N° 0201

Parfum de roses...


Le parfum des roses est doux
Il fond le cœur à le rendre fou
Lorsque l’ardent soleil déchaîne la tempête
De son chant d’amour, le chant de la fête
Un flot royal sous les rayons du ciel
Lance des éclairs de doux parfums vermeils
Le poète prend sa lyre, éclaire son étoile
Enivré par l’amour de ce parfum sans voile
L’incendie à son cœur fait rage et s’enflamme
D’une suprême douceur au filigrane bleu de son âme
Cet océan en odeurs charmeuses et veloutées
Berce tous les cœurs qui sont ainsi fécondés
la rose fait frissonner le vent
Avec ce poison délicieux et charmant
Le parfum des roses est doux
Il fond le cœur à le rendre fou.











N° 0202

Louna...


La page où s’ écrira
Ton sourire coquin
Dans mon ciel du matin
Chaque jour voir éclore
La douceur de ton aurore
Tu cours à petits pas
Venir à moi : vers mes bras
L’iris de mon cœur
Où triomphe le bonheur
Pour un baiser plein de prières
Tes yeux se ferment de lumières
Jamais tu ne mets le voile
Quand scintillent tes étoiles
Petite fleur aux baisers d’or
Tu charmes mon cœur très fort
Au filigrane bleu de mon âme
Ton sourire fait des flammes
Magique baguette de pain
Qui me vaut un baiser divin
Chaque jour tu es mon petit soleil
La plus belle étoile de mon ciel.











N° 0203

La dernière rose...


Dernière rose d’octobre
Dans un brouillard sombre
Tu es l’ombre de l’amour suprême
Dans ton oasis souveraine
Rien ne t’atteint amour de charme
Pas même le flambeau de mes larmes
Oh ! douleur d’un lieu mystérieux
Tu continus de briser deux cœurs malheureux
Hélas tout me rappelle la mer et son miroir
Là où je peux regarder mes rêves du soir
Où je laisse tomber les perles de mes yeux
Sur les roses de la vie au destin malheureux
Je contemple l’âme triste de mes pensées
Elles s’envolent sans arrêt sur mes ailes blessées
Je vois tout ce que j’ai laissé dans le sang de mon cœur
C’est le chant sacré de nos années bonheur
Maintenant je frémis et je reste dans l’ombre
Celle de mes nuits où dans cette immensité sombre
J’attends de voir briller ton étoile isolée
La seule que je vois au-delà de la voie lactée
Dernière rose d’octobre
Dans un brouillard bien sombre
Moi aussi en octobre je rentre dans mon ombre
Pour ne plus voir les mots pour des maux sombres
Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir
Dans l’ombre de tes cendres coule le sang de mon devenir.











N° 0204

Je ne gravi plus...


Je ne gravi plus la montagne
Le silence dans les bois est compagne
Seul dans la vallée où le temps fuit
La solitude résonne de l’ennui
C’est un invisible monde
Où plus rien ne germe dans l’onde
Cette onde se brise sur la terre
Dans cette immensité de mystère
Octobre tourbillonne et se voile
Au fur et à mesure que s’éclaire l’étoile
C’est la tourmente qui t’emporte
Dans cette immensité forte
Le cœur meurtri tendre et fidèle
Sous le vent du ciel bat de l’aile
Je vois surgir ton visage
Dans mes yeux l’orage
Tu as trouvée un autre monde
Où vole ta chevelure blonde
Brutalement le vent t’enlève
Je pleure toujours sur la grève
Sans voir briller le cœur de ton étoile
Je reste cloué dans ton nocturne voile
Dieu a voulu que dans ton vaisseau tu dormes
Même si mes baisers créaient une mer difforme
Je continue à mourir d’amour.











N° 0205

Je me suis endormi...


Je me suis endormi, un court instant
Au pays des merveilles dans ce temps
Une pelouse verdoyante où glissait le bonheur
Mes mains agiles y caressaient des fleurs
L’immensité d’azur rayonnante de bleu
Celui qui fait chanter tous les oiseaux des cieux
Un à un virevoltent leurs douces pattes sur mes mains
Le comble du bonheur pour un instant divin
J’étais le roi de la nature au calme souverain
Enivré au parfum de la rosée du matin
Un silence velouté, s’étalait sur toutes choses
Aux yeux, au cœur à l’esprit accomplissait l’osmose
J’écoutais flotter le bonheur bleu de l’air
Une douce volupté envahissait cette terre
Je me suis endormi un court instant
Au pays des rêves le bonheur existe vraiment.











N° 0206

Si mes mains...


Si mes mains s’arrêtaient d’écrire
Mes pensées pourraient vous le dire
Mais elles ne savent pas écrire
Comment pourrais-je vous le dire
Il y a bien le langage des signes
Mais il ne trace pas de lignes
Avec les ombres jouer les mimes
Mais impossible de faire les rimes
Je pourrais trouver une voix divine
La cristalline voix de Méline
Composer une poétique vidéo
Avec une belle voix d’alto
Mais impossible lui placer ponctuation
Même les plus belles voix se font une raison
Je ne vois pas de solution
Sinon continuer d’écrire
Avec plus où moins de bonheur
Tout dépend de mon humeur
Mais écrire : je ne vois que des fleurs
Dans toutes mes amies et amis de cœurs
Mais il vient un moment où les mots se lient à la tête
Pour arrêter les mains de continuer la fête
Si mes mains s’arrêtaient d’écrire
Mes pensées pourrons vous le dire.











N° 0207

Pricesse de lumière...


Au palais de la terre
De toi mes yeux ont le vertige
Par ta beauté sur la tige
Oh ! Beauté, Oh ! déesse du temps
Charmeuse des saisons et des vents
Le charme de ton cœur
Luit de la plus belle lueur
A ton brasier, mon cœur s’embrase
Il perd tout son sang en emphase
Il coule dans ton abîme
Dans tes cendres sublimes
Il se laisse mourir
D’amour et de désir
En vagues de velours bleu
Tu éclaires la lampe du ciel
De ta belle couleur vermeil
Ta beauté flamboie à l’horizon
Celui qui flambe de ma passion
Ce soir je me suis penché sur ton ombre
Dans tes bras mon cœur sombre
Oh ! toi belle dryade vénérée
Je sens le sang de mon corps exploser
Une gerbe en fleurs dans les cieux
Rien que pour toi, rien que pour nous deux
L’éternité couronne ma vie
La passion : la fièvre en ton paradis.











N° 0208

En terre inconnue, j'ai perdu un roi...


J’ai marché jusqu’à ce que le soleil décline
Essoufflé mais ravi, j’ai gravi la colline
Perdu dans mes pensées, je ne voyais pas sur la pierre
Un homme assis les mains dans ses prières
Son regard perdu, mais plein de choses profondes
Me pria : assied toi, il parlait seul au monde
Tant de soleil avait mûri dans sa vie
Que des perles sur ses joues coulaient dans ses plis
Fatigué et usé, il avait vu tant d’êtres humains
N’être que des passants pour son cœur au sang sain
Ecoutez me dit-il : le bruit immense de mes jours
Dans une vague profonde, j’écoutais ses murmures, ses cris d’amour
J’écoutais le vent de sa mer, le souffle de ses souffrances
Sur une mer triste, celle où l’onde de l’éther est : violence
Je regardais couler ses larmes, perles de sa délivrance
Les yeux à terre, il me prit la main : un long silence
Il était seul au monde, son ciel balayé de trahisons
Les nuages un à un l’avaient laissé en abandon
Il était rentré dans la nuit de ses jours
Je reviendrai demain lui dis-je avec des mots d’amour
J’ai vu reverdir dans ces yeux éclatants
Il est des cœurs sourds aux plus durent clameurs
Le mien entend toujours la musique du cœur
J’ai vécu prés de lui presque chaque jour
Des semaines, des mois d’un ineffable amour
Celui nourrit de sentiments qui unissent les meilleurs amis
Ses yeux se remplissaient de soleil et de belles fleurs aussi
Sa voix charmait mes heures de son souffle discret
Ses yeux brillaient de doux rayons dorés
Les mois passaient très vite, il vivait en bonheur
J’étais heureux de voir le sourire de son cœur
Je regardais ses mains aux doigts gonflés par le labeur
Un jour il serra les miennes et je sentais son aura en chaleur
Je sentais toute la puissance de son sang transpercer le mien
Pour m’insuffler toute la genèse de son destin
Et puis un jour, il s’est assis prés de moi
Il vibrait de convulsions au cœur : émois
Il murmurait tout bas ce que je ne comprenais pas
Il a posé sa tête sur mon épaule, il s’est éteint dans mes bras

EN TERRE INCONNUE J’AI PERDU UN ROI











N° 0209

Septembre...


Doux et tendre
Couleurs de cendres
Dans les près l’ambre
Etale sa couverture sans attendre
Les collines se dépouillent, perdent leur ventre
Tandis que les arbres exposent leurs vertèbres
Commencent à greloter sous les brouillards célèbres
Les lierres deviennent glabres
Les mélèzes se délabrent
Les hirondelles en nombre
Sur les fils jouent à se répondre
Le bucheron taille les frênes à coup de sabres
Voilà venu le temps des candélabres
Le temps des rayons d’or et d’airain
Celui des nuits qui augmentent sans fin
Le temps des taillis aux couleurs héraldiques
Pour une tempête de nuances chaudes mirifiques
Avant que ne la nature devienne un palais flétri
Pour s’endormir vers en rêvant au printemps de sa vie.











N° 0210

Les sanglots longs...


Le crépuscule allume un doux soir monotone
Dans les chastes couleurs tombe la nuit d’automne
Devant ce tableau mes yeux se brodent de fraîcheur
Rien ne les arrête dans leurs reflets rêveurs
Ils s’embaument des dernières roses d’amour
Celles dont mon cœur est amoureux toujours
En écoutant vibrer les nids de feuilles moroses
Bruissant sous les ombres inquiètes des choses
Partout un flot de couleurs en richesse abondante
S’invite à charmer les yeux du cœur en flammes ardentes
L’esprit s’endort muet sous l’heure qui le quitte
Les fleurs boivent à l’ombre qui s’installe très vite
Dans le soir qui s’installe de romances nouvelles
Les ombres murmurent sous le vent leurs ritournelles
La mélodie de la nuit du beau ciel constellé
Envahi l’azur immense d’un rêve d’amour étoilé
Tandis que la nature s’endort en errant dans les bois
Les mousses passives en restent sans voix
Les sanglots longs des violons de l’automne
Bercent mon cœur d’une langueur monotone.











N° 0211

Je sème à tout vent...


Je sème à tout vent
L’œil dans un clair obscur, dans l’ombre souvent
Libre de fuir la liberté de poursuivre
Le combat de la vie, comme celui d’écrire
Tout est mystère, dans cette volonté de vivre
Alors je file ébloui par ce que le vie me délivre
Je rêve parfois mais au fond de moi me poursuit
Ce qui s’évade derrière la couleur de la nuit

Je sème à tout vent
En voyant fondre l’ombre du temps
Rien n’arrête la course des étoiles et des flots
Du vent lointain qui fuit toujours au galop
Sur les processions d’ombres qui murmurent : miséréré
En innocentes voilures au destin désespéré
Pas fait pour vivre par le cœur solitaire
Ni dans le printemps au vent des songes de la terre

Je sème à tout vent
Frémissant des visions de l’ombre agonissant
L’âme vagabonde flagellée par les cieux
Son front saigne, il en perd tout son bleu
Une forte lueur flotte dans le ciel
Tremble l’auréole en sang aux feux follets éternels
Ils sont aux couleurs de gloire de leur couchant
C’est la réalité du destin de mon présent

Je sème à tout vent.











N° 0212

Je ne veux pas, je ne veux plus...


