Les automnes se suivent...

Les automnes se suivent et se ressemblent,
Un essaim de feuilles d’or tremblent,
Le temps une à une les enlace,
Leur éclat inonde l’espace,
Avant de quitter la terre,
Pour un voyage de lumière.
A la recherche du temps perdu,
Écrasées sous des pieds inconnus.
Lorsque descend la nuit, de bien étranges choses,
Flottent vers l’horizon comme des pétales de roses
On croit voir des tâches de sang,
Couler sur les vagues de l’océan.
La terre et le ciel ensembles se désaltèrent,
Au suprême soleil qui se couche sur la terre.
La lampe du ciel déchire le voile,
Découvrant ainsi une chaîne d’or d’étoiles,
Elles vont errer dans la nuit au bal du ciel,
En se laissant bercer par les bras de l’éternel.



Le torrent...

Il est nuit, mais la nuit n’est pas close,
L’immensité est pleine d’ombres et l’on sent toute choses.
Cette ombre aux sérénités éternelles,
Gardienne des âmes les plus belles,
Guide les yeux dans ce noir étoilé,
La où se cache le divin sacré.
C’est un profond jardin rayonnant des étoiles,
Un jardin de rubis, de diamants sur sa toile.
On y voit la rose royale du ciel,
Éclairée d’un fil d’or, cadeau de l’éternel.
Il est nuit, mais la nuit rayonne de lumière,
Magnificence éclatante qui inonde la terre,
Sa flotte se déploie dans une pluie d’apparences,
Douce et fine, enchaînée à son âme d’espérance.



La nuit...

Il est nuit, mais la nuit n’est pas close,
L’immensité est pleine d’ombres et l’on sent toute choses.
Cette ombre aux sérénités éternelles,
Gardienne des âmes les plus belles,
Guide les yeux dans ce noir étoilé,
La où se cache le divin sacré.
C’est un profond jardin rayonnant des étoiles,
Un jardin de rubis, de diamants sur sa toile.
On y voit la rose royale du ciel,
Éclairée d’un fil d’or, cadeau de l’éternel.
Il est nuit, mais la nuit rayonne de lumière,
Magnificence éclatante qui inonde la terre,
Sa flotte se déploie dans une pluie d’apparences,
Douce et fine, enchaînée à son âme d’espérance.



Oh ! Nature...

Oh sereine nature,
Ce matin des rayons ardents
Transpercent ton ombre obscure,
Par vent et soleil en doux frémissements.
Je jouis dans ton heure exquise,
Dans mon cœur par leurs caresses,
Des parfums perlés de la bise,
Un breuvage plein d’ivresses.
Partout flotte ce plaisir vermeil,
Nul ne vient troubler ce rayonnement,
Dans les yeux tournés vers le soleil,
Des massifs de roses au firmament,
Toutes les étoiles, facettes de beauté,
Déliant le nœud de l’âme,
Annoncent un printemps enchanté.
Ainsi toutes les fleurs en flammes,
Créeront un palais étincelant de vie,
Par la magie naissante venue du ciel,
Oh ! Nature de bonheur tu souries,
Parmi les fleurs soyeuses de l’éternel.



Estival...

A l’ombre du soleil,
Un doux vent de miel,
Colle la peau de l’esprit,
A pas lents et petits.
Les gouttes perlent au front,
Rêvent de glaçons,
Acides comme du citron.
C’est l’ombre au temps légère,
Dans sa pâleur douce et chère.
C’est dans l’été qu’il faut rêver,
Sous un doux feuillage adoré.



Ce soir la bise...

Ce soir la bise s’est réveillée,
Par-dessus tous les clochers,
Telle la douceur d’un nouveau né,
Dispense des caresses aux tons frais.
Le soir n’est plus noir, il s’est auréolé,
Des vagues de l’espoir dans sa nuit étoilé,
Enivrantes fraîcheurs des pâleurs de Séléné,
Jaunissant l’horizon de cette belle nuit d’été,
Mais très en beauté de sa luminosité,
Qui charme l’iris des yeux ainsi hypnotisé.
C’est la nuit, c’est l’ivresse brillante de la voie lactée,
L’esprit s’auréole de ces jardins en roses d’éternité.



J'ai vu...

J’ai vu ce matin l’aube dans sa clarté blême,
Le jour qui vient lentement ressembler à lui-même,
Effaçant une à une la lueur des étoiles,
Rendre au ciel divin les couleurs de son voile.
Ce voile où peut se lire la fraîcheur de son âme,
Celle d’une belle fleur qui se pare de flammes,
S’épanouissant candide de nuances immortelles,
Pour enivrer le cœur des roses toujours plus belles.
Peu à peu, l’astre divin dessine ses rayons de lumière,
S’épanchant lumineux sur tous les êtres de la terre.
Partout il brille en perles et diamants sur l’herbe en rosée,
Faisant tressaillir le ruisseau qui court sur les pierres roulées.
La nature s’éveille dans les couleurs de ses bruits,
Le jour ne tousse plus, s’éclaire de sa douce nuit,
J’ai vu s’éclairer l’aube d’un beau matin,
Au fond de l’horizon se cachaient les anges du destin. 



Les soirs...

