase...


Le ciel s’embrase des flammes de l’enfer
Brûle le drapeau aux couleurs de l’éther
Une nuée ardente et forte
Etincelles sur le vent qui les porte
Le souffle orageux file pour l’Amérique
D’un monde de fou par des accents bibliques
La foule inonde de ses cris
Toutes les rives de la vie
Dans sa folie rafale de flammes
Aux hommes endoctrinés leurs âmes
Là bas ce sont des régimes dominés par l’effroi
Par la terreur se croient au dessus des lois
Des lois de morts mêlés à celle de la haine
On y brûle le sang des drapeaux sans peine
Pourtant c’est écrit au-delà de la nature
Aimez vous, aimez vous dans la fraternité pure.











N° 0332

Les rêves...


Les rêves m’aident à vivre
Ne pas rêver le néant vous enivre
Le porter c’est exister sans vivre
Il vous accable d’être sans penser
Être inutile de ne pas avoir de penser
Les pensées portent vers les rêves
Et vivent sans jamais faire de trêve
Dans les pensées le rêve se régénère
Il devient fabuliste et ainsi dégénère
Pour ne jamais faire confesse
Même si son cœur saigne de tendresse
Il n’existe que par sa solitude
Exprime souvent des certitudes
Dés qu’il faut du bien, se réveille, se retire
Pour ne garder que ce qu’il veut dire
Parfois des pleurs, parfois des sourires
Mais aussi des chants de la vie infinie
Des bouquets d’amours, des mélodies
Il ne résiste qu’à sa volonté
De se river à une nuit d’éternité
Tout ce qu’il voit dans un court temps
Il plonge dans un mystère fuyant
Alors il ne voit plus pour ne pas contempler
Tout doucement il pleure à s’aveugler
A murmurer, il ose dans son délire
sourire à la vie, puis la maudire
Ce n’était qu’un rêve aidant à vivre
Au rêve du néant, il rêve et s’enivre.











N° 0333

Elle lit...


Dans un regard indéfini
Le roman d’une vie
Bercée de gazouillis
En jets de mélodies
Elle lit
Son regard porté vers l’infini
Par ce rêve écrit
L’horizon s’éblouit
Des écumes blanchies
Elle lit
Dans son regard s’inscrit
Ses doutes, ses soucis
Du temps elle s’affranchie
Sans en chercher l’oubli
Elle lit
Dans son regard flétri
Jamais elle ne sourie
En silence, sans bruit
Dans son temps qui fuit
Elle lit
Dans son regard endormi
Sa lumière pâlit
Emportée par l’esprit
Dont son cœur est saisit
Elle lit
Dans son regard revit
Un palais fleuri
Un instant évanoui
C’était le paradis
Elle lit
Son regard pas comédie
Pour chasser l’ennui
De midi à minuit
De jour comme de nuit
Elle lit
Dans ce regard vers lui
Avec un calme inouïe
Le ciel elle bénit
Pour ne pas être punie
Elle lit
Dans son regard qui vit
Des mots parfois maudits
Sans être ses ennemis
Son cœur les renie
Elle lit
Dans son regard étourdi
Ce roman indécis
Les astres elle défie
Pour trouver le paradis.











N° 0334

Les pierres parlent...


Les pierres parlent des voix lointaines
Des murmures silencieux de leurs peines
Qui changent la couleur de leurs veines
Les pierres parlent
Les pierres parlent de tout ce temps
Du règne de leur charme d'antan
Qui voyait s'embrasser les amants
Les pierres parlent
Des averses de vents et de pluies
De toutes les tempêtes qui les ont polies
Pour se sécher enfin des froides pierreries
De toutes ces nuits sous les étoiles en rêveries
Les pierres parlent
De ces moments dans les lunes sacrées
Les caresses nocturnes de ces monts étoilés
Transmettre l'amour universel de cette mer éclairée
Dans le clair de lune ou minuit ne sonnait jamais
Les pierres parlent
Des chagrins, des amours, que le temps amène
Celui aussi ou les cœurs enlacés s'éprennent
Celui aussi ou les amis s'en vont laissant dans les veines
Toutes les couleurs de la nuit dans ses peines
Les pierres parlent
La cantharide vibre sur les diamants éternels
Le clairon de la vie monte jusqu'au ciel
Les astres scintillent sur leurs cœurs de vermeil
Ciselant les chairs du ciment enchaînés
En éclairant le temps des amours libérés
Les pierres parlent
Elles continuent à vivre sans liberté
Mais garde dans leurs cœurs les plaisirs démodés
Pomponnent leurs vieillesses en cachant leurs années
Transmettent à nos yeux le plaisir à se faire caresser
Gardent cette noblesse qui cache sa fierté
En vivant dans la lumière de ce ciel étoilé
Les pierres parlent.











N° 0335

Dans la pudeur...


Dans la pudeur de l’impétueux désir
Amour étonné connaître un vrai plaisir
Rien n’arrête la flamme qui brûle au cœur
Dans l’espoir que fait vivre l’adorateur
Avec les sentiments d’un être amoureux
Même le créateur ne pourra faire mieux
Une seule nuit étoilé de mystères
Sera comblée par ce bonheur austère
Cet espoir de l’amour dans un cœur imprimé
Laisse la voie au bonheur imparfait
Avec les sentiments d’un amour en délire
Une seule nuit suffit pour le dire
Donne à cette aurore du matin qui arrive
Insulte au bonheur des cœurs qui chavirent
Une pudeur impétueuse des désirs
Sans fin l’amour à décrire, des mots en délires.











N° 0336

Le miroir...


Le miroir ne réfléchit pas quand il renvoi une image
Son tain lui masque le jour, il ne voit pas le visage
Mais tous les visages amoureux le regarde
Il prend aussi de très mauvais coups
S’il renvoi un visage vilain où flou
Il connaît aussi tous les caractères
Surtout ceux qui voilent leur mystère
Pourtant il est froid comme de la glace
Reste de marbre, sans se voiler la face
Il ne sait pas du tout mentir
Mais renvoi souvent du plaisir
Par son caractère de belle équité
Il renvoi toujours la vérité
Miroir oh ! Mon beau miroir : dis moi qui es la plus belle
En chantant il répond : toutes, toutes, toutes les femmes sont belles.











N° 0337

La toile à l'enfant...


La toile me regarde, fixement dans les yeux
Impassible, sans bouger elle me parle un peu
Elle parle du silence et de la découverte
De ce visage d’ange à la douceur offerte
Visage d’innocence mais surtout de beauté
L’enfant toujours un ange, voilà la vérité
Que ces beaux cheveux blonds apportent la lumière
Illumine la vie, la mienne aussi je suis sincère
Prendre un enfant par la main : une douceur exquise
Lui montrer le chemin ; il vous gratifie d’une bise
Voilà le soleil d’amour aux plus belles caresses
Avec des yeux de velours d’une grande tendresse
Faire rougir le cœur par l’étoile de sa main
Rêver pour cette vie un fabuleux destin
La peinture est finie, l’aube s’éveille enfin
La lumière éclaire ce si beau parchemin
Lire une vie de bonheur qui commence à présent
Par le regard des yeux à la vie de cet enfant.