Je ne veux pas discipliner les reines et les rois par mon épée
Ni courir après la gloire que d’autres savent usurper
Je ne veux pas être la nuit de tous les éclairants en flambeaux
En pensant à tous ceux que l’on met au tombeau
Je ne veux pas rester non plus dans l’ombre des mystères
Ni briser mon épée dans cette ingrate blogosphère
Je ne veux pas continuer à voir germer dans cette onde
L’invisible lâcheté qui sévit en ce monde
Je ne veux pas continuer à voir pleurer dans l’ombre
Les larmes qui coulent sous le glaive des mesquineries sombres
Je ne veux pas voir acclamer l’indomptable ambition
Des faucons aux plumes douces mais aux pattes mortelles en vision
Je ne veux pas non plus rester passif
Ni accepter les attitudes perverses sans rester inactif
Je ne veux pas jouer au chat et à la souris
Mais je répondrai où que se posent les hypocrites écrits
Je ne veux pas : que sous des aspects de grenouilles de bénitiers
Soit donné à ces gens les honneurs du parfait
Je ne veux pas que ces âmes malsaines
Ne se prive pas d’écrire chez moi où ailleurs des mots épiques sans gênes
Je ne veux pas qu’on leur donne le bon dieu sans confessions
Ni leur donner le satisfecit de l’absolution
Je veux que tout en chacun prenne conscience de cette réalité
Pour que puisse les jours de tous s’écouler dans la paix
Je ne veux pas qu’une minorité impose sa loi en toute impunité.











N° 0213

Les étoiles ne meurent jamais...


Les étoiles ne meurent jamais
Mais
Il est des nuits où leur lumière disparaît
Avec
Un rayonnement dans l’immensité sombre
Rien
Ne voile leur berceau au sépulcre d’ombre
Cachant
L’auréole d’or des diamants en nombre
Dégradant
L’immensité de leurs présences cycliques
Emphythie
Groupusculaire au pouvoir méphitique
Mais
Les météorites ne font plus peur
Elles
Sont dominées par Les astéroïdes
Tant
Que les étoiles à l’aspect de mérièdre
Zieuterons
Sur cette terre la plus belle lumière intègre.











N° 0214

Mes yeux pensent...


Mes yeux pensent, en même temps qu’ils voient
Tous les objets qui m’entourent et qui restent sans voix
Parlent-t-ils tout haut, quand je parle tout bas
Pour ne pas me troubler sur le temps de mes pas
Ils sont graves et dignes, jamais un seul soupir
A peine si je sens flotter quelques chants de désirs
J’admire ce silence dans les choses infinies
Pas de basses paroles pour jouir d’une vie
Ils sont devant mes yeux de jour, comme de nuit
Ils vivent sans lutter parfois craquent d’un bruit
J’écoute alors si dans leurs cœurs cet écho est sérieux
Car je sais que le bris à cette âme du mystérieux
Leurs vies ont mille aspects dans ses formes secrètes
Ils font germer des parts de lui dans l’esprit du poète
C’est dans ces moments là que mes yeux voient le mieux
La pitié du spectacle des choses qui vivent en ce lieu
Mes yeux continuent à voir et penser en même temps
Que chacun des objets qui m’entourent parle au présent.











N° 0215

Une goutte d'eau...


Une goutte d’eau dans ma main rêve
Mon sang la fait rougir : pas de trêve
Elle frémit de tout son être, devient livide
En caressant ma peau comme une sylphide
Instant magique la voilà en transparence
Par sa douceur signe sa présence
Elle me regarde au plus profond des yeux
Qui de nous deux est le plus amoureux
Mon cœur s’est fait piégé par ses caresses
Il ne résiste pas à ces douces tendresses
Bat la chamade des perles dans les yeux
Magique instant pour le poète heureux
La source de la vie coule dans sa main
L’âme de son esprit consacre son cœur humain.











N° 0216

Le temps est bien étrange...


Le temps est bien étrange, quand il court dans les âges
Quand il nait avec nous, quand il est enfant sage
Il n’existe pas vraiment jusqu’à l’âge de dix ans
C’est là que l’on commence à comprendre qu’il avance vraiment
On le souhaite plus vite, pour déjà, avoir vingt ans
Hélas l’impatience dure déjà longtemps
L’euphorie crée l’oubli entre vingt et trente ans
Mais déjà on commence à le trouver trop présent
Dés qu’il nous a poussé trop vite vers quarante ans
De quarante à cinquante, on y pense à en être impatient
Car on ne pense qu’à la retraite à soixante ans
Passé ce cap il prend plus d’importance vraiment
On n’arrive plus à tout faire, pas assez de temps
Il ne peut plus nous suivre, il manque à notre présent
Mais dés que se profile les soixante dix ans
Il va trop vite et on y pense très souvent
Combien nous reste-il vraiment ?
Maintenant j’attends…..le temps.











N° 0217

Je ferme les yeux...


Je ferme les yeux pour errer dans la nuit
Au bal du ciel
Je prends dans mes bras toutes les lumières
Aux rayons éternels
Des flots pleins d’histoires de fleurs vivantes
De fleurs séchées
Comme sait le faire la vie qui chaque jour sait s’en
Charger
Toutes les rumeurs ne sont pas naïves
Ni monotones
Les unes sont lumière du printemps les autres celles
De l’automne
Mon âme se réchauffe à l’été court, mais l’ hiver
Sans bonheur
Interminable gelée de gros flocons de neige
Sur Mon cœur
La bise sur les volets apporte ses bouffées
De couleurs
Des perles sur mes lèvres invisibles essaim bleu et rouge
En douleurs
Seul et triste j’entends dans l’air d’innombrables
Echos
Je songe en silence sur la mer de la vie qui roule sans arrêt
De ses flots.











N° 0218

Ecoutez, écoutez...


Ecoutez, écoutez
Le vent de la nuit
Emporté par l’esprit
Au milieu des flots noirs
Caresse le miroir
Dans l’ombre du ciel
Son royaume éternel

ECOUTEZ, ECOUTEZ
Le chant de la vie
Vivre d’infini
Au cœur de la rose
Sur son ombre éclose
Au pays de Géhenne
Féconde la souveraine

ECOUTEZ, ECOUTEZ
Le vent de la nuit
Purifiant son esprit
En prières sacrées
Dans le ciel étoilé
A l’océan du temps
Aux vagues du firmament

ECOUTEZ, ECOUTEZ
Le vent de la nuit
Lève l’ancre et fuit
Dans l’azur phosphorescent
Dans son rayonnement
Libère sa lumière
Qui inonde la terre

ECOUTEZ, ECOUTEZ
Le vent de la nuit
Chanter sa mélodie
Au royaume d’illusion
Les flots de la passion
Donne le baiser de paix
A toute l’immensité

ECOUTEZ, ECOUTEZ.











N° 0219

Les blogs : Ombres et lumières...


Le blog est un océan, une vaste nuée
Un océan de hydres caractérisés
Une onde qui vous pénètre d’une fièvre sacrée
Un infini plein de frissons comme une marée
On se croirait dans la vallée de géhenne
Où sont fixés les yeux de la haine
Il faut être toujours à l’heure, toujours attablé
Ne jamais s’assoupir, un combat sans fin à s’exténuer
Le blog c’est le jour, la nuit, l’hiver, l’été
C’est le bien, le mal, la loi des clans dans la perversité
Tout s’y mêle : le laid, le beau les êtres aux neurones épais
On y entend le bruit des flots, des querelles de clocher
On prend des coups, on en donne en toute liberté
On peut y lire tout où rien, les hypocrites y brillent dans leurs vérités
On n’hésite pas à y mentir pour pouvoir se disculper, pleurer
Les fleurs tombent à flots autant que les méchancetés
C’est l’astre fourmillant d’espions au courage illimité
Ceux aux visites régulières sans un mot, je ne vois pas l’intérêt
C’est la mare au diable aux innocents flagellés
Les canards boiteux qui ne boitent que pour mieux les autres mouiller
On y croise la souffrance de ceux qui n’ont pas la chance d’être en santé
On y prend la détresse trop nombreuse hélas dans les vies éclatées
Il y a aussi ceux qui ne parlent pas de leurs souffrances en restant discret
On y oublie trop souvent ce que veulent dire éducation et respect
Il y a aussi les barbets hypocrites qui à autrui des ordres veulent donner
On y croise des cœurs de pierres, mais la pierre est délitée
Les grandes douleurs son muettes à l’ombre de la paix
On y trouve aussi des grenouilles de bénitiers
Rare d’y trouver les mots aimer c’est pardonner
Mais il y a heureusement des plumes d’or esseulées
Trop peu mais assez pour des amies et amis à trouver
Mais les meilleurs car avec eux s’exprime la sincérité
Ce sont de petites fourmis sans arrêt absorbées
Dans leurs innocentes tâches de belles choses crées
Elles font oublier un peu toutes ces inimitiés
Pour faire palpiter et partager des horizons bleutés
Pour nous offrir leurs artistiques créativités
Le cœur bat lorsqu’il coule sur les flots de la sincérité
Emporté par l’amour de ces gens de qualité
On voit alors un ciel serein tout étoilé
Au filigrane bleu de ces âmes qui ont bonheur à échanger
Des rayons de lumières et des fleurs aux yeux des cœurs inondés
Par ces valeurs essentielles qui doivent régir les fondations d’humanité
Tolérance, franchise, respect, loyauté, aimer il faut s’en imprégner
Cet écrit : un constat que les blogs m’ont inspirés
Pour une réalité que tout en chacun peut vérifier
J’ai vécu et ressenti cela, il me fallait l’écrire dans cette pause de l’été
Sans prétention mais avec une simple objectivité.











N° 0220

Cette ombre...


Cette ombre que mon cœur écoute
Tombe du palais des cieux en suivant ma route
Ce n’est pas un fanal pieux qui me montre le chemin
C’est mon cœur qui s’empresse à lui tendre la main

Cette ombre que mon cœur écoute
Sa lumière bleue tombe de la voûte
Elle éclaire mes yeux tournés vers le soleil
Des flots les plus hautains de ses rayons vermeils

Cette ombre que mon cœur écoute
Cache l’âme des fleurs en les protégeant toutes
J’entends parfois flotter quelques soupirs
Les étoiles du ciel scintillent de plaisir

Cette ombre que mon cœur écoute
S’étale en couronnes de fleurs pour que cessent les joutes
Elle s’étale à son aise dans le jardin du temps
Celui où murissent les fruits d’or dans son firmament

Cette ombre que mon cœur écoute
Mon cœur flagellé la chouchoute
Ses flots se brisent en étincelles
De toutes ses flammes éternelles

Cette ombre que mon cœur écoute
Met mon cœur en déroute
Vers son palais monte mes prières
Je l’embrasse depuis la terre

Cette ombre que mon cœur écoute.











N° 0221

La nuit...


la nuit s’étire dans mes yeux
Les paupières cachent le bleu des cieux
La nuit me caresse de ses douces flammes
Les étoiles brillent de toutes les âmes
Mon cœur s’affole ne trouve pas le sommeil
Des yeux pleurent, des yeux sont en éveils
Silence, errance dans la nuit du mystère
Pourtant des voix s’élèvent des entrailles de la terre
Pour tous ces amours sans dormir qui espèrent
Etre entendu enfin par dieu le père
Que chacun de ses anges effacent nos misères
Pour me donner une saison au parfum de roses
Afin que dans les cœurs, le mien se reposent.











N° 0222

Le poète est...


Le poète est divin
Une étoile dans la main
Une autre dans le cœur
Qui rougit de bonheur
Son âme le glorifie
Une gloire dans la nuit
Son amour un culte
Passion en tumulte
Son esprit en apothéose
Lui écrit de douces choses
Sa plume rouge velours
Le berce de mots d’amour
Dans la nuit de sa reine
Son âme souveraine
Brûle en rêves bleus
A la lampe des cieux
Son brasier étincelle
De flammes éternelles
Brûle la nuit de mille feux
A son cœur bleu des cieux
Une étoile dans la nuit
Au cœur du poète : paradis.











N° 0223

La rose en cœur...