Les soirs d’été, les soirs de nuit,
Ceux où la chaleur sévit,
J’écoute chanter une mélodie,
Celle impalpable qui me séduit,
Telle un amant étale son tempo en MI
Sans se poser de question, pas même un SI
La vallée toute entière de son aura elle défie,
Dénudée, sans voile dans une brume qui luit,
La nature souveraine, soutient la pause alanguie.
Le ciel et la terre dans une symbiose harmonie,
bercent mon esprit divin ainsi épris.
Une douce fraîcheur tombe comme un parfum de magie,
Mes yeux se ferment sous cette tendresse qui les conquis,
C’est l’été, c’est la nuit, c’est la vie.



L'aube...

L’aube noire,
S’étire de l’espoir,
Perd de sa nuit bleu,
S’éveille peu à peu.
Les étoiles s’endorment une à une,
Sur l’horizon décroit la lune.
Une lumière toute douce,
Lentement, la nuit, pousse,
En éclairant le lointain,
De tendres couleurs d’airain.
La prairie couverte de rosée,
Compte ses perles fécondées.
L’onde du jour scintille à l’infini,
Buvant les rêves de la nuit.
Les roses, belles dryades vénérées,
Ouvrent leurs cœurs séraphiques, étoilés.
Les montagnes effacent leurs tatouages,
Sous l’azur qui rayonne sans nuages.
Les marmottes restes muettes,
C’est le calme avant la tempête.
l’horizon lumineux chante sa prose,
Sa couleur ce matin, à la couleur des roses.



Naturellement...

La nature est un refuge,
La nuit en devient juge.
Si les buisons parlaient,
Les aubépines blanches et rosées,
Dans la nuit des inconnues,
Seule la pâleur serait à nu.
Mais au jour resplendissantes,
Parfum au cœur : enivrantes.
Maudites soient les abeilles,
Bourdonnantes par-dessus les treilles,
Tout l’essaim dans la ruche aux roses,
Butine les fleurs à peine écloses.
Le calme ne sera que dans le ciel noir,
Quand les étoiles brilleront d’espoir.
La nature est un refuge,
La nuit en devient juge.



Oh ! Nature...

L’aurore s’allume,
Les pensées dans la brume,
S’éveillent sans bruit,
Dans la nuit qui s’enfuit.
Chaque chose retrouve son âme.
Dans l’horizon en flammes,
S’entend des voix lointaines,
Dire au cœur des je t’aime.
Aux nids chantent les oiseaux.
Par-dessus les toits de bardeaux,
On entend la plainte éternelle,
Des chiens errants, en douleurs éternelles.
Les volets claquent, grincent les portes,
Les pas écrasent les feuilles mortes.
La vie se disperse sous le vent,
L’aquilon caresse les herbes des champs.
Pèle mêle au frais matin,
Se mettent en marche les humains.



Un soir de lune...

Ce soir, jaune est la lune,
Sur les montagnes devient brune.
Au mois de avril devient rousse,
A faire geler les jeunes pousses.
Chaque mois elle devient pleine,
Eclaire les sorciers sans haine,
Admirative de leurs sabbats,
Jamais elle ne revient sur ses pas.
Elle accentue la pousse quand elle est montante,
La ralentie, quand elle est descendante.
La nuit lui permet de tout surveiller,
Même le sexe des nouveaux nés.
Si c’est la pleine lune, ce sera un garçon,
A la vieille lune ce sera une fille en conception.
Victor Hugo l’écrit si bien : La lune était sereine et jouait sur les flots,
Moi j’ajouterai : Mais à l’océan elle donne les grandes marées des matelots.
Très féminine cet astre : mystérieuse Séléné
Son cycle : celui de la femme dont elle est née.
Ce soir, jaune est la lune
Sur les montagnes elle devient brune. 



L'air de printemps...

L’air est plein d’encens, quand le printemps s’éveille,
Il en devient tout bleu doré, de sa lumière éternelle.
Les moineaux, accrochés aux arbres,
Dans leur pose, ressemblent à de vrais candélabres.
Picorent en premiers les bourgeons,
Tout en chantant une douce passion.
Gomment l’âme triste de nos pensées,
Comme celui de l’amour qui fait frissonner les forêts.
Ces forêts que l’on sent frémir,
Jusque sur les mousses aux divins désirs.
Les jours ont enfin terminé leur errance,
La rallonge du temps, enchante leur présence.
Il a chaussé les bottes de sept lieux,
Pour ranimer la flamme des cieux.



Rêve de printemps...

Rêver au printemps que j’aime,
L’heure des bourgeons, des violettes suprêmes,
Nature, mets ta belle robe de mariée,
Pour des noces royales, unions des fleurs sacrées.
Narcisses, jonquilles, les arbres japonais,
Jouent comme des écoliers, sous le soleil à les inonder.
La fraîche pâleur des herbes verdoyantes,
Ondulant sous le vent dans une danse charmante.
Du fond de l’horizon chantent des voix lointaines,
Le clapotis de leurs voix font vibrer les fontaines.
Le ciel plein de lettres de lumières
Lecture vivante des oiseaux de cette terre.
Les prés, les bois, les montagnes et les fleurs,
Prient tous ensembles de secrètes faveurs,
Celles du dieu soleil qui féconde la vie,
Au miroir du ciel, dans son tain ébloui.



Ode à la terre...