N° 0338

Fantômes...


Dans les donjons des châteaux petits où grands
De toutes part des voix bien souvent on entend
Les passions mortes des chevaliers errants
Mais souvent aussi reste le chant du vent
Pas même une bonne petite voix d’ange
Dans ces pierres et murs aux bruits étranges
Tout roule sur les mystères des temps
Celui des vieux, personnages d’anciens temps
Les cris de grands corbeaux résonnent
Leurs croassements lugubres étonnent
Chercher un fantôme blanc où noir
Peu importe la couleur, important : le voir
Des craquements s’écoutent au loin
Pas de lumière sur le perron éteint
Les yeux cherchent le halo d’or
Les bruits de chaînes dans le décor
Les âmes éternelles ont trouvé la paix
L’étincelle d’or de leur lumière étoilée.











N° 0339

Fantasmes nocturnes...


Les fantasmes de la nuit, caracolent dans la tête
Bonheur de minuit pour des visions bien faites
Vagues de l’esprit, regards des yeux fermés
Images d’abandon dans la nuit étoilé
Le cerveau accélère les plaisirs enchantés
Pour vivre les câlins délicats du toucher
Les vibrations s’animent dans toute la voie lactée
Du charme de vénus qui vient s’abandonner
Par les notes parfaites de sa peau velouté
Le phallus lui, joue ses accents désirés
Force la clé de sol sur le mont enflammé
La musique va et vient de plaisirs enchantés
Résonne les cors au creux de la forêt
Les branches se mélangent, s’enlacent à volonté
La chaleur intense des caresses et des baisers
Donne la jouissance pour un instant d’éternité
Mais voilà les douze coups de minuit ont sonnés
Le fantasme de la nuit vient de se terminer.











N° 0340

J'écoute


J'écoute parler les étoiles
Jamais leur langage ne se voile
Le feu brillant de leur lumière
Clignote aux yeux de la terre
Elles regardent l'aube naître
Sur les âmes et sur les êtres
Dans leur désert immense et froid
Là où le vent des sables n'est pas roi
Jamais il ne porte l'étincelle
De la lumière universelle
Au fond des cieux un point scintille
Explose se multiplie et brille
J'entends alors pleurer les étoiles
La vague de leur nuit se voile
Le ciel d'azur peu à peu se dissipe
A la lumière du monde s'émancipe
Une à une les étoiles s'éteignent dans l'abîme
Les pleureuses foncent dans une vision sublime
Peu à peu l'horizon s'illumine
Inonde la vie de sa lumière divine
J'entends parler les étoiles
Elles rêvent dans leur nuit qui se voile
Les diamants colorés brillent en elles
Pour que cette lumière dans la voie lactée
Poursuive vers le chemin qui donne l'éternité.











N° 0341

Le féminin...


Le féminin d’amour tient le monde dans sa main
Les rayons de cristal éclairent l’immensité sans fin
Mais la noire colombe dans son corps de déesse
Voile l’inconnu de son corps de prêtresse
Le divin qui se cache dans l’arc-en-ciel astral
couronne la déesse d’un aspect sidéral
Dans ce bal des couleurs, au-delà de la terre
Brille le mirage qui garde son mystère
Cette vie qui empourpre toute l’immensité
Laisse tourner la terre en océans bleutés
Les perles de cristal éclaire son destin
Le féminin d’amour tient le monde dans sa main.











N° 0342

L'homme est libre......


L’ombre est libre de son vent doux
Avec délicatesse caresse mes joues
Frémissent les fleurs sous le doux chant des lyres
La mélodie les colore du plus joli sourire
Vole la virginité aux profondes forêts
Qui respirent enfin en cette fin d’été
La bise et le brouillard caressent les sommets
La neige vient à peine de les saupoudrer
Cette nature maline s’harmonise avec ma tête
Où mes gris cheveux maintenant font la fête
Se protègent sous le chapeau de la bise sonore
Que ce soit l’été, l’hiver, la nuit où l’aurore
La lumière se lève en moi, je ne suis pas le père
Comme le fut césar un des grands de la terre
Je ne suis que celui qui cherche le ciel bleu
La couleur de la vie celle qui vient des cieux
Mes yeux y cherchent toujours un fantôme sublime
Ils montent sans le voir, restent accrochés aux cimes
L’onde de la vie s’efface sans bruit
Dans le soir qui décline se ferme la porte du paradis.











N° 0343

La musique et l'amour...


La musique et l’amour ce sont des poésies
Le chant et la danse suivent l’harmonie
Vivre de ces essences : belles notes de la vie
Celles de la musique bercent notre esprit
Nous emportant loin sur la portée de l’oubli
Les blanches sont des « mi » les noires sont des « si »
Mais l’amour généreux à l’étoile des envies
Brille de mille feux tant que les yeux sourient
Mais se ferment les paupières et le « fa » qui finit
Brise le cœur des amants réunis
Le chant aux vocalises donne le « la » entraînant aussi
Une belle tonalité qui donne le « do » une gamme suivi
Mais la danse éternelle trace le « ré » qui poursuit
La chasse sur le « sol » des volutes infinies
Le chant et la danse bercent notre vie
La musique et l’amour ce sont des poésies.











N° 0344

Dans un tourbillon...


Un tourbillon de couleurs
Sous un grand vent d'automne
Berce les branches de mon cœur
De son sang le plus monotone
La douce lumière des bois
Sous un beau soleil éternel
Glisse sur la fougère sans voix
Qui lève ses bras au ciel
Le silence lumineux des futaies
Respire dans profonde nature
L'herbe séchée, les taillis endiablés
Coulent du sang des mûres
L'ombre s'éclaire sans flétrir
De doux camaïeu de couleurs
Mais frétille de plaisir
De ne plus faire peur
Laissons venir la paix de la terre
L'aube dans son secret chemine
Les cendres bleues des prières
Eclairent les âmes divines
Le temps arrive avec tous les poètes
Dont tous les rêves sont parfois des pensées
L'innocente lueur sur la lyre en fête
Illumine la vie dans la nuit étoilée.











N° 0345

Vivre pour...