La rose en son cœur
Berce tous les anges
Chaque pétale un bonheur
Ecrit toutes ses louanges
Le soleil brûle son âme
De ses rayons dorés
Par le parfum s’enflamme
Aux couleurs empyrées
Dans l’aurore invisible
L’esprit sort de l’ombre
Le cœur est pris pour cible
Même dans la pénombre
Bordés de points de croix
Cette dryade vénéré
Tout le bonheur sème
Des points célèbres en émois
Sur sa couronne en diadème
Au grand vent de fleur
Par le soleil ébloui
Des flots de cœur en fleur
S’ouvre le paradis
La rose qui vient d’éclore
Au fond de l’horizon
Sous la douceur de l’aurore
Au ciel déclare sa passion.











N° 0224

La nature après la pluie...


La nature se repose en silence
L’orage de pluie à calmé sa démence
Les arbres échevelés se refont une beauté
L’herbe frissonne encore de son âme souillée
Le nuage tout heureux est devenu tout blanc
Caresse la colline de son voile rayonnant
En regardant passer le torrent en furie
Ses flots tremblent de l’écume blanchie
Roulent les pierres que la force poli
La montagne souveraine cache ses sommets
Sous d’épais nuages blancs et gris veloutés
Les plus sages traînent dans les bois isolés
Donnent à la forêt de doux baisers de paix
Les mousses jalouses pleurent à chaud de larmes
Des perles pleines de prières à faire pâlir les carmes
Je sens frémir les feuilles aux yeux verts
Qui échangent des murmures pas pervers
Le vent de la vallée monte avec son haleine fraîche
Réveille les fleurs souillés avec sa langue rêche
Le soleil les serre à nouveau dans ses bras très forts
Avec de tendres baisers les réchauffent de ses flots d’or
La nature se repose en silence
L’orage de pluie à calmé sa démence.











N° 0225

Lac bleu...


Le lac frissonne sous les caresses du vent
Chuchote en clapotis fait briller ses diamants
A la source du ciel de son bleu se désaltère
Devient en douceur son miroir sur la terre
S’habille de verdure au cadre feuilleté
Bordé d’arbres, de taillis d’herbes échevelées
Mon regard plonge dans sa douce sérénité
Emporté sous son tain par le flots des pensées
Le silence se rafraîchit dans toutes les ombres
En musique d’harmonie sans fausses notes sombres
Le vent jaloux souffle sur la brise
En vagues prosaïques qui le grise
Peindre un tableau en lumière de bleu
L’iris du cœur y flotte heureux
Je me suis baladé autour de ce lac bleu
Son âme souveraine en à conquis mes yeux
Ces yeux l’ont embrassé comme si c’était Cybèle
D’un baiser innocent pour cette nature éternelle.











N° 0226

L'arbre du temps...


Sur l’arbre du temps
Par l’écorce des ans
Son pelage d’Orophyte
Jamais ne se délite
Par sa sève vieillie
Sourdine à sa vie
Sur son tronc flagellé
Les gerçures sacrés
Au fronton de l’inconnu
Cachent sa mise à nu
Ses douleurs en dessin
Dessinent son destin
Son corps géniculé
Epreuve des années
Dans son âme burinée
L’aura des ses pensées
Il n’est pas prince d’Evandre
Malgré toutes ses méandres
Mais genévrier thurifère
Dans les Alpes sa terre
Le ciel où il dort
Illumine son décor
C’est le prince du temps
Dans l’éternité des ans.











N° 0227

Quanq le soleil se lève...


Quand se lève le soleil
Par ses rayons d’éveil
Caresse la campagne
Flirte avec les montagnes
Son voile de douceur
Berce la nature en bonheur
L’habille de soie et de lin
Douce lumière de satin
L’ombre immaculée
Se laisse féconder
Comme le cœur des fleurs
En perles de bonheur
Tel l’océan un hydre
S’étale et enivre
La nature endormie
Des flots de la vie
Au lac de sérénité
Trouve la voie lacté
Des rayons aux fils de soie
Dans la nature se déploie
C’est le triomphe universel
De l’astre en roi soleil.











N° 0228

Parler aux étoiles...


Je parle avec les étoiles
Toutes n’ont pas de voiles
Pas celles de la pléiade
Mais une belle naïade
La plus belle nébuleuse
Celle à mon âme heureuse
Elle n’est pas fille de Plèion
Mon cœur est sa passion
Elle est ma vestale
Aux beaux yeux d’opale
Sa douce lumière bleu
Un astre dans les cieux
Je suis son dieu d’airain
La fleur de mon destin
Son azur de zéphyr
Un diamant nommé désirs
Sa lumière dans le ciel
Un triomphe universel
Au soir du jour
Triomphe notre amour
Sa lumière : des baisers
Dans la nuit de l’intimité
Pour l’éternité
C’est le mal des jours
Le mal du bleu d’amour.











N° 0229

Une rose dans le jardin...


Une rose dans le jardin
Rayon de bonheur au clair matin
Rêver sur les pétales de son cœur
Un grand parfum en vent de douceur
Le palais du ciel et de la terre
S’illumine devant cette rose qui l’éclaire
Un vent de folie succombe à la beauté
De cette rose aux pétales veloutées
La cantharide vibre sous sa rosée magique
Des plus belles notes sur sa portée mirifique
Instants suprêmes de son langage éclatant
Le soleil y noie ses rayons d’or phosphorescent
Succombe aux flots de ses baisers ardents
C’est la rose aux diamants d’amour couleur de sang
Le sang d’une déesse aux veines charmeuses
Toutes les âmes succombent épanouies heureuses
Un grand courant d’amour à sa gloire sublime
Emane de son cœur qui offre son parfum intime.











N° 0230

L'âme est une douce prunelle...


L’âme est une douce prunelle
Où passent souvent des ombres éternelles
Elle à se pouvoir étrange sur le cœur de l’humain
De le faire palpiter en lui tenant la main
Elle à cette douceur acquise de souveraine
Pour nous faire rêver de sa bonté suprême
Elle pleure en secret, sourie à mille choses
En errant dans son ombre sur tout le cœur des roses
Elle partage tout comme savent le faire les anges
Protège de son amour la vie de son archange
Sa retraite d’amour dans son ciel adoré
Lui permet d’écouter tous les chants sacrés
Comme tout en chacun, sur sa terre où rien ne s’achève
Elle se tient toujours éveillée au même endroit du rêve
Mais sa frêle nature dans son asile sans tâche
Puise dans sa rêverie tout l’amour qui s’y cache
Cet amour frissonnant dans son ciel profond et sourd
Souffle sa flamme dans les rêves d’amour
Ces rêves semblent se replier dans l’ombre et souffrir
De toi qui dors dans l’ombre où flotte ton souvenir.











N° 0231

Le bleu...


L’iris de mon cœur est tombé amoureux
De ces astres pasteurs en effluves de bleu
Hypnotique instant réalisé en plein jour
Au filigrane bleu du cœur en son amour
Par ces belles déesses à la lumière charmeuse
Leur langage subtil rend mon âme heureuse
Halées par le soleil de cette couleur divine
Vibre la cantharide qui dans les yeux dessine
Un azur phosphorescent de son pouvoir magique
M’emporte dans un voyage digne des tropiques
Par les rayons d’or du soleil depuis le fond du ciel
Qui fixe dans mon cœur ce bleu au sang éternel
Mon regard plonge dans ce voyage de lumière
L’iris de mon cœur y voit l’espoir pour la terre.











N° 0232

Le chaudron magique...


Le chaudron magique
A mes yeux héraldiques
Sur la terre flamboie
Dans l’âtre se déploie
Son cœur se multiplie
En étoiles fleuries
Le soleil lèche ses flammes
Brûlent dans mon âme
Il fait la cour à ces fleurs
Ravage de pétales mon cœur
Un cœur flagellé par l’amour
De ces déesses au langage muet
Sous le ciel magique de l’été
Dans la lumière du jour
emplissent mes yeux d’amour
Le noir et l’or
Une chaîne qui brille encor
Dans mon âme étourdie
Par les tons en poésie
Elle palpite et revit
Se gorge de lumière
au soleil de la terre
Rêve devant le chaudron magique
De ses fleurs authentiques
Des fleurs au cœur multiplié
Où le soleil vient se noyer
Dans ces couleurs muettes
Mon cœur s’emballe en fête
Au filigrane bleu de mon âme
De Leurs beautés mon iris s’enflamme
Des flammes couleur de paix
Par le plus doux des baisers
C’est le chaudron magique
Dans mes yeux héraldiques.











N° 0233

Au détour du sentier...


Au détour du sentier
Dans un écrin éthéré
Son éminence isolée
Dominait son palais
En toute simplicité
Sa redingote hérissée
D’un joli ton bleuté
Une sublime sérénité
La verdure immaculée
Mon âme ainsi charmée
Par son héraldique beauté
Sur l’instant s’est figée
L’ombre priait à ses pieds
En flots rayonnant de baisers
Mon cœur par l’amour emporté
Sur cette mer s’est noyé
Tel un astre flagellé
En admirant la voie lactée
Par des vagues étoilés
Une déesse venait de réaliser
Un coup de foudre pour l’éternité.











N° 0234

L'été court dans les fleurs...


L’été court dans les fleurs
La poésie du bonheur
Les jours passent au temps doux
Le soleil les éclaire pour nous
On vit de cette lumière éblouissante
Chaque jour à nos cœurs présente
Le ciel en bleu n’à pas de voiles
Le lac scintille de croix d’étoiles
Toute cette candeur nous embellit
La prunelle des yeux est ravie
Le soleil brûle de toutes ses flammes
Sa clarté emplit nos âmes
Le ciel serein de bleu en visions
Jusqu’à la cime de l’horizon
Rien de mieux pour éprouver
Cette innocence qui fait rêver
Le cœur ne s’occupe plus de chimères
En oublie l’accent des prières
Les rayons d’or nagent dans les cieux
Charment le cœurs des dieux
L’été court des fleurs en fête
C’est le temps prédit par le poète.











N° 0235

L'ombre s'attache aux pas...


Prend un malin plaisir
A chercher nos désirs
Par sa tristesse sombre
De ne pas voir son ombre
Parfois noire devant
Elle prend toujours le temps
Parfois grise à nos côtés
Sans jamais se retourner

L’OMBRE S’ATTACHE AUX PAS
S’allonge, se raccourcie
Parfois se rétrécie
Dans l’obscurité de la nuit
Parfois n’est plus en vie
Mais retrouve vite l’harmonie
De ses formes arrondies
Sous le coup de midi
Seule elle s’appui

L’OMBRE S’ATTACHE AUX PAS
Elle ne parle jamais
Mais c’est un mime parfait
Que rien ne peut troubler
Quand la lumière renaît
Parfois elle disparaît
Fait semblant de trembler
Pour mieux se manifester
Sous un angle parfait

L’OMBRE S’ATTACHE AUX PAS
Ne connait pas le trépas
Tant que durent les pas
Reste toujours à plat
Pas toujours en état
Agite la tête et les bras
Evite les coups bas
Est de tous les combats

L’OMBRE S’ATTACHE AUX PAS
On ne peut jamais la rattraper
Elle reste aliéné
Sans armure de chevalier
Elle peut porter son épée
Sa botte préféré
Nevers la lui a donné
Le bossu l’a vengé
L’a sauvé

L’OMBRE S’ATTACHE AUX PAS.











N° 0236

Histoire d'eau...


Une goutte d’eau perle dans ma main
Silencieuse est douce cherche son chemin
Elle a pris sa course à la source des bois
Tremble dans ma main en regardant mes doigts
Les roses ses amies l’ont isolée sur un autre chemin
Sans le vouloir ont brisé l’onde de son destin
La voilà qui pleure et mon cœur est triste
Elle tourne en rond son doux regard persiste
A implorer mon aide son œil fait silence
Elle caresse ma peau d’une douceur immense
Tout son être frémi d’une manière étrange
Livide et transparente belle comme un ange
Cette goutte d’eau dans un creux se blottie
En implorant le ciel de lui laisser la vie
Mon cœur bat la chamade mon âme est terrassée
Coule de mes yeux des perles toutes étoilés
Une à une dessinent un tout petit ruisseau
Un éclair dans les yeux voilà ma goutte d’eau
Rejoindre frétillante l’onde des vagues amies
En guise de remerciement tendrement me sourie
Je sais depuis qu’une larme entend le cri
Que toutes les larmes entendent les cris
De toutes les gouttes d’eau qui pleurent pour leurs vies
Je sais aussi qu’elles pleurent sur les roses
Pour poser sur celle de mon cœur l’amour pour ma rose.