Notre belle terre,
Dans son hiver glaciaire,
Isole de blanc ses branches,
Décore les champs en silence,
Dans la candeur de l’innocence.
Son aube devient éblouissante,
Sous l’astre soleil ses cristaux chantent.
Toute la campagne léthargique,
Se transforme en monde magique.
Miroir d’un univers mystérieux,
Qui éclaire la pensée des yeux.
Des pensées : lumière de joie,
Frissonnent d’un tissu de soie,
Dans un écrin de soie naturelle,
Venue de la voûte éternelle,
Tel un doux joyau en dentelles d’argent,
Brillant comme la rose des temps.



Le jour s'évanouit...

Le jour s’évanouit d’une splendeur immense,
Le soleil qui s’éteint, dans la nuit qui s’avance,
Met l’horizon en feu dans l’âtre de ses flammes.
Les nuages s’enfuient, dans le sang de leur âme,
De pourpre et d’or en vagues au ciel mouvant,
Dans leur flots sans bruits, emportés par le vent.
Le jour se meurt, la nuit sa délivrance,
Attache une à une, les étoiles qui se balancent.
L’obscurité met sa robe, pour recouvrir le monde,
La lune qui monte, avec sa clarté blanche, l’inonde,
De ses rayons blafards, comme un fanal solitaire,
Fanatisant ainsi, la nuit au ciel de la terre.
La nuit vampirisme du jour, dans le soir du temps
Suce les nuages, en les vidant de leur sang.
Les âmes silencieuses commencent alors à souffrir,
Quand monte dans leurs cœurs, le souffle du désir.
A l’unisson, toutes les voix arrivent des étoiles,
L’oiseau céleste, à tire d’ailes, lève le voile,
De cette ombre, où le noir de la nuit règne en vain,
Pour illuminer le ciel d’un sourire divin.



Neptune et Poseidon...

Neptune et Poséidon,
Célèbrent leur passion.
L’océan en flots échevelés
Avec Eole en liberté,
Jettent l’ancre sur les rochers.
Les vagues se brisent en étincelles,
Emportées par leur fougue se flagellent
Se déchainent en écumes fleuries,
Dans la tempête de leur vie.
Elles se creusent dans une plainte éternelle,
En se brisant encore plus belles.
Les flux et les reflux, libre, mais meurtris,
Pleurent en s’épuisant, irréelle agonie.
Neptune et Poséidon, s’agitent avec frénésies,
Dans un spectacle Eolien plein de fantaisies.
Les goélands battent les voiles blanches,
Sur la mer démontée les mâts se penchent,
L’océan défie la puissance des dieux,
Sa fougueuse magnificence inonde les yeux. 



Lumière du soir...

Un archipel de bleu, colore tous les espoirs
Quand se couche au vent de la lune, la lumière du soir
Je regarde ce ciel au travers de doux feuillages
Des milliers de rayons, se brisent sur son rivage
Ensevelis et sereins sous ses longs bancs de feu
Dans des formes inconnues, s’ouvre l’archipel des dieux
C’est un de ces soirs adorables où il n’y a pas d’éclairs
Pas un souffle de vent flamboyant dans les airs
Tout vogue comme un voilier d’or au centre de l’éther
Sur cette île des airs, je vois montant dans le ciel
Les marches d’escaliers sur le chemin de l’éternel
J’écoute la paix qui vole dans le feu du couchant sombre
Je me vois fuir dans ce vaisseau en marchant dans mon ombre
Aurais-je trouvé enfin la clé de tous les mystères
Avec cette croix du sud importée depuis la terre
J’entends une voix, comme celle d’en haut : j’écoute
Mon cœur se réveille, ce n’était qu’un songe, sans doute



Le jour se lève...

Le jour se lève encore continuera-t-il longtemps
A se lever à l’aurore pour en chasser le temps
Le soleil qui se lève met la nuit en prison
Tandis que ses rayons s’abandonnent à l’horizon
Les rochers nus, lèvent leurs voiles sombres
Le souffle du vent, chassent les nuées en nombres
La plaine reprend espoir dans sa splendeur immense
Des vagues de flots mouvants sur les herbes s’avancent
Ces flots apaisent la terre tremblante de fraîcheur
Pendant que dans les arbres chantent les oiseaux du bonheur
Des éclairs passent dans leurs yeux aux lueurs étoilés
Les voilà palpitants par le baiser du jour de ses vertus sacrées
Le ciel rayonne au dessus du toit des montagnes géantes
L’herbe dort encore dans ses ombres aimantes
Le vent tremble en sifflant, pousse les fougères dans l’eau
Frémissantes polissonnes elles frisent leurs rameaux
De cette fraîcheur nuptiale la truite d’argent
Dans l’onde généreuse, chasse les mouches sur l’étang
Le jour se lève encore en continuant sa vie dans la nuit des temps.



Il neige...

Rien n’arrête la course des flocons dans le ciel
La brume n’est pas étanche de son aspect irréel
Ainsi, les tourbillons des pétales, arrachés
Aux nuages silencieux, viennent nous caresser
Avant de recouvrir : la terre, les monts, les bois
Puis de temps à autre, venir fondre dans les doigts
La terre est en sommeil sous une couette blanche
Parfois de la montagne, descend une avalanche
Les arbres sont habillés d’une douce soie et de lin
Qui scintille sous les rayons du matin
Les fils ont des colliers torsadés en or blanc
Innocente blancheur qui les rend tout tremblants
La nature immobile s’est arrêtée de vivre
Royale magnificence que le ciel lui délivre
Drapée d’un habit blanc éblouissant les yeux
Dont les rayons éclatent en inondant les cieux
Il neige



Il pleut...