Vivre pour le ciel bleu et le soleil matin
Pour les oiseaux qui chantent leur chagrin
Le poème de dieu mieux que le mien
Meilleur temps des roulottes aux bohémiens
Vivre pour l’enfant, une fleur bien vivante
Pour le grand air, mieux que la menthe
Le printemps que vive la nature
Meilleur ruisseau qui court à l’aventure
Vivre mais je suis seul, la joie me fuit
Pour entendre des voix qui chassent l’ennui
Le livre à lire où bien écrire des vers
Meilleur des mots qui ne sont pas pervers
Vivre de rêves joyeux qui donnent le délire
Pour les pages blanches où il n’y a rien à lire
Le bien perdu, le soleil, la gaité
Meilleur ennui démon qui chasse vérité
Vivre d’esprit de sylphides et de fées
Pour l’espace om le palais du ciel bleuté
Le temps du bonheur, trouver félicité
Meilleur firmament toujours étoilé
Vivre de l’infini qui torture l’âme
Pour l’amour perdu et toute sa flamme
Le temps d’éternité formidable des cieux
Meilleur esprit la volonté de dieu.











N° 0346

Je réfléchi...


Je réfléchi que pourrais-je bien vous dire
Pas toujours facile d’écrire
Les sujets sont trop nombreux
Ma plume n’est pas au mieux
Elle ne cherche aucune excuse
Sans doute rêve elle à sa muse
A tête trop souvent à penser
La culbute bonnes et mauvaises idées
Le froid bloque les neurones
De suite des pensées moins bonnes
Elles rejoignent plus vite les mains
Sur la toile l’écriture transforme les couleurs
Les yeux jouissent d’un petit bonheur
D’avoir pour instant vaincu la plume
Même si le tableau n’est pas fortune
Le dessin au charme de l’esprit
Efface un moment les soucis
Un peu de bonheur volé à la vie
Une thérapie qui ouvre un petit paradis.











N° 0347

L'arbre...


L’arbre frissonne
Son cœur bat et résonne
Ses branches squelettiques
Supportent toutes les tiques
Il se bat et s’enchevêtre
La peur de ne plus être
Mais ses racines résistent
Cherchent d’autres pistes
C’est sa vie de tous les jours
Se battre pour être amour
Boire et ne pas mourir
Plaire et à nouveau reverdir
La nature aussi se bat
A chacun son combat
S’aider si on le peut
Pour enfin vivre mieux
Pour un peu de bonheur
Doux à notre cœur
Sourire enfin à la vie
Se croire au paradis.











N° 0348

Soleil en feu...


Soleil en feu
Colère de dieu
Soleil noyé
Son sang figé
Embrase l’été
La terre flagellée
D’or et rouge grêlée
L’astre éclaté
Le firmament percé
De rayons étoilés
En sidéral reflets.











N° 0349

Les Antilles...


Je suis parti dans la mer des Antilles
Au pays bleu celui ou le soleil brille
Allongé sur le sable les yeux dans l'eau
Vogue les rêves aux vagues des bateaux
La mer parle des lumières argentées
Ces étincelles à mes yeux viennent s'éclater
Des grêles de soleil ou brille les diamants
Tombent sur la plage ou s'enivrent les amants
Amoureux du ciel et de la terre
Les corps enlacés au parfum de leur fièvre
Roule sur l'eau en créant des flots bleus
Par reflets divins à l'encre de nos yeux
La cantharide vibre à nos cœurs amoureux
Du palais de la terre jusqu'à celui des cieux
Dans cet océan au bleu phosphorescent
Règne l'apesanteur du plus beau firmament
En filigrane bleu les âmes se couvrent d'or
Comme celui du soleil qui illumine le décor
Le soleil se noie dans cette mer sublime
En éclairant cet île de splendeurs divines
Cette lampe du ciel une étoile de lumière
Fait battre nos cœurs au clair de cette terre
De ce suprême soleil qui à nos yeux flamboie
Reste cette lumière sacrée aux cœurs de nos émois.











N° 0350

Je me laisse porter...


Je me laisse porter par le vent des étoiles
Le ciel de son azur, à retiré son voile
Le flot des flots, dérive sous l'onde
Le vent disperse le temps du monde
La vague qui passe pousse le vaisseau perdu
Tout s’efface, tout se délie , je ne vois plus
Je ne vois plus que l'océan d'azur bleu
La longue nuit éternelle qui s'offre a mes yeux
Les premiers pas du vent s’écaillent sur la mer
L'air joue sur les rayons bleus de l'éther
Appelle les constellations dans le grand infini
Les astres qui fourmillent au ciel qui reprend vie
L'infini semble plein de frissons et de fièvres
Les âmes qui s'enfuient, dans la paix qui éclaire
L'immensité divine formidable des cieux
Où flotte les lueurs de l'éden merveilleux
Tout le vent des étoiles porte l'aurore bleu
L'éternité s'affiche sans la vison de dieu.











N° 0351

Quand le soleil...


Quand le soleil se lève au coin de la montagne
Son flux va se perdre dans la mer de cocagne
Une autre atmosphère confuse et voilée
Monte du chant de la terre, pleine de voix mêlées
Vogue dans l’air une vague d’harmonie
Qui caresse les yeux ouvert à la vie
On entend monter une rumeur profonde
Comme des courants qui se croisent de l’onde
L’un vient de la terre, les flots parlent entre eux
L’autre vient du ciel, un chant : hymnes heureux
Les voix, toutes les vois s’épanchent jusqu’au ciel
Chantent toutes ensembles le chant universel
C’est l’âme de la terre qui chante pour mieux vivre
C’est le chant de la nature qui ouvre son beau livre.











N° 0352

Mon beau sapin...


Mon beau sapin
Tes épines montrent le chemin
Même celui qui mène à rien
Sans droit, sans raison, sans bien
Même l’amour sans ses liens
Les roses dans tes mains
Seules comme les marins
Tremblant sur leurs destins
Par les houles sans fin
Sur l’océan divin
Mais voilà qu’au lointain
Les voix des humains
Pleurent sur la faim
Dans un chant souverain
La flotte n’a plus de pain
Pour ses enfants orphelins
Qui tendent leurs doigts d’airain
Leurs efforts seront vains
Les rêves d’un matin
Briseront tous les gamins
Sous l’horizon d’étain
Dans des chants grégoriens.











N° 0353

L'étoile...


Mes yeux se sont fixés sur l’étoile du soir
Celle qui brille déjà quand le jour n’est pas noir
Doucement devant mes yeux se balance
De sa douce lumière brillante qui avance
Portant les vagues d’amour dans la nuit qui commence
Son diamant attise l’iris de mes yeux
Ses facéties brillantes les rendent amoureux
Amoureux de la mer qui brille de ses étoiles
Au firmament du ciel où se trouve le voile
Celui de la voie lactée qui trace le chemin
Celui des êtres humains conduisent vers leurs destins.











N° 0354

A l'horizon...