N° 00237

Qui sara me dire...


QUI SAURA ME DIRE En voyant la clarté du jour qui pénètre la nuit
Quand l’aurore s’éclaire de la nuit qui s’enfuit
Quand la lumière des étoiles une à une s’éteint
Quand la lune toute pâle achève son chemin
CE QUE LE CIEL DOIT ECRIIRE
Dans les couleurs de l’aube boréale du matin
Les signes de la vie à l’infini sans fin
Quand le chant des oiseaux qui réveille la terre
Pour ouvrir les jardins d’amour du palais de Cythère
AU MIROIR DE L’OCEAN
Recouvert de rosée sur les perles des fleurs
Coulent les flots d’argent aux suaves lueurs
En inondent le ciel qui déchire son voile
Gomme en douceur les lumières d’étoiles
POUR LES VAGUES DU TEMPS
Quand le vent les emporte aux étoiles de la vie
Vole le goéland sur l’île du paradis
Ses plumes tracent les lettres de poésie
Sur le miroir de l’eau au tain de l’infini
QUI SAURA ME DIRE.











N° 0238

A la source des bois...


A la source des bois
L’arbre puise sa foi
Les racines s’affirment
Dans le sol se confinent
Les mousses jouissent
Sur leur corps l’eau glisse
A la source des bois
Le ciel bleu est son toit
L’écume pâle blanchit
A faire mourir d’envies
Les fougères qui gloussent
Des feuillages qui poussent
A la source des bois
Les buissons cachent leurs émois
Crissent les bruits de leurs ébats
Pour une amourette qui passe par là
Une feuille s’évanouit tombe à terre
Elle a connu le bonheur des jardins de Cythère
A la source des bois
La nature impose sa loi
L’eau trace le chemin
Vers l’océan de son destin
Mais elle s’éclabousse amoureuse
Des truites toutes fiévreuses
A la source des bois
L’eau chante et boit
Toutes les pierres s’y désaltère
A l’ombre humide de la terre
Les branches se balancent et se mire
Dans le miroir de l’eau qui soupire
A LA SOURCE DES BOIS.











N° 0239

La route des fleurs...


Sur la route des fleurs, avec les biches au fond des bois
Se soulèvent dans les yeux les pensées en émois
Le ciel sans un bruit de ses étoiles bleues et blanches
Apporte le rêve à l’errant sur qui les odeurs s’épanchent
Il y a toujours beaucoup de fleurs, beaucoup d’odeurs
Qui donne de la force au sang bleu et rouge du cœur
Les parfums, les sons, les couleurs se répondent
Les yeux nagent dans ces couleurs, il s’en inonde
Il embrasse les ombres qui marchent devant soi
Entend au loin les cloches sonner les rêves de foi
Il règne l’apesanteur dans un silence profond
Les pensées se piègent à rechercher les sons
Pas de musique savante, sauf mélodie de l’air
L’esprit s’évade et glisse dans des rêves d’éther
La nature berce l’âme sur le chemin des désirs
Lui offrant sa beauté et lui donne le plaisir
Avec les fleurs du printemps se colore la lumière
Qui éclaire du divin tous les sentiers de la terre
Ils fondent un peu dans le temps les soucis de la vie
En faisant découvrir les routes qui mènent au paradis.











N° 0240

Soutenu par la nuit...


J’ai pour soutien la force de la nuit
L’âme dans son silence perd le mystère qui s’enfuit
Sur les choses de la vie dans leur nocturne esprit
Des songes dans la nuit obscurément ouverts
Emportent mes rêves bien loin dans l’univers
Des rêves qui se déchirent comme le font les éclairs
Trouble nuit qui fait frémir et donne des frissons
Dans ce tumultueux océan au zéphyr d’horizon
L’esprit comprend pas mais il n’a point peur
Même si dans ce ciel il voit passer le vent des stupeurs
A l’infini il voit un gouffre qui flotte sombre
Tournoyant en rondes vagues dans une mer d’ombres
Cet océan jette sur mon âme une épaisse brume
C’est l’ombre bleu de cette nuit qui cache dans son écume
Le mystère de la vie un horizon sans bruit en apparences
C’est l’ombre qui fait trembler la force d’espérance.











N° 0241

Les larmes de la vie...


Les larmes de la vie, source incontrôlée
Mouillent les plus beau yeux blessés
Comme celle de la mer où celle des marées
Les yeux cherchent un fantôme sublime
Tout grand ouverts plongent au fond de l’abime
Les larmes de la vie jouissantes frissonnent
Telles des papillons de nuit qui tourbillonnent
Ce sont mille étoiles en étincelles de fleurs
Aux ondes lactées dans le sillon des pleurs
Coulent et s’écoulent dans le plus grand silence
La veine percée souffre d’indulgence
Le bercement des flots sur une chanson de satin
Suit mille détours aux fils d’or florentin
Passant comme l’éclair dans son illustre voile
N’étant pas des nuages ni même des étoiles
Les larmes de la vie, source incontrôlée
Mouillent les plus beaux yeux des oiseaux blessés.











N° 0242

Edelweiss...


Un vent de fleurs souffle sur la campagne
Caresse la plus belle là haut dans la montagne
Etoile mystérieuse dans un écrin de velours
Rayonnante d’or blanc en pétales d’amour
Une déesse charmeuse ornée de fils de soie
Qui offre son cœur au soleil qui s’y noie
C’est un flocon de neige au sérac inaccessible
Tel un caméléon se rendant invisible
Sur les rochers serpente le vent qui la caresse
Le silence tout en bleu contemple cette déesse
Avec ses ailes immaculées de nébuleuse altesse
Sa chevelure en diamants des flots qui nagent dans les yeux
Se laisse conquérir comme le palais des dieux
Les doigts tremblent, le cœur bat devant son piédestal
Le vent s’agenouille à ses pieds, l’instant lui est fatal
Elle s’abandonne rayonnante à l’iris des yeux
Le vent qui la cueille en ébloui tous les cieux.











N° 0243

C'est l'heure du jour...


C’est l’heure où le jour s’endort au crépuscule
Quelques nuages trainent mais ils sont minuscules
Ils attendent de voir la terre s’endormir
Les derniers rayons du soleil les caressent en désirs
Mais le temps implacable sur la plaine muette
La couvre en lassitude de son ombre fluette
L’horizon s’éclaire d’une teinte vermeille
Le chant profond de son silence inquiète il veille
Mais un doux gazouillis dans une âme distraite
Monte sur les collines jusqu’aux montagnes en crêtes
L’horizon lointain devient en ton brunissant
L’esprit mesure le temps qu’il reste à vivre au couchant
L’ombre sur le cœur éclaire les soucis amers
Au plus profond de l’âme, au plus profond de l’éther
Une paix artificielle s’étale sur le vent des cieux
L’esprit saisit tout le corps dans un grand vœu pieux
Comme un penseur dans le ciel de ses pensées
Il touche à l’infini sans toucher à son éternité.











N° 0244

Le moulin d'Albert...


Dans les voyages d’ALBERT
Le moulin j’ai découvert
Avec ses ailes élancées
Son ombre aux arbres charmés
Les protège en douceur
Son âme blanchit le ciel rêveur
Une lumière immaculée éclaire les bois
Le moulin vibre et son esprit s’accroit
Le blanc lui va si bien, qu’il nage dans mes yeux
Comme un prince et ses couleurs héraldiques
Qui a vécu dans une période antique
Au filigrane bleu de son âme
Tournent ses ailes au vent de l’air bien calme
Sa sérénité emporte mon cœur d’amour
Sur cette terre il tournera toujours
Ces murs en pierres au fronton de l’inconnu
Resplendiront dans cette nature en vertus
Par le langage de toutes choses muettes
Comme l’esprit saint parlant à l’esthète
Dans les voyages d’ALBERT
Ce moulin j’ai mis en vers.











N° 0245

Fleurs bleues...


Les fleurs bleues
Une étoile dans mes yeux
J’aime leur tendresse
Le velours jamais ne blesse
Elles sont toutes en noblesse
Même les curieuses qui m’observent
Incognito dans un jour sans verve
Mes yeux savent celles qui sont pures
Celles dont qui sont aussi impures
Ils savent aussi celles qui cachent leur cœur
Laissant échapper une mauvaise odeur
Mon regard garde alors indifférence
Les ignorer meilleure sentence
Mon cœur leur écrit des mots gentils
Si elles les effacent pas de soucis
Mon âme aux sentiments d’équité
Sait elle leur pardonner
Mais elles prolifèrent sous la même èquialte
Seul compte aux yeux de mon cœur
D’admirer de belles fleurs
Celles dont l’âme resplendit de vertus
Ce sont les seules que garde le cœur de ma vue
Car ce sont toutes des beautés héraldiques
L’iris de mes yeux les adore magnifiques.











N° 0246

Bleu...


Nuit
Bleu nuit
Lumière qui luit
Au soleil de minuit
Le météore trace et luit
Etoiles scintillent tracent diamants de vie
Résonnent les cloches de minuit
Celles d’ailleurs où d’ici
Ecoute le bruit
Bruit
Vie
Jour et nuit
Temps heure demi
Apogée moitié de midi
Au temps de vie luit la nuit
Peine où douleur où bonheur cœur paradis
Voile mirage de l’été oasis
Lumière ciel en bleu et gris
Aube éclairée vie
A vie.











N° 0247

La nature enchantée...


La nature est un parc enchanté que j’admire
Un arc-en-ciel de couleurs à mes yeux le délire
D’immenses massifs avec de belles ombres bleues
Des forêts des ruisseaux qui couvrent bien des lieux
De la terre jusqu’au ciel au fond de l’horizon
Je regarde vieillir le temps de ses saisons
Des saisons lamées d’or et d’argent que le couchant endort
Pour vivre du jour à la nuit en changeant de décor
Cette terre est sacrée par cet immense univers
D’un bleu éblouissant jusque dans le désert
La verdure et l’azur se colorent de fleurs
Toutes se tournent vers le ciel fleurir le sang des cœurs
Le rêve de lumière aux ailes des oiseaux
Chantent leurs mélodies aux étoiles en flots
La nature est un parc enchanté où se cueille l’amour
Comme le chaste amant qui sait lui faire la cour.











N° 0248

Vendanges de feu...


Les vendanges de feu
A l’amour de tes yeux
Brûle dans la nuit
Aux couleurs de la vie
Elles réchauffent la terre
Enflamme les prières
Soufflent les quatre vents
La conque du présent
Les sarments en flammes
Aux couleurs des âmes
Eclairent la nuit
Du soleil de minuit
C’est l’heure sans fumée
Où jaillit le brasier
Des ombres éclairées
Partout sur le terrain
Le spectre d’airain
La lueur dans le ciel
Prie vers l’éternel
La lampe des cieux
A l’amour de tes yeux
Les vendanges de feu.











N° 0249

Bonne fête à tous les Papas...


PAPA Ton étoile brille au firmament
Je te donne le baiser d’or de l’absent
Tu te reposes dans la lumière
Vers toi s’envole mes prières
Tu as étais le meilleur des pères
Ton cœur est un palais d’amour
Dans le mien il battra toujours
Ton âme resplendit de tes vertus
Je te cherche mais je ne te vois plus
De ton absence mon cœur se flétrie
Dans mon sang il circule en vie
Depuis que tu as quitté la terre
Pour ton voyage de lumière
Tu sèches mes larmes depuis le ciel
Ton regard s’éclaire de celui éternel
Par un rayon d’or lumineux dans le noir
L’iris de mon cœur garde l’espoir
De rallumer avec toi la lampe du ciel
Tous ensembles dormir du sommeil éternel
Je te prend dans mes bras
Bonne fête papa.











N° 0250

Le miroir des ombres...