Il pleut,
Le soleil pleure sur les nuages
Leur chagrin gronde de rage
Le vent souffle en tempête
Créant d’étranges silhouettes,
Courbées sous les éclairs,
Qui déchirent l’éther.
Les flammes vont boire à la source
De l’eau tumultueuse dans sa course
Les feuilles des arbres gloussent
De jouir avant les mousses
Les fougères se lamentent
De ne plus jouer les amantes
Les ombres courent partout
Les arbres elles rendent fous
Seules pleurent les roses
En perles dont la beauté explose
Seules les pierres dures,
Ciselées par la nature,
Chantent sous la pluie
Leurs souvenirs de vie
Il pleut...



C'était l'automne...

L’horizon souriait en admirant la plaine
Tandis que tous les bois jaunissaient de leur peine
Leur sève absorbée par un beau ciel doré
Regardait partir les oiseaux au chant sacré
C’était l’automne,
Les bois gardaient le secret des retraites d’amour
Sans en oublier les passions des baisers de toujours
Dorénavant la fraîcheur matinale ferait frémir l’ombre
Cachée dans tous les coins des jours devenus sombres
Les feuilles gisant l’âme en peine, solitaires
Gémissaient sous tous les pas sans faire de prières
Le jour errait moins longtemps dans ses heures d’aventures
Caché par les brouillards qui à nouveau perdurent
Alors petit à petit, plus rien n’était vivant
Avec les feuilles, les souvenirs s’envolaient dans le vent
C’était l’automne.



Nature gercée...

La nature est gercée de mélèzes tout roux
Le ciel bleu les observe, pâle, l’air doux
L’astre du jour réchauffe un peu leurs épines dorsales
Mais demain, peu à peu ces épines en cavale
Mettrons à nu, la solitude de toutes leurs toisons
Au lointain le froid usera l’horizon
Demain sera le jour de nouvelles aubes grises
Les brouillards incestueux sans soucis de la bise
Régneront à nouveau sur les forêts conquises
Le fond des bois, là où règne la nuit les fantômes
Ceux que les grands corbeaux noirs ignorent en somme
Afin de se fondre dans les douceurs de la brume
Le fond des bois et ses candides fraîcheurs
lorgneront tout là haut les sommets en blancheurs
C’est la haute magie de la peinture en cimes
Celle qui éclaire la montagne sublime
En scintillant de belles croix d’étoiles
Sous la douceur de l’aurore lèveront le voile
Pour briller toujours plus immaculées d’or
Quand l’astre du matin nagera dans leur décor.



Ciel de loup...

J’ai vu un ciel de loup
Le feu était partout
Un feu plein de mystère
Du ciel jusqu’à la terre
Les yeux s’enivre de l’onde
Les flammes fondent
Dans la mer profonde
L’océan cache la brume
Partout caresse l’écume
L’horizon dans ses lumières
Blanchit la côte entière
Le goéland effleure l’abime
Où se cache l’ombre sublime
L’alcyon chante, trouble l’eau
Le phare lointain résiste à ses assauts
Ce n’est plus le temps des pirates
Résistant aux vagues scélérates
La tempête s’est déchaînée
Dans l’horizon de la nuit damnée
J’ai vu un ciel de loup
Le feu était partout.



Les saisons...

Déjà bien loin septembre
Avec ses douces couleurs tendres
Sous la chaleur d’octobre
L’hiver donne ses ordres
Les arbres sans pudeur
Perdent leurs couleurs
C’est le temps des chrysanthèmes
Celles que la Toussaint aime
C’est le temps où la nature s’endort
Celle où les arbres font les morts
Le soleil les réchauffe un peu
Maintien la sève aux plus vieux
Certains ne résisteront pas
Dans les nuits froides leurs trépas
Bientôt le blanc viendra en silence
Caustique rigueur les paillettes en présence
Des matins blancs de novembre
N’invitent pas à quitter sitôt la chambre
Les nuits s’allongent vers décembre
Dans les brouillards couleur de cendres
Les années passent avec l’hiver
En attendant d’autres printemps verts
Ainsi va le cycle permanent de la vie
Dans les saisons au temps bien défini.



Mélodie automnale...

Le chat tout en boule, ronronne
A la pendule, midi résonne
Dehors le soleil à son apogée
Brûle les feuilles en tons mordorés
C’est l’automne au ciel turquoise
Comme l’océan : la mer d’Iroise
La bise fait valser les feuilles
Même celles qui restent veules
Les sentiers se couvrent de veuves
Elles pleurent leur saison neuve
L’écureuil ne prend pas la peine
De leur jeter un regard obscène
Il porte ses amours sur les glands
En jouant comme le font les enfants
Déjà quelques arbres frissonnent
Dans leur nudité polissonne
Le torrent leur lave les pieds
Dans le tumulte de ses pensées
En ajoutant sa note à ce décor de théâtre
La montagne dessine ses cimes d’albâtre
Le tableau naturellement dessiné
Nous offre un panorama parfait.