A l'horizon lointain, le ciel et la mer nagent
Les vagues de la mer avalent les nuages
L'horizon à l’infini, donne un baiser nocturne
A ces rayons du ciel vers les astres diurnes
Tour à tour se dessinent les constellations
Les premières tremblent sous les premiers alcyons
Mais les astres fourmillent dans ce grand ciel noir
Chacun brille secrètement pour un meilleur espoir
Que la vie s'installe pour une nuit d'ombre et de silence
Une étoile filante, pleure dans sa course immense
L'infini semble plein de frissons éclairés
Quand s'allument les étoiles dans ce temps éthéré
On dirait que partout, en même temps, la vie,
Aime avec passion au plus profond de la nuit
L'extase de ses baisers sur les lèvres d'envies
Eteignent l'ombre sacrée sur la vie du paradis
Le panthéon du soir s'illumine dans le noir
Celui où brillera toujours la couleur de l'espoir
Cet espoir de lumière dans l'immense infini
Celui où se cache l'amour la couleur de la vie.











N° 0355

Songes...


Songe porte moi au ciel
Jamais avec l'éternel
Plein d'espoir d'ombre et d'amour
Je rêve la nuit, je rêve de jour
Je hisse haut la grand voile
Tout l'horizon se voile
Mais il reste une étoile
Blanche comme la toile
Entre ma vie et son voile
Ma muse me ronge
Le doré se prolonge
La nuit arrive à briller
J'ai peur me réveiller
Mais toutes mes pensées
Viennent se déployer
Assises ou empressées
Ferme le cercle du foyer
Mais mon rêve enchaîne
Le froid prend la laine
Je me crois sur la falaise
Et plus rien ne me pèse
J'admire le ciel de prés
Là par dessus les forêts
Là je suis en plein rêve
Paroles de chants s'élèvent
Les mots suivent les voix
Mon cœur est en émoi
Dans le monde qui gronde
Montent des voix profondes
Forment un cœur universel
Sur tout l'océan du ciel
C'est l'écho splendide
C'est l'hymne séraphique
Nuit d'azur au ciel constellé
Astre profond oh ! Songe étoilé
Regarde vers l'horizon
Lui demande pardon
Vole vers la voix lactée
Sur le chemin de la paix.











N° 0356

J'écoute...


J’écoute le vent à l’horizon des tempêtes
Présent dans le bleu de l’air, que rien n’arrête
Le calme précaire au soleil de la vie
Joue la douceur d’une caresse : envie
Un acteur de talent qui souffle autour du monde
Sachant être tour à tour : gentil où bien immonde
Il sait câliner avec une douceur extrême
Ou bien brutaliser de la terreur qu’il sème
C’est l’ange où le démon du matin jusqu’au soir
Quand il chasse les nuages, il est porteur d’espoir
Devient terreur, dés qu’il nous couvre de noir
Mais qu’il soit : Alizé, Mistral, où bien Bise
il souffle sous le vent les caresses permises
Mais sa passion de vivre sous le soleil du temps
Bat son cœur qui chavire, il écoute le vent
Ce vent dont la couleur chatouille les yeux
J’écoute le vent à l’horizon des tempêtes bleues.











N° 0357

On est minuit...


Il est minuit
Me voilà nu sur le lit
Admirer la nuit
La chaleur étouffe le noir
La ville scintille d’espoir
Les lumières me laissent voir
Les reflets de leurs miroirs
Il n’y a plus de tain
Quelques lueurs d’airain
Dessine un chemin
Aux cailloux de satin
Un silence profond
Dans la nuit se morfond
Jusqu’au fond de l’horizon
Dans le noir donne le ton
Par un courant d’air frais
Dans cette nuit d’été
Où se cherche la paix
Au monde d’éternité.











N° 0358

A regarder la mer...


Assisse sur le banc à contempler la mer
Ecoute le murmure de l’océan d’éther
Bruit immense et lointain qui colore le son
Les vagues de ses yeux lui bercent l’horizon
Du bleu profond de son âme à celui de la mer
Des ombres au cœur et des soucis amers
Mais sur l’instant les couleurs la caresse
Une paix immense et son cœur bat sans cesse
L’esprit au-delà de son corps célèbre le jour
Le jour de ses pensées qui vont vers ses amours
L’océan devant elle une créature immense
L’espoir éternel sur ses vagues recommence
Ses yeux contemplent les astres d’or, de bleu et rouge
Moment solennel sur l’océan qui bouge
Son étoile sort des flots où le soleil se noie
Dans toute sa splendeur sa lumière se déploie
Béni soit cet instant à son cœur pénétré
Brûle la vaste flamme à son âme sacrée.











N° 0359

1er Mai Muguet...


Joli mois de mai,
Jour bonheur du muguet.
Doux astres aux yeux,
Cœur triste devient joyeux.
Nébuleuses de blancs,
Pâleurs au teint charmant.
Réveil de douces princesses,
Diadème en fleurs de tendresse,
Explosion parfumée,
Des sous bois en muguet.
Le soleil en bonheur,
inonde tous les cœurs.
Arrose de blanc et d’or,
l’azur d’un immortel décor.
Aube du jour, splendeur infinie,
Réveille son horizon fleuri.
Epanoui le beau muguet,
Enivre le firmament de sa beauté.
Une beauté, en extase et bonheur,
Le poète, le souhaite à tous les cœurs..











N° 0360

Le printemps


Les jonquilles en ombrelles,
Couvrent les crocus frêles.
L’astre soleil qui passe,
En bleu les colore à voix basse.
La terre se tâche de jolis points vert,
Resplendissante sous l’éther,
Tandis que la marre solitaire,
lave les nénuphars volontaires.
Les belles violettes en avant-garde,
Ouvrent leurs cœurs bleu de sarde,
C’est une splendeur universelle,
Au cœur des yeux, des étincelles
Elles éclairent le ciel de bleu,
Celui qui chante dans les yeux.
Alors toutes les voix de l’âme,
En chœur aux yeux des femmes,
Chantent leur beauté printanière,
Ainsi qu’aux fleurs rayonnantes de la terre.
Pour que le printemps qui commence à vivre,
Ouvre grand ses bras de la floraison qui nous enivre.











N° 0361

La valse des roses...


C’est la valse des roses,
Mon cœur elles disposent,
Dans mes veines se reposent,
Inondent mon corps en osmose,
Humblement empli de roses.
Parfum d’éden sur toute chose,
Tremble mon sang coloré en rose,
Vaste jardin en fleurs à peine écloses,
Dansent comme au ciel bleu pas moroses,
Comme Ithuriel, charmé de cette douce prose
Au cœur des cieux, une à une s’imposent,
Séraphiques fragrances aux étoiles : causent.
Froissées, coquettes, leurs pétales mi-closes,
Couvent un bouton enfanté, sans qu’il ose,
Par sa douce couleur ressembler à une rose
Roses aux cœurs de velours, amour de roses,
J’ai perdu mon âme dans la valse des roses,
Deux amants cœurs dans cœurs, explosent,
J’ai dansé jusqu’à l’aube dans la mer des roses.