Le miroir des ombres
Ne cache pas une rose sombre
Ni son arabesque couleur satin
Aux fils d’or florentin
Mais une fleur royale purpurine
Couleur de la ros divine

Le miroir des ombres
Eclate au soir sombre
De sa lumière souveraine
Celle dont la fleur est reine
Elle éclaire le firmament
De son azur phosphorescent

Le miroir des ombres
Reflète les fleurs en nombre
En douceur elles tremblent
Aucune ne se ressemble
Sous le vent des cendres
Qui se colore de rose tendre

Le miroir des ombres
Eclaire l’empire de sa pénombre
Les fleurs de saphirs et diamants fins
Dans le palais de l’infini divin
Illuminent les yeux de la vie
De toutes les couleurs du paradis.











N° 0251

Le soir...


Le soir qui tombe de son onde d’airain
Borde le jour dans ses draps de satin
Gloire de la nuit qui installe sa solitude
Me voilà muet penseur de la vie en servitude
Pas de sereine nuit du penseur étoilé
Mais l’ivresse du passif sous ce ciel constellé
L’esprit va et vient, le cœur pleure
Fourmillante innocence à la nuit, son mystère demeure
Les trous noirs, les quasars noirs de leurs gouffres
L’horizon voit monter le lune, et moi je souffre
Une étoile me regarde, mon cœur lui murmure
Des mots d’amours en flots qui dans le temps perdurent
Ils vont se perdre dans l’infini de la vie
Goutte à goutte, jusqu’au fond du ciel, arrosent le paradis
C’est une pluie du passé qui s’en va
L’esprit divin n’entend pas ce trépas
Mais une lueur de braises rallume le feu
L’amour ne meurt jamais, il ruisselle de la terre jusqu’aux cieux.











N° 0252

L'ombre de la nuit...


L’ombre se marie dans la nuit solennelle
Toute chose s’y cache, le mystère règne comme sous l’ombrelle
Le bleu se fait plus sombre et voyage par instants
Comme si les nuages y vivaient obscurément
Un frais parfum sort des touffes d’asphodèles
Le souffle du temps chasse le rayon de ces belles
Les nuages qui passent oublient l’odeur des roses
En y perdant l’extase pour ne pas faire la pause
C’est pourtant la saison où la nature est douce
Les ruisseaux en profitent en caressant les mousses
L’herbe est noire, et dort dans son silence profondément
Tandis que les astres de la nuit éclairent le firmament
Le croissant de lune tout petit parmi les fleurs de l’ombre
Ne cache pas le temps qui passe bleu et sombre
Sur le chemin de l’infini le printemps cherche le bel été
Dans le champ des étoiles la lumière se met à rêver
C’est le temps de la nuit où l’astre d’or devient noir
Pour que vive le réveil de la lumière de l’espoir.











N° 0253

La rose qui pleure...


Une rose pleure
Un rosier se meurt d’amour
Ses bourgeons un à un chaque jour
Sous son ombre grise et solennelle
Ouvrent leurs âmes charnelles
Une rose pleure
Un rosier à son cœur s’enchaîne
Comme le roi à sa souveraine
La couvre de baisers pleins de prières
En rêvant à son jardin de Cythère
Une rose pleure
Un rosier aux perles d’or de ses yeux noirs
Voit son iris s’illuminer de l’espoir
Que le flot de ces diamants du jour
Scelle dans son cœur la lumière d’amour
Une rose pleure
Un rosier se meurt d’amour
Sa cantharide vibre toujours
Vers le ciel et sa lumière
Par le parfum qui inonde sa terre
Une rose pleure
Un rosier où nage la lumière dans ses yeux
Eclaire la lampe des cieux
Son cœur lui montre le chemin
De l’homme face à son destin
Une rose pleure.











N° 0254

Une rose dans la nuit...


La rose ne meurt jamais
Elle garde dans son cœur
Son parfum d’éternité
S’incline devant l’empereur
Blanche où rouge elle luit
L’obscurité couvre la peur
Dont elle inonde la nuit
Le ciel s’allume de lueurs
Dans son azur de frénésies
Son empire audacieux d’odeurs
Fait pâlir ROME d’envies
Son cœur un sceptre de lumière
Dont les cœurs s’émancipent
Une poésie vibrante sur la terre
Le ciel en rit et se dissipe
Demain la rose sera soleil
Sa loi sainte jusqu’aux cieux
Ecrit en pétales pour l’éternel
Sera la flamme de tous les dieux.











N° 0255

Bonne fête à toutes les Mamans...


Tu es là prés de moi, je t’admire en silence
Ton sourire tes yeux, un grand bonheur immense
Tu es la plus belle la plus généreuse d’amour
Tu sais aimer : je t’aime, je t’aimerai toujours
Ton cœur : la plus belle des roses
Aimer sans arrêt, à chaque instant il ose
S’ouvrir des plus belles couleurs du jour
Pour éclairer la vie de son plus bel amour
La douceur de sa peau, je frissonne
Tu es l’étoile de ma vie, sa lumière me donne :
La voie, le chemin dans l’immensité de la vie
Tu es là prés de moi, je suis au paradis
La rose de ton étoile brille dans mes yeux
De ses nuances d’amour aux plus beaux tons soyeux
Tu as enchaîné mon cœur au tien
Je suis resté enfant en te tenant la main
Tu es la plus belle rose étoilé de mon présent
Je prie dieu de te laisser avec moi longtemps
Bonne fête maman.











N° 0256

Printemps...


Les iris sont tombés amoureux des corbeilles d’argent
Des baisers pleins de prières en harmonie de blanc
Des flocons de neige bercés par des flots bleus
Emportés par l’amour de ces iris merveilleux
Mon cœur se laisse prendre à ces fleurs multipliées
Un essaim de bonheur où le soleil vient se baigner
Un soleil qui nous donne le baiser de l’absent
Caché dans les nuages qui ornent le présent
Sur les montagnes décorées des neiges du printemps.











N° 0257

Rosée...


Mes yeux n’osent te toucher avec délicatesse
Ton infini douceur inspire la tendresse
Je ferme les yeux fondre dans ton infini
Toi l’astre en spirale au cœur de désirs et envies
Laisse échapper les effluves de ton âme
Le mien succombe à la douceur de tes flammes
Ta redingote se hâle sous les rayons du soleil
Devant toi mes yeux prient comme au dieu du ciel
Ta fragrance m’envahie mon cœur en est sevré
Il revit et palpite comme pour de vrais baisers
Des baisers d’or, des flots bleus de prières
Emporté par ton amour une lumière sur la terre
Mon âme en resplendit brillante dans le noir
Un instant son île reprend les vagues de l’espoir.











N° 0258

Oh ! Rose...


Rose : qui es-tu dans ta robe charnelle
Tu chavires mon cœur de ta beauté éternelle
Ton cœur ouvert au ciel de son sang mis à nu
Exhale sa passion à mon âme perdue
Ton rayon d’or nage à l’iris de mes yeux
Se noie dans ce lac en vagues venues des cieux
Mon regard plonge dans le velours de ton cœur
Une niche d’amour à l’odeur du bonheur
Un âtre flamboyant brule l’étoile de ma vie
Tu es le destin d’un homme dans son palais flétri
Ce soir je me suis penché vers ton paradis
Ecoute mon cœur il bat pour toi, à l’infini.











N° 0259

Oh ! Fleurs...


Fleurs blanches, ovaires blondes, ovaires de sang
Leurs cœurs mythiques sur les branches du temps
Implorent l’astre du jour de ses rayons ardents
Des cœurs multipliés ouvert vers la lumière
Sont autant de rayons qui vibrent sur la terre
Le langage des fleurs : douce chose muette
S’envole vers le ciel les pétales en fête
Un voyage qui éclaire mon chemin du jour
Pour donner à mes yeux le langage d’amour
Mon regard se perd dans l’ombre et dans le noir
Mais l’iris de mon cœur y trouve tout l’espoir
Celui d’un baiser d’or venu de l’immensité
Pour s’enivrer de grands flots étoilés.











N° 0260

Si les astres...


Si les astres chantaient
La tonalité de sol sur la clé
Les étoiles du ciel bleu
Créeraient la portée de dieu
Le soleil monterait sa gamme
Des rayons brûlant sur les âmes
Saturne tournerai les croches
Pour que ces anneaux s'y accrochent
La terre prendrait tout son temps
A dessiner les notes du noir et blanc
La voie lactée voilerait toutes les notes
Pour sa nuit sans bémol ni faute
La lune au calme pourra s'élever
Sans qu'un dièse vienne la dérouter
Si tous les astres chantaient
La musique serait enchantée.











N° 0261

L'Homme...


L'homme peut être contraint en tant qu'être vivant
Son côté extérieur peut être soumis à autrui
Mais la volonté libre ne peut le contraindre dans le temps
La volonté pour soi et en soi n'est que si elle omet
De se retirer de son extériorité en représentation de sa vie
Peut être forcé qui veut se laisser contraindre en son idée
Mais la volonté n'est idée où liberté que si elle est existence
Que cette existence où elle s'incarne est dans l'être de liberté
Sinon sa violence et sa contrainte se détruisent c'est la sentence
Expression de volonté qui supprime l'existence même de cette volonté
La violence et la contrainte sont ainsi abstraites et injustices
Parce que le droit abstrait est droit de contrainte s'il fait violence à la Liberté
L'homme peut il accepter la contrainte sans vices
La violation de son droit par la contrainte est toujours négative
Car elle est action extérieure avec où sans violence qui en supprime une autre.











N° 0262

L'esprit...


L'esprit à son histoire c'est son action
Il n'est que ce qu'il fait, il est sa passion
Il le fait de soi même tant qu'il reste esprit
Il est l'objet de sa conscience en étant compris
Il s'exprime car il conçoit sa conception
Qui revient en soit même une aliénation
Pour lui permettre vers d'autres une transition
Par rapport à ce qu'il est dans son élaboration
S'il est perfectible il trouvera une éducation
Il retrouvera le genre humain dans son action
Celle qui le poussera à s'élever pour rester son être
En concevant ce qu'il est pour la loi de son bien être.











N° 0263

Les oiseaux se cachent pour mourir...


Les oiseaux se cachent pour mourir
Je me cache aussi pour mourir et souffrir
Je suis mort depuis longtemps, je continue à vivre
Tu es là prés de moi, je ne peux pas te suivre
Ton silence danse avec le mien, j'en suis ivre
La crainte et la lueur de ta lumière m'enivre
Le spectre de l'honneur, de quel droit l'injustice
Ne pas pouvoir t'aimer, imposture sans vices
Aller contre le genre humain, contre la vie de nature
Je ne te trahirai jamais , c'est contre ma nature
Pourtant dans tes bras, nous avons eu l'aventure
N'entends-tu point que trésaille mon âme
Dans le mystère de ton asile, elle te réclame
Tu connais le sens du vent qui pousse sa cendre
Elle s'en va pâle, tu ne veux pas l'entendre
Je suis comme un esquif, qui se bat dans l'océan
Qui en devient fragile, au plus y passe le temps
Tu fais silence, et dans mon cœur brisé
Coule le sang bleu qui continue de t'aimer
C'est dans le néant de mes douleurs divines
Que je porte courbé, la couronne d'épines
Celle de la vie qui n'en finit pas de souffrir
Quand les oiseaux se cachent pour mourir.











N° 0264

Généalogie...


e me suis lancé dans la généalogie
Mon premier ancêtre m'a beaucoup surpris
C'est le maître de toutes les routes
Il roule pour lisser toutes les croûtes
Devant nous il déroule un tapis
Pour l'agrément dans nos vies
Je me suis mis a son volant
J'y ai trouvé un moteur vrombissant
Il a toussé tous ces souvenirs
Me voilà à partager son plaisir
Mais je l'ai trouvé un peu sauvage
Faire pleurer les pierres, même celles d'âge
Il ne sait pas faire de sentiments
Rien ne résiste à son pressing foudroyant
C'est un bel engin roulant
Il se repose au musée maintenant
Ouf.











N° 0265

Ce soir, la nature...