Les arbres pleurent...

Les arbres pleurent
Dans le silence des heures
Rare pitié on leur accorde
Devant nos yeux se tordent
Ne critiquent jamais personne
Toujours dévoués comme des nonnes
Malgré leurs chants désespérés
Restent toujours prêts à nous aider
Leurs bras tendus, ne sont pas des rêves
Des asiles surs, aux cœurs : la trêve
Les enlacer, leur aura en nous s’épanche
Bien souvent dans nos rencontres sèche mes larmes
C’est le confident qui toujours ranime la flamme
Instants divins, l’oiseau sur l’arbre saisit sa chance
L’arbre ne pleure plus, la cloche du ciel tinte
L’oiseau sur l’arbre ne chante plus sa plainte
Le ciel son toit, devient bleu et calme
L’arbre par ce toit, berce la sève de son âme
Thérapeute silencieux mais oh ! Combien généreux
Il reste impassible sous la voûte des cieux.



La nuit tombe...

La nuit tombe, un étrange océan vêtu de noir
Rassemble une à une les étoiles du soir
Un frais parfum descend du ciel vers la terre
Emporté par la brise dans ses vagues légères
Le ciel dans son obscure clarté reste le roi
Son immense silence fait frissonner les bois
Chaque arbre devient un veuf inconsolé
La musique de ses branches chante l’amour blessé
Dans les jardins, pleure le cœur des roses
Qui enfante un bouton un parfum en osmose
Il enivre le temps de cette nuit étoilé
L’univers tout entier rêve au charme de l’été.



J'écoute le vent...

J’écoute pleurer le vent
Au souffle de son sang
Il pleure dans son cœur
En sanglots longs sans bonheur
Il tente de vivre
De ses assauts s’enivre
Il ne se connait pas
Contre l’air il se bat
Il souffre de toutes les voix
Celles qu’il entend gémir des toits
Boit aux vagues de la mer
Ravage le désert
Invisible dans le ciel
Il brûle au soleil
Personne ne peut le consoler
Il est trop vieux dans son éternité.



Naturellement...

Le vent pousse l’ombre sur la plaine
Elle s’étale grisante souveraine
La nature enfin respire un peu de fraîcheur
Les mélèzes baissent leurs bras en sueur
Une douce soirée où murmurent les eaux
Charmant les nénuphars couvés par les roseaux
Les sources frémissent à peine, les mousses se désaltèrent
Le ciel s’endort sur l’océan de la terre
Au lointain infini la nuit éclaire ses lumières
C’est une belle nuit d’été pleine de promesses
Quand le vent de la nuit diffuse ses caresses
Embrasse toute la terre et les roses d’un ineffable amour
Prend dans ses bras les lumières les plus belles
Le ciel s’endort dans son azur aux étoiles éternelles.



Printemps des poètes...

Chaque haie, chaque buisson
Parfume académiquement son renom
Chaque odeur nous en arrive si vite
Le plaisir d’abord, la pensée ensuite
Le poète naturellement
Jouit de l’instant charmant
C’est le printemps des poètes
Tous les cœurs charmés en fête
L’âme des fleurs embaume les jardins
Toutes les odeurs d’étranges festins
L’air en devient si doux
Le ciel tout bleu s’en colore jaloux
L’horizon devient fleur
Flambe de bonheur
Le soir devient tout frileux
Le temps en tombe amoureux.



Jour et nuit...

Cieux étoilés
Montagne vénérée
Innocente blancheur
Pétrie de bonheur
Se dresse nue
Dans un ravin inconnu
La nuit vient toujours
Chasser les flots du jour
Les rayons du soir
Couleurs d’espoir
Sur l’horizon
Qui perd sa raison
Ainsi rêve la toile
Éclairée par l’étoile
A la lumière de vie
Dans son lointain infini.



Quand les oiseaux...

Quand les oiseaux chantent en chœur
S’éclaire la toile du bonheur
Le cœur vibre : s’enivre et jouit
De leurs douces mélodies
L’instant de vie devient sublime
Grâce à cette création intime
Instant douceur, charme les paupières
Assis, les yeux fermés, seul sur une pierre
J’admire le cœur des fleurs, celui de leurs âmes
L’iris des yeux laisse échapper quelques larmes
Le ciel est beau dans le soleil du soir
C’est un beau soir d’été dans ses flambeaux de l’espoir.



Une nuit...

Une nuit en pleine nature
Loin des bruits qui en ville perdurent
Ecouter le bruit du silence
Celui que souffle sa présence
Une vallée bordée de montagnes
Une réalité du pays de cocagne
Écrasée par le poids de l’air en solitude
Oppression pesante comme en altitude
Mystère, d’où vient le bruit qui n’est pas
Du toit du ciel, du toit de l’au-delà
Les étoiles plus nettes se rapprochent de moi
Scintillent dans l’immensité où elles se noient
Car la nuit n’est point noire sans ombres
Seuls les arbres aux squelettes sombres
Protègent les buissons aux piques hérissées
Dans une douce lumière, venue du ciel étoilé.



Je ferme les yeux...