N° 0362

Le soleil et les roses...


J’aime l’astre soleil
Ses rayons éternels
Empourprent toutes les roses
Même celles à peine écloses
Leurs cœurs source de flammes
Brûlent toutes les âmes
Dans le sang étoilé
Du joli mois de mai
Les roses toutes en chœur
Au toit du ciel donne le bonheur
Leur doux parfum inonde le ciel et la terre
D’un air transparent à la couleur de verre
Ces roses au cœur de satin
Parfument cet air sans fin
Aussi l’âme des humains
A rendre jaloux les jasmins
Ceux du pays de grasse
La Provence leur en rend grâce
Là bas tous les parfums sont amour
Les roses en brûlent chaque jour
Chaque pétale une flamme de vie
Grêle étoilé à l’infini.











N° 0363

La dernière rose...


La dernière rose, aux pétales rougies
Folâtre dans mes yeux comme un papillon de nuit
L’iris avec ce doux velours charmant
Illumine mon regard, comme celui d’un enfant
Qui découvre sa belle étoile du matin
Brillante dans les cieux de son destin
Mon cœur brûle de milliers de flammes
Qui lèchent tendrement les lèvres de mon âme
Je vois ainsi les anges se mirer dans son cœur
L’astre des cieux dans un immense bonheur
Réchauffe la plus belle princesses des fleurs
Mes mains la caresse : toutes tremblantes
Reçoivent une douce récompense odorante
Mon cœur tressaille et chante les louanges
De cette princesse qui fait rougir le cœur des anges.











N° 0364

Rose d'amour...


Rose d’amour
Cœur de velours
Source au cœur
Pétales en bonheur
Lumière du temps
Parfum envoûtant
L’âtre des jours
Flammes d’amour
Active le brasier
Forge les pensées
Dryade vénérée
Déesse immaculée
Ton cœur de soie
Le soleil se noie
Fécondant ta beauté
De ses rayons dorés
Vagues de flammes
Envoûtent l’âme
Rose d’amour
Cœur de velours.











N° 0365

Quand la rose danse...


Le temps n’à plus d’importance
Quand la rose dans la nuit danse
Le ciel la prend dans ses bras
La braise de son cœur vole en éclat
Sur toutes les lèvres en flammes
Coule le sang de son âme
A la source du temps son cœur se désaltère
Emporté par son amour de lumière
C’est une déesse ténébreuse
Aux douces pétales soyeuses
Ses baisers d’or et d’argent
Parfume le cœur du temps
Le temps n’à plus d’importance
Quand la rose dans la nuit danse.











N° 0366

Rose...


Rose : belle comme Ève, hante mon âme
Âme : ainsi moirée, milliers émois en flammes
Flammes : pourpres et roses, aux accents de velours
Velours : un océan en vagues couleurs d’amour
Amour : un voyage de noces étoilés
Etoiles : scintillantes d’un doux parfum doré
Or : qui rend fou de ses plaisirs extrême
Extrême qui atteint cette Ève que l’on aime
Aimer : c’est le fruits, c’est les fleurs, à la musique bleue
Bleu : celui qui fait rêver dans la clarté des yeux
Yeux : dont l’iris ouvre le temple de la vie
Vie : celle où les roses éclairent le jardin du paradis.











N° 0367

Parfum de rose...


Toutes choses ont changées
Les fleurs se sont fanées
L’hiver les a gelées
De ses saints printaniers
Sur les pétales en tâches noires
Les traces de la nuit exécutoire
Le mois de mai triste et sans gloire
Dans les jardins écrit l’histoire
C’est le temps d’un palais flétri
Celui auquel le soleil redonne vie
Le jardin de Cythère dans son infini
Se laisse féconder à l’océan de la nuit
La nature écrit toujours au cœur de l’âme
Des lettres en bleu que tout enflamme
Ainsi s’allume la sève et la rosée
Naitre à nouveau à l’horizon de l’été
Toute la lumière de la rose
Son cœur à nouveau de son parfum explose
Inonde de l’éther tout l’iris des yeux
Rendant à l’âme son plaisir amoureux.











N° 0368

Le chardon...


Le chardon panicaut
Dans les alpes fait le beau
Hérissé d’aiguilles bleues
Frissonne dans les yeux
Un flambeau échevelé
Sous le soleil étoilé
Pique le cœur, les mains
De son langage hautain
Sa redingote ciselée
Habille ses cœurs bleutés
Un triomphe universel
Pour la lampe de son ciel
Sa sérénité sublime
Fait des baisers intimes
A l’iris des yeux
Courtisé comme des dieux
Vibre la cantharide au cœur
Une grêle de bonheur.











N° 0369

Naissance de la rose...


Une rose est née, ce matin à l’aurore
Son aînée déjà en fleur, la protège encore
Elle apparait telle une étoile dans le matin
Aux yeux qui s’émerveillent de son destin
Elle est vêtue comme une princesse
Beauté divine mes yeux la caresse sans cesse
Elle est pâle, mais pourtant rose
De toutes ses pétales mi-closes
Le ciel éclaire son cœur
Le soleil la réchauffe : une douce chaleur
Forçant les yeux à l’admirer
Comme la plus douce des fées
Elle rayonne au clair matin de sa vie
Comme l’étoile qui protège sa vie
Une rose est née ce matin à l’aurore
Son aînée déjà en fleur la protège encore.











N° 0370

La nuit des roses...


Il est d’étranges nuits où le parfum des roses
Embaume les cœurs, qui deviennent tout rose
Dans ces beaux soirs d’été on ferme les paupières
Enivré du soleil qui réchauffe les pierres
Les pétales de roses dans la nuit des flambeaux
S’illuminent de lune charmée par son halo
Séléné : La reine de la nuit enflamme les cœurs
Sa pudeur, son mystère excite les désirs admirateurs
La rose blanche de la nuit, capture les sentiments
De son parfum divin les étoiles brillent au firmament.











N° 0371

Si la rose m'était contée...


Si la rose m’était contée
Ses pétales des baisers
Au soleil de mes années
En sommeil sous les cyprès
Apothéose de ses rosés
A la source aux roses dorées
Dans mon cœur plus d’après
Les jours, les nuits étoilés
Mes lèvres toutes colorées
Des pétales couleur rosée
Se dessine dans l’éternité
Les plus doux baisers
Mon âme ainsi moirée
Milliers émois me hanter
Tous mes maux sont décimés
Au chemin de la voie lactée
Mon cœur bat d’un bonheur éclaté.











N° 0372

Roses églantiers...