Ce soir la nature a pris le deuil
La nuit tombe avec son linceul
Un silence de douceur gris
Chante la nature dans la nuit
La lune s'est auréolée de noir
Ajoute son triste miroir
Son croissant d'aura blanchâtre
Diffuse son voile d'albâtre
Les lumières scintillent au loin
Les étoiles tracent le chemin
Mars est resté endormi
L'étoile du berger partie
Il me faut rentrer dans mon nid
Goûter la lumière du paradis
Sur le balcon , la fraîcheur m'engourdit
Témoin que commence la nuit
La lampe du ciel éteint sa lumière
Pour nous faire vivre le clair de terre
C'est la force de l'ombre , puissance illimité
Au panthéon du ciel infini , pour l'éternité.











N° 0266

Le château de Tallard...


Le château de Tallard a perdu ses troubadours
Ils sont tombés par dessus les tours
Sa restauration depuis déjà tant d'années
Pour lui redonner sa beauté du passé
Château de caractère , majestueux , merveilleux
S'intègre avec harmonie au paysage gracieux
Ses drapeaux flottent sous le vent
Aux couleurs du seigneur d'ancien temps
Il domine la colline et s'ouvre vers le ciel
Voir tomber les parachutes couleurs merveilles
Il attend avec grâce dans le silence les visiteurs
Pour les honorer de ses pierres bonheur
Son église intérieure une divine merveille
Dieu sans doute présent avec les anges veillent
Avec la salle des gardes d'une grande beauté
Votre visite sera à coup sur très bien gardée.











N° 0267

Peinture...


J'ai installé dans la cuisine : mon chevalet
Sur la toile blanche mes yeux ce sont posés
Le sujet se trouve sur la table déjà dressée
Les pinceaux ce sont doucement agités
Pas un instant mon esprit n'a cherché à douter
Comme un automate le fond s'est imprimé
Peu à peu les objets se sont tendrement coloré
Ce n'était pas un rêve , mais bien la réalité
Je me revois en cette belle après midi de l'été
La serviette avec ces petits carreaux écossais
Une sur la table , l'autre sur mon épaule : étalée
Une habitude que j'ai attrapée depuis tant d'années
La bouteille bleu dans mes yeux émerveillés
Pour boire dans une pose et un peu siroter
De temps en temps les beaux raisins un à un grappillés
Piquer un abricot pour mieux le déguster
Ouvrir la bonbonnière un bonbon y piquer
Une seule restriction le cigarillo à ne pas toucher
Depuis trop longtemps me suis interdit de fumer
Voilà la toile dans l'après midi ainsi terminé
A vos yeux maintenant de bien vouloir la juger
Sans concessions je vous laisse la liberté
Toile peinte par...











N° 0268

L'esprit des yeux...


Les yeux ne pensent pas forcement ce qu'ils lisent
Heureusement que ce ne sont pas des mensonges qui le lui disent
Mes yeux pensent , ma tête avise
L'esprit rectifie ce qu'ils disent
C'est la raison du sage
Qui corrige les images
Les yeux sélectionnent tout
L'esprit analyse les mots fous
Les yeux ne voient pas le vrai du faux
L'esprit juge comme il le faut
Les yeux sont séduits des belles paroles
L'esprit sait comprendre les frivoles
Les yeux sont les bonnes à tout faire
L'esprit judicieux oblige à se taire
Les yeux ne sont pas les juges de l'esprit
L'esprit juge les yeux qui l'envoient au paradis
Les yeux ne sont pas esprit
L'esprit n'est pas l'âme des yeux dit
Mais l'âme est le reflet des yeux de l'esprit.











N° 0269

Les Jonquilles...


Les jonquilles ouvrent les ailes
Dans leurs beautés éternelles
Cœurs brodés aux fils d'or
S’éclairent du soleil encor
Piègent tous les rayons
Douceur de la passion
Le bonheur aux yeux
Pour l'iris heureux
Les trois grâces
Regard de face
Ton de jaune
Pas clone
Jaune...











N° 0270

Dieu garde le temps...


Dieu garde le temps,
Nous laisse voir l’espace,
Il ne promet rien, rien en grâce,
Mais il nous laisse voir le ciel ;
On ne prendra jamais demain à l’éternel.
Dieu garde le temps,
L’éden lui appartient,
Chaque heure qui sonne c’est déjà demain,
L’avenir garde ses mystères,
Ainsi que toutes choses de la terre.
Dieu garde le temps,
Son spectre toujours invisible nous suit,
Il est muet, il est ombre, il est notre vie,
Il met des nuages sur les étoiles,
Chaque jour mûrit son voile.
Dieu garde le temps,
Chaque heure porte un avenir suprême,
Notre sort nous regarde, pour tous n’est pas le même,
Dieu a ce pouvoir étrange sur tous les humains,
De tracer dés le départ toutes les lignes de nos mains.
Dieu garde le temps,
Existe-t-il vraiment ?
Depuis la nuit des temps,
Celui de notre présent,
Le jour, la nuit, du levant au couchant
Dieu garde le temps..











N° 0271

Marche tristesse...


Je suis triste, je marche courbé,
Des songes profonds envahissent mes pensées.
C’est un tourbillon d’ombres dans les voix du passé,
Je vois finir les heures dans les jours inachevés,
Sans entendre la plainte du cœur parfois brisé.
Pourtant, les arbres se penchent avec leurs branches enlacées,
Chuchotant entre eux du présent, du passé,
Gardent l’espoir serein de pouvoir désormais,
Adoucir l’ombre où le poète veut toujours se reposer,
Pour écouter le vent qui ondule sur l’herbe des prés,
Afin de mieux saisir le doux parfum des roses éclatées,
Celui qui embaume son cœur quand il peut se reposer.
Il ne résistera plus à toutes ces fleurs à l’horizon éclairé,
Par l’amour et la douce passion venue de ce ciel éthéré.











N° 0272

D'ou vient le vent...


De l’infini du temps,
Parfois cyclone, parfois ouragan,
Surfe avec force sur l’océan,
Se transcende au levant,
S’éteint au couchant.
Dans ses embruns caressant,
Frémir les joues en l’instant.
D’où vient le vent
De l’infini du temps,
Celui qui porte l’esprit rêvant.
Porte les mystères des temps
Son palais sans auvent,
Garde les secrets captivants.
Sur l’univers des vents.
Rien ne les arrête vraiment
D’où vient le vent.











N° 0273

Tous les parfums...


Tous les parfums aux doux arômes,
Fleurissent dans mes pensées,
Quand mon cœur s’abandonne,
Sous le vent de l’amour, au parfum de l’automne.
Je pleure en silence, mais je ne suis qu’un homme,
Pas de honte à le dire, triste réalité,
Dieu l’a voulu ainsi, c’est bien le dogme.
Seul l’esprit pur peu sortir d’un rêve d’enfer,
Envouté comme il l’est, par ce parfum de soie,
Il en oublie le temps, emporté par cet éther,
Celui qui fait surfer l’onde des voix,
N’ayant point d’odeur, en restant hors du temps.
Elles sont bercées par ces fragrances de l’horizon perdu,
C’est le temps de la liberté qui ne dure que l’instant,
S’accordant à toutes, mêmes celles inconnues,
C’est un parfum d’amour à l’éternité infinie,
C’est la chanson du cœur, celui de la rose de sang,
La rose buveuse de rosée à mon cœur pour la vie.











N° 0274

Sous le vent...


Naître la rose sous le vent,
Mon cœur bat pour elle tout le temps,
Lui donne des baisers à chaque instant.
Mon sang applaudit avec la soif d’un cœur vaillant,
En recevant ce breuvage d’amour pieusement.
La cueillette des roses de la vie rouge sang,
Eclaire mon ciel d’une douce nuit, c’est charmant.
Toutes les étoiles scintillent au firmament,
Seule la rose m’enlace, nous voilà, amants.
C’est un jour pur de septembre vraiment,
Celui qui effeuille les pétales tendres d’antan.
J’ai soif de vie et de mourir au jardin du printemps.
Le soleil prolonge toutes choses pour la rose de son vivant,
C’est un double plaisir de voir naître la rose des vents.











N° 0275

Une corde s'est brisée...


Une corde s’est brisée,
Elle n’a pas résistée
A tous les baisers,
De mon cœur déposé.
Le violon continue de jouer,
Il pleure entouré d’oiseaux,
Ses notes montent très haut,
Les oiseaux pleurent en chœur,
La mélodie de leurs cœurs.
Une corde s’est brisée,
Le violon continue de jouer,
Le vent caresse ses plaintes,
Les emporte sur l’olympe,
Au fronton des saintes,
De boulinette à Valsaintes,
A l’équinoxe de l’hiver,
La lumière de l’éther,
Illumine le dieu de la terre.
Une corde s’est brisée,
Le violon continue de jouer,
De saint Geniez à Dromon,
Une chapelle sur le mont,
Garde dardanus en son nom,
Dans la crypte aux dévotions.
Une corde s’est brisée,
Le violon continue de jouer,
Sur le chemin de l’amour,
Le vent soufflera toujours,
Dans le silence des jours,
Pour les nuits au noir velours,
Par le temps qui court,
Egrène le compte à rebours,
Une corde s’est brisée.











N° 0276

A l'horloge du temps...


A l’horloge du temps, le cœur en bois des heures,
Regarde dans mon âme les souvenirs qui pleurent.
Dehors le temps est gris, mais son balancier brille,
Les yeux perdus dans son infini se vrillent.
De droite à gauche il revient toujours,
Par son empreinte invisible : les secondes des jours,
S’égrènent inexorables en éternel retour.
Jamais son bois ne tremble, pourtant il chante l’amour,
Celui qui dans l’été se dore des blés d’or,
Celui qui chauffe les grappes des raisins qu’il dévore.
Une à une déclenche l’ire au demi où à l’heure,
Chaque coup une aubade avec ou sans bonheur.
A l’horloge du temps le vernis du bois protège du néant,
De ces vingt cinquième heures qui berce l’océan,
Celui qui avec sa houle écume sous le vent,
Les heures de l’aiguille qui n’arrête jamais le temps.











N° 0277

Il est des nuits...


Il est des nuits de grande lune
Où les syllabes une à une,
Dans mon esprit guident ma plume,
Par mon âme grise de sa brume.
J’écris sous cette lumière sans réfléchir,
Les pages blanches aux noirs désirs.
Toute la vie pèle mêle,
Chante à mon cœur sa ritournelle.
J’entends le violon monotone,
Pleurer ses notes des automnes.
Ses dièses fussent dans les airs.
Sans se noircir des blancs hivers.
Le printemps n’est jamais à temps,
Occupé dans son hiver trop longtemps.
Mars qui rit malgré les averses,
Dans mon esprit parfois s’inverse.
Mai fleuri un peu en douceur,
Sur les roses de mon cœur.
L’été trop chaud brûle mon âme,
Rougissante de ses maux plein de flammes.
Il est des nuits de grande lune,
Où mon cœur crie son infortune
Le vent des sables sur les dunes,
Carde le cœur en tempête nocturne.
Dans cet univers qui fume,
Etoiles d’or et d’argent qui s’allument,
Jouent sur mes tempes entre le marteau et l’enclume.
Les étoiles une à une,
Piquent l’âme dans ses lacunes.
Il n’y a plus de temps tout est noir
Vagues pensées caressent l’espoir,
Que l’aube se lève en roses d’espoir.
Il est des nuits de grande lune,
Où la vie prend le temps de faire la une.
IL EST DES NUITS …











N° 0278

Le vent me souffle de faire la pause...