Je ferme les yeux, une nuit pleine d’étoiles
Dans les cieux immenses, l’océan sans voiles
Attire mon regard bien au-delà du monde
Par le flots des mers dont mes yeux s’inondent
Je m’interroge de loin dans ce confus murmure
Le vide irréel où brille les feux de toute nature
Les étoiles d’or aux diamants d’harmonies
Parlent à voix basse au fond bleu infini
Rien ne les arrête dans leur dialogue de feu
Pas même la couronne sur la tête de dieu
D’où tombe une pluie de lumières divines
Qui recouvre les yeux dont l’iris s’illumine
Une pluie d’étoiles dessine l’arc-en-ciel bleu
Un flot immense de lumière à l’horizon des cieux
Infuse tout l’univers d’un décor phosphorescent
La magie de la nuit fait vibrer la cantharide du firmament
Dans le silence suprême qui règne au-delà de l’infini
C’est la puissance du néant, celui qui éclaire l’esprit.



Voile et brouillard...

Un voile de brume couvre l’horizon
Le clair obscur colore sa passion
Le brouillard dépose des perles sur les branches
Des milliers de diamants brillent en avalanches
Les oiseaux chantent même sur leur nid froid
Ils attendent le ciel bleu en gardant la foi
La source qui jaillit dans le pré en couleur vert d’eau
Coule humble et douce en frémissants en petits flots
Elle s’enfonce dans les bois agités par le vent
Sans écouter les branches des arbres gémir en jouissant
Des caresses de l’aquilon qui souffle et glisse
Sur les feuilles jalouses papotent et s’épuisent
A chuchoter dans de doux ébats
Que le vent provoque en passant ici bas
A l’ombre de beaucoup d’arbres parlent les lierres liés
Dans le nid des oiseaux palpite la vie en gaité
Les nuages s’étirent dans le ciel de pourpre et de cuivre
Mes yeux enivrés de ce temps en sont ivres.



Décembre en givre...

La source chantonne pour se réchauffer
Ses flancs de claire nuit sont ainsi gelés
Les herbes prisonnières continuent de grelotter
Les tiges les plus hardies s’élèvent toutes gelées
L’infini frissonne comme la plume au vent
Le froid glace la terre qui craque avec les sarments
Le torrent roule sous la glace et pleure
Garde dans son lit la truite étoilé en demeure
Chacun attend les premiers rayons d’or
Pour fondre de plaisir dans un nouveau décor
Etrange royaume d’un naturel d’illusion
Le murmure des eaux consacre les émotions
De ce langage muet fécondé par l’astre soleil
Quand tout revit et palpite des rayons éternels
Ainsi sont les froids matins de décembre
Quand les flocons de neige scintillent de perles en nombre.



L'automne...

Ma route le matin
Est bordée d’or et d’airain
Les feuilles m’accompagnent
Comme une fidèle compagne
La nuit à crée pour elles
Les parures les plus belles
Frissonnantes sous le vent
Charmeuses couleur de sang
De leurs bleus l’iris de mes yeux succombe
Sous les beautés du nombre
Elles me cachent le ciel
Du bleu pur éternel
C’est la magie de l’automne
Qui à mon cœur résonne
De battre mon cœur s’est arrêté
Son sang chavire pour l’éternité.



Le pin...

Le vent joue de la harpe à travers les branches de pin
Les aiguilles vengeresses se dressent sur son chemin
Pour protéger les pignes qui naissent en ce matin
Les plus anciennes tombent et pleurent de chagrin
Le cycle de la nature impose son destin
Frêles et délicates les pousses aux aspects félins
A la source du bois par le soleil inondées
Chuchotent une douce musique dans ce joli mois de mai
Chant naturel et divin d’une belle harmonie
Le pin en frissonne gonfle la sève de sa vie
Cette vibrante nature brise l’ivresse de son paradis.



Oh ! Le lac...

Oh! Lac Oh! Mon beau lac, Oh ! Magique montagne
Tu as conquis mon cœur, tu as conquis mon âme
Niché au pied des pics, au pied des névés
Tu resplendis dans ton immense beauté
Dans ce ciel merveilleux que nous offre l’été
Ce ciel pêche dans tes eaux toute sa volupté
Pour te recouvrir de cette belle couleur bleuté
Tu es l’iacchus mythique de ce lieu
Ton panoramique inonde tous les yeux
La grande Pythie n’aurait pas fait mieux
Tu es tout dans la balade de ton tour merveilleux
Mon dieu que le montagne est belle
Sa beauté resplendit car elle est éternelle
Mon cœur inondé se fond dans le bleu de ton cœur
Sa cantharide vibre dans ton palais bonheur.



Dans la Nature...

Dehors les oiseaux cherchent un abri, frileux
Leurs ailes s’engourdissent sous la fraîcheur des cieux
Là haut dans la montagne à la suite brumeuse
Laisse trainer les plis de sa robe neigeuse
Des oiseaux sourient, d’autres pleurent, touchant
D’autres plus heureux chantent en grelottant
Ils tressaillent souvent, gardant leurs cœurs d’or
A l’aube matinale chante encore et encore
Ils ont déjà oubliés la nuit sombre et dure
Je les écoute, pensif, avec leurs chants et murmures
Sans doute à rêver d’un nid de plumes : chaleur
pour les petits plus de froid et dormir sans peur
Par la fenêtre au loin je vois le ciel tout gris
La nature reste endormie sous les nuages et la pluie
Les notes de l’hiver vont devenir pénibles
Pour ces petits oiseaux mon cœur reste sensible
Le vague de leurs regards vers moi se pose
Je voudrais ouvrir pour tous le paradis tout rose.