Roses églantiers
Roses au cœur parfait
Parmi vous dans les haies
J’aime vous admirer
Dans tous vos taillis sacrés
Comme dans les forêts
Mon cœur vient se cacher
Roses églantiers
Roses au cœur parfait
Le soleil sur vous à s’éclater
De ses rayons éthérés
Vous voilà vénérées
Par ses rayons féconder
Votre intime destiné
Roses églantiers
Roses au cœur parfait
Mon cœur vient vous parler
Mon esprit ainsi noyé
Vibre sa cantharide ainsi figée
De vos baisers d’or aux tons rosés
Tombant du ciel étoilé
Roses églantiers
Roses au cœur parfait...











N° 0373

Rose dans la neige...


Rose dans la neige
Au sang son cœur arpèges
Des milliers d’étoiles
Scintillent sous ce blanc voile
Rose dans la neige
Son cœur pris au piège
Ses épines gelées
Manteau d’hermine étoilé
Rose dans la neige
Blanche comme la vierge
Le soleil en diamants
Manteau en firmament
Rose dans la neige
Le blanc en solfège
Notes solennelles
Portée éternelle
Rose dans la neige
Couleur sacrilège
Fraîcheur charnelle
Blessures cruelles
Rose dans la neige
La nuit te flagelle
Miroir des étoiles
Au tain pâle
Rose dans la neige.











N° 0374

Rose d'amour...


Rose d’amour
Cœur de velours
Déesse de lumière
Noie le soleil à l’étang du cœur
De ses rayons d’or du bonheur
Rose d’amour
Cœur de velours
Chaste buveuse de rosée
Source à perles étoilées
Pétales un brasier de l’âme
Un océan en vagues de flammes
Rose d’amour
Cœur de velours
Gerbe rouge sur l’esprit
Feu d’artifice à l’infini
Rayonnement en apothéose
Au panthéon des couleurs : l’osmose
Rose d’amour
Cœur de velours
Lumière est ta beauté
au cœur un voyage sacré
Dans le ciel des pensées
Une souveraine bien aimée
Rose d’amour
Cœur de velours.











N° 0375

Oh ! Pétunias...


La nature est un temple aux amours enfantines
Ses fleurs un paradis aux couleurs divines
OH ! Pétunias, tes flammes en bleu de velours
Caressent mes yeux qui te chérissent toujours
Ces yeux t’aiment d’amour tendre
Comme le bleu de nuit qui met mon cœur en cendres
Ces cendres au doux parfum qui flagelle mon cœur
Ce cœur en palpite dans son feu du bonheur
Emporté par l’amour de ce charme infini
Celui qui règne en ce magique royaume en bleu de vie.











N° 0376

Muguet...


Clochette de muguet
Mélodie de mai
Tinte ta pureté
Sous les verts cyprès
La terre ton palais
Un royaume enchanté
Le soleil vient se noyer
Dans ta lumière étoilé
Le poète te couvre de baisers
Par son cœur bleu charmé
Une grêle d’or étoilé
Envahi ses pensées
Toi la dryade vénéré
Chante ta mélodie de mai
Belle clochette de muguet.











N° 0377

Belle rose d'amour...


Mon cœur te dévisage
A tes pieds je te rends hommage
Tu captures le sang de mon cœur
Comme celui de ton créateur
Je te chérie mon cœur en délire
Sur le papier il ose te le dire
Tu es l’amour parfait
A mon cœur en privé
Suscitant l’impétueux désir
D’un grand amour en plaisir
Tu enflammes tous les cœurs
La faiblesse de tes admirateurs
Oh ! Belle rose d’amour
Tu es la lumière de mes jours.











N° 0378

Au jardin des fleurs...


Au jardin des fleurs
Je vois l’âme de ton cœur
Je vois toutes les fleurs bleues
Aux couleurs de tes yeux
Ton âme resplendit
Dans son immense infini
Son azur phosphorescent
Illumine le temps
Une gerbe dans les cieux
Un diadème pour les dieux
Les astres pasteurs
Scintillent de bonheur
Tu es leur souveraine
A mes yeux tu en es la reine
Monette mon amie
Tu le seras toute ma vie
Je viens de faire un voyage sacré
Dans ton cœur étoilé.











N° 0379

Les fleurs...


Les fleurs sont des anges
Charmants archanges
Elles veillent sur nous
Nous obligent en tout
Regardent nos pensées
Nous obligent à rêver
De leurs regards sérieux
Un petit peu curieux
Rallument nos flammes
Réveillent nos âmes
Chaque jour, chaque matin
De nos cœurs prend soin
Nos regards éblouis
Nos esprits évanouis
Doux instants d’un ailleurs
au jardin du bonheur
Des instants de lumière
Au jardin de la terre
Les fleurs sont des anges
Il n’y a rien d’étrange.











N° 0380

Crocus


Crocus jaunes, crocus bleus
L’astre divin heureux
Féconde vos cœurs
Doux instants bonheur
La terre rayonne
Vos couleurs chantonnent
Cœurs d’ovaires blondes
Charme tout le monde
L’iris des yeux se désaltère
de ce présent sur la terre
Langage aux pétales muettes
Sur des lèvres fluettes
Chastes buveuses de rosée
Aux clairs matins printaniers
Crocus jaunes, crocus bleus
Divin cadeau des dieux.











N° 0381

Violette...


Les taillis tu ornes de bouquets
Ton bleu violette vient les éclairer
Il ne faut pas te cueillir
Les yeux te regardent avec plaisir
Ta finesse, ton charme, ta beauté
Avec ton enivrante odeur fait rêver
Légère comme un papillon
Violette tu donnes la passion
De ta douce musique printanière
Les yeux se désaltèrent
Violette tu éclaires l’azur
Ton royaume est bleu pur
Tu es une grande souveraine
La plus belle parmi les reines.











N° 0382

Edelweiss...


Etoile des rochers
Gloire de l’été
Ton cœur de velours
Aux branches d’amour
Rayonnante et sereine
Destinée suprême
Belle souveraine
Ton collier de diadèmes
Irradie les yeux
Gerbe des cieux
Enivre les âmes
Les cœurs tu pâmes
Bel astre pasteur
Flots en bonheur
Etoile de tendresse
Lumière d’ivresse
Etoile des alpes.











N° 0383

Rose d'amour...


Mon sang a coulé par tes épines d’amour
La saison de tes parfums exhale un doux velours
Tu piques mes mains et mon cœur flagellé
Comme celui du chevalier dont le sort est lié
Au temple de ta vie, à tes pieds il s’enchaîne
Levant les yeux au ciel là où son cœur l’entraine
Le voilà à genoux par ton enivrante beauté
Il n’a des yeux que pour ton cœur éclaté
En t’admirant sur toute la voie lactée
Emporté par l’amour de cet astre des tropiques
Dieu t’a donné un cœur à la couleur magique.











N° 0384

La rose...