Le vent souffle, garde ses secrets, garde ses mystères,
Cache dans les nuages, la pluie qui lave la terre.
Il pleure sous les averses sur l’âme des pauvres gens,
Jamais avec le poète il joue le rôle du méchant.
Il l’aide à chasser les turbulences de la vie,
Celles des souffrances des autres, celles de ses ennemis.
Au fait a-t-il des ennemis qui ne le blessent au cœur ?
Il pleure en silence, et pardonne en douceur,
Sa chair est triste, mais il y a tant de choses,
Dans le silence profond de la nuit ou son cœur se repose,
Il y a tant de choses, que seule au ciel la rose,
Lui donne la foi de vivre et de mourir,
Dans le chant des violons qui comble ses désirs.
Le vent souffle, il va tenter de vivre,
Sous la lumière du ciel qui l’inonde et l’enivre.
Il continu de se connaître, il a déjà bien souffert,
En montant toujours plus haut, seul dans son éther.
Il ne prétend pas son cœur plus pur que celui des autres,
Mais il sait pardonner, tendre la main comme un apôtre,
Sans devenir le tissage universel du fil de soie de l’autre,
Il sait laisser faire le temps, ni ne bannir personne,
Mais il sait voir là ou la haine toujours résonne,
Même chez ceux qui en hypocrites affichent le contraire,
Mais les pensées du poète, sont profondes tant son âme est sincère.
Il ne juge personne, mais seulement la mascarade des mots,
Au cœur de ceux qui pourtant sont victime de maux.
Alfred de Musset a écrit : « NUL NE SE CONNAÏT TANT QU’IL N’A PAS SOUFFERT »
Comment ceux qui ont souffert refusent-ils la main de la paix dans leur éther ?
Se connaître soi même est déjà une victoire,
Connaître les autres : une peine, une vaine gloire.
Le vent souffle en rafale sur la terre,
Pour longtemps encore pourront durer les guerres,
Toutes les atrocités, les barbaries, les misères,
Se rassembler ne servira toujours à rien,
Tant qu’il n’y aura pas de suite au lendemain,
Tant que le pardon ne s’écrira pas dans tous les cœurs,
Tant que chaque être vivant fermera sa porte au bonheur.
Je sais qu’il faut à tout en chacun du courage,
Sans se renier, faire le premier pas, tout en chacun un roi mage,
La vie est un combat perpétuel pour tous la maladie frappe aveugle et sourde,
Nul n’est épargné parfois la sanction à porter un peu lourde.
C’est le droit à la vie et ses multiples tourdes
C’est le droit du respect mutuel à mourir et à vivre,
C’est le droit de vivre dans la miséricorde qui enivre
C’est le droit de vivre pour savoir se respecter,
C’est le droit de vivre pour savoir tout en chacun aimer,
C’est le droit, du droit, par le droit, dans le droit de tous les droits.
Le poète voit qu’il est tel qu’en lui-même, seul le temps le change,
La rose de l’automne prend les couleurs de l’ange,
Il laisse filer le temps, il laisse souffler le vent,
Il n’a plus de regrets, il n’en a plus le temps,
Poète, il est, poète il est vivant du parfum de la rose,
Avec elle chaque jour ce n’est que harmonie en osmose,
Son cœur qui en bat à chaque instant, jamais ne se lasse,
De prendre dans ses bras, cette rose que ses yeux enlacent,
En écoutant la musique de son cœur avant toute chose,
Ces sanglots longs lui donnent un baiser couleur de rose.
Le vent soufflera toujours,
Sur les larmes de l’amour.











N° 0279

Bonne et heureuse année...


Le temps est maître du bonheur,
Il ouvre ses portes une fois l’an avec son cœur.
Ce bonheur on ne l’atteint qu’en rêves,
Une façon de donner aux plaisirs des fèves.
Il est maître chez lui, maître de nos souhaits,
Il grandit de nos pensées, de nos vœux de bonne année.
Plus il change, plus il est cette même chose,
Il s’incline un instant enivré de nos roses,
Il nous prend tout, jamais il ne se pose.
Il ne manque rien à sa gloire,
Il sait attendre, sans comprendre ce qu’il nous fait croire.
Le temps est maître du bonheur,
Il ne suspend jamais son vol, même dans la douleur,
Il nous connaît tous, c’est un génie sans peur.
Il est apprenti, il est le maître, il est sans amour,
Pour lui tout est possible, de nuit comme de jour.
Il ne pleure jamais, il sait se taire,
Il est le maître du ciel et de la terre.
Il n’a pas d’âme, mais garde tous les secrets et tous les mystères.
Il est tel qu’en lui-même, il est l’éternité
Il est blanc où noir, de ses souvenirs par millier.
Le temps est maître du bonheur,
Il ouvre ses portes une fois l’an avec son cœur.
Je vous ouvre le mien en douceur,
Pour vous souhaiter avec tout mon cœur,
Mes meilleurs vœux de bonheur.











N° 0280

J'ai froid


J’ai froid, sur le sentier mon ombre me suit,
Le soir tombe, je vois venir le spectre de la nuit.
Les nuages dans le ciel jouent les héros célèbres,
Le vent les chasse vers la nuit des ténèbres.
Perdu dans mes pensées, le silence en moi vit,
Seule la canne dans la main, dans le présent m’asservit.
Le bois est noir, il prend toute l’ombre,
L’immensité remue, le couvre de pénombre.
Au loin le lac est triste, sur lui la nuit se couche,
Il semble paisible, plus rien ne l’effarouche.
L’immense liberté du silence des forêts,
Répand sur moi l’amour du ciel étoilé.
Je ne suis rien, je me sens tout petit,
Me suis-je perdu en rêvant du paradis ?
L’univers me ressemble, sont mystère vient me troubler,
Je pense sans croire, mais, j’ose tout aimer.
J’ai froid.











N° 0281

L'encre de l'espoir...


L’encre de l’espoir,
A perdu toute sa couleur.,
Seul le tableau noir,
Met la craie blanche à l’honneur,
Maintenant sa présence,
Dans un ton imparfait,
Des couleurs de l’absence,
D’un mal pas ignoré.
Y aurait-il conspiration,
De tous les tons maudits,
S’imposer avec passion,
Des néfastes nuées d’esprits.
Le temps n’à pas dit son dernier mot,
Toujours prêt a colorier,
De ses couleurs aux sombres maux.
Les âmes : cœurs de rosées,
Dans la nuit lève le voile,
Sur la blanche voie lactée,
Laissant briller toutes les étoiles,
Qui colorent l’éternité.











N° 0282

Vent de souffrance...


On ne peut se connaître que dans la souffrance,
Nul qui n’a souffert ne connaîtra jamais la délivrance.
Novembre donne au temps l’esprit de son errance,
La rose de l’hiver délivre son parfum à outrance,
Son cœur brûle l’amour sous ses cendres en transe,
Sa chair triste pleure sur les ténèbres en mouvances,
Ses sanglots longs sur la corde d’espérance,
Sont portés par le vent dans la nuit : obscure présence.
De cette âme d’éternité vêtue de noir en abondance,
Les averses de neige sans défauts scintillent : parure de clémence.











N° 0283

Vient écouter le vent...


Maman :
Pour toi j’ai ouvert la fenêtre en grand,
Chut ! Viens écouter le vent.
Pour toi il chante doucement,
Ses plus beaux airs de printemps,
Avec l’âme et le cœur de tes enfants,
Chut ! Viens écouter le vent.
Depuis la source du firmament,
Ses poèmes à ton cœur maman.
Il écrit et chante, c’est délirant,
Des milliers de « je t’aime » sur l’océan,
Depuis ton cœur jusqu’à Ouessant.
Chut ! Viens écouter le vent.
Il est resté adolescent,
Son cœur t’aime vraiment.
Des roses en vagues d’ouragan,
En flots de paix à ton cœur éblouissant,
Extases à ton âme, lumière d’amour : Maman,
Chut ! Viens écouter le vent.











N° 0284

J'écoute mes pensées...


J’écoute mes pensées, dans le silence de la nuit,
Un feu sourd y règne, calme il luit,
Il secoue l’ombre comme une sombre toile,
S’acharne sur les vagues où dansent les étoiles.
Le vent qui souffle en attise les flammes,
Ma conscience figée, tue le rayon de mon âme.
Dans l’infini, l’esprit cherche sa raison,
Sur cet esclavage dont la liberté plombe l’horizon.
Je lis mon mal partout sur ses cendres,
Fondre la vie, le jour plonge à la pourfendre.
La nuit ne lui laisse voir que ce à quoi il croit,
Sourde à l’onde de ses pleurs en silence d’émois.
L’âme est accablée, courbe aussi le dos,
Son regard livide porte ses fardeaux.
Le jour sera-t-il le dernier à son monde soucieux ?
Pour que la vie de ses pensées illumine les cieux.
J’écoute mes pensées dans le silence de la nuit,
L’esprit fait silence dans le fond sonore de son bruit.











N° 0285

Le temps qu'il nous reste...


Il est partout en silence,
Il est seul en sa présence.
Il croit en lui, comme les autres en eux-mêmes.
Derrière lui, l’esprit en rêverie,
Mesure le temps qui pense et prie.
Il voit distinctement, qu’il a toujours la même forme,
Sur terre, sur la mer, dans le ciel, il est énorme.
Il est l’olympe de toutes les époques claires et obscures,
Il est le jour, il est la nuit, son éternité perdure.
Il ne médite pas sur ce que prédit le poète,
Il le déchoit, sans craindre son heure muette,
Celle qu’il vit sur la terre à écouter et attendre,
Sans le laisser en paix, il le réduit en cendres.
Jamais il ne pleure, ni ne verse une larme,
Il jette ses sorts durs, c’est sa seule arme.
Il ne lui laisse pas le temps à prier, le poète à partir,
Il deviendra un ange, où bien un martyr.
Sa poésie bercera l’esprit de tous les cieux,
Ses soucis, ses douleurs, seront au bon vouloir de dieu.
Dans le temps qu’il lui reste.











N° 0286

La force du vent...


La force du vent
Sur terre, sur mer, sur l’océan,
Dans l’onde de son combat au cœur exténué,
Fini par s’assoupir dans le ciel noir de ses nuées.
Le mal se dissout dans le temps de sa vie,
Dans le fond de son âme se réveille le frisson de l’envie.
Il chasse les nuages du gouffre noir de sa marée,
Pour recevoir en son sein, la sève sacrée.
L’ombre éteint ses fièvres, le jour s’en va chercher,
La lumière vivante par delà les montagnes et les rochers.
L’horizon alors devient rêve ébloui par le silence,
La rumeur de ses flots abrège ses souffrances.
Le poète à nouveau écrira sur la page,
L’onde de ses fleurs, bouquet vivant sur les nuages.
L’océan pleure en silence comme une marée,
De toutes parts tombent les roses au cœur inondé.
Le parfum de l’espoir continu à éclore,
Dans la chair de son esprit, flotte la lueur de l’aurore.
Le jour se lève, une lueur d’éden dans son temps disparu,
Ouvre l’horizon où s’échappe le mal que l’onde a mis à nu.
La vision de la nuit s’efface sous le vent béni,
L’ascension de l’espoir se colore à l’infini.











N° 0287

Le noir dans la nuit...


Le noir n’est pas la nuit,
Il y a celui des âmes sans soucis,
Qui se promènent chaque soir,
Dans les nuages des grands manoirs.
Je les vois dans mes balades,
J’écoute aussi leur sérénade.
Dans le ciel en blanc et noir,
Une étoile filante redonne l’espoir,
Elle brode dans son sillage,
Un jeu d’étoiles tout en sciage.
Mille flocons jaillissent dans le zénith,
Venus du monde des cœurs unis.
Mon esprit ailleurs, perdu dans ses pensées,
Bourdonne, de la mélodie de la paix.
J’ai cru un instant, avoir quitté la terre
Gardant en moi, le meilleur de mes repères.
J’ai donné un peu de vacances à mon cœur,
En lui susurrant la mélodie du bonheur.











N° 0288

J'écoute le vent...


J’écoute le vent, il va partout où ne passe personne
Parfois calme, parfois violent, je le soupçonne
De s’enivrer sur les sentiers de la mer
Il se construit et prend forme, en puisant dans l’éther
Son air inabordable venu de tous les pays
En buvant l’ombre et le rêve de jour comme de nuit
Nul ne le reconnait, ténébreux où muet
Lorsqu’il passe en silence, sans un masque discret
Les nuages ne lui résistent pas, ils passent
Il les précipite très loin dans l’espace
En douceur, où en force, il n’a jamais d’écho
Il surfe sur les âmes de ses accents trémolos
Il se lamente sans jamais quitter la terre
Ses plaintes sournoises ressemblent à des prières
Peut-il donner un son, aux vacances de son cœur ?
Dans l’ombre venue des cieux, il ne craint pas la peur
Les fleurs d’étoiles le regardent fuir sur cette terre
Quand il cache le soleil, la nuit fait sa prière
J’écoute le vent de mon cœur bouillonner dans mes veines
J’attends qu’il souffle vers mon étoile afin qu’elle me revienne
J’écoute le vent.