Ecoutez...

Ecoutez, écoutez le joli chant de l’eau
Il glisse sur les cailloux avec le même flot
Il passe en courant, bouillonne et glisse
Doucement dans les branches sa chanson se lisse
Le petit bois est ravi, ainsi tout émoustillé
De temps à autre, lui donne de blancs souliers
Mais il danse comme la fée mélusine
En virevoltant comme sur des perles fines
Ici et là, les fouines, les putois, les mulots écoutent
Loin des sentiers, des chemins, où bien des routes
Le bruit de l’eau aux murmures câlins
Comme la roue qui tourne à côté du moulin
Cette eau qui tremble, se prend d’un accès de toux
Toute essoufflée d’avoir sauté tant de cailloux.



Je marche...

Je marche, et sur mes yeux se fixent mes pensées
Je vois pourtant les arbres aux branches entremêlées
Sans rien voir, sans rien entendre, sans rien sentir
Même pas la lumière du jour, entrain de s'enfuir
Je ne vois pas l'or noir du soir qui tombe
La forêt me regarde, avec tous ces yeux en nombres
C'est pourtant la saison, au parfum de violettes
C'est le temps du printemps, celui des fleurs en fête
Des arbres encore nus, aux branches quelques bourgeons
C'est l'idylle naturelle, dans la nature en sa passion
Qui fait sourire le ciel, car s'y caressent les nuages
Qui jouent aux tumultueux enfants en bas âges
Le souffle de la bise ne m'a point arrêté
J'ai continué à remplir mon âme de bienfaits
Respirer le grand air pur, fouler l'herbe verte
Fatiguer mes jambes, pour le plaisir de découverte
Découvrir les nouvelles odeurs printanières de douces fleurs
Qui chantent des vocalises colorées, au jardin de mon cœur
La nature reste ce lieu magique qui invente le bonheur
Sur les arbres du temps qui sont entrain d'éclore
S'est chargé mon cœur de toutes les aurores.



Le  jour...

Le jour prépare le lit de la nuit
Tire ses couvertures aux couleurs de rubis
Pose sur les montagnes de petites fleurs d’or
Pendant que les cendres grises tamisent le décor
Les silences divins se courbent vers la terre
Comme pour s’accrocher à la barbe des lierres
En jouant un à un sur la harpe et la lyre
En notes colorées dont l’horizon s’enivre
Les nuages ridées s’étirent vulnérables
Se fondent dans la nuit dans les dunes de sable
Mais la rose des vents, belle et coquette
Dessine des bouquets aux couleurs de la fête
Heureux horizon qui s’éclaire de fleurs
Dont les cœurs s’illuminent de divines couleurs
Créant des flambeaux de rayons éblouissants
Dans le ciel qui jouit dans le soir triomphant
Ce ciel où dieu se cache dans son astre mystérieux
Sur le chemin des étoiles, au plus profond des cieux.



Fin de l'automne...

La nature ferme les portes de l’automne
Une à une ses feuilles l’abandonnent
Les belles couleurs d’une chaleur monotone
tremblent sous le vent qui les chasse en personne
Les pauvres arbres commencent à avoir froid
Raides et noircit ils frissonnent dans le bois
Les oiseaux malheureux sur les branches gazouillent
Avec leurs petites pattes doucement se grattouillent
La neige ce matin à blanchie toutes les cimes
Voilà que sur la toile l’hiver se dessine
Glisse sur le sentier les doux coussins de feuilles
Se chahute dans la crisse, de celles qui veulent
Pour d’autres déjà l’humidité de fin
Mais ne pleurent pas sur leur triste destin
Les volets mi-clos des couleurs de l’automne
Bercent mon cœur d’une langueur monotone
Le noir s’éclaire dans la nuit sans délire
La nature s’endort pour mieux vouloir revivre.



Matin blanc...

Le premier matin blanc
A mis des perles sur les branches
Brillantes de diamants bleus pervenche
Le vent souffle et prend son temps
A chasser le brouillard enveloppant les bois
Tandis que fument les cheminées sur les toits
L’étang s’agite avec ses saules chevelus
Pendant que le ruisseau déborde sur le talus
Les arbres y baignent leurs feuillages givrés
Les champs de luzerne scintillent tout gelés
Partout des cristaux blancs clignotent sous le soleil
C’est la fin de l’été à l’automne éternel
Le premier matin blanc  



Quand le soleil...

Quand le soleil disparaît triomphant, dôme doré
Se reposer en exil, comme un monstre sacré
Couronne de couleurs au front de son ombre
Sur la terre envoûtée en empire des ombres
Pas de sceptre ni d’épée, mais un manteau de nuées
Endormir la clarté sous un voile muet
Les cimes, les pointes des sommets hautains
Deviennent livides dans la vallée qui s’éteint
Au firmament du ciel à la couleur d’airain
Illumine alors la nuit, comme un vrai souverain
Plus de rayons providentiel de l’astre solitaire
Aux sombres azurs de la nuit, à la lampe de la terre
De noirs événements s’éclairent dans la nuit
Les corbeaux qui passent lentement s’enfuient
Comme le froid du matin, d’un jour mystérieux
Arrive la nuit qui imprègne tous les yeux
Ainsi s’évanouie une splendeur immense
Par le soleil qui se couche, dans la nuit qui commence
En se levant toute grande ouvre ses voiles
Tremblantes au firmament naissent les étoiles.