Pour fondre les grands cœurs
Il n’y a que les roses
Au tison de mon cœur
Où les flammes se posent
Les couronnes de fleurs
Au rayon d’or des âmes
Eclairent les yeux rêveurs
Dont l’iris bleu se pâme
Le bonheur nous convie
Au rayon des parfums
Dans les cœurs éblouis
De ses flots importuns
Le nœud de l’âme se délie
Du parfum de la fleur
Dont le cœur se remplit
De son sang le meilleur
Son enivrante saveur
A l’onde des caresses
Cache sa douceur
De velours et d’ivresse
C’est un amour de femme
Une étoile de beauté
Dont la chaleur de la flamme
Vacille envoutée.











N° 0385

Mes pensées sont des fleurs...


Mes pensées sont des fleurs
N’ont pas toujours la même humeur
Pervenches, violettes, Pois de senteurs
Coquelicots, bleuets, seringats

Mes pensées sont des fleurs
Expient les rêves de leurs lueurs
Muguet, lavande, porte-bonheur
Iris, immortelles, pétunias
Marguerites, narcisses, dahlia

Mes pensées sont des fleurs
Les flots se brisent sans douceurs
Jonquilles, crocus, pensées
Narcisses, marguerites, bleuets

Mes pensées sont des fleurs
Jour et nuits cherchent le bonheur
Lupins, soucis, chardon
Clématites, cactus, fleurs de passion

Mes pensées sont des fleurs
Dessinent des mots tout en couleurs
Iris, rose trémières, primeroses
Boules de neige édelweiss, roses

Mes pensées sont des fleurs
Des étoiles bourreaux des cœurs
J’aime toutes les fleurs.











N° 0386

La rose d'amour...


Une rose aux étoiles d’amour
Eclaire la neige de son teint de velours
Son parfum se flagelle et scintille
Sur les étoiles des neiges qui brillent
En reflets d’argent et de cristal
Sur le cristallin temps de son festival
Qui joue avec l’océan blanc d’ombres en bleu
Une mélodie aux accents qui irisent les yeux
Au filigrane son âme se couvre d’or
Le soleil amoureux illumine son décor
La lampe du ciel sur la neige de lumière
Fait battre tous les cœurs des roses de la terre.











N° 0387

Les fleurs...


Les fleurs aident à vivre les journées bien troublées
Leurs couleurs, leurs odeurs, notre âme s'en colorer
Les lys tout étoilés devant les yeux pavoisent
S'ouvrent grands nos yeux qui à présent les toise
Certaines houppes bien dressées, s'exposent hautaines
Mais nous tirent leurs langues pendantes sereines
Leurs cœurs tumultueux parfaitement zébrés
Polyvalentes couleurs par le ciel éclairées
D'autres arborent de beaux nœuds papillons
Aux délicats éventails comme les plus beaux paons
Velours des jaunes, et les belles toutes en blancs
De multiples et merveilleux cœurs d'enfants
C'est le jardin d'amour de ces lys charmants.











N° 0388

La nuit...


La nuit s’avance et se couvre de rose
Les nuages au loin, sur lesquels tout repose
Apportent à mon cœur, la douceur de la prose
Présage du lendemain, qui ne fait pas la pause
Dommage, j’ai perdu la naissance de la rose
En ce début de nuit, elle adopte une belle pose
Je ne regrette rien, je pense à demain
Parmi d’autres roses, suivre un autre chemin
Pas dans le jardin, mais dans d’autres coins
Voir d’autres beautés à peine écloses
Sans doute encore de belles roses
J’abandonne ma prose
La nuit se couvre de rose
Les nuages envahissent mon cœur
Fini le temps du bonheur.











N° 0389

Les pétunias noirs...


Le pétunia noir
Brille au soleil du soir
Son velours berce les yeux
De reflets moirés de bleu
Son flux au jardin des caresses
Une douce lumière d’ivresse
Son ébène libère le vent
Se colorant de reflets d’argent
Il fait luire toutes les étoiles
Dans son nocturne voile
L’iris en rayonne ébloui
De bonheur il en sourit
L’or noir de l’océan sublime
S’étale aux pétales de l’abime
Il éclaire la nef des cieux
De son noir mystérieux
C’est un univers au noir pacifique
Au charme de l’orient mirifique
Le ciel serein au soir s’enchaîne
Le pétunia noir en sera la reine.











N° 0390

L'âme des fleurs...


Tremble comme une mer, sous la houle du soir
Elle s’ouvre en clystères d’extase
Se colore jalouse, parfois de topaze
Lys se délectent des bleus du mois d’août
Les roses et les œillets aux parfums un peu fous
Mais toujours frissonnent comme toute fleur blanche
Les pécheresses du jour, de leurs pétales étanches
Passe sur les violettes des bois
Odorantes comme des nymphes de soie
Les pâquerettes fantasmes, sur leurs tiges hautaines
En rêvant de trouver le soleil dans leurs veines
Les roses d’angélique ivresse exhalée
Comme la grande mer de soleil, pour l’éternité
Vénus laisse les amants pour purifier leurs âmes
Car la couronne impériale, aux blancs matins se pâme
Les myosotis, étoiles des vertes prairies
Ouvre le bal du muguet de leurs bouquets fleuris.











N° 0391

Chardon Carline...


Ce beau chardon des prés : le carline
Cœur gorgé de soleil, ses feuilles en épines
Cette belle rosette une belle couleur noisette
Crème rêche qui crisse sous les doigts pas en fête
Carline envergure vierge, majestueuse
Hypnotise le regard : une orgueilleuse
Plaquée au sol, s’étale fière
La décrocher, où la couper triste affaire
Elle résiste, puissante et volontaire
Un combat pour la belle, un malheur pour les doigts
Il faut la serpette pour en devenir le roi
Ne pas brutaliser cette majestueuse étoile
Mais savoir la dompter comme sur la toile
Une reine arrogante qui sait se faire aimer
Son œil malicieux sait vous donner la fièvre
Sa corolle brunâtre souligne ses paupières
Beauté sauvage charmée par le soleil
Rayonne comme une étoile dans le ciel.











N° 0392

Les chardons...


Eryngium panicaut
Royal chardon beau
Là haut dans la montagne
Son pays de cocagne
Le paon fait la roue bleu
Fier de sa boule de feu
Des aiguilles délirantes
Protégées de feuilles piquantes
Corps majestueux gorgé de soleil
Dans la montagne c'est l'éternel
Chante sa grâce et sa beauté
Mes yeux ravis émerveillés
Il a un cœur magique
Le caresser magnifique
Le trouver une passion
Pour d'intenses émotions
Le peindre : merveilleux
Mon cœur s'excite heureux
Panicaut charmeur en bleu
Toile peinte par mes soins
Une passion, un besoin.











N° 0393

Je suis tombé...