N° 0289

A la tulipe bleue...


J’ai croisé sur ma route une tulipe bleue
Elle avait écrit des mots merveilleux
Nous avons tous un cœur et de l’amour a partager
Lire ces mots mon cœur en était lui aussi enchanté
Malheureusement ce n’était que un écrit passager
Sur un commentaire d’un texte parlant de fraternité
Hélas un écrit où les actes ont manqués
J’ai continué ma balade, vers ma chaumière suis rentré
Sur ma porte la tulipe bleue son empreinte elle avait laissé
Dommage pas un seul mot pour venir m’éclairer
Alors par politesse chez elle je m’en suis allé
Lui porter remerciement comme chez tout en chacun je fais
Quand je ne vois pas dans ma boîte ce que mon cœur sait aimer
Alors par dépit sans doute sa porte elle m’a fermée
Pas grave dans ma vie j’ai appris à positiver
Voilà une histoire vécu que je voulais vous conter
Je comprend mieux aujourd’hui que le 11 janvier n’a rien changé
Je croyais que tous avaient chantés : liberté, égalité, fraternité
Dans la mentalité de beaucoup de gens la haine est restée
Sans doute le mentisme reste hélas réalité
Dommage que l’esprit du 11 janvier soit brulé
Ma porte reste ouverte à tous sans arrière pensées
Je suis toujours au dialogue ouvert et prêt
On a tous un cœur pour aimer, aimer c’est pardonner
J’ai pardonné.











N° 0290

La rose et ses secrets...


La rose à ses secrets, elle en rougit toujours
Je les lis dans son cœur : tous des secrets d’amour
Le jour n’atteindra jamais la porte de son cœur
Même si elle meurt de soif, dans Venise son bonheur
Elle cueille toujours les roses de la vie
Sans que sa musique joue sur les gondoles du Vivaldi
Elle berce sans arrêt les âmes enivrées
Par le vent et le luth qui envoient des baisers
Dans les fleurs ses amies au doux parfum exquis
Faisant ainsi battre les cœurs des anges au paradis
Alors tous les violons, dans le ciel qui s’éclaire
Inondent de leurs charmes tous les êtres de la terre
La rose vivra sans fin son secret dans l’éternité
Celui qui coule dans son cœur, du sang qui sait aimer.











N° 0291

J'écoute chanter le cœur des roses...


J’écoute chanter le cœur des roses
Une musique sacrée, une musique avant toute chose
Elle est chaque fois : jamais la même, et toujours une autre
Son luth en est divin, et même les apôtres,
Se laisse charmer de son parfum satanique
Qui monte de l’aurore dans ses couleurs bibliques
A en suspendre le temps aux rêves encycliques
Par un parfum qui répare l’irréparable
Bien que je l’eusse aimé, ses averses palpables
Font faire des rêves étranges, où le chant des étoiles
Tombe sur la clarté du ciel qui se voile
Dans une parure de pourpre et d’or
Sans le moindre bémol continue de chanter encor
La plus belle chanson du cœur
Vêtue de la mélodie du bonheur
Le ciel s’illumine d’un voile de soie parfumée
Toutes les étoiles scintillent de leur éternité.











N° 0292

L'écriture...


Je ne reconnais pas l’esprit
Qui écrit toutes mes poésies
Je me surprends sur les expressions choisies
Bouillonnantes comme un torrent qui fuit
Mais toujours se régénèrent sur l’essence de vie
Qui écrit toutes mes poésies
Parfois je me plais, parfois je me déteste aussi
Même si mes recueils créaient anthologie
Je ne suis pas forcement en terrain conquis
Certaines pourraient me créer des ennemis
Mais j’assume, j’écris comme et ce que je suis
Je ne reconnais pas l’esprit
Qui écrit toutes mes poésies
Chacune frappe mon cœur, je ne suis pas un génie
Toutes sont inspirées dans le temps de la nuit
Elles me permettent de cueillir les roses de ma vie
En écoutant les voix chères d’hier et d’aujourd’hui
Souvent je pleure en écoutant celles de l’infini
Je ne reconnais pas l’esprit
Qui écrit toutes mes poésies.











N° 0293

Le miroir...


Le miroir ne réfléchit pas, il renvoi l’image
Celle que nul vivant ne veut voir à l’œil nu
L’air invisible de son temps inconnu
Qui glisse dans le regard au détour de son âge
Il n’est jamais fécond de lire l’air de l’automne
Sur les rides sans fard au relief monotone
L’air est tiède dans le tain de la terre qui sèche
Il y a moins de fleurs, mais une tige un peu rêche
Sur laquelle l’été a laissé quelques douceurs
En mettant un ciel juste dans l’aurore sans splendeur
Qu’importe si l’aspect de la nuée qui oppresse
Laisse filtrer l’air des rides, plein de tendresse
Le miroir reste l’ami avec son tain naturel
Au ton de l’auguste et son cœur éternel
Le miroir ne réfléchit pas dans son fond de glace pieuse
Il renvoi l’image d’une vérité délicieuse.











N° 0294

Ecouter le cœur des anges...


J’ai écouté le cœur des anges
OH ! Bonheur, au jardin des louanges
Le mien dans son âme troublée
A répété l’écho vivant de la voie lactée
Comme dans un rêve et sa douce contrainte
Mon âme s’est laissée porter par cette douce étreinte
Maintenant que j’ai pu capter le bonheur de ses ondes
J’ai ressenti en moi des vérités profondes
La volonté est miracle de se sentir tout petit dans cette immensité
J’ai trouvé la raison du combat dans l’adversité
Tous les morceaux dans ce cœur un peu brisé
M’ont portés à croire, me voilà apaisé
J’étais seul, j’avais conscience de ce que je devais faire
Je savais ce que j’étais, mon cœur n’a pu se taire
Ce cœur a saigné, dieu l’a voulu ainsi
Je crois à genoux que je possède l’infini
Car je ne voyais qu’un seul côté des choses
J’ai subit toutes les situations sans en connaître les causes
On possède tout, en un instant le ciel nous les retire
Tous les biens que la vie ici bas nous fait vivre
Mais je ne me plains plus, je sens dans le vent les parfums de la vie
Le chant des oiseaux, tombe sur ma rose d’ici
Les douleurs du poète quittent l’horizon de la terre
Ses pleurs sont des perles qui illuminent ses paupières
Ses yeux s’ouvrent dans cette nuit céleste
Je vois l’ange qui m’écoute, et sur mon cœur il reste
J’ai écouté : le cœur des anges.











N° 0295

Je marche...


Je marche sur les chemins et sentiers des saisons
Je marche sur les chemins de l’automne
Leurs sanglots longs des violons monotones
Bercent mon cœur sur mon sang qui résonne
Aux couleurs de la vie dont les feuilles s’étonnent
De résister au temps qui toujours les capitonne
Des pièges que les jours et les nuits actionnent
Je marche sur les sentiers de l’hiver
Pas à pas l’horizon se charge de l’éther
Celui qu’il faut franchir par delà les couleurs
Sans jamais oublier la rose du cœur
Cette rose est partout de la terre jusqu’au ciel
Devient encore plus belle auprès de l’éternel
Je marche sur le chemin, sur les sentiers des saisons
Chaque gravier qui roule sur le cœur des raisons
Jamais ne se plaint du silence en passion
Qui pleure des larmes de la croix, sans être en union
Pour célébrer le temps des étoiles septentrion
Sans quitter la route guidé par Amphion
Je marche sans perdre la force de la vie
Je marche dans les souvenirs infinis
Je marche sur l’horloge de mon temps
Je marche tout en rêvant marcher sur l’océan
Je marche en pleurant seulement dans mon cœur
Je marche même si je ne trouve pas l’éternité du bonheur
Je marche sans force, sauf le sang de mon âme
Je marche pour le cœur de la rose que chaque jour je réclame.











N° 0296

Le temps de la nuit...


J’arrache le temps à la nuit
Mais l’homme que je suis
Part souvent après minuit
Dans l’immensité infini
Il n’y a plus de temps, pourtant je vie
Dans ce vide où s’envole l’esprit
Je ferme les yeux, me voilà surpris
Du silence régnant dans le vide sans bruits
Je ne vois plus mon corps qui fuit
Autour de moi le calme luit
Je ne pense plus, je suis en oubli
Ai-je trouvé le jardin paradis ?
Il est immense et moi tout petit
Je ne peux rien toucher : surpris
Tout baigne dans les nuages cotonneux ici
Plénitude sereine, je suis heureux aussi
Je ne pense plus, je ne rêve plus, je vie
Au jour d’une nuit recommence ma vie
Mon âme est où mon corps ne peut être en survie
Chaque nuit je meurs, chaque jour à renaître la vie.











N° 0297

Souffrances...


Si nous connaissions la souffrance de l’autre
Nous ne ferions jamais du mal à personne
L’absurde fait loi, sans êtres des apôtres
Nous tendre la main pour que les cœurs résonnent
De ce rêve qui fuit l’esprit éperdument
Pour faire trembler l’onde inexorable
Celle qui par monts et par vaux sous le clair firmament
Libérera le monde de son temps misérable
Alors tous les lampions pareil à tous les astres
Traceront le chemin où l’odeur des aubépines
De leur blancs parfums aux balcons des pilastres
Illumineront le monde de la lumière divine
Lumière dont la volonté n’aura plus d’assouvis
Quand les cœurs en prières aux pieds de la madone
Tiendrons dans les mains la nymphe ivresse de la vie
Pour que tous les blancs cierges au monde elle pardonne
Alors viendra sur la terre le jardin du paradis.











N° 0298

Pensées en balade...


Mes pensées me regardent
Jours et nuits lézardent
Au miroir de la vie
Dans un regard infini
Flagellent le cœur
Dans l’esprit sans bonheur
Une tourmente de neige
Fait des gammes de solfège
C’est le temps incertain
Du passé en destin
Des jours monotones
Au cœur du sang résonnent
Elles scrutent le ciel d’éther
Les étoiles depuis la terre
Soufflent le vent des roses
Flammes en apothéose
Immensité où toutes choses
N’ont pas la même osmose
N’oublient jamais l’âme et l’esprit
Lumières aux cœurs des échos de la vie.











N° 0299

Elle me regarde...


Elle lit
Sans bruit
Chaque nuit
Par-dessus mon épaule
Comme une maitresse d’école
Une chance
Son silence
Eclaire ma passion
Sans aucune punition
Chaque soir
Sa lumière : un espoir
Se penche sur mon sommeil
Me tenant en éveil
Mais au-delà de minuit
Vacille sans bruit
Au fronton de l’inconnu
Corrige mes vers nus
C’est la lampe du ciel
Qui me cache l’éternel
Dans mes voyages de lumière
Quand l’esprit quitte la terre
Les yeux fermés
Dans la nuit à errer
Au bal des étoiles
S’ouvre le voile
Sur le chemin toujours
Le voyage de l’amour
Je ne briserai jamais
Ce doux moment de paix.











N° 0300

Je parle aux oiseaux...


Je parle aux oiseaux
Leur chuchote des mots
Ils me regardent incrédules
Depuis la fenêtre leur vestibule
Le soleil réchauffe leur plumage
Les incite au langage
C’est la palabre matinale
De leurs cuis cuis me régalent
Chaque matin les martinets
Sous ma fenêtre sont posés
J’admire ainsi le ballet
De toutes leurs volages voluptés
Je les vois tout heureux
Grappillant des miettes sous mes yeux
Je leur parle à demi-mots
Ils comprennent aussitôt
Je secoue : n’ayez pas peur
Impassibles ils chantent en chœur
Je referme les volets
Leur souhaitant douce journée.