Le soir...

Le soir les chemins sont pleins de voix lointaines
Par ci par là, coule à flots les fontaines
Mes pensées germent comme les épis
Formant l’onde des sillons des champs réunis
Les prés devant les bois, ondulent sur mon esprit du soir
Qui se colore du temps, gardant un peu d’espoir
Mais erre aveugle dans le choc des passions
Celles qui sont vraies comme celles du mystère de Sion
Je lutte contre le monde, je lutte contre moi-même
Des livres qui me touchent, une passion extrême
Tous les bruits autour de moi ont un sens mystérieux
Les murmures, les échos, tous des vagues au son sérieux
Mais mon âme reste humble, la nature elle a choisie
Pour être une lumière dans ma simple poésie
Elle crie dans le jardin de sa vie, ce qui peut être charmant
Elle est libre est heureuse sous ce beau firmament
Comme une fleur rayonnante, une fleur épanouie
Dans le ciel au couleurs des flammes de sa vie.



Début de nuit...

Le jour s’éteint des couleurs de la nuit
Mais l’ombre colorée tient le jour qui s’enfuit
Dans ce clair obscur la bagarre est immense
Le ciel impassible prépare la sentence
Instant divins de l’horizon qui s’expose
Les nuages où la nuit, le plus fort en dispose
Mais l’image rougit de ce chaud firmament
Intense et gothique à l’aspect flamboyant
J’aime la nuit noire imparfaite qui passe
Son tapis de feu, rien ne va plus, trépasse
Le croupier de la terre s’est bloqué sur le noir
Les nuages chassés, le ciel reprend espoir
Une à une les étoile éclairent leurs diamants
La nuit devient bleu partout où le noir est présent
Cache son échec sans damiers noirs où blancs
Ce n’était qu’un jeu, un coup de poker gagnant
La nuit s’éclaire, le jour attend à présent.



La nuit termine son sommeil...

La nuit termine son sommeil
L’aube se lève sans le son du réveil
Son calme et son silence ouvre les yeux
La douceur de l’aurore au front merveilleux
Le pastel mélodieux étale sa couleur
Sur le front de rosée qui chante le bonheur
Rien ne bouge, la nature éternelle s’étire
Paisible pâleur sur la brume qui délire
Un délire gracile pour un merveilleux rêve
Celui de la nuit qui termine sa trêve
L’aube ouvre sa lumière, attire le soleil
Qui au lit de la nuit rayonne de vermeil
Dessine dans le ciel tout l’horizon du jour
Odorant de fraîcheur, il porte son amour
Celui du diamant bleu, palais du firmament
Brillant de mille feux, la lumière du temps
Le cœur de la nuit bat du sang de sa toile
Le jour se lève, pour que vivent les étoiles.



Cesame, ouvre toi...

Spectacle éblouissant, je suis ébloui
Un décor de théâtre, sur la scène je suis
Dans un décor lunaire avec ses pointes rocheuses
La rouille s’étale sur les roches ténébreuses
Aux éperons rocheux les magnifiques glorieuses
Se dressent royales et conquérantes vers le ciel
Qui domine la grandeur de ces monts éternels
Savourant azur dans son palais silencieux
Dans son fond immobile bien au-delà des cieux
Spectacle visionnaire de création du monde
Un silence rayonnant aux couleurs d’outre tombe
J’admire ce panorama sous le vent enflammé
De ces pics centenaires par tant d’éternité.



L'automne s'aventure...

L’automne s’aventure doucement
Le bleu du ciel a changé son présent
Les meules du regain s’enroulent
Toutes cylindriques, même moule
L’odeur qui monte de la terre
Devient chaude aux narines entières
Camaïeu des foins coupés avec la terre
Odeur marron, vert, grège rien n’altère
L’harmonie du ciel et de la terre
Le calme qui tombe sur la nature
Plombe les senteurs qui perdurent
L’orange amère de la terre délavée
Noisettes de citronnelle des herbes séchées
L’amandine de l’air aux rayons du soleil
Douceur liquide d’un mélange de miel
Je ferme les yeux pour mieux goûter l’ivresse
Me saouler des odeurs avec délicatesse
Pigmentation de ces mélanges osés
Je foule cette terre fatiguée, épuisée
L’automne pousse vers la fin le bel été.



Le miroir de la montagne...

Le miroir de la montagne s’enfonce dans la nuit
Les ondes maléfiques tâche sont tain gris
Les neiges éternelles jouent le miroir à deux faces
Brillent sur le côté où se trouve la glace
Mais le ciel qui encadre cette immense nature
Retouche les couleurs, adoucit les plus dures
Mais la lune ce soir ne voit pas son miroir
Reste sous la terre qui augmente le noir
La nuit s’installe et gèle toute la vie
Plus rien n’éclaire le miroir de la nuit
Les sapins frissonnent, les aiguilles givrées
Le vent qui les caresse souffle la liberté
Glisse sur le miroir qui reflète la nuit
La montagne impassible prend son bain de minuit.