Je suis tombé amoureux de ma voisine
Une belle étoile aux pétales divines
Des rangées au nombre ésotérique
Délicates à souhaits, aux couleurs magnifiques
Du papier de soie au son artistique
Diffuse une mélodie aux accents bibliques
Ses notes cristallines s’élèvent de son cœur
L’étoile centrale perle de bonheur
Tout est neuf du chiffre comme de la fleur
L’harmonie est parfaite au chant de ce chœur
Ses flammes religieuses palpitent vers l’infini
Jouant des grandes orgues, Dieu l’a voulu ainsi
Se nourrir de sa lumière n’est qu’amour
L’admirer en vivre pour sourire toujours
Son cœur s’offre au firmament du ciel
Offrande majestueuse à l’amour éternel.











N° 0394

Boules de neige...


Merlin l’enchanteur a touché mon cœur
Découvert grâce à lui le bonheur
Au détour d’un chemin j’ai rencontré merlin
L’enchanteur de bien des gamins
Baguette magique, barbiche filin
L’enchanteur de bien des destins
Un arbre aux mille fleurs, œuvre de sa main
Arbre tout en beauté à son œil malin
Pour la gloire du blanc : un festin
Savoure son aura : quel chemin
Magique bouquet : odeurs sans fin
Bonheur le caresser avec mes mains
Miroir auréolé de blanc sans tain
Cadre majestueux doré à l’or fin
Travail du maître : pas chagrin
Je ne doute plus de ses magiques mains
Le meilleur enchanteur : c’est merlin
Merlin l’enchanteur a touché mon cœur
Découvert grâce à lui le bonheur.











N° 0395

Violette des sables...


La violette des sables reines du Pirou
Je l’ai volé à Monette sous son beau chapeau mou
L’hymne harmonieux chante, pétales de la violette
Ce tourbillon camaïeu à mes yeux fait la fête
C’est le langage vague et lumineux des fleurs
Idylle naïve oh ! Douce clarté des couleurs
Grand dieu je l’observe elle n’est point frêle
Mes yeux caressent la beauté de ses ailes
Charmeuse et odorante elle joue l’amante
Mon pinceau la caresse et la voilà pimpante
Vision royale de cette grâce sublime
Les nuances mélodieuses par mes mains se dessinent
Son âme s’échauffe, frissonne de sa beauté
Les ailes du poète, pour elle poésie sacré
Je laisse chuchoter cette fleur et son fantôme
J’en garde à mon cœur les senteurs et les baumes.











N° 0396

Le Nopal...


Le nopal où figuier de barbarie
Point d’orgue, ce matin fleuri
Il trône majestueux sur un tronc desséché
Etale fièrement ses belles fleurs étoilées
Ses branches s’exposent piquantes : c’est son été
Les pages plates aux accents barbarie
Les notes de belles fleurs jaunes si : si
Qui ne chantent qu’un jour drôle de mélodie
Mais ses fruits engendrés : un beau rouge rubis
Créant des notes de feux au soleil son envie
Goûter ses notes de lumière une belle poésie
Le soleil joue sa partition et tourne à midi
autour de cet orgue, figuier de barbarie
Vert, jaune, rouge, ainsi va cette cactacée
Qui chante aux accents barbare et rit hé hé !
D’avoir joué sa plus belle musique colorée
Pour nous faire vivre des instants enchantés
La nature musicale mélodie de verdure : fruits où fleurs
S’ouvre à nos yeux, pour faire battre nos cœurs.











N° 0397

Rose d'or...


La rose d’or au miroir de mon âme
Maquille ses pétales, et devant moi se pâme
Douceur silencieuse, lumière du jour
Attend jusqu’à la nuit : déclaration d’amour
La rose d’or à mes yeux éclairés
Illumine le noir à l’iris imparfait
Cœur qui s’ouvre à un autre cœur
Pétales dans la nuit, étoiles du bonheur
La rose d’or amoureuse rosée
Ouvre ses boutons fiévreux et endiablés
Corolle de l’ivresse, admirable beauté
Ferme les paupières, aux cils excités
La rose d’or sourcille des perles noires
En mélodie, succombe amoureux de l’histoire
La rose d’or scintille dans son ciel étoilé
En indolent arc-en-ciel l de couleurs mélopées
La rose d’or chante comme une sirène
Je succombe devant cette beauté que j’aime.











N° 0398

Bouquet de fleurs...


Il n’y a rien de plus beau qu’un joli bouquet de fleurs
Plaisir des yeux, il en fait battre le cœur
Les couleurs harmonisent les odeurs
Leur communion : symbole de douceur
Régal pour l’iris des yeux : senteur
La peinture rayonne, union des couleurs
Caresse du pinceau, jouissance au labeur
Bouquet d’artifice qui éclate : charmeur
Charme naturel exaltant les candeurs
Frissons ombellifères dryades d’amour : rêveur
Toutes ces princesses à la beauté qui active la torpeur
Trouve sur la toile, la mélodie du cœur
Toutes les notes chantent l’opéra du bonheur
Les sources de la vie s’épanchent du parfum de fleurs.











N° 0399

L'arbre en fleurs...


Une balade sous le soleil qui m’enlace
Dans la nature en fleurs qui frissonne sur place
Dans ce bel arbre d’or où s’abandonnent mes yeux
Mon esprit n’oublie pas qu’existe ce milieu
Ici et là la nature est en amour, idylle naturelle
Prenant des airs de flots pour être la plus belle
Dans les prés plein de fleurs qui chantent et danse
Partout où je passe je salue l’innocence
Tous les buissons ardents sous le soleil rayonnant
Sont secoués par la bise au soleil s’empourprant
Dans l’étang les roseaux se mirent sur de grands pieds
Moi je me laisse gentiment chatouiller le nez
De toutes ces vagues sans fin et sans fin renouvelées
L’ombre tremble parfois sous le vent en rafales
Tandis que se lève la lune triomphale
Mon âme monte au ciel dans le parfum des fleurs
Ivresse naturelle dans cette balade de cœur
Une heure de balade créatrice d’oubli
Régénérescence naturelle de l’âme et de l’esprit.











N° 0400

Les Iris


Les fleurs aident à vivre les journées bien troublées
Leurs odeurs, leurs couleurs, nôtre âme s’en colorer
Les iris tout gonflés du printemps pavoisent
S’ouvrent grands à nos yeux qui à présent les toise
Certaines houppes bien dressées s’exposent hautaines
En nous tirant leurs langues pendantes sereines
Leurs cœurs tumultueux parfaitement zébrés
Polyvalentes couleurs par le ciel éclairées
Certaines arborent de beaux nœuds papillons
Avec de délicats éventails comme les plus beaux paons
Les bleus, les rouges, les bordeaux, les jaunes, les blancs
Ressemblent à de merveilleux cœurs d’enfants
C’est le jardin d’amour de ces iris charmants.